Le mardi 02 Juin, le collectif les Morts de la rue rendait un hommage au 929 personnes, qui en 2025 , sont mortes :
- Sur la voie publique, dans des abris de fortune tels qu’un parking, une cage d’escalier, une cabane de chantier ou dans le métro, des squats …
mais aussi :
- Dans des lieux de soins ou dans des structures d’hébergement.
D’autre part, depuis cet hommage, ce nombre est revu à la hausse.
En effet, la liste basée sur les signalements qui parviennent au collectif fait l’objet d’une mise à jour continue. Il maintenant de 960 morts.
En 2024, la rue était à l’origine de 915 morts. Or, depuis dix ans, ce chiffre ne cesse d’augmenter.
Enfin, parmi ces décès comptabilisés par le collectif, 352 concernent l’Île-de-France.
Sensibiliser la société sur ces morts tragiques
Afin de mieux comprendre pour agir, la démarche de ce collectif vise :
- à sensibiliser et à interpeller la société sur la réalité tragique de ces décès en nombre toujours croissants.
En 2025, l’âge moyen de ces victimes de la rue était de 50 ans.
Mais, dans cette longue liste figurent également :
- 14 enfants de moins de 4 ans (dont un nouveau-né de 1 jour, un autre de 11 jours, des bébés de quelques mois ) et 12 adolescents âgés de 15 à 18 ans.
Des conditions de vie indignes qui conduisent à une mort prématurée
Vivre dans la rue abîme inexorablement la santé physique et mentale des personnes concernées car elles sont soumises à des conditions de vie extrêmes telles que :
- Violence, isolement,
- Précarité sanitaire et absence chronique de soins médicaux adaptés.
Mourir de la rue n’ est pas une fatalité
En effet, cette situation tragique résulte avant tout :
- De manquements profonds et d’ une forme d’ indifférence sociétale envers les personnes en grande précarité.
C’est pourquoi chaque décès est un rappel brutal :
- de l’ urgence d’ agir collectivement et de renforcer les dispositifs d’ aide et de prévention,
- mais aussi de garantir l’ accès au logement comme un droit fondamental.
Oser affronter cette terrible réalité
Face à ce constat alarmant, ces morts prématurées ne doivent pas rester invisibles.
C’ est pourquoi il est essentiel d’ interpeller et sensibiliser sur cette réalité dramatique afin que ces drames humains ne soient pas oubliés.
En outre, pour les éviter et faire reculer cette tragédie, il est nécessaire d’ affronter collectivement ce drame social puisque :
- Avoir un chez-soi, c’ est bien plus que disposer d’ un logis.
Car en réalité, c’ est permettre à une personne de vivre :
- Dans la paix,
- Dignement et en sécurité,
- Et lui donner l’ occasion de pouvoir s’ accomplir pleinement en tant que citoyen.
Pour conclure
Depuis Janvier 2026, le collectif des morts de la rue a déjà dénombré 228 décès .
Alors, que ces tragédies, révélées par des chiffres soient pour nous l’ occasion :
- De nous interroger et de méditer ce que, au cours de son voyage en Espagne, le pape Léon XIV déclarait dans son homélie du dimanche de la fête du corps et du Sang du Christ :
« Le Christ qui passe dans les rues dans l’ ostensoir est le même qui s’ identifie aux pauvres, aux opprimés, à ceux qui sont seuls et sans défense. Ce n’ est pas un hasard si ici, en Espagne, l’ Église a uni pendant des années la solennité du Corpus Christi à la Journée de la Charité…
Il ne s’ agit pas seulement de sortir l’ ostensoir, mais de sortir nous-mêmes de l’ égoïsme, de l’ indifférence, d’ une foi confortable et privée pour :
- répondre à son invitation à la conversion, changer notre regard, accueillir sa présence qui nous transforme et fait de nous des bâtisseurs d’ un monde nouveau ».
Et il poursuivait :
« … Personne ne peut s’ agenouiller devant le Seigneur et mépriser son prochain » …
« Nous sommes nous aussi appelés à être présents dans les situations et les défis de la société, à ne pas fuir et à nous engager personnellement dans la construction du bien commun. »
Alors, faisons nôtre cette prière.
Prière pour les morts de la rue
« Seigneur, rappelons-nous ton dialogue avec Caïn : « Où est ton frère Abel ? »
Et lorsqu’ il répondit :
- « Je ne sais pas. Est-ce que je suis, moi, le gardien de mon frère ? »
De nouveau, tu l’ interrogeas :
- « Qu’ as-tu fait ? La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi ! » (Gn 4 9-10.)
Aujourd’hui, Ta question nous rejoint car souvent, accaparés par nos soucis et toujours pressés :
- Nous ne voyons pas et négligeons ceux qui errent dans nos rues.
C’ est ainsi que des vies prennent fin dans une solitude extrême.
Or, eux aussi sont tes enfants.
Avec les informations anxiogènes livrées par les médias, nous devenons toujours plus anxieux, craintifs et indifférents. Et peu à peu, la fraternité s’ épuise
Cependant, dans son exhortation apostolique Delexi Te, le pape Léon XIV nous rappelle que :
- « Les pauvres ont une place de choix dans le cœur de Dieu […]. Tout le chemin de notre rédemption est marqué par les pauvres ». [13]
Puis il indique clairement que :
« Nous ne devons pas courir le risque de laisser une personne abandonnée à son sort, sans ce qui est indispensable pour vivre dignement. »
Seigneur, nous te demandons pardon pour nos nombreux manquements.
Donne-nous la force de ton Esprit Saint afin que nous réapprenions à être frères les uns des autres.
Accompagne-nous dans le service des autres et apprends nous à devenir dans nos familles, notre travail, notre quartier et dans nos communautés, des témoins crédibles de ton Amour. Amen »
Georgette
Sources : La Croix du 02 Juin 2026 – Collectif des morts de la rue. – Homélie du pape Léon XIV du dimanche 7 Juin – Plaza de Cibeles (Madrid)
Illustrations : Pixabay Licence – Pas d’attribution requise.


