C’est en présentant Samuel au temple, qu’Anne prononcera l’un des plus beaux cantiques de la Bible :

 

Mon cœur exulte à cause du Seigneur ; mon front s’est relevé grâce à mon Dieu ! Face à mes ennemis, s’ouvre ma bouche : oui, je me réjouis de ton salut !
Il n’est pas de Saint pareil au Seigneur. – Pas d’autre Dieu que toi ! Pas de Rocher pareil à notre Dieu !
Assez de paroles hautaines, pas d’insolence à la bouche. Le Seigneur est le Dieu qui sait, qui pèse nos actes.
L’arc des forts est brisé, mais le faible se revêt de vigueur.
Les plus comblés s’embauchent pour du pain, et les affamés se reposent. Quand la stérile enfante sept fois, la femme aux fils nombreux dépérit.
Le Seigneur fait mourir et vivre ; il fait descendre à l’abîme et en ramène.
Le Seigneur rend pauvre et riche ; il abaisse et il élève.
De la poussière, il relève le faible, il retire le malheureux de la cendre pour qu’il siège parmi les princes, et reçoive un trône de gloire. Au Seigneur, les colonnes de la terre : sur elles, il a posé le monde.
Il veille sur les pas de ses fidèles, et les méchants périront dans les ténèbres. La force ne rend pas l’homme vainqueur : les adversaires du Seigneur seront brisés.
Le Très-Haut tonnera dans les cieux ; le Seigneur jugera la terre entière.
Il donnera la puissance à son roi, il relèvera le front de son messie.

 

Illustration : Anne, femme d’Elqana et mère de Samuel priant. Miniature extraite du psautier de Paris (Xe s.) – Collection Musée National de Varsovie. – BNF code Grec 130 – Folio 428 V de Paris – Wikimédia Commons – Domaine Public.

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