« Quand tu pries, retire-toi dans ta pièce la plus retirée, ferme la porte et prie ton Père qui est présent dans le secret, ton Père qui voit dans le secret te le rendra » (Mt 6, 06).

images

 C’est dit : la prière commence par une rupture ! . Pour parvenir à bien prier, il est nécessaire de se tenir loin de toute agitation de la pensée ou de l’affectivité et renoncer, pour quelques instants,  à tout ce qui pourrait troubler notre quiétude.

 Dans la prière du silence, Monseigneur Antoine Bloom, métropolite orthodoxe de Sourozh, affirmait qu’il y a des moments où nous n’avons nul besoin de mots, ni des nôtres ni de ceux d’autrui pour prier. Le profond silence du corps et de l’âme devient la prière idéale car nous nous tenons alors totalement ouverts à Dieu. Il rappelait  que les Pères grecs utilisaient souvent l’image de l’étang et de la vase. Tant qu’il y a des rides à la surface de l’étang, tout ce qui l’entoure  ne peut s’y refléter sans déformation et tant que la vase est agitée dans l’eau, il n’y a pas de vision claire possible. Il en est de même pour nous. Lorsque nous sommes troublés, agités, submergés par nos émotions, nous ne sommes pas totalement réceptifs à Dieu.

 Faisons donc des pauses, dans le  calme intérieur et extérieur, et laissons-nous guider par le silence afin que notre pauvre cœur humain soit totalement en paix, tranquille et recueilli, concentré et vigilant afin d’ y accueillir Dieu. « Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8)

Tout au long de cette seconde semaine de l’Avent, essayons de mettre en pratique ce que recommande le comédien Mickaël Lonsdale  : « Vigoureuse prière à l’Esprit Saint pour qu’il nous accorde le don du silence. Etre à l’écoute des intentions de Dieu. Attendre et contempler. Christ est là ! Il nous regarde. Il y a dans ses yeux une telle bonté, une demande si pressante que nous en sommes désarmés. Il n’y a plus à jouer quoi que ce soit. Regard si pur que nous restons émerveillés. Comme des enfants. »

 G.G.

X