Les catastrophes actuelles annonceraient-elles la proximité de la fin des temps ?

Publié le

Après les terribles catastrophes qui se succèdent (incendie, inondation, sécheresse, tremblement de terre …),

 

 

  • la dévastation est visible en divers endroits de la terre
  • et des dizaines de milliers de personnes sont en deuil et autant ont perdu leur maison ou bien la possibilité d’ y habiter dignement car le réseau d’eau, les égouts, les routes …ne fonctionnent plus. *

Est-ce le signe de la fin des temps ?

Actuellement, nombreuses sont les personnes qui, dans ces événements tragiques, voient la venue proche de la fin des temps.

En effet, la Bible nous dit au sujet du retour du Christ et de la fin du monde :

« Vous allez entendre parler de guerres et de rumeurs de guerre. Faites attention ! ne vous laissez pas effrayer …

On se dressera nation contre nation, royaume contre royaume ; il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre » (Mt 24, 6-7).

De plus, l’ idée est encore fortement ancrée que devant le désordre moral de la société,

  • Dieu ou la nature corrigeraient bientôt l’ humanité pour ses comportements inappropriés comme ce fut le cas pour le déluge.

Le jour et l’heure, nul ne les connaît !

Cependant, nous ne devons pas oublier :

  • La réponse que fit le Christ à ses disciples qui l’ interrogeaient sur le moment de son retour et de la fin du monde :

« Quant à ce jour et à cette heure-là, nul ne les connaît, pas même les anges des cieux, pas même le Fils, mais seulement le Père, et lui seul » (Mt 24, 36).

Puis il leur donna ces recommandations :

« Priez, veillez, tenez-vous prêts ».

Aujourd’ hui, ses conseils sont pour nous toujours d’ actualité !

Vers une humanité plus fraternelle et solidaire

 

Alors que le monde vit ces multiples tragédies, nous devons prendre que conscience que le secours de tous (techniques, économiques) est inconditionnel.

Toutefois, nous devons réaliser que la véritable raison de l’ ampleur de tous ces drames c’ est l’état des sociétés, l’ incurie de leurs responsables.

Car qui sont les victimes de ces catastrophes ? Avant tout, les plus pauvres victimes de la relégation sociale ou de la guerre.

Or, aujourd’hui l’ humanité, dans son ensemble, a suffisamment de savoir technique et de ressources économiques afin que les tremblements de terre et les déluges :

  • Ne se transforment pas en une tuerie de masse.

En définitive, les bilans effrayants dont nous parlent ces catastrophes c’ est :

  • de la corruption, de l’ injustice et de l’ indifférence qui gangrènent ces pays. *

Pour conclure

Nous pouvons relire et méditer ces réponses du Christ à ses disciples lorsqu’ Il leur parle de son retour :

« Il faut que cela arrive, mais ce n’est pas encore la fin »  (Mt 24, 06)

« Que dire du serviteur fidèle et sensé à qui le maître a confié la charge des gens de sa maison, pour leur donner la nourriture en temps voulu ? » (Mt 24, 45-46).

Alors, ce que Dieu attend de nous au moment même où le monde traverse ces multiples épreuves, ce n’ est pas une crainte qui nous paralyserait. Au contraire, il espère de nous et pour le monde la fraternité, la solidarité les uns envers les autres.

D’ autant plus que Jésus nous a dit  :

« …  Cet Évangile du Royaume sera proclamé dans le monde entier ; il y aura là un témoignage pour toutes les nations » (Mt 24, 14).

Pour nous en convaincre, voici la réponse faite par Kadem, notre voisin marocain, suite au mot de soutien qui nous lui avons envoyé au nom de notre Groupement Paroissial,

« La solidarité que nous avons ressentie est précieuse en ces temps d’ adversité. Nous sommes profondément attristés par les conséquences de ce séisme sur notre pays, mais nous restons unis et déterminés à surmonter cette épreuve ensemble ».

Alors, nous pouvons faire nôtre cette remarque du livre d’Adrien Candiard « Quelques mots avant l’apocalypse » :

« L’ urgence, c’ est que nous sachions apporter à ce monde si menacé, si mis à mal, la joyeuse espérance du Royaume qui vient : Marana tha « Viens Seigneur ! ».

Marana tha,  c’est le mot de l’ amitié et de la rencontre.

C’ est aussi celui avec lequel nous devons appeler, avec conviction, Dieu et sa Grâce :

« Viens, Seigneur chez nous, nous donner la vie, Viens, Seigneur en nous, pour changer nos vies ».

Georgette (merci à Marie-Hélène pour la suggestion de cet article).
Sources : * Journal la Croix – Éditorial du 15 Septembre : Maroc, Libye, Dieu n’ est pas responsable –  Arnaud Alibert (prêtre Assomptionniste)

Adrien Candiard : Quelques mots avant l’Apocalypse (Lire l’ Évangile en temps de crise) Éditions du Cerf.

Illustrations : Pixabay Licence – Pas d’ attribution requise

Plus de lecture...