Le mois de Mai est tout particulièrement consacré à Marie. Pour mieux la prier, allons à sa « rencontre », semaine après semaine, afin de mieux découvrir ce qu’Elle est et ce qu’elle nous enseigne.

 

 

Même si elle est la mère de Dieu, Marie n’est pas une sorte de « déesse ». Jeune femme de Palestine, elle ne devait certainement pas ressembler aux sculptures que nous voyons si souvent dans nos églises : Statue d’albâtre, de bois peint, de marbre ou encore de plâtre la représentant vêtue d’une robe blanche ou bleue et d’un ample manteau, les mains jointes. Sa foi a fait d’elle le « Temple » de l’Esprit et c’est ce qui lui a permis de devenir la mère du Fils de Dieu. Au moment de la visitation, l’ange Gabriel ne lui dit pas qu’Elle est pleine de vertu, mais qu’Elle est pleine de « grâce », c’est-à-dire qu’Elle possède en elle le don de la gratuité, du don total de Soi. Marie est un modèle de courage ; pour dire son oui, elle a dû vaincre cette appréhension et cette peur légitime que nous ressentons devant l’inconnu.

Marie une femme d’écoute. Au moment de la visitation, ce n’est pas Elle qui parle en premier ; Elle laisse la parole à sa cousine Elisabeth. Ce n’est qu’après l’avoir écoutée qu’elle laisser « éclater » sa joie : « …Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur….Le Puissant fit pour moi des merveilles… » (Lc 1, 46-47).

Femme modeste et silencieuse : « Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Lc 2, 19), elle est cependant déterminée, forte et confiante. A Jésus qui, après sa demande aux noces de Cana, lui répond : « Femme que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue », elle réplique : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le » (Jn 2, 4-5).

Elle a su accepter et surmonter toutes sortes de souffrances. Celle de la présentation au Temple lorsque Syméon lui annonce qu’un glaive transpercera son cœur, celle de la fuite en Egypte accompagnée de la douleur provoquée par le massacre d’enfants innocents et enfin celle au pied de la croix. Marie en perdant celui qui est la chair de sa chair, perd la raison de son « Oui ». Dans le récit de la passion, le Christ reprend des phrases de psaumes : « Mon âme est triste à en mourir » (Ps 42, 6), « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Ps 21, 2). Marie, quant à elle, a probablement dû avoir recours à celles-ci : « …mes entrailles frémissent, mon cœur en moi se retourne… On m’entend gémir, personne pour me consoler » (Lm 1, 20-21).

Après la mort et la résurrection de Jésus, que fait Marie ? Elle vit désormais dans la maison de Jean qui l’a prise chez lui. Il est devenu son fils spirituel comme le sont tous ceux qui se laissent habiter par le même amour pour Dieu et guider par la « Servante du Seigneur ». Elle reste avec les apôtres dans l’attente de la venue de l’Esprit Saint. Elle est présente avec eux au cénacle (Ac 1.12-14) quand vient l’Esprit promis. Marie femme disciple et missionnaire est la Mère de l’Eglise. Elle nous guide dans l’intelligence de la foi.

Nos prières à Marie ne peuvent remplacer ni les sacrements ni la pratique des vertus théologales (foi, espérance et charité). Néanmoins, femme de médiation, nous pouvons avoir recours à Elle.

Par son intercession, demandons à Dieu :

  • de nous aider à avoir une foi semblable à la sienne.
  • d’être, comme elle, disponible à l’œuvre que Dieu désire accomplir, par notre intermédiaire, dans tous les engagements missionnaires sociaux et religieux de notre temps.
  • De nous obtenir la grâce de surmonter nos incompréhensions, nos peurs et nos souffrances.

 

Georgette
Sources : Sanctuaire Notre Dame de Toute Aide.

 

Mon chef d’œuvre, dit Dieu, c’est Marie !

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