Le 25 septembre dernier, le journal La Croix a publié un article sur les 420 millions d’enfants qui actuellement sont confrontés à des conflits armés dans le monde.

Dans un 21ème siècle où des guerres, sévissant dans divers points du globe (notamment en Afrique Subsaharienne et au Moyen Orient), prennent un nouveau visage, et trente ans après la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE) : traité international, adopté le 20 novembre 1989 par l’Assemblée générale des Nations Unies, garantissant que : chaque enfant a le droit de grandir dans un environnement qui le protège de la maltraitance et de l’exploitation et celui de ne pas faire la guerre, ni de la subir, on ne peut que constater que les civils en sont les premières victimes : déplacements des populations, exécutions, enrôlement forcé, torture… et que la protection des enfants n’y est plus assurée.

 

Ces zones de combats voient leur jeunesse prise dans le piège de la violence et de la peur. Des attaques sont perpétrées contre des installations d’éducation et de santé. En RDC ou au Soudan du Sud, comme le signale Jean-Claude Legrand, ancien responsable de la protection de l’enfance à l’Unicef, les nationalistes ne sont plus associés à des combats directs. Ils pillent les villages, exploitent la population locale, détériorent et occupent des écoles. En privant les enfants d’accès à l’éducation, ils les rendent plus vulnérables et facilitent leur recrutement. Les infrastructures civiles sont touchées : hôpitaux ou bâtiments publics sont détruits, plongeant durablement des populations entières dans le chaos. Le viol est utilisé comme arme de guerre de façon massive. Ces traumatismes entraînent des conséquences durables sur : l’apprentissage, le comportement, la santé physique et morale de toutes ces jeunes victimes de conflits sans fin.

 

Marie Dosé, avocate oeuvrant au rapatriement des enfants français de Daech, rapporte la détresse sanitaire et psychologique de ceux présents dans les camps de déplacés en Syrie. Ils ont dit-elle « des carences alimentaires, sont malnutris et développent des troubles du comportement, des retards de langage, un isolement affectif ». Ils seraient 29 000 enfants étrangers, la plupart âgés de moins de 12 ans. Elle explique avec colère « Ils sont marqués par la guerre et la violence, mais ce ne sont pas des combattants, des endoctrinés, ce sont des enfants victimes qui ont besoin de soins ».

 

Dans le monde, environ 250 000 jeunes ont rejoint des groupes armés. Certains enrôlés de force ; d’autres, orphelins ou séparés de leur famille pour des raisons de pauvreté ou habitant des zones de conflit où ils n’ont plus le droit à l’éducation ni à celui de trouver un emploi… s’engagent volontairement. Or ces recrutements par des groupes ou des forces armés sont illégaux.

 

Ces jeunes de moins de 18 ans, filles et garçons et dont certains ont à peine 7 ans, risquent dramatiquement leur vie. Ils sont utilisés comme combattants mais aussi comme espions, soigneurs, cuisiniers, messagers ou « esclaves » sexuel(e)s, (particulièrement dans le cas des filles) ou encore utilisés pour des attentats-suicides et sont descolarisés. Or le devoir de toute société est d’instruire sa jeunesse, de la protéger par l’éducation. L’école est un lieu de sociabilité et d’échanges permettant aux enfants de se construire et d’acquérir des compétences  pour envisager un meilleur avenir.

 

Des organisations internationales telles que l’Unicef, Amnesty International … défendent leur droit à ne pas faire la guerre, à ne pas la subir. Elles apportent des soins à ceux qui ont été blessés et traumatisés par ces conflits sanglants. Elles plaident auprès des forces/groupes armés pour qu’ils cessent de les recruter et tentent de les démobiliser. Elles s’occupent de leur réadaptation et les aident à se réinsérer, à retrouver une vie normale en allant à l’école.

 

Mais ces ONG manquent de moyens pour mener des projets de réinsertion de long terme car il n’y a jamais eu autant de pays impliqués dans des conflits internes ou internationaux.

 

Que pouvons-nous faire ? Dans la mesure de nos moyens, nous pouvons les aider à lutter contre ce fléau en faisant un don et en priant inlassablement pour la paix et pour tous ces enfants, innocentes victimes des conflits armés.

 

Georgette

Sources : La Croix du 25-09-2019 – Unicef (fiche les droits de l’enfant) – Amnesty International.

 

 

X