Le dimanche des Rameaux inaugure la Semaine Sainte. La célébration commence sur le parvis de l’église. Chacun est muni d’un rameau vert : une petite branche de sapin, de palmier, d’olivier ou du buis …

Après la lecture de l’évangile relatant l’entrée de Jésus à Jérusalem (cette année Lc 19, 28-40), les rameaux sont bénis. Le chant Hosanna, emprunté à l’épisode de l’Evangile, retentit. Les branches vertes sont alors levées vers le ciel. Ce chant et ce geste est une réponse collective et personnelle à l’invitation du Seigneur qui nous dit « Suis-moi !». En franchissant les portes de l’église, l’assemblée, conduite par la croix de procession, manifeste son désir de Le suivre, bien que ce ne soit pas toujours aisé. Après cette marche derrière la croix,  le récit de la Passion (Lc 22, 14-23, 56) nous rappelle à la fois la vie offerte du Christ pour la rédemption du monde mais également  les exigences d’une vie de croyant.

A la fin de la célébration, nous retournons chez nous et nous déposons notre rameau près d’un crucifix. Une manière de signifier notre voeu d’être fidèle à l’Evangile dans le quotidien de nos vies, dans l’intimité de notre demeure et dans toutes nos rencontres.

Mais cet élan s’amenuise au rythme de nos préoccupations. Il va, tout au long de l’année, face à la récurrence de nos reculs et de nos péchés, perdre de sa force. Le rameau devenu sec devient alors l’image de notre impuissance à lutter seul. Néanmoins, bien que desséché, il n’est pas perdu ! Il sert à fabriquer les cendres qui marqueront à nouveau nos fronts. Conscients de nos faiblesses humaines, nous désirerons, une nouvelle fois, changer nos cœurs et progresser. Portant cette marque bien visible et en entendant « convertis-toi et crois à l’évangile » nous pourrons alors, une nouvelle fois, prendre conscience que constamment, la fidélité du Seigneur et son Amour nous relèvent. Cette certitude nous aidera à reprendre, avec espoir et courage, le chemin du carême. Vécu pendant 40 jours dans la prière, le jeûne et le partage, il nous permettra d’élever vers Dieu un nouveau rameau vert, signe de la vigueur de notre désir et de notre espérance. Cette humble élévation manifestera ainsi la fermeté de notre souhait d’être, malgré nos faiblesses humaines, un vrai disciple du Christ !

Georgette

Source : Sébastin Antoni, assomptionniste.

 

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