3ème Dimanche de Carême (semaine III du Psautier)

Année A

Messe du jour

Première lecture Ex 17, 3-7

Lecture du livre de l’Exode

En ces jours-là,
    dans le désert, le peuple, manquant d’eau,
souffrit de la soif.
Il récrimina contre Moïse et dit :
« Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir de soif
avec nos fils et nos troupeaux ? »
    Moïse cria vers le Seigneur :
« Que vais-je faire de ce peuple ?
Encore un peu, et ils me lapideront ! »
    Le Seigneur dit à Moïse :
« Passe devant le peuple,
emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël,
prends en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil,
et va !
Moi, je serai là, devant toi,
sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher,
il en sortira de l’eau,
et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.

    Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve)
et Mériba (c’est-à-dire : Querelle),
parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur,
et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :
« Le Seigneur est-il au milieu de nous,
oui ou non ? »

    – Parole du Seigneur.

Psaume Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9

Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,
mais écoutez la voix du Seigneur !

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

Deuxième lecture Rm 5, 1-2.5-8

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains

Frères,
    nous qui sommes devenus justes par la foi,
nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ,
    lui qui nous a donné, par la foi,
l’accès à cette grâce
dans laquelle nous sommes établis ;
et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
    Et l’espérance ne déçoit pas,
puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
    Alors que nous n’étions encore capables de rien,
le Christ, au temps fixé par Dieu,
est mort pour les impies que nous étions.
    Accepter de mourir pour un homme juste,
c’est déjà difficile ;
peut-être quelqu’un s’exposerait-il à mourir pour un homme de bien.
    Or, la preuve que Dieu nous aime,
c’est que le Christ est mort pour nous,
alors que nous étions encore pécheurs.

    – Parole du Seigneur.

Évangile Jn 4, 5-42

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.

Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur !
Donne-moi de l’eau vive :
que je n’aie plus soif.
Gloire au Christ,
Sagesse éternelle du Dieu vivant.
Gloire à toi, Seigneur.

    En ce temps-là,
    Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
    Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
    Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
    – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
    La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
    Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
    mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
    Jésus lui dit :
« Va, appelle ton mari, et reviens. »
    La femme répliqua :
« Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit :
« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
            des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !...
    Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
    Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »
    À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »
ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

    La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :
    « Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ? »
    Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.

    Entre-temps, les disciples l’appelaient :
« Rabbi, viens manger. »
    Mais il répondit :
« Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
    Les disciples se disaient entre eux :
« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
    Jésus leur dit :
« Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
    Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis :
Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
    Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
    Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :
« Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

OU LECTURE BREVE

Évangile Jn 4, 5-15.19b-26.39a.40-42

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
    Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
    Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
    – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
    La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?  
    Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
    mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser.
    Je vois que tu es un prophète !...
    Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
    Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus.
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Office des Laudes

Introduction

V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
R/ et ma bouche publiera ta louange.

Antienne invitatoire

Les yeux fixés sur Jésus Christ, entrons dans le combat de Dieu.

Psaume invitatoire 94

1 Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
2 Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

3 Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
4 il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
5 à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

6 Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
7 Oui, il est notre Dieu ; +
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
8 « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
9 où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

10 « Quarante ans leur génération m'a déçu, +
et j'ai dit : Ce peuple a le cœur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
11 Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

Hymne : Du côté de la nuit, qui appelle ?

Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !

Antienne

Plus que la voix des eaux profondes, tes volontés sont vraiment immuables.

Psaume 92

1 Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence,
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
2 dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

3 Les flots s'élèvent, Seigneur,
les flots élèvent leur voix,
les flots élèvent leur fracas.

4 Plus que la voix des eaux profondes,
des vagues superbes de la mer,
superbe est le Seigneur dans les hauteurs.

5 Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.

Antienne

Sources et fontaines, bénissez le Seigneur ! À lui haute gloire, louange éternelle !

Psaume CANTIQUE des trois enfants (Dn 3)

57 Toutes les œuvres du Seigneur,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

58 Vous, les anges du Seigneur,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

59 Vous, les cieux,
   bénissez le Seigneur,
60 et vous, les eaux par-dessus le ciel,
   bénissez le Seigneur,
61 et toutes les puissances du Seigneur,
   bénissez le Seigneur !

62 Et vous, le soleil et la lune,
   bénissez le Seigneur,
63 et vous, les astres du ciel,
   bénissez le Seigneur,
64 vous toutes, pluies et rosées,
   bénissez le Seigneur !

65 Vous tous, souffles et vents,
   bénissez le Seigneur,
66 et vous, le feu et la chaleur,
   bénissez le Seigneur,
67 et vous, la fraîcheur et le froid,
   bénissez le Seigneur !

68 Et vous, le givre et la rosée,
   bénissez le Seigneur,
69 et vous, le gel et le froid,
   bénissez le Seigneur,
70 et vous, la glace et la neige,
   bénissez le Seigneur !

71 Et vous, les nuits et les jours,
   bénissez le Seigneur,
72 et vous, la lumière et les ténèbres,
   bénissez le Seigneur,
73 et vous, les éclairs, les nuées,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

74 Que la terre bénisse le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

75 Et vous, montagnes et collines,
   bénissez le Seigneur,
76 et vous, les plantes de la terre,
   bénissez le Seigneur,
77 et vous, sources et fontaines,
   bénissez le Seigneur !

78 Et vous, océans et rivières,
   bénissez le Seigneur,
79 baleines et bêtes de la mer,
   bénissez le Seigneur,
80 vous tous, les oiseaux dans le ciel,
   bénissez le Seigneur,
81 vous tous, fauves et troupeaux
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

82 Et vous, les enfants des hommes,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

83 Toi, Israël,
   bénis le Seigneur,
84 Et vous, les prêtres,
   bénissez le Seigneur,
85 vous, ses serviteurs,
   bénissez le Seigneur !

86 Les esprits et les âmes des justes,
   bénissez le Seigneur,
87 les saints et les humbles de cœur,
   bénissez le Seigneur,
88 Ananias, Azarias et Misaël,
   bénissez le Seigneur :
À lui, haute gloire, louange éternelle !

Bénissons le Père, le Fils et l'Esprit Saint :
À lui, haute gloire, louange éternelle !
56 Béni sois-tu, Seigneur, au firmament du ciel :
À toi, haute gloire, louange éternelle !

Antienne

Rois de la terre et vous, tous les peuples, louez le nom du Seigneur.

Psaume 148

1 Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
2 Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

3 Louez-le, soleil et lune,
louez-le, tous les astres de lumière ;
4 vous, cieux des cieux, louez-le,
et les eaux des hauteurs des cieux.

R/5 Qu’ils louent le nom du Seigneur :
sur son ordre ils furent créés ;
6 c’est lui qui les posa pour toujours
sous une loi qui ne passera pas.

7 Louez le Seigneur depuis la terre,
monstres marins, tous les abîmes ;
8 feu et grêle, neige et brouillard,
vent d’ouragan qui accomplis sa parole ;

9 Les montagnes et toutes les collines,
les arbres des vergers, tous les cèdres ;
10 les bêtes sauvages et tous les troupeaux,
le reptile et l’oiseau qui vole ;

11 les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
12 tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

R/13 Qu’ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
14 il accroît la vigueur de son peuple.

Louange de tous ses fidèles,
des fils d’Israël, le peuple de ses proches !

Péricope Ne 8, 9.10

Ce jour est consacré au Seigneur votre Dieu. Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas ! Car ce jour est consacré à notre Dieu ! Ne vous affligez pas : la joie du Seigneur est votre rempart !

Répons

R/ La joie du Seigneur est notre rempart !


V/ Tu es béni, Seigneur notre Dieu,
d’éternité en éternité. R/


V/ Que soit béni ton nom glorieux,
que terre et ciel te chantent sans fin. R/


V/ Gloire et puissance au Père et au Fils,
au Saint-Esprit qui chante en nos cœurs. R/

Antienne de Zacharie

Du sanctuaire de son corps, le Seigneur disait : Détruisez ce temple, en trois jours je le rebâtirai.

Cantique de Zacharie Lc 1

68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
qui visite et rachète son peuple.

69 Il a fait surgir la force qui nous sauve
dans la maison de David, son serviteur,

70 comme il l'avait dit par la bouche des saints,
par ses prophètes, depuis les temps anciens :

71 salut qui nous arrache à l'ennemi,
à la main de tous nos oppresseurs,

72 amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,

73 serment juré à notre père Abraham
   de nous rendre sans crainte,

74 afin que, délivrés de la main des ennemis, +
75 nous le servions dans la justice et la sainteté,
en sa présence, tout au long de nos jours.

76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé
   prophète du Très-Haut : *
tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
   et tu prépareras ses chemins

77 pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés,

78 grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
quand nous visite l'astre d'en haut,

79 pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
   et l'ombre de la mort, *
pour conduire nos pas
   au chemin de la paix.

Intercession

Jésus, ami des hommes, assailli par la tentation,
tu nous apprends l’obéissance dans l’amour.


R/

Notre Seigneur et notre frère, louange à toi !


Jésus, Fils de Dieu, transfiguré sur la montagne,
tu nous révèles que la croix est le chemin de ta gloire.


Jésus, don de Dieu, source vive,
tu apaises notre soif de la vie véritable.


Jésus, lumière du monde,
tu rends la vue aux aveugles et nous te reconnaissons Fils de Dieu.


Jésus, vainqueur de la mort, tu as tiré Lazare du tombeau
et tu nous appelles tous à la résurrection.

Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen

Oraison

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le par­tage ; écoute l’aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-­nous avec amour.

Office des Vêpres

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Que passe la charrue

Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche !
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines !
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse !
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève !
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève.

Antienne

Délivre-nous, Seigneur, à cause de ton nom, accorde-nous le temps de nous repentir.

Psaume 109

1 Oracle du Seigneur à mon seigneur :
   « Siège à ma droite, *
et je ferai de tes ennemis
   le marchepied de ton trône. »

2 De Sion, le Seigneur te présente
   le sceptre de ta force : *
« Domine jusqu'au cœur de l'ennemi. »

3 Le jour où paraît ta puissance,
   tu es prince, éblouissant de sainteté : *
« Comme la rosée qui naît de l'aurore,
   je t'ai engendré. »

4 Le Seigneur l'a juré
   dans un serment irrévocable : *
« Tu es prêtre à jamais
   selon l'ordre du roi Melkisédek. »

5 À ta droite se tient le Seigneur : *
il brise les rois au jour de sa colère.

7 Au torrent il s'abreuve en chemin, *
c'est pourquoi il redresse la tête.

Antienne

Nous sommes rachetés par le sang du Christ, par le sang de l’Agneau sans péché.

Psaume 110

1 De tout cœur je rendrai grâce au Seigneur
dans l'assemblée, parmi les justes.
2 Grandes sont les œuvres du Seigneur ;
tous ceux qui les aiment s'en instruisent.
3 Noblesse et beauté dans ses actions :
à jamais se maintiendra sa justice.

4 De ses merveilles il a laissé un mémorial ;
le Seigneur est tendresse et pitié.
5 Il a donné des vivres à ses fidèles,
gardant toujours mémoire de son alliance.
6 Il a montré sa force à son peuple,
lui donnant le domaine des nations.

7 Justesse et sûreté, les œuvres de ses mains,
sécurité, toutes ses lois,
8 établies pour toujours et à jamais,
accomplies avec droiture et sûreté !

9 Il apporte la délivrance à son peuple ; +
son alliance est promulguée pour toujours :
saint et redoutable est son nom.

10 La sagesse commence avec la crainte du Seigneur. +
Qui accomplit sa volonté en est éclairé.
À jamais se maintiendra sa louange.

Cantique (1 P 2)

21 C'est pour nous que le Christ a souffert ; +
il nous a marqué le chemin *
pour que nous allions sur ses traces.

R/Par ses blessures, nous sommes guéris.

22 Il n'a pas commis le péché ;
dans sa bouche, on n'a pu trouver de mensonge.

23 Insulté, sans rendre l'insulte, +
maltraité, sans proférer de menace, *
il s'en remettait
à Celui qui juge avec justice.

24 C'était nos péchés qu'il portait,
dans son corps, sur le bois, +
afin que, morts à nos péchés, *
nous vivions pour la justice.

Péricope 1 Co 9, 24-25

Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix. Alors, vous, courez de manière à l’emporter. Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.

Répons

R/ Pour le combat tu m’emplis de vaillance,


* Dieu de ma victoire.


V/ Que ta justice me conduise, *


Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Antienne Magnificat

Qui boira l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif.

Cantique de Marie Lc 1

47 Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

48 Il s'est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

49 Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

50 Son amour s'étend d'âge en âge
sur ceux qui le craignent ;

51 Déployant la force de son bras,
il disperse les superbes.

52 Il renverse les puissants de leurs trônes,
il élève les humbles.

53 Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

54 Il relève Israël, son serviteur,
il se souvient de son amour,

55 de la promesse faite à nos pères,
en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Intercession

Toi qui nous donnes la grâce de croire en toi, Seigneur, écoute notre prière pour nos frères humains :


R/

Nous t’implorons, Seigneur !


Pour l’homme qui te juge encore
indifférent à la vie de ce monde,


Pour celui qui ne trouve aucun sens à l’existence
alors que le don de Dieu le lui offre,


Pour celui qui laisse dormir son baptême,
au lieu de se laisser envahir par lui,


Pour ceux qui sont passés par la mort,
et que nous confions à ta miséricorde,

Notre Père

Notre Père, qui es aux cieux,
que ton nom soit sanctifié,
que ton règne vienne,
que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour.
Pardonne-nous nos offenses,
comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.
Et ne nous laisse pas entrer en tentation
mais délivre-nous du Mal.

Amen

Oraison

Tu es la source de toute bonté, Seigneur, et toute miséricorde vient de toi ; tu nous as dit comment guérir du péché par le jeûne, la prière et le partage ; écoute l’aveu de notre faiblesse : nous avons conscience de nos fautes, patiemment, relève-nous avec amour.

Office des Complies

Introduction

V/ Dieu, viens à mon aide,
R/ Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,
pour les siècles des siècles.
Amen. (Alléluia.)

Hymne : Avant la fin de la lumière

Avant la fin de la lumière,
Nous te prions, Dieu créateur,
Pour que, fidèle à ta bonté,
Tu nous protèges, tu nous gardes.

Que loin de nous s'enfuient les songes,
Et les angoisses de la nuit.
Préserve-nous de l'ennemi :
Que ton amour sans fin nous garde.

Exauce-nous, Dieu, notre Père,
Par Jésus Christ, notre Seigneur,
Dans l'unité du Saint-Esprit,
Régnant sans fin dans tous les siècles.

Antienne

À l’ombre de ses ailes, n’aie plus peur de la nuit.

Psaume 90

1 Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
et repose à l'ombre du Puissant,
2 je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

3 C'est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ; *
4 il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
6 ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.

7 Qu'il en tombe mille à tes côtés, +
qu'il en tombe dix mille à ta droite, *
toi, tu restes hors d'atteinte.

8 Il suffit que tu ouvres les yeux,
tu verras le salaire du méchant.
9 Oui, le Seigneur est ton refuge ;
tu as fait du Très-Haut ta forteresse.

10 Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
11 il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.

12 Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
13 tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
tu écraseras le lion et le Dragon.

14 « Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
15 Il m'appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve.

« Je veux le libérer, le glorifier ; +
16 de longs jours, je veux le rassasier, *
et je ferai qu'il voie mon salut. »

Antienne

Psaume

Péricope Ap 22, 4-5

Les serviteurs de Dieu verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n’existera plus, ils n’auront plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles.

Répons

R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.


V/ Sur ton serviteur, que s’illumine ta face. R/


Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

Antienne de Syméon

Dieu saint, Dieu fort, Dieu immortel, ta pitié soit sur nous !

Cantique de Syméon Lc 2

29 Maintenant, ô Maître souverain, +
tu peux laisser ton serviteur s'en aller
en paix, selon ta parole.

30 Car mes yeux ont vu le salut
31 que tu préparais à la face des peuples :

32 lumière qui se révèle aux nations
et donne gloire à ton peuple Israël.

Oraison

Notre Seigneur et notre Dieu, tu nous as fait entendre ton amour au matin de la Résurrection ; quand viendra pour nous le moment de mourir, que ton souffle de vie nous conduise en ta présence. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Bénédiction

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde,
le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Amen.

Hymne Mariale : Ave, Regina cælorum,

Ave, Regina cælorum,
ave, Domina angelorum,
salve, radix, salve, porta,
ex qua mundo lux est orta.

Gaude, Virgo gloriosa,
super omnes speciosa ;
vale, o valde decora,
et pro nobis Christum exora.

Les lectures sont issues de l'Association Épiscopale Liturgique pour les pays Francophones (AELF)