Le 6 janvier, c’ est-à-dire douze jours après la naissance de Jésus, traditionnellement jour de l’ Épiphanie :
- Le papeLéon XIV fermait la Porte Sainte de Saint-Pierre.
Elle était la dernière encore ouverte parmi les basiliques papales de Rome.
Par ce geste, il clôturait officiellement le Jubilé de l’ Espérance.
Une fermeture de porte, qui marque le passage de la grâce jubilaire à la vie quotidienne
Le pape Léon, en refermant cette Porte Sainte a déclaré au cours de la prière d’action de grâce :
- « Cette Porte Sainte se referme, mais la porte de ta miséricorde ne se fermera jamais »
Enfin, il concluait cette prière par une invocation pour que les « trésors » de la grâce divine restent ouverts :
- « Afin qu’ à la fin de notre pèlerinage terrestre, nous puissions :
– frapper avec confiance à la porte de ta maison et goûter les fruits de l’ arbre de vie ».
Une foi vivante et vivifiante
Dans son homélie il invitait l’ Église à ne pas craindre ces «vies en chemin», «ce dynamisme», mais plutôt à «bien le saisir et à l’ orienter vers Dieu qui l’ inspire».
« C’ est un Dieu qui peut nous troubler, a-t-il admis car il ne reste pas immobile entre nos mains comme les idoles d’argent et d’ or.
Il est au contraire vivant et vivifiant, comme cet Enfant que Marie a trouvé dans ses bras et que les Mages ont adoré. »
Puis il a rappelé que :
« Les cathédrales, les basiliques, les sanctuaires doivent « diffuser le parfum de la vie, l’ impression indélébile qu’ un autre monde a commencé ».
Enfin invitait à cette réflexion :
« Demandons-nous : y a-t-il de la vie dans notre Église? Y a-t-il de la place pour ce qui naît ? Aimons-nous et annonçons-nous un Dieu qui remet en route ? ».
Continuer à être des « pèlerins d’ espérance »
Pour terminer, le pape Léon a demandé aux fidèles de continuer à être des « pèlerins d’ espérance » assurant que :
« Si nous ne réduisons pas nos églises à des monuments, si nos communautés sont des foyers, si nous résistons ensemble aux flatteries des puissants, alors nous serons la génération de l’ aurore ».
Et il concluait :
- « Marie, Étoile du matin, marchera toujours devant nous !
- En son Fils, nous contemplerons et servirons une humanité magnifique, transformée, non pas par des délires de toute puissance mais par Dieu qui, par amour, s’ est fait chair ».
L’ espérance, la bienfaitrice et l’ âme de l’ univers
Après cet appel à faire fleurir l’espérance au cœur de nos vies, de nos paroisses et malgré les difficultés que traverse le monde, nous pouvons comprendre que l’espérance, même si elle ne supprime :
- ni la douleur,
- ni la peur,
- ni les questions vertigineuses que la finitude fait surgir, est l’ affirmation que la vie ne se réduit pas à ce que l’ on voit, que l’ amour est plus fort que la mort, et que même dans la nuit la plus dense, quelque chose peut encore naître.
Aussi pouvons méditer ce texte :
« L’ espérance est la bienfaitrice et l’ âme de l’ univers. Elle a des charmes pour tous les hommes.Tous sont de même attirés par ses doux rayons …
C’ est elle qui entretient les arts, c’ est elle qui entretient les sciences, qui fait fleurir le commerce, qui console le laboureur et le pauvre …
Elle est le lien qui unit et rassemble tous les hommes : c’ est l’ espérance qui nous retire de l’ inaction où nous resterions plongés, pour nous faire embrasser les plus grand projets.
Elle donne du feu à toutes nos actions, elle nous rend des Hommes nouveaux ; c’ est à elle que nous devons tout ce que nous sommes.
Ôtez du monde l’ espérance, un lâche repos va bientôt engourdir tous les cœurs, et tout va rentrer dans le néant.
David Augustin de Brueys (1641-1723) Théologien et auteur dramatique français – Les amusements de la raison (1721)
Georgette
Sources : Vatican News le 6-01-2026 – Mon poème.fr (Citations David Augustin de Brueys)
Illustrations : Wikimédia Commons Porte Sainte de la Basilique Saint Pierre (Libre de partager selon Licence Créative Commons) – Photos Jean-Lucien G.



