Dans cette lettre, Paul se réjouit et le dit aux habitants de Thessalonique. Sa parole n’est pas restée vaine et, il le précise, elle les a transformés : «  … vous nous avez imités, nous et le Seigneur… ainsi, vous êtes devenus un modèle pour tous les croyants de Macédoine et de Grèce…  ».

Cependant, cette conversion ne s’est pas faite dans la facilité. Paul précise même : « …vous avez accueilli la parole au milieu de bien des épreuves… » ; Des Juifs s’étaient montrés hostiles à la prédication Chrétienne qui leur était destinée. Mais, c’est « avec la joie de l’Esprit Saint » et la fidélité à la Parole du Christ qu’ils ont tenu bon et c’est cette constance, cette droiture qui a rendu leur foi lumineuse ! Grâce à cette ténacité, à cette transformation en profondeur, la bonne nouvelle de Dieu s’est répandue : « … pas seulement en Macédoine et dans toute la Grèce …mais partout ».

Et nos communautés, comment réagissent-elles face aux difficultés auxquelles elles doivent faire face (accueil de tous ceux qui sont à la « périphérie », nombre d’enfants inscrits à la catéchèse et fréquentation de la messe par les jeunes en baisse, implication insuffisante des parents, unification des paroisses …) ? Face à nos épreuves personnelles (chômage, deuil, individualisme, maladie …), face aux dangers d’un monde en dérive (attentats – guerres – inégalités …) ne nous sentons-nous pas abandonné par Dieu ? N’avons-nous pas la tentation de « baisser les bras » ? « d’arrêter le combat » ?

Or, de l’Ancien au Nouveau Testament, l’appel à la confiance nous invite à garder l’espoir en toutes circonstances : « Le Seigneur votre Dieu marche lui-même avec vous ; il ne vous lâchera pas, il ne vous abandonnera pas » (Dt 36, 06) ; « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix …Que votre cœur ne soit pas bouleversé ni effrayé » (Jn 14 ,27) ou encore : «  Ne soyez inquiets de rien, mais, en toute circonstance, priez et suppliez, tout en rendant grâce, pour faire connaître à Dieu vos demandes » (Ph 4, 6).

C’est cette certitude qui doit nous permettre de relever les défis de notre monde. N’oublions pas qu’il nous est dit : « La paix de Dieu, qui dépasse tout ce qu’on peut concevoir, gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus … tout ce qui est vrai et noble, tout ce qui est juste et pur, tout ce qui est digne d’être aimé et honoré …tout cela, prenez-le en compte. Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu de moi, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous. » (Ph 4, 7-9)

La promesse du royaume de justice et de paix promis par Dieu ne doit pas être vécue dans une attente passive. Le désir de construire un monde nouveau doit être présent en nous et il faut y travailler dès maintenant avec ardeur, ferveur, ténacité. Chaque jour, nous devons prier avec obstination et redire avec persévérance : «  Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne … ». La volonté de Dieu n’est-elle pas que la Bonne Nouvelle soit, non seulement proclamée dans le monde entier, mais réellement vécue par tous ?

Georgette

 

 

 

 

 

 

 

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