Comment faire Oraison ? Comment vivre le temps d’adoration devant le Saint Sacrement ?

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Une définition nous est donné par Sainte Thérèse d’Avila : « L’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé « .

Comment faire oraison ?

Il existe plusieurs méthodes pour faire oraison.

  • On peut répéter une prière courte, une Parole de l’Écriture indéfiniment à la manière des Pères du désert.
  • On peut aussi se représenter une phase de la vie de Jésus.

La méthode qui va être explicitée ici est peut-être la plus facile pour commencer. Elle est proche de ce que St Ignace avait formalisé et peu différente de l’intuition des autres maîtres spirituels. Elle nécessite un support : le plus souvent un passage de la Bible ou une méditation, un extrait d’une œuvre spirituelle.

Exemple de déroulement d’une oraison ou d’une adoration :

Au début : après un signe de croix, se mettre en présence de Dieu. S’offrir entièrement à Dieu et invoquer l’Esprit-Saint.

Demande : demander une grâce au Seigneur, comme par exemple, un plus grand amour pour Lui, une plus grande foi, plus de persévérance dans l’oraison…

Prendre le passage de la Parole de Dieu ou le texte, le lire lentement, plusieurs fois. Se représenter la scène, la contempler. Regarder les personnes agir, entendre ce qu’elles disent… S’arrêter là où on y trouve de l’intérêt, du goût.

Dialogue avec le Seigneur présent dans le Saint Sacrement : prendre le temps de se confier au Seigneur. Exprimer sa propre parole en réponse à sa Parole. Lui parler comme un ami parle à son ami. Lui demander conseil. Le remercier, l’adorer, le louer. Faire silence et l’écouter.

Terminer le temps de prière en récitant une prière comme le Notre Père.

Quelques conseils :

Préparer le temps de prière peut nous aider à être plus présent à Dieu lors de notre temps d’adoration. Pour cela, lire préalablement le texte et distinguer quelques parties ou thèmes qui vont constituer des points d’accrochage et structurer notre prière.

Faire le bilan de sa prière en repérant la manière dont nous avons été présents à Dieu (ce qui dépend de nous) et ce qui nous a particulièrement touché (ce qui ne dépend pas de nous). En faisant l’effort de cette démarche, nous obtenons progressivement une plus grande conscience des grâces que Dieu nous donne dans notre vie.

Et les distractions, la sécheresse ?

Il ne faut pas essayer de chasser ses distractions, de faire le vide. Il faut plutôt les réorienter vers Dieu. Exemple : Je m’inquiète pour un problème professionnel ou personnel, cette pensée me revient sans cesse. Je vais prier Dieu de m’aider et d’envoyer son Esprit sur moi pour me guider, je réaffirme ma pleine confiance en Dieu et en sa Providence.

Si les distractions sont trop fortes, réciter une dizaine de chapelet ou une prière comme celle de Charles de Foucauld pour revenir tranquillement à l’oraison.

Ne rien sentir pendant l’oraison ne veut pas dire qu’elle est ratée ! Normalement, le Seigneur nous fait goûter une fois ou l’autre sa présence, surtout dans les débuts, pour nous soutenir. Mais il survient inévitablement, dans notre vie d’oraison, des moments de sécheresse. Nous pouvons en être responsables par notre manque de générosité dans la prière. Mais parfois le Seigneur lui-même peut nous envoyer cette aridité pour nous purifier, pour que nous ne nous attachions pas à ses dons mais à lui-même. Dieu veut que nous venions à lui pour le rencontrer : ses dons sont un surcroît gratuit. C’est à Lui qu’il faut nous attacher, non à eux.

Extraits du Livret de l’Animateur 2009-2010, Aumônerie de Sèvres.

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