Retraite sacerdotales des prêtres missionnaires pour la ville du 15 – 21 janvier 2017

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Echos de la retraite sacerdotale des prêtres…

 

  1. Toutes les communautés des FMPV se retrouvent trois fois dans l’année : en début d’année pour faire connaissance, après noël au cours d’une retraite et en fin d’année autour de l’Archevêque de Paris ;
  2. Cette deuxième rencontre du programme a eu lieu aux Monts Voirons où vit une communauté des sœurs de Bethléem ;
  3. La retraite a été prêchée par le frère carme Philippe Hugelé sur « Elisabeth de la Trinité » ;
  4. Nous étions trente huit prêtres issus de sept diocèses de l’Ile de France.

Florilège

  1. « faire rayonner Dieu »
  2. « faire surgir Dieu en nous »
  3. « Dieu s’est incarné en Marie par son Verbe … Il s’incarne en nous par son eucharistie »
  4. « si tu vois l’amour, tu vois la Trinité » (saint Augustin)
  5. La prière qu’Elisabeth de la Trinité composa en l’honneur de la Trinité résume bien ces différents points de sa spiritualité :

O mon Dieu, Trinité que j’adore,
aidez-moi à m’oublier entièrement
pour m’établir en vous, immobile et paisible
comme si déjà mon âme était dans l’éternité!
Que rien ne puisse troubler ma paix ni me faire sortir de Vous,
ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte
plus loin dans la profondeur de votre Mystère.
Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel,
votre demeure aimée et le lieu de votre repos;
que je ne vous y laisse jamais seul,
mais que je sois là tout entière,
tout éveillée en ma foi, tout adorante,
toute livrée à votre action créatrice.

O mon Christ aimé crucifié par amour,
je voudrais être une épouse pour votre coeur;
je voudrais vous couvrir de gloire,
je voudrais vous aimer…jusqu’à en mourir!
Mais je sens mon impuissance et
je Vous demande de me revêtir de Vous-même,
d’identifier mon âme à tous les mouvements de votre Âme;
de me submerger, de m’envahir, de Vous substituer à moi,
afin que ma vie ne soit qu’un rayonnement de votre Vie.
Venez en moi comme Adorateur,
comme Réparateur et comme Sauveur.

O Verbe éternel, parole de mon Dieu,
je veux passer ma vie à Vous écouter,
je veux me faire tout enseignable afin d’apprendre tout de Vous;
puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,
toutes les impuissances, je veux vous fixer toujours et
demeurer sous votre grande lumière.
O mon Astre aimé, fascinez-moi pour que je ne puisse
plus sortir de votre rayonnement.

O Feu consumant, Esprit d’amour,
survenez en moi afin qu’il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.

Et vous, ô Père, penchez-Vous vers votre pauvre petite créature,
ne voyez en elle que le Bien-aimé en lequel
Vous avez mis toutes vos complaisances.

O mes Trois, mon Tout, ma Béatitude,
Solitude infinie, Immensité où je me perds,
je me livre à Vous comme une proie;
ensevelissez-vous en moi,
pour que je m’ensevelisse en Vous, en attendant
d’aller contempler en votre lumière l’abîme de vos grandeurs.

Anecdotes et faits marquants

  1. Le seul endroit au monde où l’on prie pour avoir des fous ! Les sœurs nous ont invité à participer à un de leurs offices. Pendant les intercessions, devant le saint Sacrement, elles disaient à tour de rôle, « Seigneur, donne des fous … beaucoup de fous! »
  2. Pour que les chevilles ne s’enflent point ! Pendant ce temps de prière fraternel, certains prêtres, sûrement par gratitude pour la bonne cuisine, la beauté du lieu et la qualité de l’accueil, se mirent à prier pour que Dieu bénisse cette communauté des sœurs. Soudain, elles se mirent à rigoler en chœur ! Déstabilisés, il nous a fallu du temps pour comprendre qu’il s’agissait d’un exercice spirituel pour contrer la tentation de l’orgueil à laquelle est soumis quiconque reçoit un compliment d’autrui pour son talent.
  3. Des sœurs volantes ! la Maison d’hôtes était à 15mn à pied de la communauté des sœurs. Nous faisions beaucoup de va-et-vient dans la journée d’un lieu à un autre. Une abondante neige avait transformé la route qui séparait les deux lieux en une piste de ski. C’est là que, pendant le temps libre de l’après-midi, à l’heure des ballades, on pouvait rencontrer des religieuses sur des luges dévaler comme des fusées la route recouverte de nuage. On s’éclipsait pour les laisser circuler tandis qu’elles passaient comme des flèches en rigolant aux éclats de cette joie qui habite les cœurs simples.
  4. Comment dire à son évêque qu’il n’est pas bon d’être en retard ? Monseigneur Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris en charge des FMPV, a eu la bonne intention de venir passer une demi-journée avec nous et profiter des douceurs des monts voirons d’où l’on peut voir le lac Léman. Son avion a malheureusement eu un retard. Conséquence, il n’a pas pu diner avec nous et notre programme de la soirée a été perturbé. Tous réunis autour de la cheminée, on l’attendait, dans le strict respect du silence de la retraite. Finalement, après une bonne heure de patience éprouvée, on entendit la porte s’ouvrir. Soudain, l’un de nous éteignit toutes les lumières pour envoyer un message ! Quand il poussa la porte de la salle où il savait devoir nous trouver, l’obscurité le fit hésiter deux seconde avant de communier avec une joyeuse complicité à son propre « châtiment ». Il passa au milieu de nous éclairé par la seule lumière du feu de la cheminée tout en souriant, et évidemment en s’excusant !

 

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