Psaume 64 (65)

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Ce psaume d’action de grâces est attribué à David. Le croyant juif le récite comme un hymne de bénédiction célébrant les œuvres accomplies par Dieu. Il est suivi du psaume 65 (66) qui est, lui aussi, un hymne d’action de grâces. Rappelons que si « le psautier s’intéresse aux thèmes  de l’existence humaine dans un monde de mystère, d’incertitude et de menace »  les psalmistes gardent confiance en ce créateur bienveillant qui, constamment prend soin de ses créatures. Cela suscite un hymne de louanges et d’action de grâce incessant : «  Louez le Seigneur car il est bon, car éternel est son amour » (Ps 136, 1).

Les premiers versets (non retenus par la liturgie de ce 15eme dimanche du temps ordinaire), expliquent la suite de la louange. Ils chantent la reconnaissance du petit peuple d’Israël qui, de retour d’exil, peut prier au Temple de Jérusalem et tenir la promesse faite pendant son séjour en terre étrangère, celle de remercier Dieu pour sa sollicitude : « Il est beau de te louer, Dieu, dans Sion, de tenir ses promesses envers toi qui écoutes la prière ».

C’est au cours de l’exil à Babylone que le peuple d’Israël a progressivement pris conscience que la miséricorde de Dieu s’adresse à tous les peuples : « Ta justice nous répond par des prodiges, Dieu notre sauveur, espoir des horizons de la terre et des rives lointaines ».

Ce retour de l’Exil à Babylone est lu comme un pardon : Dieu efface le passé des pécheurs : « Nos fautes ont dominé sur nous ; toi tu les pardonnes ». Une vie nouvelle peut commencer ; c’est une véritable re-création. C’est le véritable thème des derniers versets retenus par la liturgie de ce jour :  « Tu visites la terre et tu l’abreuves, tu la combles de richesses » ne doit pas faire oublier le  thème de ce psaume, une action de grâce du peuple pécheur mais pardonné. L’évocation des beautés de la nature n’est là que pour suggérer cette vie nouvelle : « Tu couronnes une année de bienfaits, sur ton passage ruisselle l’abondance ».

Ce psaume nous appelle à être témoin devant les peuples et nations de l’immense bonté du Créateur. C’est une invitation à lui rendre grâce pour tous ses bienfaits.  Prière pour le temps des semailles, il nous invite à témoigner de notre espérance en Dieu et à faire de notre vie une terre fertile produisant des fruits de justice et de charité envers tous nos frères et sœurs en humanité.

Sources Marie-Nöelle Thabut et Christian Eeckhout o.p. Jérusalem

Le « Psaume 64 et son Antienne » psalmodié par les Moines Bénédictins de l’Abbaye de Keur Moussa au Sénégal :

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