la fête Dieu à Saint-Gratien (source

ASGVO)

 

Certains d’entre nous se souviennent peut-être des processions dans les rues de nos  communes le jour de la Fête-Dieu (qui ne portait ce nom qu’en France). Dans les autres pays, elle s’appelait fête du Corpus Christi ou fête du Saint Sacrement. Le prêtre portait l’ostensoir (du latin ostensio = action de montrer). Cet objet liturgique est destiné  à exposer une grande hostie consacrée  au regard des fidèles et à bénir les foules. Les rues étaient pavoisées et les enfants jetaient des fleurs sur son passage. Des arrêts étaient prévus devant des reposoirs, sorte d’autels décorés ou couverts de fleurs. L’officiant y encensait l’Eucharistie et bénissait le peuple.

Cette fête avait été instituée au moyen âge pour commémorer la présence de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie.. Jusque là, il n’y avait ni office ni exposition du Saint sacrement. On conservait seulement la Sainte réserve pour les mourants et les malades. C’est le pape Urbain IV qui, en 1264, rendit la fête du Saint Sacrement obligatoire pour l’Eglise Universelle. Cependant, elle eut du mal à s’imposer chez les évêques et les théologiens. Puis elle est devenue très populaire en Espagne et par la suite dans d’autres pays vers la fin du 13eme siècle.

Elle était tombée en désuétude mais connaît, dans certaines régions, un regain de popularité.

Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II la Fête Dieu est appelée « Fête du Saint sacrement du corps et du sang du Christ ». Elle commémore l’institution du sacrement de l’eucharistie. Elle est un appel à approfondir le sens de l’eucharistie et sa place dans notre vie. Cette fête est la célébration du Dieu d’Amour qui se révèle en donnant son corps et son sang, en se donnant à nous comme nourriture de vie éternelle. Son sens est un peu différent de celui de la Fête Dieu qui était plus centrée sur l’adoration de la présence réelle du Christ.

 

 

 

 

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