Le nom de Malachie signifie messager de l’Eternel. Bien qu’il ne soit pas vraiment connu (selon les classements bibliques, c’est un « petit » prophète), c’est pourtant lui qui transmet les dernières paroles de Dieu, d’où la fréquence de la mention : « dit le Seigneur » ou « dit le Seigneur de l’univers ». C’est par sa bouche qu’ Il appelle Israël à la repentance et au jugement de ses actions avant la venue du Messie. Le premier message de Dieu est touchant : « Je vous ai aimés » (Ml 1, 2) ;  une manière de faire part de son amour gratuit et immérité pour ce petit peuple qu’il a choisi parmi les grandes nations voisines. Le second chapitre s’adresse à ceux qui avaient été mis à part pour révéler Sa Parole. Il commence par une mise en garde « Maintenant, prêtres, à vous cet avertissement : Si vous n’écoutez pas, si vous ne prenez pas à cœur de glorifier mon nom, j’enverrai sur vous la malédiction, je maudirai les bénédictions que vous prononcerez. Oui, je les maudis, car aucun de vous ne prend rien à coeur » (Ml 2, 1-2). Le troisième et dernier chapitre de ce livre n’est autre que l’annonce de la venue de Jean-Baptiste et du Christ. Il débute par ces mots : « Voici que j’envoie mon messager pour qu’il prépare le chemin devant moi, et soudain viendra dans son Temple le Seigneur que vous cherchez. Le message de l’Alliance que vous désirez, le voici qui vient » (Ml 3, 1). Cette double venue est présentée comme un tout.

 

Les versets lus en ce 33ème dimanche du temps ordinaire peuvent  paraître effrayants : « Voici que vient le jour du Seigneur, brûlant comme la fournaise. Tous les arrogants, tous ceux qui commettent l’impiété, seront de la paille. Le jour qui vient les consumera …il ne leur laissera ni racine ni branche » (Ml 3, 19) tout comme l’est l’évangile de Luc annonçant la destruction du Temple de Jérusalem : « Ce que vous contemplez, des jours viendront où il n’en restera pas pierre sur pierre : tout sera détruit » (Lc 21, 06) ainsi que les persécutions dont seront victimes les disciples du Christ : « Avant tout cela, on portera la main sur vous et vous persécutera ; on vous livrera aux synagogues et aux prisons, on vous fera comparaître devant des rois et des gouverneurs, à cause de mon nom » (Lc 21, 12). Ces textes nous parlent d’épreuves, de guerres, de famines et épidémies, de signes venues du ciel (ils ne sont pas sans nous rappeler les tornades, les inondations et les peuples qui se dressent les uns contre les autres …). Que de ressemblance avec ce que nous vivons !

 

Alors faut-il se désespérer, avoir peur ?. En réalité ces textes sont porteur d’espoir. C’est ce que Malachie nous invite à découvrir : « Pour vous qui craignez mon nom, le Soleil de justice se lèvera : il apportera la guérison dans son rayonnement… » (Ml 3, 20a). Il nous faut comprendre que la crainte de Dieu n’est pas synonyme d’angoisse. Au contraire, c’est un des sept dons de l’Esprit Saint. Nous apportant un profond respect envers Dieu, il nous permet d’être réceptif à Sa Parole. Cela suppose d’être en étroite relation avec Lui. Les épreuves que nous traversons sont celles de la purification. St Luc nous rappelle la promesse du Christ : « C’est moi qui vous donnerai un langage et une sagesseà laquelle tous vos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer ».

 

Nous devons garder confiance. Ne sommes-nous pas le corps du Christ ? Si nous voulons chanter : « Acclamez le Seigneur, car il vient pour gouverner la terre, pour gouverner le monde avec justice, et les peuples avec droiture ! » (Ps 97, 9), nous nous devons de vivre la radicalité évangélique, d’être d’authentiques disciples missionnaires annonçant la Bonne Nouvelle de la Miséricorde Divine.

 

Prions donc sans relâche l’Esprit Saint afin qu’il nous donne cette force qui nous permettra de construire le monde qu’il veut pour tous.

Georgette

Source Bibliquest

Photo : Pxhere – CCO – Domaine public

 

 

 

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