J’ai découvert Taizé en 1964 au cours d’un camp de formation des Guides de France. En 1994, nous avons  reçu des Tchèques lors de la rencontre Européenne à Paris et avons assisté à la veillée organisée le 31 Décembre. La prière du Notre Père, dite ensemble dans nos langues respectives, nous a fait prendre davantage conscience du « miracle » de la Pentecôte : au-delà de la barrière du langage, la compréhension ! C’est là que mon mari a découvert l’esprit de Taizé. Lorsque nous avons pris notre retraite, nous avons passé une semaine en Bourgogne, dans cet endroit unique. Là encore la magie du lieu a opéré et nous avons l’intention d’y faire un autre séjour. Aujourd’hui, lorsque j’y pense, je suis persuadée que cette expérience du silence, de la prière œcuménique communautaire, de la louange et de l’ouverture à l’autre a été déterminante dans mon chemin de foi.

 

Pendant les vacances de la Toussaint, quatorze jeunes de notre groupement paroissial ont participé au pèlerinage diocésain, en présence de Mgr Lalanne. Ils étaient accompagnés de Merlin, de Laetitita et du Père Jean. Sur place, ils ont formé un seul groupe avec ceux du lycée Notre Dame de la Providence et leur accompagnatrice. Taizé est l’endroit idéal pour apprendre la frugalité : un plateau, une assiette, un bol et des repas qui ne sont pas de « haute qualité » mais qui nourrissent. C’est aussi participer aux « services » vaisselle, nettoyage des lieux communs… Ce qui serait rédhibitoire pour des adultes, au point d’écrire des critiques, n’est guère important pour eux. Ce qu’ils retiennent de ce séjour, c’est la joie, les parties de foot, le partage et la méditation en petits groupes.

                              

 

 

               

             

 

                          

                

 

                   

 

 

Taizé c’est aussi l’apprentissage de l’intériorité. Qui pourrait penser que cette jeunesse, dont on dit qu’elle est addict aux portables et ne peut se passer d’écran, de musiques, puisse autant aimer les temps de prière et les longues veillées d’adoration où alternent chants et temps de silence. C’est un endroit que tout le monde devrait connaître ; l’Esprit Saint y souffle. Il dit, le temps d’une retraite, qu’il nous faut quitter notre petit confort pour se mettre en route vers l’autre et vers Dieu ! Et cela, tous ceux qui ont soif de vérité et d’amour le vivent ici en plein cœur. L’un d’eux a écrit : « Même si j’ai dû nettoyer les toilettes, la journée vécue aujourd’hui, je m’en souviendrai toute ma vie ». Et c’est vrai !

 

 

 

                      

 

Prions pour que les témoignages qu’ils ont entendus demeurent ancrés en eux, pour que les découvertes qu’ils ont faites portent du fruit. Que la flamme de la prière et du silence, allumée en eux continue à brûler et les aide à trouver l’apaisement intérieur !

Georgette et les animateurs – Photos Merlin

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