Wikimédia Commons – saint Benoît-Joseph Labre par :
Antonio Cavallucci (1752-1795) Domaine Public
Le 16 Avril l’ Église célébrait la fête de saint Benoit-Joseph Labre.
Sa vie est une invitation au détachement afin de mieux aimer et suivre le Christ.
Qui est-il ?
Au XVIIIe – siècle des Lumières -, dans un monde où les philosophes pensent :
- Que seule la raison et la diffusion des savoirs permettront une amélioration de tous les aspects de la vie humaine.
Il clamera :
- La folie de l’ Évangile,
- L’ appel à la pauvreté et à la simplicité du cœur.
Aîné d’une famille de quinze enfants, Benoit-Joseph nait le 27 mars 1748 à Amettes en Artois (Nord de la France).
Très tôt se révèlera son vif attrait pour la solitude et la prière ainsi que son désir de servir Dieu dans un monastère.
Il cherchera longtemps sa voie, hésitant entre La Trappe et La Chartreuse.
Mais, pour diverses raisons (trop jeune, santé trop fragile …) il s’ entend dire par le père abbé de la Grande Trappe de Sept-Fons :
- Dieu vous veut ailleurs.
La route sera sa vocation
Suite à ces refus, il deviendra :
- Un pèlerin mendiant se laissant guider par le soleil et les étoiles comme le fit Abraham, « le migrant » qui fut un modèle de confiance et de foi en Dieu.
C’ est ainsi que totalement dégagé des biens de ce monde, Benoît-Joseph, à la suite de Jésus, se fait pauvre et pénitent.
Il parcourt plus de trente mille kilomètres à pied sur les chemins de France, d’ Italie, d’ Espagne, de Suisse, d’ Allemagne et de Pologne.
Bien que souvent incompris, il demeure toujours aimable et joyeux.
Il aime se rendre sur les lieux de pèlerinages comme ceux de Paray-le-Monial et tout particulièrement ceux d’Assise et de Lorette et enfin les tombeaux des apôtres Pierre et Paul à Rome.
Finalement, c’ est dans leur ville que prendra fin l’itinérance du vagabond compagnon de Dieu qui passait ses journées en prières dans les églises et la nuit dans les ruines du Colisée.
Toujours en oraison et toujours patient, les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité
Il meurt le 16 avril 1783 à l’âge de 35 ans.
En 1860. le pape Pie IX le béatifiait. Puis, le 8 décembre 1883, il fut canonisé par Léon XIII.
Pour conclure
Être mobile c’ est avoir la capacité de se déplacer d’ un endroit à un autre.
Mais c’ est aussi la flexibilité et la disponibilité à revoir ses projets, même d’ une façon radicale.
Puisque demain sera le jour de sa naissance au ciel, relisons et méditons ces quelques phrases que Paul Verlaine écrivit pour sa canonisation :
« Comme l’ Église est bonne en ce siècle de haine, d’ orgueil et d’ avarice et de tous les péchés, d’ exhalter aujourd’ hui le caché des cachés, le doux entre les doux à l ’ignorance humaine … Comme l’ Église est tendre et que Jésus est fort ! »
Enfin, nous pouvons faire nôtre la prière de ce saint doux et humble de cœur. Son prénom Benoit (en latin « bénédictus ») signifie « béni » et celui de Joseph (de l’ hébreu Yosef ) « Dieu ajoute »
La prière de saint Benoît Joseph Labre
« Mon Dieu, accordez-moi, pour Vous aimer, trois cœurs en un seul.
Le premier, pour Vous, pur et ardent comme une flamme, me tenant continuellement en Votre Présence et me faisant désirer parler de Vous, agir pour Vous, et surtout, accueillir avec patience les épreuves qu’ il me sera donné de devoir surmonter au cours de ma vie.
Le second, tendre et fraternel envers le prochain, me portant à étancher sa soif spirituelle en lui confiant Votre Parole, en étant Votre témoin comme en priant pour lui.
Que ce cœur soit bon pour ceux qui s’ éloignent de Vous, et plus particulièrement encore s’ ils me rejettent ; qu’ il s’élève vers Vous, vous implorant de les éclairer afin qu’ ils parviennent à se libérer des filets du chasseur.
Qu’ il soit, enfin, plein de compassion pour celles et ceux qui ont quitté ce monde dans l’ espérance de Vous voir face à face.
Le troisième, de bronze, rigoureux pour moi-même, me rendant vainqueur des pièges de la chair :
- me gardera de tout amour-propre,
- me délivrera de l’ entêtement,
- me poussera à l’ abstinence et m’ incitera à me défier du péché.
Car je sais que plus je maîtriserai les séductions de la nature, plus grand sera le bonheur dont vous me comblerez dans l’ éternité. Amen »
Saint Benoît-Joseph Labre (1748-1783)
Georgette
Sources : Nominis et le Jour du Seigneur.
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