Se souvenir de notre foi, de notre charité et de notre espérance

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« Nous nous souvenons de votre foi, de votre charité, de votre espérance » (1 Th 1, 1-5b). La 1ere lettre aux Thessaloniciens, antérieure aux évangiles, est le texte le plus ancien du Nouveau Testament. Thessalonique se situe en Europe, au Nord de la Grèce, dans la région appelée Macédoine. Paul avait, auparavant, fondé des communautés dans le Sud, le centre et la côte Ouest de la Turquie.

La mission de Paul et de ses amis, Luc et Silas, avait débuté par la ville de Philippes. Accusés de troubler l’ordre public, ils avaient dû quitter précipitamment la ville et s’étaient rendus à Thessalonique. Mais là encore, Paul fût obliger de partir et il s’inquiétait au sujet de cette toute jeune communauté. Rassuré par Silas et Timothée, qui lui ont donné d’excellentes nouvelles, il leur écrit cette lettre.

Il n’y développe pas de grands exposés doctrinaux mais il encourage la jeune communauté. Il y fait une belle description de l’Eglise qui doit être un lieu spirituel puisque Dieu en est l’origine, la raison et le but. C’est dans la prière que les fidèles trouveront, par la force de l’Esprit Saint, le courage de vivre une foi active, une charité qui se donne de la peine, une espérance solide, qui tienne bon. C’est grâce à la prière qu’ils pourront « vivre » concrètement le grand commandement du Christ « Comme je vous ai aimés, vous aussi Aimez-vous les uns les autres. A ceci, tous reconnaîtrons que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres ». (Jn 13, 35-36)

Cette lettre est une occasion pour nos communautés de nous interroger sur la manière dont nous y vivons les trois vertus théologales que sont la foi, l’espérance et la charité.

La foi : Ce n’est pas seulement croire en Dieu. C’est une manière de vivre notre vie, de la concevoir en tenant compte de ce que Dieu nous déclare dans sa parole.

L’espérance : C’est une petite voix intérieure qui nous assure que rien n’est jamais perdu. C’est un moteur qui permet de jeter sur chaque événement, sur chaque être un regard renouvelé. C’est voir les difficultés non comme un mal, mais comme une promesse de vie.

La charité : Elle est nourrie par la foi et l’espérance. Etre charitable, c’est ardemment désirer construire un royaume de frères, c’est apprendre à dépasser nos divisions et nous ouvrir aux autres.

C’est par la prière que nous apprendrons à nous enrichir de nos différences, que nous comprendrons que le dialogue, malgré nos diversités culturelles ou religieuses, est la seule voie qui ouvre à la paix.

N’oublions pas qu’en tant que Chrétiens : chaque geste, chaque parole, chaque écoute doit être le reflet de l’amour de Dieu pour l’humanité.

Georgette

 

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