Télécharger le bulletin des paroisses trait d’union n°20-21

 

« Celui-ci est mon fils Bien-Aimé »
Ce dimanche, à Saint-Gratien, nous avons la joie de célébrer le baptême de cinq grands enfants du Catéchisme. Je les ai accompagnés cette année, nous avons fait de notre mieux avec les aléas de ce triste printemps. Dans la semaine qui vient, il y aura aussi des baptêmes d’autres enfants du catéchisme à Enghien et à Saint-Paul.
Ces cinq enfants sont de vrais petits anges, assidus et intéressés, une vraie joie de les accompagner. Cela ne se passe pas toujours aussi joyeusement et ils m’ont redonné le bonheur de faire le catéchisme.
Même si la responsabilité d’accompagner une équipe d’enfants peut paraître lourde, les paroles de Saint Paul « Malheur à moi si je n’évangélise pas » ont été plus fortes que tout et m’ont mise en route.
« Faire le catéchisme » : dès que j’ai commencé, c’est le moyen qui s’est peu à peu imposé à moi pour rendre à Jésus un peu de l’amour et de la joie qu’il avait mis en mon coeur. Parhttps://www.paroisse-enghien-saintgratien.com/wordpress/wp-content/uploads/2020/10/Trait-d-union-20-21.pdfler de Lui, le faire connaître et aimer pour qu’il soit vivant en nous.
Cependant, j’ai toujours une angoisse dans le coeur : tous ces enfants que j’ai accompagnés, où sont-ils ? Ceux que nous avons menés au Baptême, à la Première Communion, où sont-ils deux ou trois ans après ? Certains ne se réinscrivent pas, ne viennent plus à l’Église. Quelquefois je me rappelle le mot d’un formateur du CEFORC : « Oh n’ayez pas peur, ils n’ont pas disparu, ils sont là où l’Esprit-Saint permet qu’ils soient. » Cela ne m’a pas réconfortée, j’ai un peu ri. Mais j’angoisse toujours pour eux, je me dis « Je les ai perdus, je n’ai pas su. Je n’ai pas pu. »
Et un jour, j’ai lu ce que l’Esprit-Saint a soufflé à Saint Jean XXIII que je résume pour moi : « Angelo, tu peux dormir, ce n’est pas toi qui gouvernes l’Église, c’est le Saint-Esprit. »
Alors je me raisonne ; aime et fais de ton mieux. Aujourd’hui, c’est un merveilleux moment où, morts avec le Christ, ces enfants sont re-nés avec Lui. Oui, et pour la suite, c’est Jésus le Boss.
Maria Chartrain