Dans son premier chapitre des Actes des Apôtres, Saint Luc, relate le retour des disciples, des Saintes Femmes et de Marie à Jérusalem après l’ascension. Il nous dit aussi que, dans l’attente de l’Esprit Saint, ils montent au cénacle pour y prier (Ac 1, 14).

Marie, le jour de la pentecôte.

L’ évangéliste Marial de l’Annonciation, de la Visitation, de Noël et de la présentation de Jésus au Temple ne mentionne pas la présence des Saintes Femmes et de Marie au moment où l’Esprit Saint fait irruption au cénacle. Cependant, leur présence y est plus que probable. S’il ne le fait pas, c’est pour que Pierre soit au centre de cet événement majeur.

Une présence toute maternelle

Le 26 Mai 2006, à Czestochowa, haut lieu spirituel de la Pologne, le pape Benoît XVI, s’adressait aux religieux, aux séminaristes et aux mouvements ecclésiaux afin de souligner le rôle maternel tenu par Marie auprès des disciples au Cénacle : « Les Apôtres ne savaient pas ce qui les attendait. Apeurés, ils étaient préoccupés par leur avenir ». Or, Marie, la femme qui a  cru  (Lc 1, 45), leur apprenait la confiance et la persévérance dans la foi. Ainsi, sa douce présence « leur apportait la conviction que l’ Esprit Saint, dans sa sagesse, connaissait bien le chemin sur lequel il les conduisait ». A son exemple, ils pouvaient donc eux aussi, placer leur confiance en Dieu et lui donner sans réserve leur propre personne, leurs talents, leurs limites et leur avenir.

Une vie de discrétion qui s’achève à l’ombre de l’ Esprit

Soeur Anne Lécu souligne dans son livre dédié à Marie que la vie publique de Marie commença à l’ombre d’un ange puis s’acheva à l’ombre de l’Esprit Saint. Elle constate aussi  combien Sa vie et celle de l’Histoire Sainte sont intimement mêlées. Elle nous invite à découvrir que les nôtres, elles aussi, appartiennent à la grande histoire des Hommes et de Dieu. Alors, comme Marie, osons dire : « que tout m’advienne selon ta parole » (Lc 1, 38).

Une présence bienveillante accessible à tous

Méditer les mystères, tout à tour joyeux, lumineux ou douloureux de la vie de Marie, c’est comprendre qu’elle nous rejoint dans nos propres existences. En conséquence, elle nous ouvre  un chemin d’espérance. En ce jour de la pentecôte, avec Elle et comme Elle, osons laisser naître en nous  « l’Enfant de Dieu » qui y sommeille. Dieu ne dit-il pas à chacun  : « Tu es mon enfant bien-aimé et je t’aime ».

Avec la prière du pape Benoît XVI, demandons à la Vierge Marie d’intercéder pour l’ Église de notre temps :

« L’Esprit Saint, qui, à Nazareth, était descendu sur Elle pour la rendre Mère du Verbe incarné (cf. Lc 1, 35), est descendu aujourd’hui sur l’Église naissante réunie autour d’Elle au Cénacle (cf. Ac 1, 14). Nous invoquons avec confiance la Très Sainte Vierge Marie, afin qu’elle obtienne une effusion renouvelée de l’Esprit sur l’Église de notre temps » (prière prononcée lors de la fête de la Pentecôte 2005).

Georgette

Sources : Zénit – Blog.gingko-editions.fr : La Vierge Marie à la pentecôte, une présence maternelle – A Marie (Sœur Anne Lécu p. 147 et 148).

Illustration : Créative Commons – Huile sur toile  de Billo Tiberio (peinte vers 1565) – Musée de Beaux-Arts de Chartres. License Créative Commons Attribution – 4.0 International

 

 

 

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