La vie de Jean Vanier a été un appel à oser la relation de fraternité avec les plus fragiles, à dépasser nos peurs et à construire un monde accueillant pour tous. Il nous a montré qu’un chemin est possible pour l’humanité qui, aujourd’hui, a tendance à se replier sur elle-même et pour qui la cohabitation, avec celui qui est différent, devient angoissante.

Le 10 Septembre 2018, à l’occasion de ses 90 ans, il avait adressé une vidéo aux hommes d’aujourd’hui. Il y donnait dix conseils qui étaient le  fruit de son expérience auprès des personnes en situation de handicap, mais également de ses nombreuses et diverses rencontres faites au cours de ses voyages aux quatre coins du monde. Il nous laisse ce « testament ». Simple et concret, il est donné avec bienveillance, pour nous apprendre à accepter nos fragilités et nous aider à grandir en humanité, en fraternité.

Ces dix recommandations démontrent que, si nous apprenons à faire tomber « les murs de la peur », nous deviendrons capables de devenir co-créateurs de notre maison commune :

  1. Accepte la réalité de ton corps
2. Parle de tes émotions et difficultés.
3. N’aies pas peur de ne pas réussir.
4. Dans une relation, prends le temps de demander « Comment vas-tu ? »
5. Arrête de regarder ton téléphone. Sois présent !
6. Demande aux gens  « Quelle est ton histoire ? »
7. Sois conscient de ta propre histoire
8. Arrête les préjugés : rencontre les gens
9. Ecoute ton désir profond et suis-le
10. Souviens-toi que tu vas mourir un jour

Dans son livre « Entrer dans le mystère de Jésus » (2005), il avait écrit : « Notre vie est une traversée de la faiblesse du nouveau-né que nous avons été à celle du vieillard que nous deviendrons. Notre vie est un chemin de croissance qui va de l’ignorance à la sagesse, de l’égoïsme au don de soi, de la peur à la confiance, de la culpabilité à la liberté intérieure, de la haine de soi à l’acceptation de soi ». Et, dans une Porte d’Espérance (1993), ceci : « …il est impossible d’entrer dans les souffrances d’un autre si nous n’avons pas assumé les nôtres, … la réalité de notre état de créature et donc de dépendance ».

Georgette

Source la Croix

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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