Le psaume de ce jour, attribué à David, est le second des sept psaumes de Pénitence. Il exprime le bonheur de celui à qui Dieu a pardonné ses péchés.

 

Les versets lus aujourd’hui insistent sur les mots heureux et fautes. En effet, pourrions-nous expérimenter la miséricorde de Dieu sans l’aveu de nos erreurs, de nos faiblesses ?   Le livre des Proverbes nous parle donc de l’aveu comme condition  du pardon de Dieu : « Qui cache ses fautes ne réussira pas ; qui les avoue et s’en détourne obtiendra miséricorde » (Pr 28, 13).

La confession s’avère être l’indispensable opération-vérité. C’est là le sens du verset 2 : « Heureux l’homme … dont l’esprit est sans fraude » (Ps 31, 2). C’est ce que nous révèle St Jean : « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous égarons nous-mêmes… Si nous reconnaissons nos péchés, lui qui est fidèle et juste, va jusqu’à pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice » (1 Jn 1, 8-8). Certes, l’aveu n’enlève pas la faute, mais il nous prépare à recevoir le pardon de Dieu qui nous libérera du poids de nos péchés.

Ecouter l’invitation du Seigneur à ne pas nous obstiner à avancer sans lui, c’est avoir le désir de laisser monter en nous le courage de nous présenter à lui, conscients de nos limites et nos fragilités, en ayant la conviction que Dieu est à l’origine de tout salut.

Puisque le psalmiste décrit cette expérience comme celle d’une libération intérieure, avec la certitude que le Seigneur nous libère du poids de nos fautes et nous fait (re)vivre dans l’alliance, nous pouvons laisser monter en nous ce chant d’action de grâces.

 

 

Georgette
Illustration : Wikimédia Commons – Le retour du fils prodigue – Huile sur toile de Pompeo Batoni (1708-1787) – Musée de l’art de Vienne.

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