L’actualité cette année, nous a fait lever les yeux vers le tympan des cathédrales.

 

C’est quelquefois le jugement dernier qui nous accueille, impressionnant terrible. Les damnés dans les flammes, les élus mains jointes vers le ciel qui les attendent. Pourtant dans l’une ou l’autre cathédrale, c’est un Christ paisible, aimable, serein, de toute beauté qui est présenté.

Le Christ Roi qui est fêté, en cette fin novembre, avant de tourner notre attention vers une nouvelle année, c’est celui qui est venu partager la vie du monde pour la remettre à son Père et qui, comme le berger qui mène son troupeau, sépare les brebis des boucs.

C’est un prophète, Ezéchiel, qui nous présente un berger qui veille sur ses brebis, qui les délivre de la dispersion, les fait paître, reposer, qui cherche la brebis qui s’est perdue, qui prend soin d’elle quand elle est blessée ou malade.

L’Évangile de St Jean a repris ces images, dans la bouche de Jésus.

Aucune crainte ne doit nous habiter. « Le Seigneur est mon berger, de qui aurais-je crainte ? » ce verset du psaume 22, un footballeur de renom se l’est fait tatouer sur le bras. L’important, je trouve, c’est de le graver dans nos cœurs, dans nos vies.

Jésus est un berger qui donne toute sa place à celui qui a accueilli le plus petit de ses frères, affamé, assoiffé, étranger, nu, malade, mais remettant à leur place ceux qui ont manqué d’humanité, de compassion.

 

Père Claude
Novembre 2020
Photo par formulaire PxHere

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