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Le 11 novembre
En ce dimanche où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ, nous
commémorons le centenaire de l’armistice du 11 novembre 1918. La fin
des combats de la 1 ère guerre mondiale. Des combats qui ont fait près de
10 millions de morts. Une guerre qui a ruiné la France et les pays d’Europe.
Dans l’une de ses lettres de guerre, le Père François MOREAU, moine
de l’abbaye saint Martin de Ligugé, qui était sous les drapeaux, écrit
le 9 novembre 1918 : « un mot ce soir : il partira demain, veille de St Martin.
Est-ce que notre grand St Martin qui a déjà tant fait pour la France ne va pas,
cette année, pour sa fête, nous apporter la paix, consécration de notre
victoire ? Et quelle joie plus grande encore si cette paix extérieure nous
apportait aussi la paix intérieure qu’avant la guerre nous connaissions si peu !
En tout cas, voilà presque l’après-guerre qui commence. »
En effet depuis le mois d’octobre 1918 des tractations ont lieu entre
l’Allemagne et les Etats Unis en vue de la paix. Le 5 novembre 1918
l’ensemble des Alliés envoie un mémorandum à Berlin. Les conditions posées
par les Alliés sont acceptées par les Allemands qui désirent maintenant
négocier l’armistice. Pendant plusieurs jours, les circonstances empêchent
les messagers de passer d’un camp à l’autre. Mais à 9h45, le 11 novembre,
le Maréchal Foch envoie le télégramme suivant « Les hostilités seront
arrêtées sur tout le front à partir du 11 novembre, 11h (heure française) ».
Dans les tranchées, le clairon sonne à 11h du matin l’arrêt des combats.
L’arrêt des combats. Ce n’est pas encore la paix.

Si la guerre a été gagnée, il faudrait maintenant gagner la paix.
Le pape Benoit XV écrit en décembre 1918 : « Ce jour que l’univers entier
attendait anxieusement depuis longtemps et que tous les peuples chrétiens
appelaient de leurs ferventes prières,… nous le voyons, arrivé brusquement.
Le bruit des armes a enfin cessé. Une paix solennelle n’a pas encore mis fin
à la sauvage guerre, mais cependant, cet armistice qui a arrêté les carnages
sur terre, sur mer et dans les airs, a heureusement ouvert la porte et le chemin
de la paix… Comme cela intéresse souverainement le bien général, c’est
un devoir, surtout pour les catholiques qui, par profession, travaillent au
bonheur et à la paix de la société humaine, d’invoquer par la prière
l’assistance de la divine Sagesse pour les délégués à la conférence de
la paix… »
Ce qui est vrai en 1918 l’est toujours en 2018 : nous devons chaque jour
œuvrer à gagner la paix. Le Pape François rappelait cette année, lors de
la fête de Pâques : « le Christ avec sa mort et sa résurrection, a vaincu
le péché qui séparait l’homme de Dieu, l’homme de lui-même, l’homme de
ses frères… Il a rétabli la paix, commençant à tisser la toile d’une nouvelle
fraternité…
Seule cette fraternité peut garantir une paix durable, peut vaincre
les pauvretés, peut éteindre les tensions et les guerres, peut extirper
la corruption et la criminalité. »

Diocèse aux Armées et le SNPLS

 

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