Nous étions nombreux à avoir répondu à l’appel des Pères Alexandre et Edouard qui nous invitaient à dresser un bilan de nos groupes de partage de la parole qui, cette année, s’est faite autour de l’Evangile de St Jean.

 

                          

 

Sur les onze équipes existantes sur notre groupement paroissial (6 à St Gratien – 4 à Enghien et 1 à St Paul/St Ferdinand) sept étaient présentes. Les autres avaient envoyé un compte-rendu. Suivant les groupes, le nombre des participants est de 4 à 8.

 

                              

 

Ce bilan s’est déroulé en trois temps : 1) Relecture par tous les membres présents de cette année de partage – 2) Lecture de passages de la lettre de mise en œuvre de la lettre pastorale de Mgr Lalanne (en particulier sur les petites fraternités missionnaires) – 3) Quels textes proposer cette nouvelle année.

 

1) Relecture : deux groupes ont connu des difficultés pour se réunir régulièrement après d’importants problèmes de santé des animateurs (Bernard et Catherine, aujourd’hui décédée). D’autres ont signalé la difficulté de libérer deux heures dans un emploi du temps déjà bien chargé.

L’évangile de St Jean, assez difficile d’accès, est très peu lu au cours d’une année liturgique. Il est donc peu connu et cette année, nous n’avions pas de petit livre édité par le diocèse avec les zooms sur certains passages. Cette lecture continue a permis à certains de mieux découvrir cet évangile. Beaucoup ont fait aussi davantage de recherches personnelles (aide avec les écrits de Marie Noëlle Thabut, de St Christian de Chergé, de Notre Dame du Weeb, de Bibliquest, de Sœur Anne Lécu (Dominicaine) et de voir naître de belles initiatives à Enghien telles que : un temps d’adoration d’une dizaine de minute (les rencontres ont lieu à l’église) et pour aider à la réflexion, projection de diapos par le Père Jean Poussin présent dans le groupe.

 

Qu’apporte à chacun la participation à ces rencontres ? La réponse est unanime, elle permet, pour certaines personnes de rompre l’isolement, de faire de nouvelles rencontres et de nouer de nouvelles amitiés. Elle nous aide également à développer en nous l’écoute aux autres (nous avons tous une interprétation personnelle des textes), d’acquérir un plus grand esprit d’ouverture (les textes ont toujours un écho personnel dans nos vies), de nous dire ce qui nous touche ou nous dérange dans le texte et de nous soutenir (c’est bon de se rendre à ce rendez-vous fixé à l’avance). Des personnes, un peu éloignées de la foi, participent à ces rencontres pour découvrir, comprendre ce qui en fait l’essentiel ou tout simplement par curiosité intellectuelle … Leur présence est très enrichissante puisqu’elle permet un dialogue autour de nos divergences. L’une d’elles nous a confié qu’au sein de son groupe, même si certaines de ses questions demeurent encore sans réponse, elle y a trouvé beaucoup de messages d’amour, de joie, de paix … Une autre a signalé que son mari plutôt réticent, commence maintenant à s’intéresser à ce partage.

 

Nos différentes manières de fonctionner montrent que l’Esprit Saint est en action dans cette lecture communautaire qui fait avancer l’intelligence de la foi.

 

2) Texte de Mgr Lalanne.

Il y rappelle que la fraternité est un principe de vie constitutive de l’être chrétien. Par notre baptême, nous sommes tous frères et sœurs en Jésus Christ, fils et filles d’un même père qui nous demande de nous aimer, de nous venir en aide, de partager, de nous soutenir et de nous pardonner…

 

Il rappelle également que ces équipes de partage de la Parole qu’il a voulu il y a trois ans déjà sont des petites fraternités missionnaires. Comme toutes fraternités missionnaires, elles doivent comporter trois aspects : vie fraternelle, vie missionnaire ouverte sur tous les autres, appelante, centrée sur le message du Christ et service des plus petits.

 

Enracinés dans la lecture et le partage de la Parole de Dieu, nos équipes se doivent de devenir le miroir du Seigneur, de créer des ponts entre la communauté paroissiale et la vie locale et d’accueillir celles et ceux qui sont au seuil de l’Eglise.

 

Le Père Edouard nous a lancé un défi: discerner en équipe au moins une personne que nous appellerons à rejoindre notre groupe. En s’agrandissant, ils permettront, par la suite, de créer de nouvelles fraternités puisque, au-delà de huit personnes par groupe, il deviendra nécessaire de les scinder en deux afin que chacun puisse continuer à s’y exprimer.

 

Le défi est accepté par toutes les équipes, « petites fraternités missionnaires ».

 

Mgr Lalanne le rappelle : Comme chaque famille ne peut se refermer sur elle-même sans courir le risque de s’éteindre, une fraternité se déploie en s’ouvrant à l’extérieur.

 

3) Sur quels textes partager cette année ?

 

Un ou deux groupes ont fait part de leur désir de continuer à approfondir l’évangile de Jean. Les autres proposent le livre des Actes des Apôtres. Devenus maintenant plus autonomes, nous devons apprendre à faire des choix, à faire preuve d’initiatives et de discernement afin que chaque groupe définisse une règle adaptée à sa propre particularité mais cherchant toujours à cheminer ensemble pour porter ensemble l’Evangile « La Bonne Nouvelle ».

 

 

Georgette

Photo : Pxhere – CCO – Libre de droit

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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