Psaume 117 (118)

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Ce psaume est chanté pendant la veillée pascale et le jour de Pâques.  Dans la foi Juive, il concerne le Messie qui doit venir. Pour nous,  c’est la reconnaissance du Christ, en tant que Fils de l’Homme, attendu par tout l’Ancien Testament, et qui a vaincu la mort.

Il commence par le mot Alléluia qui signifie « Louer Dieu ». Ce psaume le loue pour Sa grandeur, Son amour, Son œuvre et Son peuple. Les Juifs le chantent pendant la fête du Soukkot (Fête des Tentes ou des cabanes). Elle rappelle l’errance de leur peuple pendant quarante ans dans le désert ; ils vivaient alors dans des cabanes faites de branchage ou sous des tentes. En souvenir de cet exode, ils construisent  des cabanes , dans leur jardin ou sur leur balcon, dont le toit est fait de branches. Ils s’y réunissent pour prendre leur repas et y prier (ou sous une tente). Ils se retrouvent également à la synagogue pour diverses célébrations dont le point commun est le renouvellement de l’Alliance. A cette occasion, ils agitent, pendant la procession autour de l’autel, le bouquet de « loulav » (composé d’une branche de palmier, de myrte et de saule) et le cédrat (petit citron) en chantant des psaumes entrecoupés de « Hosanna » qui signifie à la fois « Dieu sauve » et « Dieu sauve-nous ». Ce rituel nous rappelle le Dimanche des Rameaux.

Cette fête est pleine de ferveur et de joie. On y rend grâce pour le salut déjà accompli et pour celui qui ne saurait tarder. C’est le sens de l’acclamation « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ». Dans les versets retenus ce dimanche, ce mot revient plusieurs fois. Il est destiné à mettre en exergue la joie qu’il y a d’être un peuple de croyants.

Ce psaume raconte l’histoire d’un roi qui vient d’affronter une guerre sans merci et qui a remporté la victoire. Il y rend grâce à Dieu de l’avoir soutenu. En réalité, il s’agit de celle du peuple d’Israël qui a frôlé, tant de fois, l’anéantissement mais qui, grâce à sa confiance renouvelée en Dieu, a toujours fait face  « Non, je ne mourrai pas, je vivrai et j’annoncerai les œuvres du SEIGNEUR » Ce rôle de témoin de la bonté de Dieu, c’est sa vocation et c’est dans celle-ci qu’il y puise sa force et sa joie.

Cette jubilation convient à la célébration du Ressuscité du matin de Pâques. Lui qui a été méprisé, rejeté, crucifié, sort victorieux du tombeau. Il est vraiment « celui qui vient au nom du Seigneur ». Il est la pierre angulaire, rejetée par les bâtisseurs, qui devient la pierre de fondation d’un Israël nouveau, inaugurant entre Dieu et l’humanité une nouvelle Alliance : celle où elle n’est que réponse d’Amour à la miséricorde de Dieu. A nous d’en témoigner !

Source : Marie-Noëlle Thabut

https://www.youtube.com/watch?v=oIIS1CL8leA

 

 

 

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