Par ce temps de canicule, des souffrances oubliées …

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Depuis le mercredi 17 juin. la France subit un épisode caniculaire précoce et intense.

Or, d’ après les prédictions, il devrait durer au moins jusqu’ à la fin de mois.

Enfin, pour la France, ce prochain trimestre risque à 50 %, d’ être plus chaud que la normale.

Certes, nous souffrons de cette chaleur extrême et les médias, à juste titre, nous donnent :

  • De nombreux conseils pour rafraîchir nos lieux d’habitation, pour ne pas oublier de nous hydrater …

En outre, ils nous parlent abondamment des réelles difficultés rencontrées par les voyageurs franciliens (trains supprimés, climatisation défaillante, matériel vieillissant …).

Nous savons que, pour se rendre sur son lieu de travail, les trajets sont longs (parfois plus d’une heure le matin et le soir).

Aussi deviennent-ils actuellement encore plus insupportables que d’ habitude.

Cependant, les grands oubliés de nos journaux et chaines de télévision demeurent :

  • Ces réfugiés qui vivent dans des conditions très précaires à Paris, sous certains ponts ou sur les talus du périphérique …

Vivre par une chaleur qui augmente les maux

Savons-nous combien d’ immigrés vivent actuellement dans de dures conditions ?

Selon un article du journal la Croix du 23 Juin, entre 700 et 1 000 personnes vivent en ce moment sur le terre-plein central du boulevard de La Chapelle dans des conditions indignes, inhumaines.

D’ autres lieux existent également avec, eux aussi, un grand nombre de déracinés.

En ce moment, impossible pour eux de dormir sous les tentes de fortune car la température y atteint plus de 45 °

Or, ces campements précaires, insalubres augmentent :

  • Depuis l’ arrêt de la politique d’ évacuation au profit de mises à l’ abri et d’ orientation vers des centres régionaux.  

D’ après Médecins du monde, ces hommes souvent jeunes, sont arrivés il y a quelques jours ou quelques mois.

Souvent originaires du Soudan, d’ Éthiopie, d’ Érythrée ou encore d’ Afghanistan, ils sont près de 60 % à avoir demandé l’asile.

Un dispositif associatif renforcé

L’ association rappelle que 30 % des décès de personnes sans domicile surviennent en été.

En conséquence, elle a augmenté son dispositif d’ aide et de consultations pour :

  • Des pathologies directement liées aux fortes chaleurs actuelles (déshydratation, décompensation après une crise d’asthme, infections diverses…)

Toutefois, comme le souligne l’ un des médecins :

  • « Ils ne se plaignent quasiment pas. La chaleur s’ ajoute à toute la précarité qu’ ils vivent déjà. Ils ne la perçoivent pas forcément comme le plus gênant, mais elle aggrave certains de leurs maux. »

Et de témoigner de cas d’ infection aux pieds du fait de l’ humidité générée par le port de chaussures fermées sans pouvoir se laver correctement.

Un difficile accès à l’eau

Sur ces campement, l’ accès à l’eau est une des préoccupations majeures.

C’ est pourquoi des dizaines de bouteilles en plastique vides traînent dans les coins et les caniveaux car, comme l’ explique Eve Derriennic, coordinatrice générale de Médecins du monde à Paris  :

  • « Jusqu’ à il y a une semaine, il n’ y avait aucun point d’ eau fixe »

Depuis, un bac avec six robinets a été installé à la sortie du métro Stalingrad.

Mais l’ installation fuit et l’évacuation se fait mal. Alors, distribution de bouteilles et de gourdes sont assurées par des associations lors de leurs maraudes.

Par cette météo caniculaire, des initiatives pour venir en aide à ces jeunes réfugiés

L’ Association permet à ces immigrés de rester dans la salle climatisée des cours de Français jusqu’ à 23h.

Enfin elle propose des activités telles que :

  • Visite de Notre-Dame, des parcs et jardins pour un peu de fraîcheur.

Une occasion de réfléchir

Cet épisode caniculaire doit être pour nous une occasion de nous intéresser au sort de ces jeunes migrants qui quittent leur pays pour fuir soit :

  • Une grande pauvreté,
  • L’ insécurité,
  • Ou bien encore pour des raisons démographiques ou climatiques.

Mais leur nombre croissant provoque une inquiétude, voire un rejet.

Alors que l’ Union Européenne prévoit un durcissement des conditions de recours pour les demandeurs d’asile, il devient urgent et nécessaire de méditer ce que disait le 18 Décembre 2017, le Pape François à l’ occasion de la Journée internationale des migrants.

Message du pape François

Dans son discours pour le centenaire de la mort de sainte Françoise-Xavière Cabrini (1850-1917) il rappelait son charisme et son message pour l’ Église et la société toute entière.

Puis, il déclarait :

« Que les migrants ont certainement besoin de bonnes lois, de programmes de développement, d’ organisation », mais :

  • « avant tout d’ amour, d’ amitié, de proximité humaine ; ils ont besoin d’ être écoutés, regardés dans les yeux, accompagnés »

Et il soulignait que Mère Cabrini avait eu  :

  • Le courage de regarder dans les yeux les enfants orphelins qui lui étaient confiés, les jeunes sans travail qui étaient tentés de se criminaliser, les hommes et les femmes exploités pour les travaux les plus humbles ».

L’ appel du pape Léon XIV 

Le 12 Juin dernier, comme l’avait fait son prédécesseur, le pape Léon XIV, lors de sa rencontre à Tenerife avec les acteurs de l’ intégration des migrants, nous invitait par ces mots à une profonde réflexion sur l’ immigration :

  • « Les barrières les plus difficiles à abattre ne sont pas toujours faites de pierre. Parfois, elles se trouvent dans le regard, dans la peur ou dans l’ indifférence. Entourant ces îles, la mer nous livre des histoires que nous ne savons pas toujours déchiffrer : des histoires de douleur, d’ espoir et de quête »

Puis il poursuivait :

  • « Dans les œuvres d’ intégration de nos frères – comme dans toute œuvre de charitél’ Église apprend à lire dans la vie concrète de ceux qui souffrent dans leur corps ou dans leur esprit un signe vivant qui renvoie aux saints Évangiles et qui devient lisible au toucher et par la proximité, lorsque nous touchons les blessures des autres ».
  • « La charité chrétienne jaillit de l’amour de Dieu répandu dans le cœur du croyant. C’ est pourquoi, devant celui qui est dans le besoin, la foi devient concrète et l’ amour pour le Christ se transforme en gestes ».

Le 04 juillet prochain, il se rendra à Lampedusa pour une visite pastorale au cours de laquelle il fera un arrêt au cimetière pour un hommage floral sur les tombes des migrants.

Pour conclure

Que l’ épisode de fortes chaleurs que nous vivons soit pour nous l ’ occasion de réfléchir au délicat problème d’ accueil et d’ intégration de ces jeunes hommes qui pour survivre, quittent leur pays.

Des solutions existent, comme par exemple ceux de l’ association Jesuit Refugee Service.

Vous pouvez découvrir une de leur initiative en cliquant sur le lien ci-dessous :

Du Soudan à la Corrèze

Alors faisons nôtre cette prière à la sainte patronne des immigrés en nous rappelant que le Christ lui-même fut dans son enfance, avec ses parents, un réfugié en Égypte.

« Sainte Françoise-Xavière Cabrini, femme de Dieu, disciple du Christ, vous qui avez offert aux personnes rencontrées les dons de vie et d’ amour en répondant à leurs besoins physiques, émotionnels et spirituels de manière pratique et créative, nous vous demandons :

D’ avoir la même compassion, le même amour et le même sens de la justice afin de pouvoir répondre aux besoins urgents de ceux qui fuient leur pays d’ origine à la recherche de refuge et de paix.

Éclairez-nous, Enseignez-nous. Priez pour nous. Amen »

Que l’ Esprit Saint guide les dirigeants du monde !

Georgette

Sources : La Croix du 23-06-2026 et The Holy See

Illustrations : Pixabay Licence (Libre de partage) et Wikimédia Commons (Portrait de Sainte Françoise-Xavière Cabrini ) Libre de droit.