Dans son éditorial du 09-07-2026, Arnaud Alibert (Religieux Assomptionniste et rédacteur en chef du journal la Croix) lançait cet appel :
« Tel un arbre tombe quand on le scie à la base, tel est l’avenir de Gaza si rien ne change, et vite. »
Car, même si nous ne savons pas grand-chose sur la situation des plus de 2 millions d’ habitants, entassés sur un territoire d’ à peine 40 % des 45 km2 de la bande de Gaza originelle, c’ est cependant suffisant pour lancer un cri d’ alarme.
Des rapports très alarmants
Les rapports d’ agences de l’ ONU, les paroles d’ humanitaires et quelques témoignages recueillis convergent pour dépeindre :
- Une situation humainement intenable.
En effet, depuis plus de mille jours, la population, prise entre les exactions du Hamas et les bombardements israéliens, vit sous la contrainte de trois insécurités majeures conjuguées :
- Alimentaire, militaire et sanitaire.
En outre, un point suscite l’ indignation plus que tout autre, celui de la mort d’ enfants innocents qui selon les estimations est de :
- 28 %
Ainsi donc, plus de mille jours après le 7 Octobre, le ministère de la santé à Gaza, dont l’ ONU juge les données fiables, fait état de 73 098 morts,
dont plus de 21 000 enfants.
En outre, ce bilan n’ inclut pas les décès indirects liés :
à la faim, aux maladies, aux conditions de vie précaires et à l’effondrement du système de santé.
Aujourd’hui, les Palestiniens restent privés de ces besoins fondamentaux que nous souhaitons pour nos propres familles, tels que :
- Sécurité, abri, eau propre, soins, éducation …
Un rapport accablant concernant les pays en guerre
En 2025, selon ONU info :
Dans le monde, 6.266 enfants ont été tués et 7.958 autres mutilés.
En outre, cette étude fait état, à ce jour :
D’ une hausse alarmante de 34 % de ces décès et de 10 % des mutilations par rapport à l’année précédente.
Toujours, selon cette communication, les endroits où les niveaux de violations sont les plus élevés s’ enregistrent dans :
- Le Territoire palestinien occupé et en Israël (12.445), suivis de la République démocratique du Congo (4.114), du Nigéria (2.560), du Myanmar (2.203) et de la Somalie (2.195).
Ces violations graves commises contre des enfants consistent, outre ceux qui sont tués :
En mutilation, recrutement de force, viols, enlèvements, privation d’école, de soins ou d’ aide humanitaire.
Aussi sont-elles révélatrices :
- D’ une transformation profonde de la manière dont les guerres sont désormais menées.
Des dépenses militaires toujours en hausse
Selon les données du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les dépenses militaires mondiales :
- Ont augmenté pour la dixième année consécutive :
Puisqu’ elles atteignent en 2024 :
- 2.700 milliards de dollars, stimulées par la guerre entre la Russie et l’Ukraine, ainsi que par d’autres conflits armés et tensions géopolitique.
C’ est pourquoi, Léon XIV, dans un contexte où les affrontements ceux nombreux dans le monde, invite :
- Les croyants et toutes les personnes de bonne volonté, à transformer leur regard et leurs relations pour construire une paix véritable.
C’ est pourquoi, en cette période estivale, ne manquons pas en le relisant, de méditer ce texte.
Ce que Charlie Chaplin avait écrit reste dont les propos restent malheureusement toujours actuels comme ils l’ étaient en 1940.
Extraits du discours final du film le dictateur de Charlie Chaplin :
Il est écrit dans l’ évangile selon Saint Luc :
- « Le Royaume de Dieu est au dedans de l’homme », pas dans un seul homme ni dans un groupe, mais dans tous les hommes, en vous, vous le peuple qui avez le pouvoir : le pouvoir de créer les machines, le pouvoir de créer le bonheur. Vous, le peuple, en avez le pouvoir : le pouvoir de rendre la vie belle et libre, le pouvoir de faire de cette vie une merveilleuse aventure … »
- « Hannah, est-ce que tu m’ entends ? Où que tu sois, lève les yeux ! Lève les yeux, Hannah ! … »
Comme le demandait le pape François au cours de l’Angélus du 6-01-2016 :
- « Que la Vierge Marie, qui accueillit les mages à Bethléem, nous aide à élever notre regard au-delà de nous-mêmes, à nous laisser guider par l’ étoile de l’ Évangile pour rencontrer Jésus et à savoir nous abaisser pour l’adorer. Nous pourrons ainsi apporter aux autres un rayon de sa lumière et partager avec eux la joie de ce chemin. »
L’ appel du pape Léon XIV
Devant ces chiffres qui interpellent, redécouvrons l’ appel du pape du dimanche 05 avril dernier lors de la bénédiction « Urbi et Orbi » pour la fête de la Résurrection du Christ :
« La croix du Christ nous rappelle sans cesse la souffrance et la douleur qui environnent la mort, ainsi que l’angoisse qu’elle engendre.
- Nous avons tous peur de la mort et, par crainte, nous détournons le regard, préférant ne pas voir. Nous ne pouvons pas continuer à rester indifférents ! Et nous ne pouvons pas nous résigner au mal !
- Saint Augustin enseigne : « Si tu as peur de la mort, aime la résurrection ! » (Sermon 124, 4). Aimons, nous aussi, la résurrection qui nous rappelle que le mal n’ a pas le dernier mot, car il a été vaincu par le Ressuscité.
- Il a traversé la mort pour nous donner la vie et la paix : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Ce n’ est pas comme le monde la donne que je vous la donne » (Jn 14, 27).
- La paix que Jésus nous donne n’est pas celle qui se limite à faire taire les armes, mais celle qui touche et transforme le cœur de chacun ! Convertissons-nous à la paix du Christ ! Faisons entendre le cri de paix qui jaillit du cœur ! »
Mais aussi ce qu’ avait écrit Abdennour Bidar, philosophe et essayiste (Tribune Le Monde 17 avril 2024)
- « … Je ne choisis pas aujourd’hui l’un des deux camps meurtriers du Hamas et d’Israël. Mais je choisis la cause de ce qui n’est pas un camp, la cause en l’occurrence de toutes celles et tous ceux qui, des deux côtés, sont les victimes de la monstruosité : la cause des Israëliens assassinés, violentés, retenus en otage, et le cause de tous les Gazaouis qui ont déjà péri, qui meurent de faim, qui fuient dans la terreur.
- Je choisis la cause de tous les êtres humains qui meurent de l’oubli de la sagesse d’Abraham.
Puis méditons ces extraits du sermon CCCLVII de Saint Augustin prononcé en 411, avant la conférence de Carthage :
- « Ici même où tu es, aime la paix, et la paix est avec toi. C’ est un bien du cœur, un bien que tu ne saurais donner à tes amis comme tu leur donnes ton pain.
- Veux-tu partager ton pain ? Plus il y aura de mains pour le recevoir, plus il diminuera. La paix, au contraire, ressemble à cet aliment qui se multipliait entre les mains des disciples à mesure qu’ils le rompaient et le distribuaient. »
Enfin, pour terminer, n’ oublions pas, même si elles nous semblent dérisoires dans un contexte international tendu, la puissance nos prières.
Car, comme nous le rappelle ce chant du groupe Glorious :
- Rien n’ est plus puissant qu’ une simple prière.
Alors prions, sans nous décourager, pour toutes ces innocentes victimes, mais aussi :
- Pour que l’ Esprit Saint éclaire les dirigeants du monde afin qu’ ils deviennent des artisans de paix et de justice.
Georgette
Sources : Journal La Croix du 9-07-2026 – ONU Info (L’actualité mondiale Un regard humain) du 04-06-2026 – The Holy See du 5-04-2026
Illustrations : Pixabay Licence – Libre de partager.



