Avons-nous conscience que, dans notre pays, 5,5 millions de personnes bénéficient d’une aide alimentaire. Les effets du confinement et la crise économique à venir mettent au défi les associations caritatives. C’est ce que Nathalie Birchem, en charge de la rubrique Exclusion/Solidarités à la Croix a observé. Elle nous en dit plus sur cette vidéo.

 

Les conséquences de la crise du Covid 19 se font sentir. Des intérimaires, des personnes qui devaient signer un CDI, se retrouvent dans des situations très précaires. Dans les régions où les bassins d’emplois sont déjà fragilisés, la situation risque encore de s’aggraver dans les mois à venir. C’est également le cas des étudiants qui se sont retrouvés privés de restaurants universitaires et des petits jobs qui leur permettaient de tenir. Ceux issus d’un milieu modeste, doivent mener de front étude et travail afin d’assurer les dépenses incompressibles (loyer et assurances, électricité et gaz). Ils ne mangent pas à leur faim. Selon un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) publié en 2015, 19% vivent avec moins de 60 % du revenu médian, qui était de 987 € par mois (La Croix du 19-11-2019).

Certes, on ne meurt pas de faim en France, mais un nombre grandissant d’individus ne fait qu’un repas par jour et les banques alimentaires ne fournissent pas toujours légumes et fruits frais (fautes de moyens). Les colis se composent donc souvent de conserves, de pâtes et de riz. Les carences alimentaires augmentent pour ces catégories de population.

Nous devons donc rester vigilants et être particulièrement attentifs à toutes les personnes qui, dans nos quartiers, dans notre groupement paroissial, risquent de vivre une situation difficile, d’être en détresse. Le Christ nous dit : « […] Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » !

 

Georgette
Source : Nathalie Birchem – La Croix l’Hebdo du 3-07-2020 : Avoir faim en France en 2020

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