Mosaïque du VIème siècle, Saint Apollinaire-le-Neuf , Ravenne

 

Quand Ezéchiel pense à l’Exil du peuple d’Israël à Babylone, l’image qui lui vient à l’esprit est celle d’un troupeau qui traverse une vallée par un jour d’épais brouillard. Le berger devient alors plus vigilant pour qu’elles ne se perdent pas. Dieu fait de même. Il s’occupe du peuple qu’il a choisi, il veille sur lui. « …Je m’occuperai de mes brebis, et je veillerai sur elles » (V 11). La première annonce de ce texte est que Dieu reste fidèle à son alliance en toutes circonstances. La seconde qui suit aussitôt est que non seulement il veille mais qu’il part à la recherche de l’égarée et la ramène au sein du troupeau. (V. 16). C’est aussi une manière d’annoncer la fin de l’exil, le retour sur la terre promise.

Le rôle du berger ne consiste pas uniquement à guider le troupeau. Il prend soin des béliers, des brebis et des agneaux. Il soigne blessures et maladies, il les conduit vers les meilleurs pâturages, il éloigne les prédateurs. C’est la troisième annonce : Dieu est bon, il est plein d’amour, plein de sollicitude pour son peuple (V. 16)

Le texte est une annonce du dessein de Dieu : construire un royaume où le roi paiera de sa personne, sera au service de ses sujets et montrera l’exemple à suivre afin que les hommes y vivent dans la justice et la charité.

Mais pour y parvenir, Dieu est exigeant. Il jugera donc les individus d’après leurs actions au service du « troupeau ». (V 17).

Georgette

 

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