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Le Pape François et la réforme de l’Eglise

 

C’est Isabelle de Gaulmyn, rédactrice en chef adjointe au journal la Croix qui est venue nous éclairer sur les grandes lignes des réformes annoncées par le Pape.

Avant son arrivée, régnait, au Vatican, un climat délétère car entaché par des histoires de corruption… Dès son élection, il y a aujourd’hui deux ans, le Pape François a, par certains de ses gestes, suscité dans le monde un courant de sympathie et fait renaître confiance et espoir.

Les réformes, qu’il veut entreprendre, concernent plus particulièrement trois points :

  • Une réforme de la Curie
  • La gouvernance de l’Eglise
  • Un recentrage sur l’Evangile

Le Pape a fait appel à un bureau laïque (Anglos-Saxons) pour contrôler toutes les finances du Vatican et a créé « un secrétariat pour l’économie » afin que soit renforcé la rigueur de la gestion mais aussi le pouvoir du Pape dans ce domaine.

Il souhaite consulter les cardinaux venus de tous les continents et donner plus d’autonomie aux Eglises locales (récente nomination de cardinaux qui, pour la plupart, ne sont pas Européens) et peut être aussi délocaliser les synodes. Il désire également une collaboration plus efficace des divers « ministères ». Isabelle de Gaulmyn nous conseille de relire le paragraphe 32 de La Joie de l’Evangile qui concerne ce sujet.

Même s’il reste conservateur en matière morale (famille – vie …) il demeure à l’écoute de tous ceux qui souffrent. Pour lui, l’Eglise n’est pas là pour dire ce qui est permis ou ce qui ne l’est pas. Elle est là pour guider, pour aller à la rencontre de ceux qui sont « en dehors » ; elle doit aller les chercher à l’extérieur comme Jésus le faisait. Quant aux prêtres, ils ne doivent pas être au-dessus mais au milieu du peuple.

L’annonce faite, aujourd’hui même, d’un jubilé de la miséricorde qui s’ouvrira le 08 décembre prochain montre, ainsi qu’il l’a écrit dans son message de carême son profond désir de voir « les paroisses et spécialement nos communautés devenir des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ».

La conférence a été suivie d’un débat où chacun pouvait interroger librement Isabelle de Gaulmyn.

Antoinette Travers et Georgette Gaudin

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