Psaume 61 (62)

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Ce psaume est un chant de totale confiance : « Je n’ai de repos qu’en Dieu seul, mon salut vient de Lui ».

Pendant les quarante années d’errance du peuple Juif dans le désert, celui-ci a eu de nombreuses occasions de découvrir l’attention et la bonté que  Dieu lui portait malgré les trahisons et les révoltes.

Ce sont toutes ces expériences qui ont permis au psalmiste de faire  monter cette prière d’espérance. Il y multiplie les images pour décrire ce  Dieu qui vient à l’aide de son peuple. Il le compare à une citadelle, à un fort qui protège de l’ennemi ; à un refuge où l’on peut s’abriter, se reposer pour reprendre force.

Quant au mot « rocher », prononcé à deux reprises, il fait référence à un événement raconté dans le livre de l’Exode. Au sud de la péninsule du Sinaï, à Rephidim, les Juifs en apercevant les palmiers de l’oasis, espéraient trouver de l’eau pour boire et se rafraîchir. Hélas, il était à sec !. Le peuple s’est alors révolté contre Moïse. Mais Dieu n’en a pas tenu compte et lui a accordé son pardon. Il a fait jaillir l’eau du rocher. « … C’est lui qui t’a fait traverser ce désert, vaste et terrifiant… C’est lui qui, pour toi, a fait jaillir l’eau de la roche la plus dure. C’est lui qui, dans le désert,  t’a donné la manne …Souviens-toi du Seigneur ton Dieu : car c’est lui qui t’a donné la force d’acquérir cette richesse, en confirmant ainsi l’Alliance qu’il avait jurée à tes pères … » (Dt 8, 15-18).

En souvenir de ce moment de doute envers Dieu, Moïse donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, ce qui signifie «  Epreuve et Querelle ». Ces mots nous invitent à méditer sur la tentation que nous avons de douter  de l’Amour inconditionnel de Dieu.

Or nous sommes appelés à une relation de confiance, car comme le dit le prophète Isaïe : « Dans soixante-cinq ans, Ephraïm, écrasé, cessera d’être un peuple. Mais vous, si vous ne croyez pas, vous ne pourrez pas tenir ».  

Il nous rappelle ainsi que Dieu a fait de nous sa demeure, que c’est en Lui que nous trouverons nos raisons de vivre ; et que c’est seulement avec la certitude de Son amour infini, que nous trouverons la force intérieure nécessaire pour lutter contre nos doutes. C’est alors que nous pourrons vivre sereinement notre foi en ce Dieu qui s’est rendu vulnérable jusqu’à la mort sur la croix.

Un amour aussi grand ne peut que nous inciter à nous transformer pour que nous devenions peu à peu semblable à Jésus, Fils de Dieu.

 

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