9 témoignages de personnes ayant vécu la retraite dans la vie.

 

Berna, Jésus sauve la femme adultère.

Berna, Jésus et la femme adultère (Jean 8,2-11).

 

Florence

Je me suis inscrite à la retraite dans la vie un peu par hasard, sans trop savoir à quoi m’attendre, dans un élan spontané du cœur : « me voici, Seigneur, pour ce carême 2021, je désire te faire une plus grande place dans ma maison et dans mon cœur, tout simplement ».

Pendant 4 semaines, du 1er au 29 mars, nous avons cheminés ensemble, 72 frères et sœurs du groupement et des environs. Le principe de la retraite était le suivant : une soirée partagée autour d’un temps de prière, un temps de méditation de la Parole, un enseignement pour faire grandir notre foi. Puis une proposition de nourriture spirituelle pour toute la semaine : chaque jour, un texte à prier, tiré de l’Evangile, des prophètes, des psaumes, ou une prière, une image.

La Parole de Dieu est nourriture véritable et quand on prend le temps de la goûter, on découvre des saveurs insoupçonnées. J’ai découvert que la Parole était toujours fraîche et nouvelle, car elle s’adresse à nous tels qu’on est « ici et maintenant », avec nos préoccupations du moment, ce qu’on a vécu dans la journée ou dans la semaine, les épreuves, les décisions à prendre. La relire quelques jours plus tard, c’est y trouver un autre trésor à contempler. Parfois aussi, on reste un peu sec, mais ces périodes de désolation ne doivent pas nous décourager.

Manger la Parole, c’est prendre le temps de ressentir : l’empressement d’Abraham à accueillir le Seigneur sous sa tente, la joie du berger qui a retrouvé sa brebis, le désir du Seigneur qui emmène son épouse infidèle au désert pour lui parler cœur à cœur et la reconquérir, la crainte de Jérémie qui ne se sent pas à la hauteur de la mission du Seigneur, la douceur de Jésus envers la femme adultère, le merveilleux « oui » de Marie… A travers toutes ces scènes de l’Ecriture, c’est ressentir au plus profond de notre être le désir du Seigneur pour nous et faire monter notre chant intérieur en réponse à cette belle invitation.

Prier en contemplant un tableau: Jésus et la femme adultère (Jean 8,2-11)

Manger la Parole, c’est savourer. Ce n’est pas une lecture à toute vitesse, pour en connaître un maximum, ce n’est pas un challenge à relever, une performance à atteindre. C’est au contraire se poser sur une parole, même courte, mais la laisser résonner en soi. C’est se laisser toucher au cœur, faire confiance à l’Esprit Saint pour faire naître un mouvement intérieur en nous.
La retraite, c’était aussi une belle rencontre avec un frère qui m’a accompagnée, soutenue et encouragée à cheminer, qui a pris ce temps gratuit pour moi. Un temps de contemplation du travail que la Parole fait en nous, progressivement, chacun à son rythme. « La pluie et la neige qui descendent des cieux n’y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l’avoir fécondée et l’avoir fait germer, donnant la semence au semeur et le pain à celui qui doit manger ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce qui me plaît, sans avoir accompli sa mission. » (Is 55, 10-11).

Cette retraite a tout de suite produit des fruits, de patience, d’écoute, de contemplation, autour de moi, auprès de ma famille, de mes collègues de travail. Nous avons appris ou réappris à prier, à entrer en dialogue avec le Seigneur en venant comme on est, à ménager des temps d’intériorité et nous rendre disponible. Nous avons prié ensemble, entre frères, avons partagé les trésors découverts par chacun, nous nous sommes encouragés mutuellement dans notre désir de Dieu. C’est très beau d’être témoin de ce que le Seigneur accomplit dans les cœurs de nos frères.
Je remercie le Père Alexandre qui a été à l’initiative de cette belle proposition d’évangélisation, ainsi que toutes les personnes du diocèse qui ont œuvré pour cette retraite, tous les frères et sœurs qui ont cheminés, et je rends grâce pour tous les fruits qu’elle a produit, à commencer par le désir d’en témoigner ici !

 

Ela

Quand le père Alexandre m’a posé cette question : « est-ce que tu t’es inscrite à la retraite proposée à la Paroisse ? » Je me suis dit : « je suis croyante, je prie, je pratique plus ou moins ma religion et je donne un peu de mon temps à la Paroisse. Que-ce que cette retraite par zoom pourrait m’apporter ou changer quelque chose dans ma vie ? »

La curiosité m’a poussé à m’inscrire. Et là, dès ma première participation, ce fût une grande surprise, un temps très intense en émotion. J’ai été remuée, touchée par la Parole et même j’ai ressenti la douleur, la bonté et le pardon du Seigneur. Je le rencontrais.

Chaque semaine m’apportait quelque chose. Les premiers jours, j’ai vécu une immense joie, envie de partager cette retraite, de crier ma joie autour de moi. Puis ce fut le temps du silence, quelques larmes, des regrets d’avoir gâché ma retraite par ma vie quotidienne qui a repris le dessus. Mais ensuite à travers les textes proposés, il y a eu le temps d’une profonde confession et du pardon qui m’ont remplie à nouveau de joie. La bonté et l’amour infini du Seigneur sont venus en abondance en moi. C’était merveilleux…

À la dernière rencontre, j’ai été bloquée, désespérée, angoissée. Pourquoi ? Je voyais en esprit ces premiers chrétiens, leur foi immense et leur courage. Quelle force ! Et moi ?

Cette retraite m’a permis de réfléchir profondément sur moi, sur ma foi et de me poser cette question : « suis-je véritablement une chrétienne ? Une vraie ou une chrétienne de nom seulement ? »

À la veille du vendredi Saint, je veux être celle qui suit Jésus avec la foi du courage. « Que rien ne me sépare de ton amour Seigneur ! » Ni mon égoïsme ni mon hypocrisie, ni mon confort.

Merci beaucoup Père de veiller sur moi, sur nous tous, paroissiens.

Merci de nous permettre de vivre ces magnifiques messes, célébrations, temps…

Merci de nous éclairer et de montrer le chemin vers et avec le Seigneur.

Fraternellement.

 

Anne

Ce que m’a permis la retraite de la vie, à travers la méditation de textes choisis et d’un accompagnement spirituel, c’est de vivre les événements de mon quotidien davantage en union avec le Christ, à son écoute et sous son regard.

Notamment, les textes choisis m’ont aidé à aborder avec davantage de sérénité et d’abandon les difficultés que j’ai eu à traverser. J’ai été touchée par :
– le soutien de Dieu pour chacun de nous et le bonheur qu’il y a vivre en son amour via les psaumes 22 « Mon Seigneur est mon berger », psaume 142 « Je tends les mains vers toi » ou encore le psaume 42 « Comme un cerf altéré cherche l’eau vive, ainsi mon âme te cherche toi mon Dieu. »
– le regarde miséricordieux de Dieu envers moi à travers l’Evangile de la femme adultère : « Je ne te condamne pas »
– l’invitation à la patience à travers la parabole de la graine de Sénevé et à l’abandon car Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour nous « Vos pensées ne sont pas mes pensées et mes voies ne sont pas vos voies. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sont élevées mes voies au-dessus de vos voies et mes pensées au-dessus de vos pensées. » (Isaie 55,1-9 Vous tous qui avez soif, venez)
– l’appui de Dieu et son amour indéfectible à travers la parabole de la brebis égarée
– une invitation à aimer et à vivre en disciple quelles que soient les circonstances « Avance en eau profonde et lâche les filets » dans l’Evangile de Luc 5, 1-11

L’enseignement de la prière d’Alliance m’a également incitée à davantage regarder ma journée sous le regard de Dieu en prenant un temps en début de prière pour me tourner vers Dieu et en fin de prière en lui demandant son aide pour les activités du lendemain.

 

Marie-Françoise

D’abord, un grand merci à toute l’équipe accompagnatrice ainsi que pour les moments partagés en toute fraternité avec le groupe.

Je vous fais part de quelques pistes retenues pour moi. J’ai grandi avec la Curiosité de Zachée, la Joie de Bartimée, la Simplicité de Marie (cf. Marthe et Marie), la Confiance totale de La Vierge Marie, et l’Espérance des Béatitudes. Cela m’accompagne et me guide dans mon chemin vers le Seigneur et la Semaine Sainte.

 

Martine P.

J’ai apprécié le covoiturage : les trajets d’Enghien à Saint Gratien m’ont permis de rencontrer des paroissiennes et de mieux les connaître. J’ai aussi aimé les partages en petits groupes : ils étaient riches et m’ont souvent touchée voire émue. J’ai apprécié d’avoir un accompagnateur spirituel qui répondait à mes questions. Mais il habitait au Plessis-Bouchard et prendre le train et revenir avant le couvre feu me mobilisait tout un après-midi. J’ai surtout eu du mal à prier avec certains textes proposés, seule avec ma Bible. Cela me demandait un réel effort pour m’atteler à cette tâche.

 

Victoria M.

Ayant participé à la retraite dans la vie, je vous fais part de mon ressenti après cette expérience qui a été pour moi très enrichissante sur le plan de la Foi et sur le plan de la relation à autrui.
J’ai ressenti comme une élévation de mon âme, comme si je comprenais tout à coup, à travers les textes bibliques et les différents personnages des uns et des autres, ce que Dieu voulait de moi. Dans le passé, j’avais peur, comme on dit de me jeter à l’eau et une gêne stupide m’empêchait de laisser parler mon cœur. Soprano de formation, j’élevais toujours ma voix afin qu’elle atteigne, comme on dit dans le jargon musical, la voix des anges.

J’ai découvert avec bonheur que pendant cette retraite, encadrée par mon accompagnatrice Marie-Françoise DESTELLE, qui m’a guidée et encouragée, qu’il n’était pas incompatible que, comme ma voix, je pouvais élever mon âme vers Dieu. Avec mes remerciements très chaleureux.

 

Michèle R.

Ce que m’a apporté cette retraite.  Une façon différente de prier avec la Bible en se laissant imprégner de la présence de Jésus qui s’invite chez moi, la toute petite. Beaucoup de calme et de douceur, la paix intérieure, l’écoute, le partage. Merci pour ces moments. Beaucoup de gratitude.

 

Ingrid V.

Cette retraite m’a ouvert un champ infini de possibilités, rendue consciente d’une TRACE de la Présence et c’est déjà beaucoup.

J’y ai découvert une façon nouvelle de prier adossée au socle de la Parole, un chemin sûr, balisé, encadré et qui, élargi par l’émouvant témoignage des autres retraitants m’a permis de rejoindre la prière ecclésiale.

 

Catherine M.

Je rends grâce pour cette nouvelle initiative du Père Alexandre au sein de notre groupement paroissial ! Après les retraites dans la ville, la retraite dans la vie…sur les traces de Saint Ignace, ce fut une magnifique découverte, un véritable apprentissage qui m’a demandé quelques ajustements au début pour faire entrer le Seigneur régulièrement dans ma vie quotidienne, dans ce fatras de petites choses qui m’occupe et brouille souvent les messages essentiels. Je me suis sentie si proche de Marthe au début de cette retraite…

Et puis petit à petit, accompagnée par toute l’équipe, je me suis abandonnée à cette parole, à cette rencontre quotidienne avec le Seigneur. Dans cette période de confinement, j’ai été particulièrement sensible à cette liberté que nous laisse Jésus, à son immense amour qui le rend présent auprès de nous sans jamais nous juger, pour nous guider, nous questionner, nous proposer — sans jamais imposer —.

Alors, quel apaisement après l’effort… se rendre disponible à nos frères, à nos sœurs, à Dieu requiert certes de l’exigence mais nous donne en retour une paix intérieure, une force immense. Une force qui me permet aujourd’hui d’apporter à mon tour en disciple, cette parole d’espérance à mes proches ! Que dire de plus. Amen.

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