La fête de l’Aïd el-Fitr a lieu ce dimanche. Elle marque la fin du ramadan. Cette journée festive est réservée à la prière, aux visites aux proches et au repas familial. Elle marque la fin d’un jeûne qui, comme nous pour le carême, cherche à faire grandir spirituellement les musulmans dans leur foi, à consolider leurs relations avec Allah : par la prière, en récitant le Coran, en se faisant proche des plus démunis, en s’abstenant de médire…

Alors que la reprise des cérémonies religieuses a été autorisée, les autorités musulmanes ont appelé les fidèles à ne pas se rendre dans les mosquées et à faire la prière de l’Aïd chez eux. Tout comme pour nos églises, il est nécessaire de prendre le temps de désinfecter les mosquées et de mettre en place les dispositions nécessaires à l’accueil des fidèles afin de respecter les consignes sanitaires. Comme nous pour le carême, nos frères musulmans ont vécu un ramadan inédit et comme cela a été pour nous à la fête de Pâques, ils vivent une fête de l’Aïd el-Fitr inhabituelle.

Plus que jamais, la pandémie du Covid 19 nous permet, dans nos similitudes, de prier pour eux et avec eux, en reprenant quelques phrases d’une prière de Mgr Pierre Claverie, évêque d’Oran (1938-1996) : « Ce moment de crise, d’épreuve, d’ébranlement est peut-être une chance unique de se laisser atteindre par Dieu… de vivre et d’aimer intensément. Quand on a perdu ses certitudes et ses pauvres moyens, il faut prier sans cesse ! » et celles qui commencent et terminent le Testament Spirituel de Mohamed Bouchikhi, son jeune chauffeur qui, dans un attentat, trouva la mort avec lui : « Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Avant de lever mon stylo, je vous dis : la paix soit avec vous… Pardon à celui qui aurait entendu de ma bouche une parole méchante… Que Dieu, dans sa toute-puissance, fasse que je Lui sois soumis et qu’Il m’accorde sa tendresse ».

Georgette
Image Pxhere – CCO Domaine public

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