Samedi et Dimanche dernier, notre groupement paroissial a vécu des moments très forts, ceux de l’ordination de Charles-Thierry à l’Eglise Saint Joseph d’Enghien.

 

Samedi soir, nous étions invités à participer à la veillée de prière animée par les jeunes d’Altaïr-MP3 et connexion de notre groupement paroissial et par des choristes et musiciens du diocèse. Elle avait pour thème : Qu’as-tu fait de ton baptême ?.

 

Cette veillée s’est déroulée en trois temps : Chants de louange puis témoignage d’un jeune couple marié depuis deux ans, celui de sœur Agathe d’Argenteuil et Charles Thierry sur la façon dont ils vivent leur engagement baptismal . Elle s’est poursuivie par la prière du Credo et le renouvellement des promesses de notre baptême et des chants de méditation. Le cierge allumé que nous tenions à la main était un rappel : nous devons croître, dans la vie comme dans la foi, à la lumière du Christ Ressucité et être lumière pour les autres ; une lumière fragile comme peut l’être une flamme, mais rayonnante !

                                      

 

 

Dimanche matin, nous étions nombreux à assister et à vivre la belle et riche liturgie de l’ordination diaconale de Charles-Thierry. Elle a débutée par la longue procession des servants d’autel, des diacres et des prêtres pendant que retentissait le chant qu’Exulte la terre, qu’exulte le ciel, que chante sans fin le peuple de Dieu…

 

                                        

                                   

 

Elle s’est poursuivie par l’appel de Charles Thierry. Jugé digne d’être ordonné, il s’est engagé au célibat . Cet engagement signifie sa disponibilité. C’est une manière de se donner pleinement au Christ.

 

Après la proclamation de l’évangile

 

et l’homélie de Mgr Lalanne (1),

 

le rituel de l’ordination a commencé par le chant à l’Esprit Saint : Le Veni Créator Spiritus. Il s’est poursuivi par l’interrogation de Mgr Lalanne sur la volonté de l’ordinand à vouloir recevoir la charge de diacre en vue de l’ordination sacerdotale. Après sa réponse positive, Charles Thierry a prononcé ses vœux d’obéissance. C’est un acte de confiance en l’Eglise.

La prostration est un grand moment d’émotion pour tous ceux qui vivent cet instant. Pendant la litanie des Saints, Charles Thierry reste allongé sur le sol. Cette attitude a plusieur sens. Elle renvoie à une prière : «  Tous ensemble, ils firent donc cette prière, adressant au Seigneur des supplications…jeûnant et se prosternant, pendant trois jours d’affilée ».( 2 Mc 13, 12). Elle signifie que l’ordinand a conscience de ses propres limites et fragilités.  Elle est un don total de sa vie abandonnée dans la miséricorde de Dieu. La longue litanie des Saints est, quant à elle, une prière d’intercession : «  priez pour nous ». Elle s’adresse à Dieu. Par cette très belle prière, l’Eglise et la terre appelle à son aide l’Eglise du ciel. Pour moi, elle est également le signe de son universalité (Bienheureux et Saints de tous les continents) de sa lente édification (Apôtres, Evangélisateurs, Martyrs, Pères de l’Eglise, Réformateurs…), de sa capacité à surmonter les crises qui l’ont secouée et à demeurer vivante. Elle est signe de la sainteté de tous les baptisés et rappelle leur  vocation qui est de chercher à accomplir pleinement leur vocation chrétienne, dans le monde, en vivant pleinement l’Evangile.

Après ce moment intense, Mgr Lalanne, avec la prière qui l’accompagne, a fait le geste de l’imposition des mains. Par ce signe très ancien de bénédiction et de transmission est communiqué le don de l’Esprit Saint à ceux qui ont la charge de prendre soin du peuple de Dieu et de l’Eglise.

Autre moment très fort de cette ordination, la vêture. L’étole et la dalmatique (sorte de tunique ample qui se porte sur l’aube) sont les ornements propres aux diacres. Ils sont le signe du service propre à leur fonction. Elles ont été apportées en procession par les parents de Charles Thierry. Comme au jour de son baptême, c’est une façon de présenter leur fils à Dieu et à son Eglise.

                                            

 

Pendant la vêture retentit un chant en Bakoko, langue d’une tribu du Cameroun dont est originaire la famille de Charles-Thierry. Le refrain dit : « Me voici Seigneur, Me voici je viens. Me voici Seigneur, je viens pour faire ta volonté ».

                                                 

 

 

Après avoir reçu l’Evangile qu’il a mission d’annoncer, Charles Thierry peut accomplir de nouveaux rôles liturgiques : proclamer l’évangile et prêcher, porter la communion, préparer et célébrer les baptêmes, les mariages et les obsèques et donner un certain nombre de bénédictions.

 

                                                    

 

Merci à tous les jeunes choristes et aux musiciens qui ont animé cette très belle célébration ainsi qu’à tous ceux qui l’ont longuement préparée.

 

                

Ainsi que le demandait le Pape François dès le premier jour de son pontificat « Je vous demande de prier pour moi. J’ai ai tellement besoin. N’oubliez pas cela … » prions pour Charles Thierry, pour tous les séminaristes et pour les prêtres.

 

     

 

 

 

Georgette et toute l’équipe du site internet.

Reportage photos : Charles-Édouard B (diocèse) Jean-Lucien G et Merlin M (paroissiens)

 

(1)Homélie de Mgr Lalanne :

http://www.catholique95.fr/images/actualite/homélie_ordination_diaconale_CT__ndjandjo.pdf

 

 

 

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