Magnifique journée à Saint-Gratien !

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En ce 25eme dimanche du temps ordinaire, a eu lieu la messe de rentrée de notre paroisse. Les parents étaient invités à une rencontre avec le Père Alexandre et les catéchistes avant la célébration eucharistique. Une vingtaine ont répondu à cette invitation.

Yolande a, comme toujours, animé la messe avec entrain et recueillement. Pendant la procession d’offertoire, c’est avec le chant dans le cœur de ton Eglise, Jésus, je serai l’amour, que les enfants ont apporté des cartables et leur livret de catéchisme. Deux mamans quant à elles présentaient le panneau sur lequel étaient écrites les raisons personnelles qui avaient guidées le choix des parents pour l’inscription de leur enfant au catéchisme. Le Père Alexandre, avant le chant d’envoi, a béni les cartables et les livres en rappelant que le geste de bénédiction dont la racine bene dicere signifie dire du bien. C’est un geste qui rappelle à la fois l’amour de Dieu pour chacun de nous mais également celui que nous éprouvons pour Lui et qui nous pousse à Lui offrir tout ce qui fait nos vies. Après l’envoi, nous étions conviés à partager un temps convivial afin de faire connaissance.

Dans l’après-midi, nous étions conviés à venir voir le spectacle proposé par l’espace Charles Péguy : Charles de Foucauld, le frère universel de Francesco Agnello. Dès les premières phrases : « Je veux habituer tous les habitants chrétiens, musulmans, juifs et idolâtres, à me regarder comme leur frère, le frère universel » le remarquable acteur Gérard Rouzier nous a fait revivre avec une grande émotion l’itinéraire spirituel de Charles de Foucauld tandis que Francesco Agnello, l’accompagnait au son du Hang. Instrument de percussion inspiré de différents pays comme le gong, le gamelan, le ghatam… Cet étrange instrument a une sonorité exceptionnelle qui nous transporte vers un autre ailleurs.

 

Gérard Rouzier, totalement habité par son personnage, chante, danse, change de voix et surtout fait revivre avec intensité le chemin spirituel de Charles de Foucauld avec ses doutes, ses interrogations et surtout cette immense soif de servir Dieu et qui le pousse à imiter ce que fut la vie de Notre Seigneur Jésus à Nazareth et qui lui fera écrire cette magnifique prière : « Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d’autre, mon Dieu ». Le spectacle se termine par cette saisissante vision : Gérard Rouzier, les bras en croix, laisse s’écouler lentement du sable de ses mains. Peut-être un rappel de la vie de Charles de Foucauld dans le désert. Comme pour le sablier que l’on retourne, j’y vois le renversement d’une âme qui se détourne du monde parce qu’elle s’y sentait prisonnière et qui, dans ce mouvement inverse, s’ouvre à l’amour absolu pour toute l’humanité.

Nous avons pu à la fin du spectacle rencontrer les deux artistes en partageant un temps convivial.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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