L’Eglise est Sainte

Publié le

Le mot Église, d’origine grecque, désigne l’assemblée du peuple convoqué. Dans le christianisme, elle représente tous les croyants réunis autour de la foi en Jésus mort et ressuscité qui se réunissent pour prier et célébrer dans l’église, lieu de rassemblement.

L’Église est Sainte parce que Dieu, comme nous l’avons vu précédemment, est « Saint » et qu’il L’a, depuis toujours, désirée. Le Christ, qui avec le Père et l’Esprit, est proclamé « Seul Saint », s’est livré pour elle afin de la sanctifier et de la rendre sanctifiante. Saint Paul le proclame : « L’Église unie au Christ  est sanctifiée par Lui ; par Lui et en Lui elle devient aussi sanctifiante. »

 Or, même si l’Église, voulue Sainte et irréprochable, est parée d’une sainteté véritable, elle demeure imparfaite (Lumen Gentium) puisque, en ses membres, la sainteté parfaite est encore à acquérir (rappelons que la sainteté, c’est ce qui est à part, ce qui fait que la conduite est « hors des normes de ce monde »). Pour y parvenir, St Paul donne quelques conseils : «  …Frères, vous avez appris de nous comment il faut vous conduire pour plaire à Dieu… Faites donc de nouveaux progrès, nous vous le demandons, oui, nous vous en prions dans le Seigneur Jésus…. La volonté de Dieu, c’est que vous viviez dans la sainteté…(1ere lettre de St-Paul aux Thessaloniciens, 4, 1-3)

C’est bien le don de L’Esprit Saint qui nous aide à percevoir cette Sainteté, nous  amène à L’aimer et nous aide à rester dans l’état de Sainteté reçu à notre baptême. Nous devons rester des membres vraiment dignes, forts et fidèles.  Nous devons restaurer, revivifier la référence à Dieu en toute situation de vie et vivre les réalités terrestres à la manière de Jésus-Christ.

Croire en la Sainteté de l’Église, c’est participer activement à la construction du Royaume voulu par Dieu, c’est être coresponsable de l’obligation qu’a l’Église de se renouveler sans cesse ; d’accomplir sa mission qui est celle d’être servante. C’est aussi refuser l’attitude de celui qui sélectionne certaines données de l’expérience et de la vérité de foi en ne retenant que celles qui lui plaisent. C’est éviter toutes sortes de fermeture ; c’est s’ouvrir au dialogue en une communion universelle.

Sources : Catéchisme de l’Église Catholique et le Credo expliqué de  Mgr Dionigi Tettamanzi

Plus de lecture...