Samedi, 5ème Semaine de Carême

 

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge Bienheureuse. »

 

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Le seigneur soit avec vous.
Et avec votre esprit !

Aujourd’hui nous allons prier avec les oraisons prévues pour le temps de pandémie. Nous prions pour toutes les victimes, pour tout le personnel soignant, pour toutes les personnes qui souffrent dans cette épreuve que nous traversons.

Prions le Seigneur :
« Seigneur Dieu en tout danger tu es notre refuge, et c’est vers toi que dans la détresse nous nous tournons. Nous te prions avec foi. Regarde avec compassion ceux qui sont dans la peine. Accorde à ceux qui sont morts le repos éternel, le réconfort à ceux qui sont en deuil, aux malades la guérison, la paix aux mourants, la force au personnel soignant, la sagesse à ceux qui nous gouvernent et à tous le courage de progresser dans l’amour. Ainsi pourrons-nous ensemble rendre gloire à ton Saint Nom. Par Jésus-Christ notre seigneur qui vit et règne avec Toi dans l’unité du Saint Esprit, Dieu pour les siècles des siècles.
Amen. »

 

Homélie du diacre Vianney Baudouin

Le jour de la naissance de mon neveu, je me suis rendu à l’hôpital pour le voir avec mes parents qui avaient gardé leur petite fille pour la nuit. Nous allions tous ensemble voir son petit frère. Arrivés à l’entrée de la maternité son papa l’attendait. Lorsqu’elle le vit, elle descendit des bras de sa grand-mère et à toute vitesse, les bras ouverts, elle courut et cria : « Papa ! » Et il la serra de toutes ses forces dans ses bras.
Jamais je n’oublierai cette scène magnifique d’une petite fille qui accourt vers son papa.

Nous sommes au seuil de la semaine sainte et j’aimerais que nous puissions poser davantage notre regard sur la vierge Marie, mère du Christ, mère de l’Église, mère de ce peuple confiné, mère des malades, mère de Qahal.

Vous le savez certainement, le samedi l’église fait mémoire habituellement de la vierge Marie. En effet, nous portons un grand attachement à Marie, notre maman du ciel. Nous allons suivre le Christ pas à pas dans cette grande semaine, le suivant au jour le jour. Et la vierge Marie était aux côtés de son fils à chacune des étapes de ces jours saints. Oui Marie et la mère du Christ et comme toute mère elle accompagnait son fils dans les moments de joie comme dans les moments difficiles.

En effet, Marie est là à chaque instant près de son fils comme elle est auprès de nous à chaque instant de notre vie et particulièrement dans cette période de détresse.

Prenons Marie dans notre cœur avec confiance, ayant confiance dans sa prière efficace qui intercède pour nous auprès de Jésus.

Elle porte nos prières et les présente à Dieu, toutes nos prières ! Elle les accueille sans jugement mais avec l’amour d’une mère. Oui, Marie est là, nous pouvons nous appuyer sur elle car elle sait ce qu’est la souffrance. Elle a vu son fils mourir par amour sur une croix. Elle a tout porté. Elle a été fidèle. Elle nous est fidèle.
Alors comme ma nièce qui a ouvert les bras de son papa, nous-mêmes, courons nous blottir dans les bras de la vierge Marie, mère de consolation. Osons cette prière simple, accessible à tous, car Marie est fidèle.

Je propose aujourd’hui de dire dans votre temps de prière quotidien cette magnifique et très ancienne prière à la vierge Marie :

« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse, Vierge Bienheureuse. »

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (11, 45-57)

En ce temps-là,
quand Lazare fut sorti du tombeau,
beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie
et avaient donc vu ce que Jésus avait fait,
crurent en lui.
Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens
pour leur raconter ce qu’il avait fait.
Les grands prêtres et les pharisiens
réunirent donc le Conseil suprême ;
ils disaient :
« Qu’allons-nous faire ?
Cet homme accomplit un grand nombre de signes.
Si nous le laissons faire,
tout le monde va croire en lui,
et les Romains viendront détruire notre Lieu saint
et notre nation. »
Alors, l’un d’entre eux, Caïphe,
qui était grand prêtre cette année-là,
leur dit :
« Vous n’y comprenez rien
vous ne voyez pas quel est votre intérêt :
il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple,
et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »
Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;
mais, étant grand prêtre cette année-là,
il prophétisa
que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation,
c’était afin de rassembler dans l’unité
les enfants de Dieu dispersés.

À partir de ce jour-là,
ils décidèrent de le tuer.
C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement
parmi les Juifs ;
il partit pour la région proche du désert,
dans la ville d’Éphraïm
où il séjourna avec ses disciples.
Or, la Pâque juive était proche,
et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem
pour se purifier avant la Pâque.
Ils cherchaient Jésus
et, dans le Temple, ils se disaient entre eux :
« Qu’en pensez-vous ?
Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »
Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres :
quiconque saurait où il était devait le dénoncer,
pour qu’on puisse l’arrêter.

– Acclamons la Parole de Dieu.

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