Les journées mondiales de la jeunesse de Panama se sont achevées le dimanche 27 Janvier. Elles n’ont, malheureusement, pas été beaucoup relayées par les grands médias.

Or, en choisissant les huit saints patrons de cette rencontre internationale, parmi lesquels :

 

 

  • St Jean Bosco pour sa vision optimiste et humaniste de la vie, son enthousiasme, son amour pour l’éducation, les enfants et les jeunes et la valeur pédagogique qu’il accordait à l’Eucharistie et la Réconciliation

 

 

  • Sœur Maria Romero Meneses pour son attitude de service et d’aide, sa préoccupation des malades et des marginalisés, sa dévotion filiale à Marie, sa foi profonde en Jésus-Christ. Elle a su combiner l’alliance de la sainteté, à laquelle nous engage notre baptême, avec l’engagement dans la vie, dans la société

 

  • Mgr Oscar Romero pour ses appels au dialogue, à la paix et à la conversion, sa fidélité, son courage et son engagement auprès des plus démunis

 

  • St Martin de Porres pour son amour sans mesure, sa générosité,  son humilité et son obéissance

 

  • Ste Rose de Lima pour sa préoccupation missionnaire envers les pauvres et les autochtones, sa pratique des œuvres de miséricorde, son assiduité à l’Eucharistie et à la prière dans lesquelles elle puisait sa force pour mener à bien ses engagements en tant qu’éducatrice et catéchiste … ; le pape François a voulu décrire sa vision du catholicisme du 21eme siècle.* Il a désiré faire de ces journées, non pas une « grande messe divertissante et festive », et n’y a pas décrit « une Eglise qui deviendrait un peu moins exigeante ». Non, ce qu’il désirait, c’est que les jeunes surmontent et combattent : « cette lassitude de l’espérance qui les guette». Il a voulu leur faire découvrir une Eglise proche du peuple, qui ne se tient pas à distance mais est, au contraire, totalement engagée dans le monde. Il les a incité à « quitter les rêvasseries au ras du sol, mesquines et tristes » pour « s’impliquer, rêver et travailler à demain».

 

Au cours du chemin de croix, il a tenu à rappeler toutes les situations difficiles du continent américain. Il concentre tant de problèmes qu’il remplit, à lui seul, les quatorze stations de la Via Crucis. Le matin même, pour souligner sa proximité avec tous ceux qui ne pouvaient pas participer au rassemblement des J.M.J. ; il avait rappelé, au cours d’une liturgie pénitentielle avec les détenus d’une prison pour mineurs, combien Dieu, par le chemin de croix a « voulu embrasser tous ceux que nous considérons ne pas être dignes d’une embrassade, d’une caresse, d’une bénédiction ; où, plus grave encore, ceux dont nous ne réalisons pas qu’ils en ont besoin ».

 

Cet appel à vivre la foi concrètement, le Pape François l’aura fait à maintes reprises et il a conclu cette rencontre par ces mots «  Vous n’êtes pas l’avenir mais le maintenant de Dieu » et il a continué : « Il vous convoque et vous appelle dans vos communautés et vos villes à aller à la recherche de vos grands-parents, de vos aînés ; à vous lever et à prendre la parole avec eux et à réaliser le rêve que le Seigneur a rêvé pour vous » et il a insisté : «  Pas demain, mais maintenant ».**

 

Cette incitation à vivre une foi en actes, à accueillir en nos cœurs le projet de Dieu, est valable pour tous, jeunes et aînés. Elle nous renvoie au sermon sur la montagne. Cette prédication de Jésus, bien que connue, est souvent mal comprise (Mt 5, 1-17). Elle est vue comme un modèle : « puisque tu es Chrétien, voilà comment tu dois vivre». Or, la comprendre uniquement sous cet angle pousserait à la désespérance : « jamais nous n’arriverons à vivre de cette manière ! ». Or elle est avant tout un enseignement : il faut renoncer à une justice uniquement acquise par nous-mêmes. Il nous faut avoir l’humilité, face à notre humanité, de demander à Dieu d’être toujours conscients de nos doutes, de nos faiblesses. Il ne faut pas oublier que celle décrite dans le sermon sur la montagne est un don de Dieu. Il nous faut Lui demander d’accueillir Son projet pour l’Homme sans relâche et avec confiance. Cet enseignement moral et spirituel qui commence par Heureux … se termine par cette précision : « Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venuabolir mais accomplir », nous rappelant ainsi  que nous ne devons pas bâtir un « nouvel édifice » sur les ruines d’un ancien, à faire table rase du passé, à repartir de zéro, mais que nous sommes appelés à mener à bien l’édification du premier !

 

Les prochaines JMJ auront lieu en 2022 à Lisbonne (Portugal). Ayons à cœur de les proposer aux jeunes de notre groupement paroissial !

Georgette

Sources :

*   Diocèse de Paris – Les Saints Patrons des J.M.J

** Journal la Croix

 

 

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