Psaume 66 (67)

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En ce 20ème dimanche du temps ordinaire, les paroles ne reprennent qu’une partie du psaume 66 (67) qui s’adressait à Dieu pour le temps des moissons et des récoltes. Elles étaient chantées au court d’une célébration qui réunissait le peuple au Temple de Jérusalem.

La première phrase, est une bénédiction. Elle reprend un texte du livre des Nombres : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il se penche vers toi ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! »… (Nb 6, 24). Par l’intermédiaire des prêtres, c’est  tout le peuple d’Israël qui est béni.

Ce psaume se chantait en alternance : d’abord les prêtres qui s’adressent tantôt à l’assemblée, tantôt à Dieu (par exemple « Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse » s’adresse à l’assemblée ; « Que ton visage s’illumine pour nous » s’adresse à Dieu) et les fidèles répondent : « Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ; qu’ils te rendent grâce tous ensemble ! ».

 Bénir, ce verbe revient trois fois dans le psaume. Une bénédiction  n’est rien d’autre que des vœux de bonheur et, même, si elle est toujours dite au subjonctif : « Que Dieu nous prenne en grâce… », ne signifie pas qu’Il met une condition à sa bénédiction. Nous savons qu’Il est tout Amour,  qu’Il ne veut que notre bonheur, qu’Il respecte notre liberté et désire notre adhésion.  Il laisse le choix à chacun d’y répondre favorablement en répondant Amen (expression de notre accord, de notre consentement).

Les deux premières strophes sont un vœu pour que le Seigneur bénisse le peuple qui prie et pour « que les nations chantent leur joie ».  La troisième strophe rend grâce car « la terre a donné son fruit ». Une sorte de conclusion résume le double mouvement : « Que Dieu nous bénisse » et « Que la terre entière l’adore ! ». Cette dernière phrase montre que cette action de grâce est ouverte à tous. C’est une belle leçon d’universalisme car en acceptant la bénédiction de Dieu, le peuple élu d’Israël la répercute sur tous les autres peuples puisque sa vocation, sa mission est celle de faire connaître Dieu à l’humanité tout entière. De sa fidélité à la bénédiction reçue gratuitement par choix de Dieu, dépend la découverte de l’amour inconditionnel du créateur pour chaque peuple.

A nous aussi, par toutes nos attitudes, de faire part, autour de nous,  de l’ Amour infini de Dieu pour ses créatures !

 

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