Jusqu’ici peu touché par la pandémie de coronavirus, le continent africain fait face à la deuxième vague qui, avec les nouveaux variants réputés plus virulents, s’avère plus inquiétante.

Le point sur la situation sanitaire

D’abord centrée sur de grands pays de l’Est et du Sud du continent et sur le Maghreb, la nouvelle flambée se répand. Elle semble alarmante  par le taux de létalité observé : 2,5 % en moyenne en Afrique contre 2,2 % dans le reste du monde, selon les calculs de l’Africa CDC (instance gérant la réponse à la pandémie au nom de l’Union africaine). Parmi les pays actuellement les plus touchés, on compte le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Mali, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Sénégal et la plupart des Etats du Sud du continent. Quant aux vaccins tant attendus ils se font attendre.

Outre cette épidémie, la République Démocratique du Congo connaît une résurgence des cas de peste en Ituri au nord-est au pays. Selon le Dr Patrick Karamura, ministre provincial de la Santé de la région, plus de 520 cas ont été dénombrés dont plus de 31 décès. L’âge moyen des personnes touchées est de 13 ans.

Les conséquences économiques de la crise du Covid 19

En octobre 2020, le  continent africain ne comptabilisait que 4,2% de toutes les contaminations dans le monde mais en subissait les conséquences. En 2020, pour la première fois en 30 ans, le PIB reculait et la récession touche aujourd’hui 40 des 54 pays africains. Cette situation résulte de la forte dépendance d’une partie des grandes économies africaines aux exportations de ressources tels que le pétrole ou les minerais. Des pays comme la République du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale sont particulièrement exposés à la chute des cours du pétrole.

Le 8 février dernier, le pape François, dans son discours au corps diplomatique, rappelait que « la fermeture des frontières et les sanctions sanitaires ont accentué les urgences humanitaires » mais aussi que ce sont « la solidarité et les autres valeurs qui permettent à l’économie d’être au service du développement humain intégral, au lieu d’intérêts particuliers ». Soulignant à quel point  nous avons  perdu de vue la valeur sociale de l’activité économique et la destination universelle des biens et des ressources , il terminait son allocution en précisant que seules « la fraternité et l’espérance sont les véritable remèdes à la pandémie et aux nombreux maux qui nous frappent » et que « le monde en a besoin autant que des vaccins ».

Plus que jamais, pendant  cette période de carême nous devons y penser mais aussi prier pour nos frères africains qui ne cessent de lutter contre les épidémies et le sous développement.

Georgette

Sources : Jeune Afrique Santé du 19-02-2021 et du 24-02-2021 et discours du pape François du 8-02-2021

Illustration : Pxhere CCO – Domaine Public 

 

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