Toute messe commence par une demande collective de pardon. Debout, nous confessons que le péché ferme nos cœurs mais nous reprenons aussi le cri de la cananéenne et des aveugles qui demande à voir la lumière : « Kyrie Eleison, Seigneur, aie pitié de nous, prends pitié de nous ».

 

1 – Reconnaître l’amour de Dieu

Ce rituel prend racine dans le Yom Kippour (la fête du grand pardon) de nos frères Juifs. C’est en les nommant qu’ils y  confessent   les péchés du peuple. Nous aussi, au début de chaque eucharistie, nous portons  devant  Dieu le poids de nos fautes. Mais, nous le faisons avec l’intime conviction que Dieu nous aime puisque nous le savons :   « Il nous a sauvés, non pas à cause de la justice de nos propres actes, mais par sa miséricorde. Par le bain du baptême, il nous fait “renaître” et nous renouvelle dans l’Esprit Saint… afin que, rendus justes par sa grâce, nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle » (Tite 3, 5). Reconnaître  par trois fois, nos fragilités humaines, c’est affirmer que le Christ est mort sur la croix pour nous libérer du poids de nos péchés.

2 – Les deux boucs émissaires dans la Bible

La fête du grand pardon fait mémoire des deux boucs émissaires (celui envoyé hors de la ville pour porter le poids des péchés et celui sacrifié dans le sanctuaire en expiation des fautes commises).  Cette double figure est, pour nous celle de Dieu venant nous rejoindre en la personne du Christ puisque son sacrifice a lieu au Golgotha, hors de la ville mais aussi parce que, par sa mort, Il intercède pour toute l’humanité.

3 – Le Kyrie, un acte de foi

Le  rite pénitentiel collectif  « prise de conscience de nos misères » * est  aussi un acte de foi et d’espérance puisque « baisser les yeux avec humilité » nous permet de « sentir se poser sur nous le regard miséricordieux de Dieu » *. Il exprime notre espérance car nous le croyons  « Son pardon est toujours devant nous, il précède nos fautes et nous prépare un A-Venir ». (* Pape François)

4 – Pour conclure

Ecoutons et méditons ce chant. Qu’il nous permette de prendre conscience que, par l’aveu de nos fautes, nous reconnaissons que seule l’aide du Christ peut nous aider à construire ce monde encore en gestation afin qu’un jour Son peuple soit enfin rassemblé pour se présenter devant le Père de toutes les miséricordes.

 

 

Georgette
Illustration : orthodoxie center blog

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