Demain, nous célébrerons la fête de l’annonciation. Saint Luc,dans son récit, mentionne  des  personnages dont le prénom hébraïque a une signification. C’est une manière de nous inviter à méditer ce texte pour mieux en saisir le sens.

 

 

L’ Annonciation, est un appel.

Le nom de l’ange Gabriel « Force de Dieu » nous dit quelque chose du Créateur. Celui de Marie « Aimée » et celui de Joseph « Dieu Ajoute » ainsi que la  précision de la lignée de Joseph, celle de David « Tendrement Aimé », évoque la tendresse de Dieu. Le prénom de l’enfant à naître Jésus « Dieu Sauve » nous parle, quant à lui, de Son dessein. Il en est de même pour l’annonce à Marie de la maternité d’ Elisabeth, son prénom voulant dire « Dieu est ma promesse, Dieu est mon serment ». Le lieu, lui aussi,  est significatif puisque Nazareth équivaut à « Fleurir » ou « monter la garde ». Ainsi, cette énumération nous invite à la compréhension et à la découverte de la miséricorde de Dieu et nous appelle au discernement de son appel.

 

L’ Annonciation, c’est apprendre à vaincre nos peurs humaines.

Marie, face à  l ’ange Gabriel, exprime sa crainte, son incompréhension et sa peur devant l’annonce de cette maternité inattendue. C’est aussi le cas d’ Elisabeth devant affronter sa stérilité et le qualificatif de « femme stérile ». La femme infertile, outre la souffrance de ne pouvoir assurer la poursuite de la lignée, était un « objet » d’opprobre. Les craintes de Marie et d’ Elisabeth sont aussi les nôtres lorsque nous nous heurtons au mystère de la souffrance et que nous perdons confiance. Or  la fête de l’ Annonciation nous invite à la découverte de la confiance. Que dit l’ange à Marie : « Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu ». Quelle est cette grâce ? C’est celle d’apprendre à reconnaître, peu à peu, la présence de Dieu dans nos vies et dans tous ceux que nous rencontrons. C’est également avoir en mémoire cette parole de Jean : « Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 17).

 

Sur le « Oui » de Marie peut s’ appuyer l’ humanité.

En écoutant ce chant de l’ Angelus, rappelons-nous  que rien n’est impossible à Dieu et que, dans Sa Parole faite chair, nous trouvons le salut. En ce jour, demandons à Marie la force de l’accueillir avec confiance dans nos vies. Dire oui à Dieu, c’est comme le dit Patrice de la Tour du Pin dans son Hymne pour la fête de l’annonciation « Partout monta l’espoir de faire corps, un jour à la lumière ».

 

Georgette
Source :  d’après Aleteia – 25-03-2014 – Retraite de carême du Séminaire St Sulpice  
Illustration : Wikimédia Commons – L’annonciation de James Tissot (1836-1902) Gouache peinte entre 1886-1894) – Brooklyn Museum (New-York) – Domaine Public

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