La clôture du dépôt des candidatures vendredi soir, a donné le départ de la campagne électorale pour les élections européennes qui auront lieu le 26 mai prochain.

Le jeudi 2 Mai, Le pape François, dans un discours devant l’Académie pontificale des sciences sociales, s’est inquiété de la montée des nationalismes et des populismes en Europe et dans le monde. Il a appelé l’Europe « à ne pas perdre la conscience des bénéfices apportés » par la construction européenne, précisant que « l’Église a toujours exhorté à l’amour de son peuple, de sa patrie, au respect du trésor des différentes expériences culturelles, des us et coutumes et des justes modes de vie enracinés dans les peuples ». Il a rappelé qu’elle « met aussi en garde les personnes, les peuples et les gouvernements contre les déviations de cet attachement lorsqu’il s’agit d’exclusion et de haine de l’autre, lorsqu’il devient un nationalisme conflictuel qui élève des murs, voire du racisme ou de l’antisémitisme ».

Il a souligné que : « L’Église observe avec inquiétude la réapparition, presque partout dans le monde, de courants agressifs envers les étrangers, en particulier les immigrés, de même que ce nationalisme croissant qui oublie le bien commun ». Pour lui « la manière dont une nation accueille les migrants révèle sa vision de la dignité humaine et de son rapport à l’humanité ».

 Reprenant la vision de St Thomas d’Aquin sur la nation comme lieu d’épanouissement du bien commun, il a précisé qu’aujourd’hui : il « est devenu mondial » … et expliqué que : « L’État national ne peut plus être considéré comme un absolu, comme une île isolée du contexte qui l’entoure » car il « n’est plus en mesure de procurer, à lui seul, le bien commun à sa population ».

Et il a poursuivi : « Selon le principe de subsidiarité, il faut donner à chaque pays le pouvoir de fonctionner dans la mesure de ses moyens ». Il a appelé les États d’une même région, comme l’Europe ou son Amérique latine natale, à « renforcer leur coopération en attribuant l’exercice de certaines fonctions et services aux institutions intergouvernementales qui gèrent leurs intérêts communs ».

Et il a exhorté l’Europe à ne pas perdre : « la conscience des bénéfices apportés par ce chemin de rapprochement et de concorde entre les peuples entrepris après la Seconde Guerre mondiale ». Et il a conclu en appelant les États-Nations à « participer à la construction du bien commun de l’humanité, élément nécessaire et essentiel de l’équilibre mondial ».

Pendant cette période électorale, le Journal la Croix publie quotidiennement un article sur les enjeux de cette élection en se rendant chaque jour dans un pays de l’Union européenne afin de découvrir qui sont les citoyens des pays membres et quels sont les avantages, en termes de développement (économie, éducation), de protection (sociale et environnementale), à être dans l’Europe.

Georgette

Source : La Croix – 02 Mai 2019

 

 

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