Retraite dans la ville – Psaume 1

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  1. Au début du carême, samedi matin, à l’office des laudes, il y avait dans le bréviaire cette belle intention de prière: « creuse en nous le désir de sainteté ». Cela rejoint notre thème de ce carême. Ce thème, il nous est venu lors de notre retraite pastorale sur les Monts Voirons en janvier, en méditant sur sainte Elisabeth de la Trinité. Le frère carme qui prêchait notre retraite nous a rappelés la belle lettre du pape Jean-Paul II au début du nouveau millénaire, dans laquelle il invitait les chrétiens à faire de la sainteté l’axe majeur de toute leur pastorale. Cela explique donc le choix de notre verset biblique comme thème de notre retraite : « soyez saints comme moi le Seigneur je suis saint » (Lv 19, 2).
  2. Comment se déroule notre retraite ?
    1. Chaque semaine, les prêtres de la paroisse vous proposent une méditation sur un psaume ou un cantique du NT. 20 à 30’
    2. Cette méditation est suivie d’un temps de partage (30’) et d’adoration (30’).
    3. Pendant l’adoration, il est possible de recevoir le sacrement de la réconciliation.
    4. Si vous le souhaitez, vous pouvez être accompagné spirituellement. Soit par un prêtre, soit par les sœurs de la Providence. Il suffit de nous demander.
    5. Chaque prêtre vit avec vous cette démarche de carême. Nous sommes embarqués avec vous dans cette aventure spirituelle.

 

Pourquoi les psaumes ?

Nous avons choisi de méditer avec vous les Psaumes, d’abord pour donner pendant ce temps de carême un nouveau souffle à notre relation avec le Seigneur. Les psaumes sont des prières, des élévations vers Dieu. Ce sont aussi des prières chantées, elles ne sont pas seulement prononcées avec les lèvres, mais tout l’homme y est impliqué, avec son corps. Ces prières engagent toute notre être.

Nous avons choisi de méditer les Psaumes, car ils nous permettent de prier avec tout ce que nous vivons, nos joies et nos épreuves, la santé et la maladie, la douceur et la violence, la vie et la mort. Dans les Psaumes, on y rencontre des amis et des ennemis. Les Psaumes nous aident à mettre des mots sur nos situations, et nos expériences. Les Psaumes traitent de tout. Ils vont des lamentations individuelles aux hymnes pour la victoire, à l’exaltation du roi, à la proclamation de la gloire de Dieu, aux expressions de la joie du moment.

Nous avons choisi de méditer les Psaumes, car ces Psaumes sont nés aussi de l’expérience quotidienne d’un peuple qui avec beaucoup de simplicité et de passion décrit l’amitié de Dieu avec les hommes. Vous savez que les Psautier a un véritable plan, ils n’ont pas été mis pêle-mêle dans le livre qu’on appelle le Psautier, ils ont été mis selon un ordre bien voulu, depuis le Psaume 1, porte d’entrée des Psaumes, jusqu’au Psaume 150, qui explose dans une louange du Seigneur. Vous savez aussi qu’on les attribue aussi à David, le roi selon le cœur de Dieu, mais aussi le pêcheur comme nous. Il nous aide ainsi à entrer dans sa prière d’homme choisi par Dieu, de pêcheur pardonné, et racontant les merveilles de la miséricorde de Dieu. Les Psaumes sont donc un véritable chemin de sainteté, car ils nous font contempler l’œuvre de Dieu en nous.

Nous avons choisi les Psaumes parce que Dieu nous y parle et nous fait parler ; dans les psaumes, Dieu nous apprend à parler à Dieu, Dieu parle à Dieu. Dans la tradition chrétienne, Jésus-Christ, tête et corps, est celui qui parle à Dieu.

« Quoi de plus beau que le psaume ? Le psaume est bénédiction du peuple, louange à Dieu, hymne de louange du peuple, chorus général, hymne de l’univers, voix de l’Eglise, chant de profession de foi, ferveur pleine d’autorité, joie de libération, cri d’allégresse, exultation de joie. Il adoucit la colère, fait reculer l’angoisse, sèche les larmes. Arme dans la nuit, enseignement le jour, bouclier dans la peur, fête dans la sainteté, image de la quiétude, gage de la paix et de la concorde ; tel la cithare par des sons différents et inégaux il exprime une unique mélodie. Le lever du jour fait résonner le chant du psaume et le chant du psaume accompagne le crépuscule. » Amboise, explanatio Ps 1, 9.

 

Méditation sur le psaume 1 :

Retraite dans la ville dimanche 5 mars 2017 18h et jeudi 9 mars 16h

Dans l’Ecclésiaste, il est écrit : « quand un homme aurait cent fils, vivrait de nombreuses années, vivrait même deux fois mille ans, si son âme ne s’est pas rassasiée de bonheur, je dis qu’un avorton est plus heureux que lui » (Qo. 6, 3). Qohélet exprime ainsi le désir profond et la recherche principale de tout homme : le bonheur, qui ne consiste pas uniquement en une famille nombreuse, des biens en abondance ou même une bonne santé qui permet de vivre longtemps.

Le psaume 1 nous décrit deux hommes dont le premier a trouvé le bonheur et qui est défini par les premiers mots de ce psaume : « bienheureux l’homme qui… »

Ce psaume 1 n’est donc pas à proprement parler une prière. Les psaumes sont les prières du peuple de Dieu, mais celui-ci n’est pas tout à fait une prière, c’est une exclamation, une béatitude : « Heureux l’homme ».

Elle correspond aux béatitudes du NT : « Heureux vous les pauvres, heureux ceux qui ont faim et soif de la justice… » (Mt 5, 1-12). On peut la rapporter aussi à la béatitude de Marie : « Heureuse toi qui as cru… » (Lc 1, 45). Ou encore à la béatitude de l’écoute de la Parole de Dieu proclamée par Jésus : « Bienheureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et la mettent en pratique » (Lc 11, 28).

C’est une bénédiction, ce n’est pas un bonheur que l’homme atteint par lui-même, mais que Dieu lui accorde, et qui est toujours en cours de réalisation, jamais atteint définitivement.

Cette bénédiction révèle une intuition profonde au sujet de l’homme. Mise au début du psautier, elle indique ce qu’est l’homme, quel type d’homme est celui qui prie. Nous devons donc lire ce psaume avec cette question : quel est ce type d’homme reconnu comme heureux, ou réussi ? Ce type d’homme peut-il être comparé à notre société ? Notre vie peut-elle se comparer à ce type d’homme ?

Ce psaume très simple, presque trop simple, est en fait le résumé de la sagesse juive, une synthèse de ce qu’est, aux yeux du judaïsme, l’homme face à Dieu et face à l’histoire.

Je vous propose de le relire en fonction de ses diverses parties.

Lecture méditée du Psaume 1.

Le psaume se divise en trois parties :

  • La première (v. 1-3) est un portrait de l’homme heureux, qui vit selon la justice. Elle dit avant tout qui est le « juste » (c’est celui qui ne fait pas certaines choses et en fait certaines), puis elle décrit ce « juste » par une comparaison : l’arbre au bord du ruisseau.
  • La deuxième (v. 4-5) présente le tableau opposé, le portrait de celui qu’on appelle l’impie : à quoi peut-on le comparer, quelle est sa destinée ?
  • La troisième partie (v. 6) nous dit en conclusion comment Dieu agit envers l’un et l’autre.

D’abord, le psalmiste expose ce qu’est l’homme « juste ».

C’est un homme défini par trois réalités négatives et deux réalités positives.

Les négatives sont : il ne suit pas le conseil des impies, il ne s’engage pas dans la voie des pécheurs, il ne s’assied pas au siège des railleurs. Voilà les trois choses que le « juste » ne fait pas.

  • Ce n’est peut-être pas aussi clair dans la traduction, mais dans le texte hébraïque ces trois actions sont décrites par trois verbes qui indiquent trois mouvements fondamentaux de l’homme: la station debout, la marche et la station assise. Voilà trois positions dans lesquelles l’homme peut se comporter de manière négative.
  • Notez bien que ces trois actions négatives sont décrites non comme quelle chose que l’homme ferait seul, sinon il serait écrit : heureux est l’homme qui ne marche pas dans la voie du mal, ou qui ne s’arrête pas pour faire le mal, ou qui ne s’assied pas pour méditer le mal. L’homme ici n’est pas présenté de façon individualiste, mais en relation: « heureux l’homme qui ne suit pas le conseil des impies, qui ne s’engage pas dans la voie des pécheurs, qui ne s’assied pas au siège des railleurs ».
  • Autrement dit, l’homme est décrit dans la totalité de sa structure physique et dans la totalité de son être avec les autres en société. L’homme vit dans une société, dans une mentalité, dans une culture qui peuvent être négatives (remarquez comment nous pouvons nous faire l’écho des rumeurs, des manières de voir le monde).
  • Le « juste » n’est pas un homme qui se laisse séduire par une manière de voir les choses, les personnes ou le monde, ou par une forme de pensée négative, injuste, insensée.
  • Remarquez cependant que si le psaume invite à maintenir une distance avec cette culture et ce monde, il ne demande pas non plus d’y être retiré. Il n’est pas dit : « heureux l’homme qui ne rencontre pas l’infidèle… », mais « heureux celui qui ne va pas à son conseil ». Sa route croise obligatoirement celle des transgresseurs mais il ne s’y arrête pas. Il est dans le monde, mais il n’est pas du monde. Voir les tentations : le Christ dans le désert entend les tentations du monde, il ne leur laisse pas prise dans sa vie.

Les deux versets suivants décrivent ensuite positivement ce qu’il est.

  • Il est intéressant de noter que cette description n’est pas ce que nous aurions imaginé à première vue. On aurait pensé que le « juste » est celui qui exerce la justice, vit la charité, sert son prochain, prie Dieu… or ici le « juste » est décrit à travers une situation beaucoup plus fondamentale : il est situé en relation à ce qu’il aime.
  • La traduction dit : « il se plaît dans la loi du Seigneur »; le texte hébreu est plus fort : « sa joie est dans la loi du Seigneur ». Autrement dit la loi du Seigneur, voilà ce qu’il aime, ce qu’il privilégie, ce qu’il a choisi. C’est son choix de prédilection, son choix de vie.
  • L’homme est décrit en relation avec ce qu’il aime, ce à quoi il pense jour et nuit: voilà bien le langage de l’amour (expérience du fiancé ou de la fiancée). Quelque chose est entré dans le cœur et dans l’esprit de cet homme et ne peut plus en sortir. Exemple de Mgr Aubry : la lettre du fiancé(e), que l’on garde précieusement et que l’on relit régulièrement.
  • Il médite la loi jour et nuit, et le mot choisi pour traduire cette méditation est un geste corporel: le murmure, le mâchonnement des mots avec les lèvres. C’est un homme qui jour et nuit savoure la loi, en fait sa quasi nourriture. On devine par derrière la figure de vénérables rabbins, qui de façon presque ininterrompue, répètent par cœur la loi du Seigneur. On peut penser à nos frères chrétiens d’Orient et la prière du cœur.
  • Attention, la loi n’est pas juste le décalogue ou les autres commandements contenus dans l’Ancien Testament. La loi, c’est le récit de tout ce qu’a fait Dieu pour son peuple, et ce qu’en retour il lui demande. La loi n’est pas d’abord ordre, mais enseignement.

Telle est la description du « juste », ce qu’il ne fait pas et ce qu’il fait, ou mieux ce qu’il aime, ce qui lui tient à cœur, ce qu’il porte toujours en lui : la loi du Seigneur. Il n’est pas un moment où il ne soit pas amoureux de la Loi.

Cet homme est décrit ensuite par une comparaison : celle d’un arbre planté sur le bord d’un ruisseau, qui donnera du fruit en son temps.

  • Cette image nous paraît presque banale. Mais nous savons qu’en Palestine, dans un pays sec, un arbre planté le long de l’eau est un luxe. Cet arbre planté le long d’un ruisseau plonge ses racines dans une terre irriguée et c’est pourquoi il suit le rythme de la production des saisons. Il donnera du fruit à la saison et ses feuilles ne tomberont jamais.
  • Cette comparaison est ensuite ainsi résumée : « tout ce qu’il fait, réussit ». Voilà donc un homme qui mène à bien tout ce qu’il entreprend ou, selon une version plus proche de l’hébreu : « toutes ses œuvres, Dieu les fait réussir ». Evidemment, pas au sens d’un succès immédiat, mais au sens où dans le Notre Père nous disons : « que ton rège vienne ». Celui qui a mis son amour dans la loi ne sera pas déçu, tout ce qu’il fait se situe sur la bonne voie, celle de la construction du Royaume et guidé par cet amour intérieur il n’aura à se repentir de rien.

La deuxième partie du psaume décrit par opposition l’impie, celui qui ne pratique pas la justice.

« Ils sont comme la bale qu’emporte le vent ». L’image est celle d’hommes qui ne réussissent pas à construire, qui voient les choses leur échapper des mains. L’image pourrait rappeler la dispersion des hommes qui tentent de bâtir la tour de Babel pour arriver jusqu’au ciel. Par cette tour, ils tentent de se faire un nom, mais leur confusion intérieure les disperse et ils ne peuvent donc réussir à bâtir une ville, à faire l’unité.

« Ainsi les impies ne tiendront pas au jugement ». Ici l’allusion vise probablement le jugement dernier, le jugement sur l’histoire. Celui qui se trouve dans la catégorie des impies ne construit pas dans l’histoire, parce que le jugement sur l’histoire le trouvera dépourvu.

Le psaume s’achève par une parole récapitulative : « le Seigneur connaît la voie des justes ».

Cette parole révèle la connaissance amoureuse, la tendresse de Dieu sur la voie de l’homme juste. Remarquez que la voie des impies n’est pas décrite comme sujette à la colère de Dieu, mais simplement comme quelque chose qui ne réussit pas, qui ne débouche sur rien, qui se perd.

La place de ce psaume, au début du psautier, n’est pas accidentelle. Cette béatitude oriente tout le psautier. Le psautier se présente ainsi comme une bonne nouvelle à l’homme qui veut bien le lire, même lorsqu’il lit et prie les psaumes de détresse ou de colère. « Bienheureux celui qui les murmure jour et nuit ! » Ces psaumes peuvent donc réveiller en nous le bonheur, nous conduire sur le chemin de la sainteté.

La tradition chrétienne reprendra avec soin ce psaume. Les ruisseaux sont le signe de l’Esprit de Dieu, et l’arbre planté au bord de l’eau est l’homme qui plonge ses racines dans l’eau vive de l’Esprit. D’autres parleront de l’arbre comme le bois de la croix sur lequel l’homme porte du fruit. On voit que le symbolisme de ce psaume s’élargit au baptême : l’homme immergé dans l’eau baptismale porte des fruits de vie selon Dieu.

L’existence humaine est un choix.

Après avoir lu ce psaume, demandons-nous ce qu’il nous dit de l’homme et de l’homme juste.

C’est un psaume dramatique. Avec ce psaume, nous sommes comme à un carrefour, ou devant un choix à faire. L’homme suit une voie ou une autre. L’homme est sans cesse confronté à des décisions sérieuses qui ont des conséquences pour lui, pour sa vie, et pour la vie du monde.

L’aventure humaine ne va pas d’une expérience à l’autre, elle va d’une décision à l’autre, et toute décision engage l’avenir de l’homme. Ce psaume est pénétré d’un sens dramatique de l’existence humaine, qui est un choix. Un choix qui peut être erroné. Un choix où l’homme joue sa propre vie, son avenir, son humanité. L’homme se fait ou se détruit par ses décisions. Il est confronté à des décisions constructives ou destructives pour soi ou pour les autres. Personne n’échappe à cette dramatique réalité.

Tel est donc le sens de ce discours sur l’homme dans le psaume 1. Et ce psaume introduit tous les autres, marqués par ce drame du bien et du mal, de l’amour et de la haine, de la lumière et des ténèbres, de la vérité et du mensonge, entre lesquels l’homme est appelé à choisir.

Qui est l’impie ou le pécheur dans ce psaume ?

Facilement lorsque nous décrivons le juste et l’impie, nous affirmons : le juste est celui qui fait le bien ; le pécheur est celui qui vole, tue, violente, exploite son prochain, sème la division et la haine ; le juste est celui qui sert son frère, pardonne, aime, prie, adore. Nous pourrions ramener la double description au niveau moral et cela fait sans doute partie du psaume.

Mais nous avons vu que dans la description des premiers versets le point de référence est plus élevé : l’homme est décrit non en relation à sa conduite morale, mais en relation à ce qu’il aime. Amor meus, pondus meus, Saint Augustin.

Qui est alors le juste ?

C’est l’homme qui vit de la parole de Dieu, l’homme qui a choisi par amour la loi, entendue en tant que Torah, c’est-à-dire proclamation de ce que Dieu est pour l’homme et de ce que l’homme est appelé à être dans la Parole de Dieu.

En réalité ce psaume décrit la béatitude de l’homme qui a compris qu’un simple effort de perfection morale ne suffit pas à le faire advenir à lui-même. Il faut la référence à la Parole de Dieu, se laisser nourrir par la Parole de Dieu, se laisser immerger dans la Parole comme les racines de l’arbre dans l’eau, de s’en nourrir jour et nuit sans interruption. D’où l’importance de la fréquentation de cette Parole.

L’homme ici appelé heureux, réussi, c’est l’homme qui a compris que le seul fait de se construire et de se gérer lui-même ne le conduira pas à se sentir juste et vrai : il faut accueillir la Parole d’amour de que Dieu lui adresse. Cette Parole me révèle à moi-même qui je suis ; à quoi je suis appelé ; quelle est la grandeur de ma vocation ; quelle est l’espérance à laquelle ma vie est confiée ; quelle est l’espérance du monde. L’homme qui a compris cela est l’homme juste, l’homme qui vit une vie morale. La morale de l’homme est donc liée à sa capacité à se laisser interpeller par cette parole qui l’a créé et qui l’explique au plus profond de lui-même.

Qui est l’autre homme ?

C’est celui qui n’a pas saisi la primauté de la Parole, qui n’a pas compris quels horizons s’ouvraient à sa propre vie s’il savait accueillir la Parole de Dieu. Il n’est pas juste en ceci qu’il refuse la Parole.

Bien entendu, la Parole a de multiples moyens d’atteindre le cœur de l’homme ; y compris des moyens qui ne sont pas extérieurs, mais l’appellent de l’intérieur à la vérité, à la justice, au don de soi. Toutefois, l’homme se qualifie toujours par sa capacité à sortir du champ clos de l’égoïsme, et à accueillir la Parole.

Un homme se qualifie non par une morale des œuvres, mais par une morale des fruits, il est « l’arbre planté près des ruisseaux qui donne son fruit en la saison ». Ce n’est pas seulement l’homme qui pose des actes extérieurs en vertu d’une disposition intérieure, mais celui qui fleurit et fructifie. Telle est la morale de l’homme qui écoute la Parole, qui fait mûrir longuement la voie de l’homme selon son temps.

Je vous propose plusieurs questions :

  • Est-ce que vis vraiment de la Parole de Dieu ? la parole de Dieu est-elle quelque chose qui me remplit le cœur, qui me nourrit, ou est-elle encore extérieure et lointaine ?
  • Dans ma vie, quel est le temps que j’accorde à la Parole ? quel temps donnons-nous à l’écoute de la Parole ? le soir, le matin, le jour, la nuit ?
  • Quels gestes nous font vivre de la Parole ? Quels gestes en sont les fruits ?

Père Alexandre de Bucy

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