« Dieu monte parmi l’acclamation ». Pour des oreilles chrétiennes, ce verset évoque l’ascension du Christ. Le psaume 47 auquel il appartient est celui qu’a choisi la liturgie de la fête de l’ascension comme psaume de méditation. Lu dans ce cadre, ce verset renvoie à la fois au mystère même de l’ascension de Jésus ressuscité et à la pleine reconnaissance de son identité transcendante.

Ce psaume parle de Dieu plutôt qu’il ne parle à Dieu. Et il en parle comme d’un roi, en relation avec un « vous » se rapportant à  tous « les peuples » et avec un « nous » renvoyant au « peuple du Dieu d’Abraham ».

La royauté et la seigneurie de Dieu s’étendent non seulement à Israël – désigné ici comme « Jacob » (v. 5) –, mais à l’ensemble des peuples de la terre. L’horizon du règne de Dieu n’est pas seulement particulier mais universel. Telle est la très nette proclamation de ce psaume dont certains éléments restent obscurs.

Par Michel Gourgues

Le « Psaume 46 et son Antienne » psalmodié par les Moines Bénédictins de l’Abbaye de Keur Moussa au Sénégal :

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