En ce matin de renaissance, écoutons l’évangile de St Jean chanté par les moines de Keur Moussa.

 

Maintenant méditons ce  texte d’Olivier Clément  (1921 – + 2009) – écrivain, poète et théologien orthodoxe.

« On a enlevé le Seigneur et je ne sais où on L’a mis. Pourtant ce matin encore sombre, ce matin gris, tout semble changer le monde en immense jardin. Le monde autour du tombeau vide, autour de tant de charniers trop pleins, semble un paradis.

Le silence railleur se dissipe. Et voici, au milieu des fleurs, le jardinier : « Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi ». Mais soudain j’entends mon nom, il m’appelle et je suis, dans son appel je suis, la cendre s’envole dans le vent de l’Esprit.

C’est Toi, c’est Toi, je Te reconnais Rabbouni. Ton corps transfiguré se dévoile en remplissant tout. Il est cet Amour qui fait que les hommes sont mes frères. Et Toi, Tu es là, invisible dans le pain, dans le vin et dans tout visage; Tu es là »

Et maintenant, prions :

Le tombeau est vide, Le Christ est ressuscité d’entre les morts. En lui le divin et l’humain s’unissent définitivement et trouve ainsi son accomplissement ! Le Christ qui dormait s’éveille. Eveillez-vous !,  ce jour de la résurrection est le commencement de la vraie vie ; dans cette humanité transfigurée, déifiée, pénètre et travaille désormais les profondeurs de l’ histoire.

Alleluia, éclatons de lumière et de joie ! En ce matin de Pâques, prions pour l’ Eglise. Dieu a voulu qu’elle soit son corps, un corps vivant pour ton amour.

Proclamons notre foi en rendant grâce et prions pour la terre entière, pour tous les Hommes nos frères ». Amen

Georgette
Illustration : Les femmes au tombeau de Berna Lopez (Site évangile et peinture) libre de droit.

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