«Seigneur, conduis-moi là où Tu veux, là où Tu sais»

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« Tu m’as laissé tomber Seigneur, comme un grain de froment dans la terre et Tu as prononcé sur moi ces paroles : « Qu’il meure et puis qu’il germe ! ».

Tu m’as planté comme une vigne, puis Tu en as taillé les sarments en disant : « Qu’elle porte du fruit davantage ! ».

Tes voies sont insondables, Seigneur ; Tu m’as créé pour le bonheur et je suis en enfer !

Ma raison ne comprend pas ; ma chair se révolte ; mon cœur est rempli d’amertume !

Il ne me reste que la foi pour traverser ce long tunnel mais ma foi est si faible, si faible…une faible lueur dans la nuit !

Ne brise pas ce fil fragile, ô mon Dieu, et puisque mon esprit ne peut plus y voir, donne-moi Tes yeux et augmente ma foi.

Rends-moi un cœur d’enfant, un cœur simple et confiant dans l’amour de son Père ; un cœur qui dépasse la raison quand il dit : « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait m’arriver ! »

Maintenant que je me fie à Toi, sans plus questionner, sans plus m’inquiéter, couvre-moi de Ta tendresse et de Ta paix.

Mets Ta main dans ma main et conduis-moi là où Tu veux, là où Tu sais. Que ma foi devenue ma lumière m’apprenne à chanter chaque jour : « Entre Tes bras, Seigneur, je remets mon destin ! »

Amen. 

Abbé Hilaire Léonard-Etienne (1924-1984)

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