Psaume 50 (51)

Publié le

L’infini miséricorde de Dieu, c’est ce qu’a fini par  découvrir le Roi David après qu’il ait fait tué l’officier Ourias (en grec) Urie (en Français) afin d’épouser Bethsabée qui attendait un enfant de lui. David avait enfreint par deux fois la loi reçue de Moïse : « Tu ne commettras pas de meurtre » « Tu ne commettras pas d’adultère » (Dt 5, 17-18), mais la gravité de ses actes ne semblait pas peser sur sa conscience.

C’est le prophète Nathan qui va l’aider, peu à peu, à s’en rendre compte et à relire sa propre histoire à l’aide d’une parabole : « C’est homme, c’est toi » obtenant ainsi son aveu « J’ai péché contre le Seigneur ! » (2 Samuel 12, 13).

C’est en traversant  les épreuves que David, enfin lucide, s’exclamera « Contre toi, et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu… »  (Ps 50 (51) 6-12). Ce lent mûrissement lui a fait découvrir que, ce qu’avait annoncé Nathan, au moment de la confession, n’était pas un vain mot : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas ». (2 Samuel 12-13).

D’autres prophètes ont, eux aussi, annoncé l’immense amour de Dieu pour son peuple : « C’est moi, oui, c’est moi qui efface tes crimes, à cause de moi-même ; de tes péchés je ne vais pas me souvenir » (Is 43, 25) ou encore : « J’efface tes révoltes comme des nuages, tes péchés comme des nuées. Reviens à moi, car je t’ai racheté » (Is 44, 22).  

La parabole du fils prodigue et du père miséricordieux (Lc 15, 11-32) nous rappelle également qu’une simple phrase « l’aveu de nos faiblesses » suffit à renouer le lien qui était défait.

Remarquons que, dans tous les psaumes de pénitence, l’aveu n’est jamais détaillé. Que le temps de carême, qui commence, nous aide à prendre conscience que, ce qui est le plus important pour Dieu, est dit dans cette supplication « Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché… ». La simple reconnaissance de notre pauvreté suffit à Dieu. Qu’elle soit une aussi une occasion de nous rappeler, que dans le rituel du sacrement de la réconciliation, « nous confessons l’amour de Dieu en même temps que notre péché ». Et, en lui en rendant grâce, prenons la résolution de pardonner à notre tour.

 

 

 

 

 

 

 

Plus de lecture...