Dimanche 3 juillet 2016

«Ce n’est qu’un au revoir »

Loué soit Jésus Christ !

Au terme de ma mission dans les paroisses de Saint Gratien et d’Enghien, j’aime à penser que chaque paroissien (-ne) aura été pour moi un don de Dieu

Sur cette « terre étrangère », loin des miens, j’aurais pu me sentir intimidé, hésitant… Et pourtant que de bons souvenirs partagés ! Que de si belles expériences vécues ensemble ! Chaque seconde, chaque minute, jour, semaine, mois passé parmi vous fut un moment de grâce ; et je tiens à vous exprimer toute ma gratitude. Au moment de mon arrivée, je ne vous ai pas promis d’extraordinaires aventures ou des exploits titanesques, mais simplement et humblement de vous aimer, comme je le pourrai. cenestqunaurevoirEt Dieu merci, ça a marché. Je vous remercie pour votre accueil chaleureux et votre générosité. Votre diversité est une richesse. Je n’oublierai jamais mon premier weekend aux Journées du Patrimoine où vous m’avez fait découvrir votre belle région. Je conserve aussi le souvenir de chaque baptême, première communion, sacrement des malades administré, chaque confidence reçue. Je bénis le Seigneur que vous m’ayez ouvert les portes de vos foyers, symbole de la porte de votre cœur. Je rends grâce humblement parce que vous avez su me mettre à l’aise en me recevant tel que je suis, et me donnant de temps à autre telle ou telle remarque qui m’a fait mûrir. Je suis reconnaissant que vous ayez su supporter mon enthousiasme, ma fougue. Ce qui n’est pas toujours évident.

Dans mon cœur, une place particulière est réservée aux jeunes, dont j’étais l’aumônier toute cette année. Aussi bien nos collégiens et nos lycéens que nos étudiants. Avec eux j’ai vécu le Pèlerinage de Chartres, le Frat de Lourdes, j’ai préparé leur voyage à Lisieux, les retraites de profession de foi, les discussions a bâtons rompus sur le Christ et son Église, l’impact de la foi et plein d’autres « Messes des Jeunes ». Avec eux je m’apprête à vivre les Journées Mondiales de la Jeunesse à Cracovie. Je suis devenu leur « Padre » et ils me posent des questions existentielles sur les réseaux sociaux, dans la rue et au sortir de l’église. Je tiens à leur redire une dernière fois combien Jésus les aime.

En fin de compte, chers paroissiens, vous m’avez montré l’Église, une communauté de croyants, dans laquelle chacun avec son charisme qui lui est propre, au niveau de chaque service, contribue à l’édification du Corps du Christ. Je n’en dirais pas plus car je n’ai jamais été doué pour les discours d’adieux mais je me dis que « ce n’est qu’un au revoir », nous nous reverrons bien un jour, si vous passez par Pontoise.

Que Dieu vous bénisse tous.

Père Steve Niyonkuru


Dimanche 26 juin 2016

Trois petits tours et puis s’en vont… !!!
                                  eglise fosse
Arrivé début septembre 2009 à Enghien et Saint Gratien, je vais partir en août prochain pour une nouvelle mission de curé près de l’aéroport de Roissy en France.

Après sept ans passés au milieu de vous, ma première réaction est un petit pincement de cœur : je pense aux relations tissées, aux amitiés nouées, aux échanges individuels ou communautaires avec beaucoup d’entre vous, aux actions concrètes ou pastorales qui ont été menées au long des années… Chacun en fera bilan et commentaires selon sa personnalité et ses centres d’intérêt, c’est normal. Je garde le souvenir de précieux moments de communion spirituelle et de vie communautaire au cours de belles célébrations, de certaines rencontres pastorales ou sessions de rentrée, de fêtes paroissiales…

Je me réjouis d’une collaboration plus sereine et plus solidaire entre nos deux paroisses, ainsi que de l’arrivée progressive de jeunes familles qui prennent lentement leur place, dans un contexte de vie nouveau et fragile, pour soutenir les plus anciens qui rendent de grands services mais ont besoin de relais…  Il y eut aussi quelques épisodes de tension pour faire des choix qui n’étaient pas évidents, avec parfois des désaccords de forme ou de fond, sans parvenir à une position commune : cela fait aussi partie du fonctionnement normal d’une communauté ; j’ai dû décider en mon âme et conscience. Bénéficiant d’un bon tempérament, cela ne m’a (presque) jamais empêché de dormir !

La collaboration (travail, prière et repas…) avec mes frères prêtres, plus âgés à Enghien, prêtres-étudiants à Saint Gratien, ou collègues du doyenné, a été très importante pour partager notre mission et nos responsabilités de pasteurs, pour élargir notre regard dans notre monde complexe et en pleine mutation ! J’adresse un merci particulier au Père Steve qui va partir à Pontoise et avec lequel nous avons beaucoup discuté et collaboré au cours de cette brève année scolaire.

On sait ce qu’on quitte, mais on part dans l’inconnu : une nouvelle aventure va commencer pour moi ! J’accueille cette nomination de l’évêque avec joie et confiance, d’autant qu’elle a été faite en concertation. Cela fait partie de notre ministère de prêtre d’être envoyé « ailleurs », comme Jésus qui soulignait l’importance de partir vers d’autres villages (Lc 4, 42-43). Le groupement de Fosses est dans une zone géographique en pleine expansion à cause de l’aéroport, à l’extrémité de la zone 5 du RER D. Cela me fera découvrir le « rurbain » (mélange de rural et d’urbain), avec la difficulté d’articuler une pastorale entre 4 gros bourgs : c’est un passionnant défi, et « on n’a pas fini de s’amuser ! »

Un grand merci à vous tous pour ces années passées ensemble et pour tout ce que vous m’avez apporté. J’espère qu’on ne coupera pas les ponts et que nous aurons l’occasion de nous revoir à Fosses, ou ici, ou au cours des nombreux évènements célébrés en diocèse à Pontoise ou ailleurs. Bonne route avec l’équipe FMPV (Fraternité Missionnaire Pour la Ville) qui va prendre la succession, et d’abord, bon été à tous, avec beaucoup de soleil !!!

 Père Bertrand Rosier, curé


Dimanche 19 juin 2016

L’accueil en paroisse

accueil en paroisse« Je viens demander… » C’est souvent à cette question que l’accueillant paroissial doit répondre. Quelquefois, c’est très simple, parfois plus subtil.
Il nous faut alors un temps d’écoute, attentif et bienveillant et un temps de discernement. Mettre en confiance la personne qui pousse la porte souvent avec appréhension et qui peut être en situation de changement ou de recherche de sens. Le rôle des accueillants est très varié ; Il leur faut répondre à toutes les demandes de la vie de l’église : Baptême, catéchisme, catéchuménat, obsèques, intentions de messes, mariage, etc…. Lors de ces occasions il leur arrive souvent de nouer un contact plus ou moins long, plus ou moins profond.     

N’ayant pas toujours la solution immédiate, il leur faut orienter la personne vers le service paroissial compétent ou donner un rendez-vous avec un prêtre, s’assurer ensuite du « suivi ».

Il ne faut jamais oublier qu’un contact non établi dès l’accueil peut décevoir et éloigner quelqu’un. L’accueil dans une église reste souvent le dernier lieu où l’on cherche l’espérance et le dernier recours.

Les personnes de l’accueil cherchent à recevoir d’une façon personnelle chaque personne et à offrir le cadre nécessaire à la formulation de ce qui les préoccupe ; Toutes sont sensibles à la richesse de ces moments de partage.
Les équipes de l’Accueil de St Gratien et d’Enghien

N.B. Si vous souhaitez rejoindre l’équipe d’accueil de la paroisse d’Enghien, qui a bien besoin de sourires supplémentaires, merci de nous contacter au 01 34 12 37 36. Une formation est proposée aux débutants(es).


Dimanche 13 juin 2016

Nos frères, les chrétiens d’Orient…
    Jusqu’au 30 juin, de 9h à 19h, une exposition de 18 panneaux présentant les Chrétiens d’Orient et l’Œuvre d’Orient est installée dans les 2 bas-côtés de l’église Saint Joseph d’Enghien.  Elle nous aide à découvrir que l’Église catholique n’est pas seulement composée des Chrétiens latins (nous), mais aussi des Chrétiens d’Orient : coptes, chaldéens, maronites, arméniens, gréco-catholiques, malabars, éthiopiens et autres encore… En tout 26 millions de Chrétiens, du Moyen Orient jusqu’en Inde, de l’Ukraine jusqu’en Éthiopie. Beaucoup vivent dans des conditions difficiles : souvent  très minoritaires, ils subissent persécutions, exclusions sociales ou situations de guerre, et ont besoin d’être aidés matériellement et spirituellement.

    Cette exposition évoque la naissance de ces Églises et nous aide à comprendre leur implantation et leur évolution : leur foi est rattachée aux grands Conciles, de Nicée (325) à Chalcédoine (451), et leur organisation s’est structurée autour de 5 patriarcats (Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem) et de 4 traditions liturgiques (les rites antiochien, alexandrin, byzantin et arménien).  Cette complexité est le fruit d’une histoire mouvementée, marquée par des divergences théologiques, des rivalités nationales ou entre patriarches, l’intervention des empereurs…..  Si la communion entre ces Églises et avec Rome a été mise à l’épreuve au long des siècles, nombre d’entre elles ont retrouvé l’unité avec Rome tout en conservant leurs particularités d’ « Églises orientales. »  

      L’Œuvre d’Orient est une association française entièrement consacrée à l’aide aux chrétiens d’Orient. Fondée en 1856 par des laïcs, professeurs en Sorbonne, elle est placée sous la protection de l’Archevêque de Paris. Grâce à ses 70 000 donateurs, elle soutient l’action des évêques et des prêtres d’une douzaine d’Églises orientales catholiques et de plus de 60 congrégations religieuses qui interviennent auprès de tous, sans considération d’appartenance religieuse.

    L’Œuvre  se concentre sur 3 missions (éducation, soins et aide sociale, action pastorale) dans 23 pays, notamment au Moyen-Orient. Son action s’inscrit dans la durée mais son organisation et ses contacts sur le terrain lui permettent une très grande réactivité en cas d’événements dramatiques. Faire mieux connaître les chrétiens d’Orient, témoigner de leurs difficultés auprès de tous est également au cœur de ses missions. Son rôle est essentiel dans ces régions du monde où les chrétiens sont souvent considérés comme des « citoyens de seconde classe ».
Synthèse rédigée par le P. Rosier, curé.
NB : Contact et don : 

HYPERLINK « http://www.oeuvr e – o r i e n t . f r  »    w w w . o e u v r e – orient.fr

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Dimanche 5 Juin 2016

La première communion

 

 

Baptême, Eucharistie ? Deux des sacrements de l’initiation chrétienne.
La première communion, c’est recevoir pour la première fois le Corps du Christ sous forme d’hostie, consacrée par le prêtre : c’est le sacrement de l’Eucharistie.
Ce mot ‘’Eucharistie’’ vient du grec et signifie « Merci » ; C’est un autre mot pour désigner la messe : C’est le repas où Jésus dit merci, rend grâce à son père parce que son amour est plus fort que le mal et la mort.
Étape importante dans la vie d’un enfant de Dieu, ce chemin a commencé à son baptême et va jusqu’à la rencontre définitive avec Dieu dans l’Éternité.

Dieu aime chacun de nous. Sans cesse, Il nous accompagne et prend soin de nous.
Au Baptême, Il dépose en nous sa vie. Dans l’Eucharistie, Il nous donne son fils en nourriture pour la route de chaque jour.
Le pain et le vin, devenus au cours de la messe le Corps et le Sang du Christ, sont pour nous, nourriture et force pour marcher, pour avancer sur le chemin qui mène vers Dieu.

Ce dimanche, les enfants de l’école St Louis et de la Paroisse St Joseph d’ Enghien, s’approcheront pour la première fois de l’Eucharistie. Ils seront 39 enfants à partager pour la première fois le pain et le vin, devenus Corps et Sang du Christ. « Et comme dans le mot Communion, on trouve les mots Commun – Union- Un, en harmonie avec les enfants d’Enghien, 9 enfants de St Gratien feront eux aussi leur Première communion le dimanche 12 juin.

Les animateurs ont œuvré avec beaucoup de zèle, de Foi et de patience, pour aider ces enfants à cheminer tout au long des mois de préparation en compagnie des pères Bertrand et Steve.

Pour achever leur préparation, ils ont eu une journée de retraite au cours de laquelle, ils ont reçu le sacrement du Pardon par lequel Dieu invite chacun de nous à préparer son cœur à le recevoir.

Parents et amis les accompagneront en ce jour de fête où ils recevront des cadeaux, le plus beau étant celui qui vient de Dieu, l’Eucharistie !
Cependant, il ne suffit pas de faire sa première communion « pour faire comme tout le monde » ; celle-ci doit être suivie d’autres, et aussi de temps forts, pour approfondir le don de Dieu au fur et à mesure que les enfants grandissent, soutenus non seulement par la communauté des chrétiens, mais aussi et surtout par leurs parents qui s’intéresseront à leur cheminement en les aidant à aller à la messe et à vivre selon l’Évangile.

Que cette première communion soit pour chacun de ces enfants, le début d’une amitié fidèle, pour toute leur vie avec Jésus.

Jojo LOUIS, Philippe ANNEDOUCHE ; Armelle BRUN et Nathalie PERONNET
Responsables en catéchèse

Changement de prêtres…

Notre évêque, Mgr Lalanne, a décidé de donner une nouvelle mission aux pères Bertrand et Steve à partir du 1 septembre 2016 :
– Le P. Bertrand Rosier, curé d’Enghien et de Saint Gratien depuis septembre 2009 est nommé curé du groupement paroissial de Fosses (près de l’aéroport de Roissy) qui comprend aussi Survilliers, Saint Witz et Vémars.
– Le P. Steve Niyonkuru, prêtre-étudiant depuis septembre 2015, est nommé à Pontoise pour accompagner l’école ND de la Compassion, tout en poursuivant ses études à l’Institut catholique de Paris.
Une nouvelle équipe de 3 prêtres, appartenant à la « Fraternité Missionnaire pour la ville » viendra habiter à Saint Gratien pour desservir les deux paroisses à partir de la prochaine rentrée scolaire.

( Nous dirons au revoir au père Rosier et au père Steve, le samedi 25 juin, à la messe de 18h et pendant le moment d’amitié qui suivra.


Dimanche 29 mai 2016

Profession de Foi

Ils sont 12, ils sont au collège, en 5ème, ils ont été baptisés petits ou quand ils étaient au caté… Ils ont suivi l’éveil à la foi ou sont arrivés plus tard au caté… ils ont préparé leur première communion en CM2 comme ceux qui la feront dimanche prochain… et après leur 1ère communion ils ont continué à l’aumônerie, le samedi matin…
Et depuis 2 ans ils réfléchissent sur ce que veut dire être chrétien. Pour les aider ils ont un très beau parcours, un parcours qui égrène des béatitudes : heureux d’aimer, heureux d’espérer, heureux de vivre, heureux de croire, heureux de grandir, heureux d’agir… un beau programme ! il y a d’abord les 3 vertus théologales : amour, espérance et foi, puis de grandes questions : qu’est-ce que vivre en disciple de Jésus, comment grandir sous le regard de Dieu, que faire pour agir en chrétien… et à chaque fois il y a la Bible mais aussi de grands témoins comme St Pierre, Mère Térésa, St Martin, Mgr Rodhain… Il y a aussi un prêtre accompagnateur, le Père Steve et les animatrices.

Le point d’orgue de ces 2 années d’aumônerie, c’est leur retraite de profession de Foi, c’était les 7 et 8 mai, une retraite pour ceux qui veulent oser l’aventure de la Foi… ils ont prié, ils se sont réconciliés avec Dieu, ont assisté à la messe, écouté des témoignages et mis par écrit ce que c’est que croire pour eux, car à 12-13 ans on n’arrive pas encore à s’approprier les mots du symbole des apôtres.

Voici leurs mots :           

Je crois en Jésus.
Je crois en l’amour du Père.
J’ai la foi en l’Esprit Saint qui me donne la force de te suivre.
Je crois en Dieu tout puissant.
Je crois à Sainte Marie, mère de Jésus.
Je crois à la Sainte Eglise Catholique.
Je crois à la Bible.
Je crois à la vie infinie et éternelle.
J’ai la foi en Jésus qui s’est sacrifié pour nous.
Je crois en ton amour, Jésus, et je sais que l’église est ma famille.
Je crois à ta générosité et à ta présence auprès de moi.
Je sais que tu seras toujours là pour m’aider.
J’ai confiance en ton amour et ton pardon Jésus. Amen

Peut-être devrions-nous, nous aussi, nous poser ces questions…
L’année prochaine, ils seront à l’aumônerie des grands et à la rentrée 2017 ils prépareront leur confirmation, car nous avons tous besoin des dons du Saint-Esprit pour vivre en chrétien.  Que notre prière les accompagne !

Les animatrices de l’aumônerie 6ème 5ème d’Enghien et de Saint-Gratien


Dimanche 22 mai 2016

70ème  ANNIVERSAIRE  du  SECOURS  CATHOLIQUE
30ème  ANNIVERSAIRE  de  L’EQUIPE de ST GRATIEN


        Des manifestations sont organisées un peu partout dans les diocèses ; pour le Val d’Oise, ce seront des marches, des rencontres inter-associatives et interreligieuses, des témoignages.

        Une bonne occasion, pour les équipes, de réfléchir au chemin parcouru :

        ( Que de richesses engrangées, en connaissances, en échanges, en amitié, par les bénévoles qui se sont succédé depuis des années !

        ( Que de rencontres, de personnes accueillies et accompagnées !

– Les enfants du soutien scolaire et leurs parents tout heureux lors de nos sorties annuelles ou des goûters de Noël.

– La famille de Mama avec laquelle nous avons tout vécu : les queues matinales à la Préfecture, les visites de la DDASS à cause du logement insalubre… mais aussi le couscous, les gâteaux et le thé à la menthe… jusqu’à l’obtention des papiers, de la naturalisation et de l’appartement.

– La famille de Christine, seule, sans travail avec quatre enfants dont deux ados qui lui reprochent la situation. A force d’écoute, de conseils, de soutien moral, elle décroche enfin un travail qui lui redonne la confiance de ses enfants.

– La famille de Yana, réfugiée politique, qui après plus de cinq ans de séjour en « Hôtels Résidences », vient enfin d’obtenir des papiers.
   Nous évoquons aussi avec peine et compassion nos accueillis disparus :

– Vijay, grand diabétique, seul et sans moyens, que nous avons emmené à « Médecins du Monde », puis à l’espace « Santé Insertion » de l’hôpital de Pontoise… et que nous avons été les seuls à accompagner lors de son décès.

– Fernando, de l’ADEF, handicapé et sous morphine.

– Nos bénévoles disparues : Jacqueline, Antoinette, Hélène, Françoise, Lucette, Thérèse.

    Notre équipe est heureuse et  – d’une certaine façon – fière de pouvoir, avec ses maigres moyens mais avec la bonne volonté de ses membres, aider chaque année une centaine de familles et de se faire, parmi elles, des amis sûrs et attachants.
                    
    Ces longs accompagnements  nous réconfortent et nous aident bien souvent à surmonter notre impuissance à résoudre les lourds problèmes de certains de nos accueillis.

Merci à tous ceux d’entre vous qui soutiennent nos actions.

Pour l’équipe : Martine et Marie-Hélène.


Dimanche 15 mai 2016

frat lourde 2016
Surprenant et insolite !

frat lourde 2016

Tous les deux ans, plus de 10 000 jeunes lycéens d’Ile-de-France se rendent ensemble à Lourdes pour chanter, prier, échanger et louer Dieu.

Cette année 5 jeunes de la paroisse d’Enghien, 12 jeunes de la paroisse de Saint-Gratien ainsi qu’une soixantaine du lycée Notre-Dame-Providence d’Enghien ont participé au FRAT de Lourdes du 24 au 29 avril.

L’atmosphère y est déroutante et enivrante à la fois : percussions dans les rues de Lourdes, musique, chant et danse pour louer Dieu. Au FRAT, on prie Dieu avec ses mots et avec son temps, batterie, concert de rap / electro… Des jeunes heureux dans leur vie et dans leur monde, qui se retrouvent à Lourdes pour PRIER, LOUER, DISCUTER, PARTAGER.

Le FRAT, c’est une Eglise jeune et moderne, porteuse d’Espérance et de renouveau.

Le FRAT, c’est également des temps forts avec le sacrement des malades, le sacrement de réconciliation, une veillée d’adoration et des célébrations avec des dizaines de prêtres et d’évêques. Ce sont des carrefours d’échange avec d’autres jeunes, et de nombreux témoignages de jeunes et de moins jeunes à la suite du Christ.

Enfin le FRAT, c’est Lourdes, avec le souvenir de Bernadette, mais c’est également des messages pour la vie. De retour dans nos familles et dans nos paroisses, chacun pourra témoigner, partager et discerner comment être concrètement disciple du Christ.

Plusieurs jeunes, qui ont vécu le FRAT, recevront le sacrement de confirmation en octobre 2016.

Ce sera l’aboutissement d’un cheminement de catéchèse, et le démarrage d’une vie de Foi adulte, fort de l’Esprit de Pentecôte. Que le Seigneur les accompagne et les guide dans la Joie sur ses chemins !

Un grand merci au père Steve, notre aumônier, qui a veillé sur chacun avec ferveur et enthousiasme.

Les animateurs d’aumônerie d’Enghien et de Saint-Gratien

N.B. Les jeunes remercient les paroissiens de leur générosité, grâce à eux,
ils ont pu participer à ce beau projet.


Dimanche 1er mai 2016

Témoignage et appel de l’Equateur…*

*Texte adapté et raccourci à partir de l’original

Equateur ce 24 avril 2016

Chers amis,

Après le tremblement de terre du 16 avril dernier d’une intensité de 7,8 sur l’échelle de Richter, voici des informations qui vous permettront de mesurer un peu mieux l’ampleur de la souffrance de ce peuple touché par cette tragédie.

A ce jour du 22 avril, nous comptons plus d’un million de personnes touchées par le séisme, 643 personnes décédées, 130 personnes disparues, près de 27 000 personnes recueillies dans des refuges improvisés, plus de 200 000 personnes qui ont tout perdu. Avec plus de 600 répliques plus ou moins fortes en une semaine et un nouveau tremblement de terre d’une intensité 6 sur l’échelle de Richter, l’angoisse des survivants est à son paroxysme. Beaucoup sont allés se réfugier loin dans les hauteurs, obligés d’abandonner leur lieu de vie. Là, ils souffrent de tous les manques. Le ciel devient leur toit et la terre leur “matelas”. Ceux qui ont pu, ont emmené un morceau de plastique pour se protéger de la pluie et du soleil. Et il est plus difficile de les trouver et d’arriver jusqu’à eux pour leur porter secours et les aider…

L’Etat d’urgence fonctionne, les secours sont sur place, la solidarité joue son plein. Le peuple est d’une solidarité extraordinaire alors que nous vivions déjà dans une crise économique due à la chute du prix du baril de pétrole depuis plus d’un an. C’est impressionnant de vivre et de se sentir “emporté” dans ce mouvement de générosité. C’est émouvant et cela fait jaillir l’Action de Grâce. Je me surprends tout le temps à rendre grâce comme un débordement du cœur, touchant du doigt un aspect du Royaume déjà présent.

Le président Rafael Correa qui était en visite au Vatican est revenu d’urgence auprès des victimes du tremblement de terre et a passé toute la semaine, passant dans les différents lieux les plus touchés…

Hier samedi, la Conférence Equatorienne des religieux/ses a réuni les responsables des différentes congrégations présentes en Equateur pour unir les forces de l’Eglise équatorienne dans des projets à moyen terme ou long terme. En effet, aujourd’hui la mobilisation est générale, mais nous savons tous que, peu à peu, l’aide humanitaire va s’estomper alors que les besoins resteront criants…

Je souhaite aussi apporter une petite graine de vie dans cet enfer de souffrance et de douleur. Je pense que je ferai partie d’une équipe de volontaires pour accompagner les « affamés » de présence écoutante et les souffrants de maladies qui surgissent de la promiscuité dans ces campements. J’essaie d’organiser mon travail ici pour disposer d’une semaine par mois pour être présente dans ce terrain de désolation.

Et puis nous avons tous le souci de solliciter le soutien de nos congrégations, amis et bienfaiteurs pour soutenir les projets d’aide et de reconstruction à moyen et long terme.

Même si la situation est grave, nous savons que nous pourrons en sortir grandis parce que la force de Vie est plus importante que les forces de mort. La résurrection aura le dernier mot !

Sœur Liliane HAAS en mission en Equateur, Sœur de la Divine Providence (Congrégation des Sœurs d’Enghien les Bains)


Dimanche 8 mai 2016

Journée mondiale de la communication

La communication   Son objectif est la découverte des médias tels que télévision, radio, Internet, journaux …, proposés par l’Église pour annoncer  la Bonne Nouvelle au monde.
    Nos deux paroisses disposent de supports variés pour diffuser, parler et témoigner de l’Évangile au cœur de la cité. Ils sont notés sur la feuille paroissiale distribuée aux messes. Une  revue « Autour du Lac » paraît trois fois par an.
    Nous présentons aujourd’hui notre site Internet créé au cours de l’année 2013.

C’est le fruit du travail d’une équipe intergénérationnelle. Quelques paroissiens, grâce à leur expérience professionnelle, ont mis leurs connaissances techniques au service de la communauté. Ils veillent au bon maintien et à la facilité d’accès du site afin que la visite en soit plus agréable et efficace. D’autres ont la tâche de mettre à jour le calendrier des évènements futurs, de l’édito hebdomadaire et la diffusion de l’Évangile du dimanche.  Un site doit aussi être attractif ; nous profitons donc de nos expériences acquises au long des années pour y insérer des contenus multimédias tels que images, musique et vidéos  propices  à l’information, la méditation,  la prière ….

Nous veillons à ce qu’ils s’inscrivent dans le déroulement de l’année liturgique. Ne perdant pas de vue que le web reste un média de l’écrit qui a aussi son importance, nous rédigeons donc des articles destinés à mieux faire connaître les divers aspects de notre vie paroissiale (nos engagements, nos fêtes, nos temps forts…) ; ceux de la vie en Église et de sa mission qui est d’annoncer la Miséricorde Divine grâce à des mots capables de surmonter les incompréhensions et de construire la paix….

    Cependant, le Pape François rappelle que la relation humaine reste le moyen le plus performant  de la communication. Nos gestes d’accueil et de pardon, notre disponibilité et nos paroles doivent être le reflet de la tendresse de Dieu. C’est l’efficacité de cette forme de témoignage qui permettra d’atteindre le plus grand nombre !

    Nous profitons de cette journée pour lancer un appel : que ceux qui ont des responsabilités dans les différentes équipes de nos deux paroisses n’hésitent pas à écrire des articles et faire des photos sur ce qui s’y vit afin d’en informer nos communautés. Assurer tous les reportages événementiels est une tâche trop lourde pour l’équipe !

L’équipe du site : André – Ky Van – Maryse – Rémi et Georgette.
Adresse du site : paroisse-enghien-saintgratien.com


Dimanche 1er mai 2016

Témoignage et appel de l’Equateur…*

*Texte adapté et raccourci à partir de l’original

Equateur ce 24 avril 2016

Chers amis,

Après le tremblement de terre du 16 avril dernier d’une intensité de 7,8 sur l’échelle de Richter, voici des informations qui vous permettront de mesurer un peu mieux l’ampleur de la souffrance de ce peuple touché par cette tragédie.

A ce jour du 22 avril, nous comptons plus d’un million de personnes touchées par le séisme, 643 personnes décédées, 130 personnes disparues, près de 27 000 personnes recueillies dans des refuges improvisés, plus de 200 000 personnes qui ont tout perdu. Avec plus de 600 répliques plus ou moins fortes en une semaine et un nouveau tremblement de terre d’une intensité 6 sur l’échelle de Richter, l’angoisse des survivants est à son paroxysme. Beaucoup sont allés se réfugier loin dans les hauteurs, obligés d’abandonner leur lieu de vie. Là, ils souffrent de tous les manques. Le ciel devient leur toit et la terre leur “matelas”. Ceux qui ont pu, ont emmené un morceau de plastique pour se protéger de la pluie et du soleil. Et il est plus difficile de les trouver et d’arriver jusqu’à eux pour leur porter secours et les aider…

L’Etat d’urgence fonctionne, les secours sont sur place, la solidarité joue son plein. Le peuple est d’une solidarité extraordinaire alors que nous vivions déjà dans une crise économique due à la chute du prix du baril de pétrole depuis plus d’un an. C’est impressionnant de vivre et de se sentir “emporté” dans ce mouvement de générosité. C’est émouvant et cela fait jaillir l’Action de Grâce. Je me surprends tout le temps à rendre grâce comme un débordement du cœur, touchant du doigt un aspect du Royaume déjà présent.

Le président Rafael Correa qui était en visite au Vatican est revenu d’urgence auprès des victimes du tremblement de terre et a passé toute la semaine, passant dans les différents lieux les plus touchés…

Hier samedi, la Conférence Equatorienne des religieux/ses a réuni les responsables des différentes congrégations présentes en Equateur pour unir les forces de l’Eglise équatorienne dans des projets à moyen terme ou long terme. En effet, aujourd’hui la mobilisation est générale, mais nous savons tous que, peu à peu, l’aide humanitaire va s’estomper alors que les besoins resteront criants…

Je souhaite aussi apporter une petite graine de vie dans cet enfer de souffrance et de douleur. Je pense que je ferai partie d’une équipe de volontaires pour accompagner les « affamés » de présence écoutante et les souffrants de maladies qui surgissent de la promiscuité dans ces campements. J’essaie d’organiser mon travail ici pour disposer d’une semaine par mois pour être présente dans ce terrain de désolation.

Et puis nous avons tous le souci de solliciter le soutien de nos congrégations, amis et bienfaiteurs pour soutenir les projets d’aide et de reconstruction à moyen et long terme.

Même si la situation est grave, nous savons que nous pourrons en sortir grandis parce que la force de Vie est plus importante que les forces de mort. La résurrection aura le dernier mot !

Sœur Liliane HAAS en mission en Equateur, Sœur de la Divine Providence (Congrégation des Sœurs d’Enghien les Bains)


du 16 avril au 1er mai 2016
4°Dimanche de Pâques
 St Jean 10, 27-30


53 ° Journée Mondiale de Prière pour les Vocations

Dimanche 17 avril 2016

    En ce dimanche du Bon Pasteur, nous célébrons la Journée mondiale de prière pour les vocations. Ce n’est pas une simple initiative d’Église mais un commandement. Jésus qui nous a demandé de « prier le Maître de la moisson, d’envoyer des ouvriers dans sa moisson »  (Mt 9,38).

Mais au fait, qu’est-ce que la vocation ? Outre l’appel universel à la sainteté, qui est la vocation commune de tous les baptisés, le Seigneur se choisit dans l’Église des hommes et des femmes qui lui consacrent leur vie, pour les uns dans le ministère sacerdotal, pour les autres dans la vie religieuse. La vocation est à la fois, comme le rappelait si bien Saint Jean- Paul II, un don et un mystère. Elle est un don car c’est une grâce reçue du Seigneur, personne ne se missionne dans l’Église, et même si l’appel à suivre le Christ est exigeant, Dieu seul donne fidélité à l’appelé(e) ; c’est également un don fait à l’Église car aucun prêtre, aucun (e) religieux (se) ne l’est pour lui /elle-même, mais pour  la communauté des croyants.

    La vocation,  c’est le cœur d’une personne qui choisit de répondre « oui »  au Christ qui lui dit « Suis-moi  », qui met sa liberté au service de la volonté de Dieu. La vocation est une aventure, un chemin de confiance, tout quitter pour tout trouver. La vocation est un rappel constant de l’amour de Dieu. Les prêtres sont les instruments de la miséricorde divine : n’est-ce pas eux qui nous offrent la Réconciliation ? Ils ont la mission d’enseigner, de sanctifier et de guider le peuple de Dieu. Les diacres sont, par excellence, les ministres de la charité. Les religieux ont le bel idéal d’être les témoins du Royaume à venir, à travers la chasteté, la pauvreté et l’obéissance. Qui d’entre nous n’a jamais été soigné par une sœur ?  Qui n’a jamais vu l’abnégation de Mère Teresa de Calcutta ?  Nous avons tous un souvenir d’une bonne sœur.

    Nous avons raison de prier pour les vocations. Demandons au  Seigneur de susciter dans nos communautés, nos familles, nos milieux de travail, des vocations. Prions pour que les jeunes entendent la voix de Dieu au milieu du brouhaha de notre monde ! Prions pour que nos foyers soient de véritables églises domestiques, où les valeurs de l’Évangile sont suffisamment perceptibles pour déboucher sur ces belles consécrations à Dieu ! Prions pour que le feu de l’Esprit saisisse les cœurs ! Prions pour que nos enfants soient ouverts aux surprises de Dieu, qui peut les appeler à tout moment ! Prions pour de belles histoires, comme celle de ce jeune homme de 17 ans qui se destinait à une carrière de chimiste, et qui, saisi par la miséricorde de Dieu, devint connu sous le nom de … Jorge Mario Bergoglio, alias Pape François ! Prions pour que les talents des uns et des autres soient mis au service de l’Évangile ! Prions pour que de vrais témoins aident nos jeunes à rencontrer le Christ ! Ne demandons pas seulement qu’il y ait des prêtres et des « bonnes sœurs  » ailleurs que dans nos familles ! Prions pour avoir de saints séminaristes, de saint(e)s novices ! Prions pour avoir de saints diacres et de saints prêtres !     
Au fond, nous prions pour avoir des pasteurs selon le cœur de   D i e u .   R e n d o n s   g r â c e   p o u r   l e s   p r ê t r e s ,   l e s   d i a c r e s ,   l e s   é v ê q u e s ,   l e s   c o m m u n a u t é s   r e l i g i e u s e s . E n f i n ,   j e   v o u s   i n v i t e   à   a v o i r   u n e   p e n s é e   t o u t e   s p é c i a l e   p o u r   l e s   s é m i n a r i s t e s   d e   n o t r e   d i o c è s e   d e   P o n t o i s e .
 

P è r e   S t e v e   M i k e   N i y o n k u r u .
 


Dimanche 10 avril 2016

Chers amis paroissiens,

Le Conseil pastoral de nos deux paroisses Enghien et Saint Gratien a été renouvelé pour 3 ans (2016-2019). Vous avez pu voir durant plusieurs semaines sur les panneaux d’information au fond de l’église la présentation des candidats. Avant que ce Conseil ne commence à se réunir vers la mi-mai, je voulais vous informer plus précisément de sa composition :

Ayant « pour mission, avec les pasteurs, l’évangélisation et l’animation de la communauté paroissiale », il est présidé par le curé, le Père Bertrand Rosier. Le Père Damien Noël y participe également. Les autres membres sont :

Pour Saint –Gratien :

Chantal BOULÉ
Fabienne RAMIREZ
Jocelyne ROSCOUËT
Gilles PALLIER
Frédéric POIRSON

Pour Enghien :

Françoise FRANCESCO
Maryse GAGNÉ
Clothilde HAIMART
Sœur Pascale KUBLER
Jean-Claude FÉRIEN
Jean-Pierre POMMARET

Il reste encore deux ou trois places qui seront éventuellement pourvues (par nomination du curé) à la rentrée de septembre, en fonction des changements de responsables dans nos communautés. Nous avons aussi décidé cette année que des membres de chacune des E.A.P (Équipe d’Animation Pastorale) pouvaient aussi participer au Conseil pour une meilleure coordination des deux instances.

Quel est le rôle spécifique du Conseil pastoral par rapport à celui de l’E.A.P ?*

Les membres du Conseil pastoral ont à exprimer la vie, les problèmes et les besoins des habitants de la paroisse ; …ils ont à regarder l’intérêt de tous et « l’intérêt » de Dieu ; le Conseil doit chercher à ouvrir la paroisse, à la relier au doyenné et au diocèse, à communiquer, partager, éduquer, soutenir. On y prépare ainsi les orientations de la paroisse et les moyens pour les mettre en œuvre. Il se réunit en principe deux fois par trimestre.

L’Équipe d’Animation Pastorale (E.A.P) est une équipe de 3 à 5 membres en plus des prêtres. C’est une équipe opérationnelle qui anime la paroisse et assure la bonne marche des activités, selon les orientations du diocèse et du Conseil pastoral. Elle réalise le partenariat prêtre-laïcs et se réunit souvent (2 fois par mois…), en permettant de faire face aux imprévus. Ses membres se forment au fur et à mesure et deviennent des personnes sur qui on peut vraiment s’appuyer.

Un grand merci à tous les volontaires qui rendent ce service pour la réflexion et l’orientation de nos paroisses. Nous aurons aussi à cœur de vous informer régulièrement du travail accompli.

Père Bertrand Rosier,

*cf Lettre pastorale de Mgr Jordan en nov 95 : Pour un renouveau des paroisses.


 

Dimanche 3 avril 2016

 

Aller voir la « sainte tunique d’Argenteuil » ?

 

L’ostension de la sainte tunique à la Basilique d’Argenteuil dure jusqu’au dimanche 10 avril. Cette tunique sans couture aurait été le tricot de corps de Jésus au moment de sa passion et les soldats l’auraient tirée au sort entre eux, juste avant la crucifixion (cf Jean XIX, 23-24). Selon la tradition, Charlemagne l’aurait reçue en cadeau de l’impératrice Irène de Constantinople, puis donnée à sa fille Théodrade, alors abbesse du monastère d’Argenteuil, autour des années 800.

Est-elle authentique ? Personne ne pourra jamais le savoir avec certitude car les analyses scientifiques ne peuvent apporter que des indices, des probabilités orientant vers une époque, une région, une culture…
Les multiples aléas historiques qu’elle a subis, en plus de l’usure du temps, font que tous les résultats obtenus sont incertains et souvent contradictoires.

Mais l’essentiel est ailleurs : depuis 1156, date de la 1ère ostension officielle, des rois, des reines, des cardinaux (Richelieu, Bérulle) et des milliers de chrétiens, venant de partout, ont fait le pèlerinage à Argenteuil, souvent avec la bénédiction du pape. Sauf durant la tourmente révolutionnaire (où la tunique fut découpée en morceaux par le curé Ozet, pour mieux la cacher), la vénération et les pèlerinages ont été continus. C’est pour cela que le pape Léon XIII éleva l’église d’Argenteuil au rang de Basilique mineure en 1898.

Depuis des centaines d’années, des chrétiens viennent donc très nombreux se recueillir, demander pardon pour leurs péchés et approfondir leur foi en priant devant ce tissu qui n’est pas un objet magique ou un gris-gris. Tel une icône, il n’a pas de valeur pour lui-même, il ne retient pas le regard mais invite à redécouvrir la personne de Jésus qui a donné sa vie pour chacun de nous. Depuis la dernière Cène le jeudi saint, jusqu’à la mise en croix, en passant par toutes les souffrances de la passion, cette icône nous fait communier à tout ce qu’a vécu Jésus dans ses derniers jours. Du visible à l’invisible, ce tricot renvoie à une personne, et à cette relation intérieure que Jésus désire tisser avec chacun de nous : « Je te connais par ton nom ; c’est pour toi que j’ai donné ma vie, car je t’aime. »

En ce dimanche de la miséricorde, la tunique d’Argenteuil nous est offerte comme un signe de la tendresse et de la miséricorde de Dieu, d’hier à aujourd’hui et jusqu’à la fin des temps. Avec la foule des autres chrétiens, humble membre du peuple de Dieu, pourquoi ne pas saisir cette occasion de faire une démarche de foi qui touche en même temps les sens et le cœur ? Communier (c’est l’essentiel), vivre le sacrement du pardon, et prier devant la sainte tunique peuvent constituer une authentique manière de vivre cet appel au renouveau intérieur ouvert par la fête de Pâque et de devenir un témoin vivant du Christ ressuscité !

Père Bertrand Rosier, curé.


Dimanche 27 mars 2016

JOIE PASCALE

christ résucité paques 2016En ce jour de Pâques, permettez-moi de vous raconter une histoire véridique.

Cela fait quatre ans déjà que la paroisse St Joseph d’Enghien a décidé de confier à Anne-Élise DIARD la réalisation du chemin de croix de notre église. En attendant qu’elles soient toutes peintes, Anne Élise avait peint à l’aquarelle les futures icônes. La sixième station qui représente sainte Véronique essuyant le visage du Christ a retenu l’attention de mon épouse. Elle a demandé à Anne Élise si elle pourrait récupérer cette aquarelle quand elle serait remplacée par l’icône définitive.

J’ai demandé à Anne-Élise de peindre en secret la même icône en changeant juste la couleur de la tunique de Sainte Véronique en rose, couleur qu’elle affectionnait quand nous nous sommes rencontrés.

À Pâques, l’année dernière, il y a un an jour pour jour, j’ai caché dans le jardin l’icône qu’Anne Élise avait peinte. Véronique ne s’attendait pas à un cadeau, car je ne lui en fais pas à Pâques. Après que nous ayons cherché les œufs avec notre petit fils, j’ai invité Véronique à chercher son cadeau. Elle fut toute émue en découvrant l’icône. Elle a tout de suite téléphoné à Anne-Élise pour la remercier. Anne-Élise lui a dit qu’elle avait longuement prié pour elle en dessinant le Christ et Sainte-Véronique.

Alors tout s’est illuminé dans la tête de mon épouse. Au printemps, la santé de sapaques 2016 maman s’était dégradée. Elle accaparait toute son énergie car il fallait trouver une maison de retraite, faire des démarches administratives, que ses parents après 58 ans de vie commune acceptent cette séparation. C’était cruel d’autant plus que le printemps pointait son nez. Les camélias, les forsythias, les primevères étaient en fleurs. Et pourtant une grâce infinie se révélait : sérénité, acceptation, calme ont régné. Sans cris, sans pleurs face à ce changement de vie. Véronique était surprise que toutes les difficultés s’aplanissent. Elle a compris le jour de Pâques que la prière d’Anne-Élise l’avait portée. Elle a vécu la joie pascale. Des larmes ont coulé sur ses joues, des larmes de joie ! Oui le Seigneur est là vivant au milieu de nous grâce à nos frères.

Je vous souhaite, chère lectrice, cher lecteur, que ce jour de Pâques soit un temps de prière pour ceux que vous connaissez et que vous aimez. Que le chemin tortueux de leur vie se redresse et s’aplanisse grâce à vous !

Je vous souhaite aussi de tout cœur de connaître les fruits de la prière de ceux qui vous aiment et d’expérimenter la présence du Christ dans votre vie. « Oui le Christ est vivant ! Alléluia ! »

Jean- Claude Férien


Dimanche 20 mars 2016

Ce Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

marque l’entrée solennelle dans la Semaine Sainte durant laquelle nous célébrons l’évènement décisif de la foi chrétienne, le mystère pascal, à savoir la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus Christ. rameaux2016 

En choisissant librement d’entrer à Jérusalem, le Fils de Dieu va jusqu’au bout de sa mission de sauver les hommes. Nous sommes invités, au terme de ces quarante jours de pénitence, à l’accompagner pas à pas jusqu’au matin de Pâques, dans la prière et la ferveur.

Aujourd’hui, Jésus est accueilli par des rameaux, à la fois symbole de paix (on pense aux rameaux d’olivier), mais surtout symbole de victoire. C’est donc un couronnement, une entrée triomphale. Certes, Jésus est roi, mais pas à la manière des hommes. Lui, sa monture est un simple âne ; son tapis rouge, ce seront des bouts de tissus et de manteaux de pauvres ; sa couronne n’est pas d’or mais d’épines ; son trône sera la croix ; Il ne se servira pas des hommes pour atteindre ses fins mais vivra la condition d’esclave en leur lavant les pieds : Il sera le Serviteur Souffrant de Dieu. Le paradoxe est que, une partie des gens qui lui chantent ‘’Hosanna ‘’ en ce jour, le Vendredi Saint lui crieront : ‘’A mort ! ‘’. Cependant Lui leur pardonnera et les aimera, quoiqu’il arrive. Telle est la grâce de Sa Miséricorde.

rameauxflash2016En ce Dimanche, accueillons Jésus dans notre cœur réellement, prenons conscience que ce rameau que nous tenons et qui est béni, n’est pas le signe d’un vague souvenir du passé, mais qu’il nous pousse plutôt à croire que l’Amour du Christ vainc tout ! Vivons à fond le Triduum Pascal, « les Trois Jours les plus sacrés de l’histoire de l’Humanité », comme aimaient le dire les Pères de l’Eglise. Jeudi Saint, nous célèbrerons l’institution de l’Eucharistie dans laquelle le Christ est totalement présent ; nous rendrons grâce aussi de l’institution du Sacerdoce, sacrement grâce auquel nous continuons à ‘’faire mémoire ‘’ de la Miséricorde du Seigneur. Vendredi Saint, nous suivrons Jésus, témoin de la vérité jusqu’au Golgotha où Il versera son Sang pour nous sauver. La Vigile Pascale, quant à elle, sera l’apothéose, le jour où la Vie triomphe de la mort, la grâce vainc le péché, l’amour défait la haine ! Ce jour-là nous renouvellerons nos promesses
de baptême, car nous serons passés, nous aussi, de la mort du péché à la vie de grâce en Christ Notre Seigneur et Sauveur.

Père Steve Mike Niyonkuru


Dimanche 12 mars 2016

Carême 2016: le temps du partage

Depuis plus de 50 ans, le Comité Catholique contre la Faim et poterre-solidaireur le Développement–Terre Solidaire propose à nos communautés dans leur démarche de carême de s’ouvrir au monde en faisant un geste de partage.

Le Pape François nous exhorte dans ce sens : «  Le carême, écrit-il, est un temps propice pour montrer cet intérêt envers l’autre par un signe, même petit, mais concret, de notre participation à notre humanité commune. » Par le passé, votre générosité a été constante. C’est pourquoi nous venons renouveler notre appel.

A quoi sert votre don ? Deux exemples :

Au Burundi, pays où le secteur agricole représente 90 % des emplois, l’Association «  INADES FORMATION », partenaire du CCFD – Terre Solidaire depuis 1995, vient en aide aux petits producteurs de café, trop longtemps exploités pour la culture de cet or rouge. Elle les incite à se regrouper en coopératives afin de faire valoir leurs intérêts, prendre en main leur développement et à intégrer des cultures vivrières.

En Indonésie, sur l’ile de Bornéo, le peuple Dayak est victime d’une double menace : l’accaparement de ses terres par les industriels agro-alimentaires et les dérèglements climatiques qui affectent leurs cultures.

L’Institut Dayakoligi, partenaire, lui aussi, du CCFD – Terre Solidaire, sensibilise les villageois au danger de vendre leurs terres s’ils veulent préserver leur culture et leur avenir.

Votre don pour le CCFD-Terre Solidaire sera précieux pour soutenir ces associations et les populations. Il offrira à de nombreuses familles l’espoir d’être durablement à l’abri de la faim, d’être mieux armées face aux dérèglements climatiques, de permettre à leurs enfants d’accéder à l’école, et de se construire un meilleur avenir.

Merci de votre générosité.

Madeleine Loret, membre du CCFD-Terre Solidaire.


Dimanche 6 mars 2016

L’Eglise nous propose
le sacrement du Pardon

Approchent les jours de la célébration du Mystère pascal. Le Carême nous ysacrement du pardon edito dimanche 6 mars 2016 prépare, dans la joie de nous retourner vers Dieu qui nous a tant aimés. Comme tout sacrement, la Réconciliation est un acte de la tendresse de Dieu qui vient nous rejoindre dans les situations de notre vie. Cette rencontre sacramentelle est toujours sainte et personnelle, que ce soit en particulier ou au cours d’une cérémonie.

La célébration communautaire permet de comprendre la dimension ecclésiale du sacrement. Nous sommes venus ensemble pour rajeunir le pardon reçu lors de notre baptême et retrouver ou renforcer notre identité d’enfants de Dieu. La qualité liturgique permet de donner sa place à la Parole de Dieu proclamée qui interpelle notre conscience. La prière commune nous entoure et nous rassure ; ne demande-t-on pas à la Vierge Marie et à tous les saints de prier pour nous ? Les chrétiens, qui sont autour de nous, ne sont-ils pas des gens de notre vie habituelle avec qui nous avons aussi besoin de nous réconcilier ? L’Eglise, selon l’ordre du Seigneur, est le grand sacrement de la réconciliation ; elle rend, au cours de siècles, le Salut visible, audible, effectif, grâce à l’Esprit saint. Dans leur ministère, les prêtres sont et parlent « en personne du Seigneur » qui « n’est pas venu juger le monde mais le sauver », plus attentif à veiller aux germes de vie qu’aux nécroses spirituelles.

D’où vient que tant de chrétiens hésitent à venir au sacrement
du pardon ?
D’abord parce qu’ils n’ont pas suffisamment rencontré le Christ plein d’amour. Beaucoup disent: «  Je ne sais pas quoi dire ». Alors que le Seigneur nous prend pour des adultes capables, non pas d’enfouir nos lâchetés dans un mauvais oubli, mais de Lui confier ceci : « Voilà ce que j’ai cassé ». Certains se pensent trop loin, comme Zachée. Alors, il va falloir grimper dans l’arbre de la sagesse, s’arracher « au terre à terre » boueux. Oui, une rupture radicale, en certains cas.

Mais, concernant le lieu de la belle rencontre et du Pardon, il faut savoir que le Christ, dans sa Passion, a fait tout le chemin. A nous de prendre conscience de la splendeur du pardon qui tient à la Résurrection. A nous de prendre conscience de son prix : Le Fils de Dieu exposé et transpercé par la haine, la violence la bêtise, la trahison et le sacrilège. Voilà pourquoi Paul, l’apôtre dit : « Je vous en supplie, laissez-vous réconcilier avec Dieu ! ».

Père Jean Poussin


Dimanche 28 Février 2016

3ème dimanche de Carême

edito-28 février 2016Deux lectures de ce jour méritent le détour : la première, qui rapporte l’épisode du Buisson ardent avec la révélation du Nom divin à Moïse, et l’évangile où l’on entend Jésus commenter deux faits d’actualité, ce qui n’est pas très courant.

Moïse, chargé de libérer le peuple de Dieu – « mon peuple » – comme dit le texte, va trouver les fils d’Israël pour leur annoncer cette libération et les mobiliser en conséquence. Cette démarche exige justification et légitimation, car des questions l’attendent sur ce Dieu que lui-même, Moïse, ne semble pas connaître. Il demande donc à Dieu son Nom. Il entend comme réponse : « JE SUIS » (à la 3ème personne « IL EST », en hébreu YHWH, le nom imprononçable). Ne nous précipitons pas trop vite en parlant d’existence de Dieu. Cette question n’est que d’ordre philosophique. Ici, il s’agit d’autre chose : JE SUIS, c’est l’affirmation et la révélation d’une PRESENCE, ce qui est plus qu’une simple existence, car se déclarer présent, c’est se poser comme candidat à une relation. Ainsi est notre Dieu. On appellera cela l’Alliance.

Dans l’évangile, Jésus commente deux événements récents qui ont frappé l’opinion : une répression sauvage de Pilate contre des Galiléens et l’écroulement d’une tour dans le quartier de Siloé à Jérusalem, avec un bilan de dix-huit victimes. Les contemporains de Jésus pensent qu’il s’agit là d’une punition céleste. Jésus s’oppose clairement à ce genre d’opinion, comme on le voit déjà à propos de l’aveugle-né : « Maître, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? » – « Ni lui, ni ses parents » répond Jésus (Jean 9,2-3). En revanche, Jésus avertit ses questionneurs qu’il est plus urgent d’envisager l’avenir afin d’échapper au désastre au lieu de spéculer sur de vaines explications qui n’appartiennent qu’au passé.

Père Damien Noël


Dimanche 28 février 2016

CUBA le 6 février 2016

«Enfin, nous nous voyons, nous sommes frères »,
s’est réjoui le pape François en échangeant une chaleureuse accolade avec le patriarche de Moscou au début de leur rencontre historique à la Havane. Dans une déclaration commune, après avoir évoqué les grands enjeux contemporains, ils exprimaient le souhait que leur rencontre contribue à l’unité voulue par Dieu.

Pour le Conseil œcuménique des Églises, il s’agit d’un « événement œcuménique d’une portée historique qui arrive à un moment plus opportun que jamais dans le contexte actuel de conflits et de crises qui sont la cause de tant de souffrances dans le monde. »

Ceux qui souffrent de la séparation de près de 1000 ans des Églises catholique et orthodoxe se réjouissent de ces pas « au sommet » vers l’unité.

Le chemin sera peut-être encore long et difficile, mais il est commencé.

Des pas vers l’unité, nous pouvons en faire nous aussi, chrétiens de base, en priant ensemble mais aussi en rencontrant, dans l’amitié, des chrétiens des autres églises et en agissant ensemble.

CUBA ENCORE le 4 mars pour la J M P (Journée Mondiale de Prière des Femmes).

Ce sont les femmes de Cuba qui ont préparé la célébration de cette année avec pour thème « Qui accueille les enfants m’accueille »

L’année dernière, la célébration était à Saint-Gratien, préparée par les femmes des Bahamas. Cette année, notre équipe de femmes protestantes, orthodoxes et catholiques vous attend le vendredi 4 mars à 20h30 à Saint-François d’Assise, en haut de Montmorency.

Célébration, présentation du pays et des projets que nous soutenons, appel à votre générosité et buffet avec des spécialités locales !

Co-voiturage possible comme d’habitude. À bientôt

Anne Gossé, Marie-Agnès Ihaddadène, Christiane Le Bert, Marie-Noëlle Michaud.


Dimanche 21 février 2016

Pierre

     Jean edito-21-02-20016

          Jacques

                   et moi

Ah mais, c’est qu’il fait bon sur la montagne de la Transfiguration, où d’après St Luc, Jésus a emmené trois de ses amis. Pas pour camper, pas même pour se reposer. Pour se dévoiler à leurs yeux, leur faire comprendre qui il est pour de vrai. Cela s’appelle une théophanie, comme il y en a dans la Bible avec Moïse et son buisson ardent, avec Isaïe et sa grande vision de la Gloire de Dieu ; avec bien des prophètes où cela prend la tournure de songes.

En tous cas, là comme avant, Dieu se révèle à l’homme, aux hommes. Dieu entre en communication. Mais pour nous dire quoi ? Que son amour pour l’homme, les hommes, chaque homme, est toujours présent. Qu’il a envoyé ce qu’il a de plus cher, tout son portait, son Fils, pour nous faire toucher du doigt le fond de son cœur de Père. Faut-il qu’il nous tienne en estime pour nous faire un tel cadeau ; c’est le cadeau de son Fils chargé de faire tomber sur nous l’ondée de son amour. Jésus, lui, le Fils s’acquittera parfaitement de cette tâche en en témoignant jusqu’au bout, jusqu’à en mourir. Te remercier Jésus, c’est la moindre des choses que je puisse faire.
Mais dans ce grand moment, il m’est demandé comme aux disciples Pierre, Jean, Jacques de l’écouter, lui, Jésus.T’écouter ? Qu’est-ce que tu as à me dire, Jésus ? – Aimer comme toi ? Où et quand me le rappelles-tu ?

Dans la fréquentation de la Bible, Parole de Dieu ; dans les appels de mes frères, spécialement ceux qui ont besoin de mon regard, de mon accueil, de mon service, de ma solidarité, de mon amitié, de ma tendresse.

Alors avec Pierre, Jean et Jacques, je peux redescendre de la montagne de mes réflexions et de ma prière et chausser solidement mes brodequins bien ancrés dans ma vie quotidienne, mais avec un cœur tout regonflé.

Père Claude Porcheron


Dimanche 14 février 2016

VIVRE LA ST VALENTIN AUTREMENT !

image edito st valentin 14-02-2016En ce dimanche, jour de la Saint Valentin, sont fêtés tous ceux qui s’aiment dans nos deux paroisses et plus particulièrement les couples Jubilaires et les 15 couples de fiancés qui se préparent au mariage, assistés par 4 couples accompagnateurs. Ils nous disent : « Aider les couples nous fait grandir » ; « Le couple est en perpétuelle évolution.
L’amour se construit en permanence et il faut en prendre soin ».

Pourquoi le mari et la femme doivent-ils ne faire qu’un ?

C’est là le grand projet de Dieu. Quand Dieu crée l’homme et la femme, Il voudrait qu’ils ne fassent qu’un. Il voudrait que chacun pense d’abord à l’autre pour que les deux vivent heureux ensemble. Évidemment, ce n’est pas toujours facile ! Pourtant, Dieu nous y invite.

Un jour, nous quittons nos parents pour aimer pleinement quelqu’un d’autre. Et Dieu s’engage dans cette union. C’est lui qui unit le mari et la femme. Ils peuvent donc compter sur Lui pour faire grandir leur amour.

Le mariage entre Dieu et l’humanité

La Bible compare souvent l’amour de Dieu pour son peuple Israël à l’amour d’un époux pour son épouse : c’est ainsi que l’homme et la femme doivent s’aimer. Avec Jésus, qui vient partager notre vie, Dieu se fait époux de toute l’humanité et l’Église, en réponse, épouse de Dieu.

Les couples sont des prophètes !

« Le visage de deux personnes qui s’aiment révèle quelque chose du mystère de Dieu ». Le Cardinal Marti présentait le mariage comme une authentique vocation chrétienne et recommandait aux couples de « prendre bien soin de leur amour ». Avec les beaux jours, revoici la période des mariages : Que nous soyons mariés ou célibataires, seuls ou en couples, nous pouvons avoir, dans notre prière, une pensée pour ces jeunes qui osent, dans un contexte difficile où l’institution du mariage est fragilisée, un beau pari sur l’avenir.

Ils ont l’intuition que ce qu’ils éprouvent l’un pour l’autre a quelque chose de « sacré », que se dire « oui » devant Dieu rendra leur union plus forte, davantage capable de traverser les inévitables épreuves, avec le soutien de l’Esprit-Saint.

Ils osent croire à l’incroyable force du Pardon et de la Miséricorde.

Il faut reconnaître à l’Église cette immense qualité qui consiste à prendre soin de l’amour des hommes et des femmes, elle investit aussi beaucoup dans l’après-mariage, à travers des propositions adaptées aux couples de différents âges. L’enjeu n’est pas qu’affectif et psychologique, il est spirituel car un couple qui s’aime est, en ce monde, comme une icône où transparaît le visage de Dieu. Icône imparfaite sans doute, mais authentique chemin de foi. Par la grâce de la « communauté », l’un et l’autre peuvent s’épauler pour marcher ensemble vers Dieu qui est la source de leur amour.

Couples accompagnateurs :

Agnès et Stéphan ; Frédéric et Sabrina ;

Xavier et Fabienne ; Marie-Claude et Francis


Dimanche 7 Févier 2016

Accueillir le cadeau ou le papier-cadeau ?

Mercredi, nous allons commencer le carême. Un feuillet va nous être donné : « Accueillons la miséricorde de Dieu. » Des propositions nous sont faites pour nous préparer aux fêtes pascales : temps de prière, célébration du pardon, soirée œcuménique, démarche de pèlerinage vers la Basilique d’Argenteuil, ou autour du lac le vendredi saint… Des horaires et quelques explications sur le fond complètent cette feuille-programme. Mais qu’allons-nous en faire ?

Nous sommes si habitués à recevoir de multiples sollicitations, profanes ou religieuses… notre rythme de vie nous semble déjà souvent « à la limite » et la fatigue ou les soucis nous rendent peu disponibles. Alors notre 1ère réaction risque d’être : « Encore ! », en essayant de voir rapidement comment vont pouvoir être conciliés les quelques trous de notre emploi du temps avec tel ou tel horaire proposé ! On va gérer au mieux, pour soi
et pour la famille…

Alors nous passerons à côté de l’essentiel !

L’enjeu du Carême est d’abord intérieur et spirituel : il s’agit de vivre une démarche de changement du cœur qui nous rapproche de Jésus en nous faisant communier à sa mort et à sa résurrection. Avant toute question de durée ou d’emploi du temps, il est nécessaire de s’asseoir pour se fixer quelques lignes directrices qui vont orienter notre manière de penser, de prier, de parler et de vivre avec les autres et avec Dieu durant ce carême : Jésus m’a aimé jusqu’à donner sa vie, et il continue à m’aimer aujourd’hui ; comment accueillir cet amour et y répondre ? J’ai peut-être l’habitude d’aller à la messe, de prendre un temps de prière, de rendre des services aux autres… Tout cela est très bien. Mais comment mon cœur, mon moi profond est-il engagé à travers ces attitudes ? Je fais mon signe de croix, je récite le Notre Père, j’adhère au Credo de l’Eglise : c’est important pour exprimer que je suis de la famille des chrétiens. Mais au-delà des paroles et des gestes communs, avec le risque de routine et de conformisme, le carême m’invite à rechercher et à cultiver une foi personnelle, à entreprendre un travail intérieur de création ou de re-création, dans une relation invisible et intime avec la personne de Jésus. Cette relation, bien ou mal vécue, m’engage personnellement, je ne peux rester extérieur ou spectateur.
Quand on vit une amitié, on ne peut la vivre en spectateur, on y est engagé. Cela implique de faire des choix et de se libérer de multiples entraves (Jésus aussi a été tenté !) et personne ne peut le faire à notre place. Les 40 jours de désert du carême sont un cadeau bien étrange mais combien nécessaire, dans notre société de consommation, de bruit et de dispersion. Oui, Dieu est à l’œuvre, mais pas sans nous ! Bonne entrée en Carême…

Père Rosier, curé


Dimanche 31 janvier 2016

Jeune,
sois témoin du Christ !

image temoin du christ dimanche 31 janvier 2016

Une des plus belles rencontres de Jésus dans l’Evangile est celle avec le jeune homme riche (Marc 10, 17-22) car elle témoigne de toute la sollicitude du Seigneur envers les jeunes sur lesquels le Christ fixe un regard d’amour (cf.verset 21). A la suite du Sauveur, l’Eglise, qui a reçu pour mission d’annoncer l’Evangile à tous les peuples, a une prédilection pour les jeunes, car ils sont non seulement l’espérance du monde et de l’Eglise, mais aussi le reflet de la beauté, de la passion et de l’éternelle jeunesse de la foi en Christ. Le Pape Jean-Paul II, initiateur des Journées Mondiales de la Jeunesse, désignait les jeunes comme « sentinelles du matin » ; Benoît XVI rappelait que « confiante dans les jeunes et dans leur énergie, l’Eglise place en eux ses espoirs. Elle a besoin de leur vitalité pour continuer avec un nouvel élan la mission que le Christ lui a confiée ».

Le Pape François, quant à lui, ne cesse d’inviter les jeunes à vivre une expérience profonde avec Jésus, car « Il vous attend. Il vous fait confiance et il compte sur vous ! N’ayez pas peur de croiser son regard plein d’amour infini pour chacun de vous, un regard qui peut changer votre vie, un regard qui étanche la soif profonde qui habite vos cœurs de jeunes ! »

Consciente de sa mission envers les jeunes, l’Eglise et, en particulier, notre communauté paroissiale, les accompagne dans leur cheminement spirituel, afin de les amener à rencontrer le Christ. Pour les tout-petits, c’est l’Eveil à la Foi, qui leur est proposé, afin qu’ils soient initiés aux valeurs de l’Evangile dès leur tendre enfance. Pour les écoliers, collégiens et lycéens, chaque mois, les aumôneries leur proposent un temps d’échange, de partage de la parole autour des thèmes majeurs de leur vie, avec une Messe qui leur est spécialement dédiée où leur participation active est très appréciée.
Pour d’autres, le caté les introduit aux sacrements qui feront d’eux les disciples du Christ. Quant aux plus grands, c’est-à-dire les étudiants de 18 ans et plus, un groupe particulier existe pour eux aussi.

Chers paroissiens, nos jeunes sont certes porteurs d’espoirs, de rêves et d’idéaux, mais ils sont également pleins d’interrogations, d’illusions et de désillusions. Aidez-nous à tirer le meilleur d’eux-mêmes. Montrez-leur la splendeur de l’amour de Jésus pour eux. Confiez-les aux aumôneries et au caté, guidez leurs pas dans ceux du Christ. Lui seul peut changer le cours de leur existence, Il est le sens premier de leur vie ! Comme la foi est
un cheminement, la pastorale avec les jeunes passe aussi par des temps forts et des pèlerinages, comme le prochain Frat’ de Lourdes, qui aura lieu du 24 au 29 avril, ou encore comme les Journées Mondiales de la Jeunesse, qui se dérouleront en Pologne et à Cracovie, du 18 juillet au 1
er
août prochain, occasion extraordinaire pour eux de célébrer le Jubilé de la Miséricorde sur les traces de Jean-Paul II, autour du Pape François. N’hésitez pas à leur offrir cette chance de rencontrer et d’aimer Jésus ! Ensemble, bâtissons dans le cœur des jeunes l’Eglise de demain.

Père Steve Niyonkuru


Dimanche 24 janvier 2016

Semaine pour l’Unité des chrétiens, Du 18 au 25 janvier

R.I.E.V.O

Encore un sigle… mais il y a peu de chances que vous le connaissiez !

Ceux qui habitaient Enghien, en 2011, se rappellent peut-être ce petit matin du 24 avril, à 7h30, au bord du lac d’Enghien…

Tous, Catholiques, Protestants, Evangéliques Libres et Coptes Orthodoxes du département du Val-d’Oise, nous avons, ensemble, proclamé haut et fort « Christ est ressuscité » !

Nous étions près de mille, heureux de pouvoir célébrer avec nos frères Orthodoxes la fête de Pâques. Car les calendriers Julien et Grégorien correspondaient en 2011, ce qui n’est pas très fréquent.

Pour avoir les autorisations administratives et les assurances nécessaires à l’organisation de ce rassemblement, l’équipe œcuménique de la vallée de Montmorency avait créé une association : Rencontres Inter Eglises du Val-d’Oise et des environs … R.I.E.V.O.

Cette association existe toujours et vous pouvez bien sûr en faire partie quand vous voulez. Elle soutient ou organise des rencontres œcuméniques, et en particulier dans notre vallée de Montmorency les « Mercredis de la Bible ».

Le Pape François nous le rappelait : « Si nous, nous ne marchons pas ensemble, si nous ne prions pas les uns pour les autres, si nous ne collaborons pas dans beaucoup de choses que nous pouvons faire ensemble dans ce monde pour le Peuple de Dieu, l’unité de viendra pas ! »

Si vous voulez prolonger votre prière de cette semaine pour l’unité des chrétiens par des rencontres avec d’autres chrétiens, venez retrouver, le 3 février à 20h30, le Père Moussa à l’Eglise Copte Orthodoxe de Deuil la Barre autour de l’Evangile de Saint Luc…

Et réservez tout de suite les soirées des « mercredis » prévus cette année :

* Le 3 février à 20h30 : Eglise St Moïse le Noir et St Samuel le Confesseur – 17 rue Cauchois à Deuil-la-Barre ;

* Le 16 mars à 20h30 : Eglise St Louis – 10 rue du Château à Deuil-la-Barre, avec le Père Louis-Marie Chauvet ;

* Le 11 mai à 20h30 : Eglise Evangélique Libre – 37 rue Haute Deuil-la-Barre, avec le Pasteur Philippe de Pol ;

Covoiturage possible bien sûr !

Anne Gossé, Marie-Agnès Ihaddadène, Christiane Le Bert,
Marie-Noëlle Michaud, de R.I.E.V.O


Dimanche 16 janvier 2016

Les noces de Cana et la miséricorde de Dieu

nocescana-17-01-2016Cet évangile de Jean, considéré comme une théophanie (manifestation de la divinité du Christ), nous dévoile, en partie, le mystère de la miséricorde divine. Marie, dès le début de l’incarnation, l’avait intimement expérimentée et proclamée en laissant monter en elle le chant du Magnificat (Luc 1, 50).
Dans ce récit, c’est elle l’invitée. Son fils l’accompagne avec ses disciples. Prévenante et attentive, elle se rend compte que le vin va man-quer. Or, selon la coutume juive, il est signe d’hospitalité, de joie, et est associé aux prières de bénédiction et d’actions de grâce au cours du repas. Son manque risque donc de compromettre la réputation des époux et la réussite de la noce ! Avec dis-crétion, elle incite son Fils à agir en lui disant : « Ils n’ont pas de vin. » La réponse sèche de Jésus : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n’est pas encore venue », peut paraître surprenante ! Mais le Christ, pleinement homme, a sans doute dé-couvert, peu à peu, le sens de sa mission ; et il s’interroge, est-ce bien le moment de manifester qu’il est le Fils de Dieu ? Quel signe doit-il donner ? Mais Marie ne se décourage pas. Habituée de la méditation, (Luc 2,19), elle répond simplement : « Tout ce qu’il vous dira, faites-le. » Devant cette foi, cette confiance totale, Jésus touché et éclairé par l’Esprit, accède à sa demande. La suite nous la connaissons ….
Ce récit souligne ainsi que l’écrit le Pape François dans son message pour la 24eme journée mondiale du malade , le rôle d’une mère au coeur débordant de tendresse, priante et vigilante. Dans la sollicitude de Marie se reflète le grand dessein de Dieu : aider l’Homme à se relever, lui faire retrouver sa dignité perdue. À Cana, se profile aussi les traits distinctifs de la mission du Christ : Le Messie est Celui qui prend pitié et vient en aide à tous ceux qui se trouvent en difficulté, qui doutent, qui connaissent la souffrance. Il est celui qui donne toute sa vie.
Dans l’évangile, Jésus demande l’aide des serviteurs. Une manière de montrer qu’il compte sur la collaboration humaine pour transformer le monde.
Alors, demandons-lui de nous aider à être ce visage, cette main tendue, ce coeur bienveillant et miséricordieux qui n’a qu’un désir : aimer à la manière de Dieu !
Georgette Gaudin et Alain Tuloup. (E.A.P.)


Dimanche 10 janvier 2015

Prière en la fête du baptême de Jésus

Viens, Esprit du Père et du Fils.edito_10_01_2016

Viens, Esprit d’amour.

Viens, Esprit d’enfance, de paix, de confiance et de joie.

Viens allégresse secrète

Qui brilles à travers les larmes du monde.

Viens, vie plus forte que nos morts d’ici-bas.

Viens, père des pauvres et avocat des opprimés.

Viens, Lumière de l’éternelle vérité

Et Amour répandu en nos cœurs.

Nous n’avons rien qui puisse te contraindre ;

Mais c’est justement cela qui fait notre confiance…

Viens donc, renouvelle et amplifie

Ta visite au-dedans de nous-mêmes.

C’est en toi que nous mettons notre confiance.

C’est toi que nous aimons,

Car tu es toi-même l’Amour.

En toi, nous avons Dieu pour Père,

Parce que, au-dedans de nous-mêmes, tu cries :

« Abba, Père bien-aimé ! »

Demeure en nous,

Ne nous abandonne pas,

Ni dans l’âpre combat de la vie,

Ni à l’heure où il touchera à son terme et où nous serons tout seuls.

Viens, Esprit Saint !

Karl Rahner


Dimanche 3 Janvier 2016

L’E.A.P. vous souhaite    Une très bonne année 2016

                                                                                                                                                                                                                                       «     Merci, c’est gentil, meilleurs vœux à vous aussi …. Mais vous êtes qui ? »

C’est vrai qu’en plus des services bien repérés, comme la liturgie, la catéchèse ou l’art floral, beaucoup de sigles fleurissent dans la paroisse ! CP*,EAFD*, SEM*, MCR*, APSG* … et d’autres , réunissent aussi des gens qui « font quelque chose ensemble » pour contribuer à l’annonce de la Bonne Nouvelle à Saint-Gratien.

Tous vous diront qu’être à plusieurs, faire Église, parler de sa foi, ça rend heureux, ça donne une joie profonde et que, quand on a commencé, on ne peut plus s’en passer.

Alors en plus d’une bonne santé et de beaucoup de bonheur on vous souhaite de venir rejoindre une équipe pour que nous devenions de plus en plus acteurs dans notre communauté où nous aimerions dire, à la suite du Christ, « on connaît chacun par son nom ».

En ce début d’année, on va éclairer votre lanterne :

CP : Conseil Pastoral, il donne les orientations pour la vie de la paroisse… attention bientôt les élections !

EAFD : Équipe d’Accompagnement des Familles en Deuil qui célèbre les obsèques.

SEM : Service Évangélique des Malades qui répond à chaque demande de visite et porte la communion aux personnes qui le désirent.

MCR : Mouvement Chrétien des Retraités (une réunion par mois)

APSG : Association Paroissiale Saint Gratien qui participe, entre autre, au financement de la paroisse en organisant les kermesses

Ah oui, la réponse à votre question ! L’EAP c’est « l’Équipe d’Animation Pastorale » :

Le père Bertrand Rosier, Monique Carré ( notre secrétaire), Georgette Gaudin,
Anne Gossé et Alain Tuloup. Nous nous réunissons tous les 15 jours pour la gestion courante de la paroisse (horaires et calendrier, organisation des groupes, des fêtes, contenu du « Flash »…) pour mettre en place les orientations données par le CP et répondre aux questions qui se posent.

Et voici une première proposition pour cette année des Jubilés de la Miséricorde et des 50 ans du diocèse :

Le 17 janvier à 11h c’est la messe des familles, suivie d’un apéritif pour tous (apporter produits de pays) ; ensuite chaque paroissien le souhaitant est invité à rester pique-niquer (repas partagé) au presbytère pour faire connaissance et rencontrer les animateurs des services de la paroisse. Retenez votre journée de
11h à 16h30.

Tous les paroissiens sont attendus au presbytère à 15 heures pour regarder une vidéo sur l’année de la Miséricorde, un film adapté sera proposé aux enfants suivi d’un petit débat et d’une galette.

                              A la joie de bâtir ensemble cette nouvelle année !

Anne GOSSÉ au nom de l’Équipe d’Animation Pastorale.


Dimanche 20 décembre 2015

Marie, Élisabeth,… et nous !

marie-elisbeth-dimanche-20-12-2015Quelques jours avant Noël, nous entrons dans l’intimité de Marie et d’Élisabeth, qui vont toutes les deux enfanter par l’action de Dieu. Ces deux cousines vivent une rencontre étonnante, remplie de joie et de foi, en pleine communion de cœur et de corps. Chacune rêve et s’interroge : « Que sera cet enfant promis par Dieu ? Comment l’accueillir, l’aider à grandir, lui donner toutes ses chances ? » Des inquiétudes très nobles, communes à toutes les futures mamans…

Mais entre Marie et Élisabeth, il y a davantage : surgit un cri d’enthousiasme et de foi qu’Élisabeth, déjà âgée, adresse à sa jeune cousine, puis ce sera le cantique d’action de grâce de Marie, le Magnificat. Ces deux femmes prennent conscience que ce qui leur arrive dépasse infiniment cet évènement déjà si beau d’une simple grossesse : à travers elles, Dieu est à l’œuvre, il agit, il les bouscule, mais il s’en remet à elles ; il leur fait toute confiance pour porter et donner le jour à Jean, le précurseur, le plus grand des prophètes, et 6 mois après, à Jésus, l’Emmanuel, Dieu avec nous ! Elles participent au passage d’un monde ancien à un monde nouveau. Quelle perspective pour ces femmes toutes simples ! Elles vont rester 3 mois ensemble, tant elles ont de surprises et de joie à partager.

Les enfants s’en mêlent : Jean s’agite dans le ventre d’Élisabeth, semblant vivre une mystérieuse communion avec son petit cousin qui commence à grandir dans le ventre de Marie ; ils sont tout proches l’un de l’autre, mais n’ont pas la parole ! Leur relation ne peut passer que par leurs mères ! Étonnant : ce sera leur seule rencontre, puisque, dans l’évangile de Luc, Jean sera déjà emprisonné par Hérode au moment où Jésus arrivera au Jourdain pour se faire baptiser (par qui ? On ne sait pas ; cf. Luc 3,21).

Comme à Marie et Élisabeth, en ce temps de Noël, l’Esprit ne nous souffle-t-il pas de nous habiller aussi le cœur de joie et de foi pour vivre de vraies rencontres avec ceux qui nous entourent, en pensant que chaque chrétien, depuis son baptême, est porteur de la présence mystérieuse et féconde de Jésus qui demeure et agit en lui ? À la suite de Marie et d’Élisabeth, n’avons-nous pas aussi à vivre une sorte d’accouchement, à donner, à mettre au monde, à rendre visible quelque chose de l’action de Dieu en nous, du visage du Christ et de son Évangile ? Pas au loin ou en rêve, mais dans la famille, au travail, avec les voisins… en essayant que cette joie et cet élan qui nous animent soient contagieux et donnent envie de se lever, d’espérer, de bâtir ensemble… Oui, Noël est chaque jour de l’année : accueillir Jésus en nous et le rendre visible au milieu des hommes est notre mission, Ma mission ! Un nouveau monde commence encore aujourd’hui !

Joyeux Noël à tous !

Père Bertrand Rosier, curé.


Dimanche 13 décembre 2015

Saint Luc, évangéliste de la joie

bougie 3eme dimanche aventLe troisième dimanche de l’Avent est traditionnellement le dimanche de la joie, comme le quatrième dimanche l’est pendant le Carême. Ces deux dimanches, la couleur liturgique est le rose, éclat fugitif au milieu du violet réservé à ces temps dits « de pénitence ».

L’évangile lu cette année est celui de Luc, qui se distingue précisément des trois autres par son insistance sur la joie. Trois mots reviennent dans cet évangile : joie, réjouir, se réjouir avec. Pour se faire une idée de la supériorité de Luc en ce domaine, l’inventaire global de ces termes dans les quatre évangiles est sans appel : Matthieu = 12 fois, Marc = 3 fois, Luc = 23 fois, Jean = 18 fois. Sur les 23 emplois, 20 apparaissent dans des textes qui sont propres à Luc, ce qui est énorme. On observe d’ailleurs que Luc est le seul à employer le verbe « se réjouir avec », qui revient 3 fois dans son texte (Lc 1,58 ; 15,6.9).

L’inventaire de ces 23 emplois fait apparaître des concentrations plus ou moins importantes :

– Les naissances de Jean-Baptiste et de Jésus réjouissent parents et voisins, ainsi que les bergers (ch 1 et 2) ;

– Brebis et pièce retrouvées, retour du fils prodigue sont occasion de joie collective et de festin (ch 15) ;

– La joie des 72 à leur retour de mission, et la mise au point de Jésus sur
le véritable motif de la joie missionnaire (ch 10) ;

– Les apparitions du Ressuscité au Onze (ch 24).

Ce troisième dimanche de l’Avent célèbre donc par anticipation la joie définitive du Royaume qui fait irruption sur terre lors de la naissance de Jésus : « Ne craignez pas, car voici que je vous annonce une bonne nouvelle, qui sera une grande joie pour tout le peuple », proclame l’ange aux bergers.

Père Damien Noël


dimanche 6 décembre 2015

Amis d’Enghien et de Saint-Gratien,
Dans l’Office divin, j’ai repris certaines des expressions poétiques qui illuminent les hymnes de la liturgie du temps de l’Avent. J’en ai fait un Puzzle. Père Jean Poussinbougie 2eme dimanche avent

Amis ! Debout, le Seigneur vient ! Il approche, Il est là.
A l’Orient, Il se lève et montre la « mesure sans mesure » de son immensité.               Noël !
Dieu s’invite, Dieu fait chair en notre temps.
La nuit touche à sa fin ; bientôt le Jour de Dieu : Le Jour de Dieu n’est pas un jour-instant de l’histoire, le Jour de Dieu, c’est Dieu toujours.
Il donne un sens à nos désirs. Sa parole s’infiltre, elle travaille au coeur, Il apporte le Royaume, un monde ouvert à son amour, Terre nouvelle, monde nouveau : et le pauvre trouve grâce.

Le temps est court, nos jours s’en vont. Que pouvons-nous faire pour hâter ce Jour tant espéré ? Allons au-devant de Celui qui vient ; offrons-lui nos mains ouvertes. Réveillons en nous l’immense espoir de son retour :
Ce que l’oeil n’a pas vu, ni l’oreille entendue, ce qui n’est pas monté au coeur de l’homme, voilà ce que Dieu prépare pour ceux qu’Il aime, ce qui surpasse tout désir. Qu’Il accorde nos paroles à son Verbe divin.
            

               « Ô Verbe divin, Christ roi de l’immense bonté,
               À Toi la gloire et à ton Père ainsi qu’à l’Esprit Saint
               pendant l’éternité des siècles                     Amen ».


Dimanche 29 novembre 2015

Les fenêtres de l’Avent

bougie de laventVous connaissez bien ces calendriers de l’Avent avec ces petites fenêtres qui s’ouvrent chaque jour pour nous faire patienter en attendant Noël ou pour mieux le vivre. Les uns cherchent et trouvent des bonbons, d’autres une pensée, qui les acheminent vers la venue de Jésus.
En tous cas, on attend, on se prépare.

J’ai pensé à cela au moment où l’Avent nous met dans l’attente de celui dont nous célébrons la naissance. La naissance ? Mais cette naissance a un but inouï, c’est toute une espérance qui est semée en notre monde, en nous. En regardant notre Eglise catholique chez nous, quelquefois, certains sont tentés de désespérer. Le nombre des enfants baptisés, des mariages, des enfants catéchisés a bien diminué. Les jeunes (et des moins jeunes) semblent plus touchés par la préoccupation de la musique, du look, de la peur d’être exclus de la bande d’amis, que par celui qui est au cœur de ma vie et qui m’a proposé ma place dans ce monde aimé d’un Dieu Père, lui Jésus. La place de l’Islam tend à masquer pourtant une autre réalité : 2/3 des français se image-edito-1er-dimanche-avent-29-novembre-2015disent catholiques, 3 millions pratiquent régulièrement et 10 millions occasionnellement, et tous ceux qui, adultes, demandent le baptême (126, cette année, et 120 jeunes, dans notre diocèse) et tous ceux, laïcs, qui se sont engagés au service de l’Eglise et y ont des responsabilités. Combien de cathos se sont mobilisés autour de migrants; un quotidien (la Croix) a une place reconnue dans le monde des médias. Des radios, une chaine de télé (KTO), des universités catholiques mais aussi des mouvements (même si certains fléchissent), les « Semaines Sociales », et des communautés nouvelles : Quelle diversité dans notre Eglise ! C’est peut-être sa richesse.

Le chemin de l’espérance, que nous propose de prendre notre petit calendrier de l’Avent, est non dans le rejet de nos contemporains, mais dans le dialogue serein (où la confrontation peut trouver place), entre tous.

La peur de l’Islam ne doit pas nous envahir, si c’était le cas ; mais cela nous provoque à connaître et approfondir notre foi, la Parole de Dieu, et la vie de notre Eglise Catholique.

Voilà une fenêtre ouverte dans notre calendrier de l’Avent.

Père Claude Porcheron


Dimanche 22 novembre 2015

Christ,christ roi dimanche 22 novembre 2015

Roi de l’Univers !

Plus qu’une simple fête placée à la fin de l’année liturgique, même élevée au rang de solennité, ce dernier dimanche du Temps Ordinaire, est avant tout la célébration de la Seigneurie de Jésus dont l’Amour est plus puissant que tout écueil en ce bas-monde. C’est en quelque sorte la cerise liturgique qui vient nous rappeler que le Christ est l’Alpha et l’Omega, le commencement et la fin, c’est-à-dire l’origine et la finalité, non seulement de l’histoire et de ce monde, mais aussi de notre propre existence.

 A l’heure de sa passion, face à Ponce Pilate, Jésus, dans un moment de vérité profonde, ne nie pas qu’Il soit Roi. Mais il tient à préciser que sa royauté n’est pas de ce monde. En effet, le Fils de Dieu, vient inaugurer un royaume qui est aux antipodes des règnes terrestres. Non pas une monarchie de fer ou une dictature, comme bien trop souvent, hélas, on en voit ici ou là, mais un Royaume de Paix, de Justice, de Vérité ; un Royaume fondé, non sur la force des armes, mais sur les armes de l’amour ; un Royaume dont les Béatitudes sont la Constitution ; un Royaume dont la Loi fondamentale est la Charité.

 Pour bien comprendre l’esprit de cette royauté du Christ, il est important de se rapporter aux propos de Jésus lors du lavement des pieds, à la fin de la dernière Cène : ‘’ Comprenez-vous ce que je vous ai fait ? Vous  m’appelez Maitre et Seigneur, et vous dites bien, car je le suis. Si donc je vous ai lavé les pieds, moi le Seigneur et le Maitre, vous aussi, vous devez vous laver les pieds les uns aux autres. Car c’est un exemple que je vous ai donné, pour que vous fassiez, vous aussi, comme j’ai fait pour vous.’’ (Evangile selon Saint Jean 13,12-15 ). Ainsi donc, Régner, pour le Christ, signifie servir. Il va le prouver jusqu’au bout. Les rois de la terre revêtent des couronnes d’or, Lui  portera une couronne d’épines ; les princes de ce monde s’assoient sur des trônes majestueux, son trône à Lui sera la Croix ; les souverains d’ici-bas ont un sceptre de fer, Lui a la houlette du berger ; les maitres de la terre se vengent de ceux qui les défient, Jésus, Lui, ne rêve que de les sauver de la perdition.

Ce Royaume du Christ ne doit pas être vu comme un idéal difficile à vivre. Au contraire, dans le concret des vicissitudes de ce monde, et plus que jamais, en ces temps troublés, le triomphe de l’Amour Miséricordieux du Christ, doit être réaffirmé sans cesse. L’idée du Pape Pie XI, en instituant cette Solennité du Christ-Roi en 1925 était justement d’en faire un acte de résistance face à tous les totalitarismes et à l’athéisme moderniste. Puisse le Règne du Christ Seigneur, s’étendre un peu plus chaque jour, dans le cœur des hommes et femmes de ce monde, pour abattre les murs de la haine et de la division , et pour mettre fin à la barbarie humaine dont nous sommes témoins ces derniers temps. Amen.

Père Steve Mike NIYONKURU


dimanche 15 Novembre 2015

VA, JE T’ENVOIE

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Tout le monde connaît le Secours Catholique en tant qu’ONG… mais connaît-on les activités d’une équipe de base ? Ses rapports avec le CCAS de la ville ? (nous étions en bonne place dans l’un des derniers bulletins municipaux !)

On nous a vus, comme chaque année, avec certains d’entre vous qui nous aidez par vos dons ou votre présence, aux portes des magasins d’alimentation de Saint-Gratien durant le week-end des 10 et 11 octobre dernier.

Le grand panier d’osier est bien connu à la paroisse par ceux qui y déposent leurs dons durant le Carême ou lors de célébrations : paroissiens, enfants du KT et leurs parents ; à Enghien, c’est plusieurs fois par an que l’on vous sollicite….

Les personnes qui passent au presbytère le vendredi après-midi sont parfois surprises de l’agitation qui y règne : nous accueillons chaque semaine jusqu’à 10 familles ou plus, envoyées par les services sociaux de la mairie : des mamans débordées avec des enfants à charge, des personnes âgées, bien seules, qui aiment parler et surtout être écoutées, des hommes nombreux et quelques femmes domiciliés à l’ADEF HEBERGEMENTS, souvent en recherche d’emploi, que l’on essaie d’aider à démêler les tracasseries administratives dont ils sont l’objet…

Dans le temps de l’Avent, nous proposons des bougies et des crèches dont la recette, partagée par moitié, nous permet de préparer et d’offrir un bon goûter de Noël à nos accueillis et d’envoyer de l’aide à l’Association « Les Enfants des Rues » à Bamako (Mali).

Nous pouvons être amenés aussi – après passage devant une Commission, sous contrôle de la Délégation du Val d’Oise – à participer au paiement d’une dette de loyer, d’électricité ou d’assurance immobilière, ou à l’achat de timbres fiscaux.

Ces dernières semaines, nous sommes montés plusieurs fois à Montmorency pour accueillir les réfugiés syriens et irakiens et leur porter des jeux, des vêtements, des produits d’hygiène et d’entretien : l’une d’entre nous a emmené une famille à la Tour Eiffel pour la plus grande joie des parents et des enfants, une autre s’intéresse à l’alphabétisation.

Chaque semaine, il y a aussi le vestiaire : nous trions les vêtements et préparons des colis sur demande des personnes accueillies.

Ce sont des activités qui, pour la plupart, ne se voient pas car elles concernent la « périphérie » comme dirait le pape François. Pour nous, l’essentiel n’est pas que cela se sache ou se voie, c’est plutôt d’être disponible, d’aller vers l’autre, de changer de regard pour accueillir le frère dans sa différence.

Comme le disent certaines de nos affiches, il y a 36 façons d’être utile ; celle de notre équipe c’est de continuer à être présents sur Saint-Gratien et Enghien, à être à l’écoute de nos concitoyens en difficulté.

Depuis presque 30 ans que l’équipe existe, bénévoles et accueillis en ont vécu des rencontres et des partages ! Et, avec l’aide de l’Esprit-Saint, nous avons bien l’intention de poursuivre ! Tous les volontaires pour enrichir notre équipe seront les bienvenus. Les besoins sont nombreux.

C’est le chemin que nous avons choisi pour être missionnaires, c’est là que le Seigneur nous envoie !

Pour l’Équipe Saint-Gratien/Enghien, Marie-Hélène Romatet.


Dimanche 8 novembre 2015

ANNÉE DE LA VIE CONSACRÉE

 

vie_consacre2015

Elle a commencé le 30 novembre 2014, et prendra fin le 2 février 2016 à l’occasion de la Journée Mondiale de la vie consacrée.

Témoignage : L’Ordre des Vierges

   La virginité consacrée est la forme la plus ancienne de consécration féminine au Christ. A l’époque des premiers chrétiens des femmes s’engagèrent à rester vierges et célibataires à la suite du Christ et au service de l’Eglise naissante. Ce n’est que plus tard que se formèrent des communautés de femmes dont sont issues les congrégations religieuses.

vie consacré 8 novembre 2015    Remis à l’honneur par le Concile Vatican II, l’Ordo Virginum témoigne dans le monde de ce que nous vivrons à la fin des temps. Les vierges consacrées annoncent les « Noces de l’Agneau ». C’est pourquoi la consécration est toujours donnée par l’évêque lors d’une cérémonie publique. L’évêque, représentant du Christ, remet à la nouvelle consacrée le voile de l’épouse, lui passe l’anneau au doigt comme l’époux à son épouse, signe de l’Alliance entre le Christ et son Eglise (on dit que cette vocation est sponsale). Il lui remet également le livre de la Liturgie des Heures ainsi que la lumière de la lampe : comme le demande Jésus à ses disciples -par exemple dans la parabole des vierges sages et des vierges folles en Mt 25- elle doit veiller et prier car nul ne connaît l’heure du retour de l’Epoux.

   Etant célibataires, nous vivons peut-être plus radicalement notre vocation baptismale dans le monde, au service de l’Eglise diocésaine, en essayant de répondre au mieux à l’injonction de Jésus « Veillez et priez », compte-tenu que nous vivons seules et devons nous assumer financièrement. Nous sommes environ 600 en France, exerçant des métiers très variés, du plus humble au plus prestigieux.

Jocelyne, ocv, paroisse de Saint Gratien


Dimanche 1er novembre 2015

FÊTE DE LA TOUSSAINT

A l’occasion de la célébration de la Fête de Tous les Saints, je vous propose de relire quelques témoignages de sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la sainte Face.

Père Jean POUSSIN

toussaint 2015

LA SAINTETE DE TOUS LES BIENHEUREUX

« La sainteté n’est pas dans telle ou telle pratique ; elle consiste en une disposition du cœur qui nous rend humbles et petits entre les bras de Dieu, conscients de notre faiblesse, et confiants jusqu’à l’audace en sa bonté du Père ».

LES SAINTS et NOUS

« Je crois que les bienheureux ont une grande compassion pour nos misères ; ils se souviennent qu’étant comme nous fragiles et mortels, ils ont commis les mêmes fautes, soutenu les mêmes combats, et leur tendresse fraternelle devient plus grande encore qu’elle ne l’était sur terre. »(a)

DES PARENTS DÉFUNTS QUI CONTINUENT À NOUS AIMER

« Je compte ne pas rester inactive au Ciel, mon désir est encore de travailler pour l’Eglise, je le demanderai au Bon Dieu et Il m’exaucera. Si je quitte le champ de bataille, ce n’est pas pour me reposer ». (b)

« Je ne puis pas penser beaucoup au bonheur qui m’attend au Ciel. Une attente fait battre mon cœur : c’est l’amour que je recevrai et celui que je pourrai donner. Je pense à tout le bien que je voudrais faire après ma mort. : Faire baptiser les petits enfants, aider les prêtres, les missionnaires, toute l’Eglise ». (c)

Céline, la sœur de sainte Thérèse lui lisant un livre sur la béatitude éternelle Thérèse interrompit la lecture et dit :

« Ce qui m’attire, c’est l’Amour ! Aimer, être aimée du Bon Dieu et revenir sur la terre pour faire aimer l’Amour ». (d) « Je veux passer mon ciel à faire du bien sur la terre ».

Références : (a)  Derniers entretiens 112-113. (b) Lettre 418. (c) Derniers entretiens 81. (d) Derniers entretiens 85.

 


Dimanche 18 octobre 2015

Pourquoi faire partie d’une équipe …

MCR ou autre ?

MCR

Quand il parle de ses compagnons Saint-François dit :

« Le Seigneur m’a donné des frères. »

Beaucoup d’équipes se réunissent sur nos paroisses pour réfléchir, prier et agir, et chacun y retrouve des frères et des sœurs donnés par le Seigneur.

Pour nous, à l’âge de la retraite, il y a le Mouvement Chrétien des Retraités (MCR). Dans nos paroisses, deux équipes se réunissent une fois par mois. Une à Enghien, le jeudi matin après la messe, avec le Père Jean Poussin et une autre se retrouve l’après-midi à Saint-Gratien avec le Père Claude Porcheron. Avec ces frères et ces sœurs que le Seigneur nous donne, nous parlons avec confiance de tout ce qui fait notre vie, nous prions et nous nous enracinons dans la Parole.

Le thème de cette année est une phrase tirée de l’Apocalypse :

« Voici que je fais toute chose nouvelle. »

Nous voulons découvrir et aimer « ces temps nouveaux et ce monde nouveau ». Nous voulons tenir notre place dans l’Eglise d’aujourd’hui. Nous savons que quel que soit notre âge :

« Grâce à Dieu nous avons tous plus d’avenir que de passé. »

Pour Enghien : Yvette Bouresche (01 39 64 27 79)

Pour Saint-Gratien : Anne Gossé (01 34 17 11 42)


Dimanche 11 octobre 2015

« Être missionnaire, c’est bien beau,
mais comment s’y prendre ? »

ernvoi mission otobre 2015

Lors de notre rencontre paroissiale du 29 septembre à Montmorency, certains ont posé la question : « Être missionnaire, c’est bien beau, mais comment s’y prendre ? »

Dans l’un des groupes d’échange du 29 septembre, on a essayé d’esquisser une réponse à ce défi. Une voie consisterait à partir de telle ou telle de nos relations, où existe un dialogue qui ne se limite pas aux conditions météorologiques que nous apprécions ou que nous subissons, ou encore aux scandales continuels sur lesquels il est toujours facile d’embrayer.

Considérons l’intérêt que nous portons aux personnes avec lesquelles nous ouvrons quelque peu notre existence. Nous exprimer d’abord sur ce point est un préliminaire qui nous remet dans la réalité: nos existences ne sont pas banales, et nos rencontres encore moins. Comment nous rappeler tout cela et l’honorer dans un dialogue ?

Relisons la « Lettre aux catholiques, aux hommes et aux femmes de bonne volonté du Val-d’Oise » envoyée par notre évêque, le 25 septembre dernier. Au-delà de réactions désabusées du genre : « Bof… ça cause, ça cause… ».
Ouvrons un œil attentif sur quelques paragraphes qui tapent tout à fait dans le mille :

– « J’engage vivement les catholiques à ouvrir des espaces d’écoute, d’échange et de débat » (p 2)

– « Que ce désir de partage les pousse également vers ceux qui cherchent, qui s’interrogent, qui professent d’autres religions ou qui n’en professent aucune, mais sont intéressés par le dialogue et l’action au service du bien commun. » (p 3)

– « Vivons cette nouvelle année dans un souci renouvelé de nos liens, du tissu relationnel dont nos existences sont faites et dont dépend un vivre-ensemble respectueux et semence d’espérance ! » (p 3)

Père Damien Noël


Dimanche 4 octobre 2015

La catéchèse, c’est quoi exactement ?

edito-4-10-2015

               La catéchèse part toujours de la profession de foi personnelle d’un ainé dans la foi (jeune ou adulte). Il ne s’agit pas seulement de transmettre un savoir. Ce dont nous témoignons, c’est de notre propre foi mais aussi de celle de l’Église formée par tous les chrétiens.

              Le pape lui-même se reconnaît comme catéchiste. Sa parole aux catéchistes est un encouragement et une aide dans notre tâche, dont il ne méconnaît pas les difficultés.

              En effet, le catéchiste est un chrétien qui porte en lui la présence de Dieu, qui se laisse guider par elle, afin qu’elle s’éveille aussi dans le cœur des autres. Les catéchistes sont là pour porter la Bonne Nouvelle de l’amour de Dieu et proposer l’Évangile du Christ, comme chemin de vie vers lequel tendre.

               Ils sont à l’écoute des interrogations, des doutes, des difficultés, ils tentent d’apporter un peu de lumière et de répondre le plus clairement possible.

               Ils partagent leur expérience que la prière est communautaire, mais qu’elle doit aussi être aussi, un dialogue secret tourné vers Dieu, et aussi que la Foi ne se vit pas seul mais qu’elle grandit avec les autres dans la famille de l’Église par la richesse de nos diversités.

           Les catéchistes préparent aux sacrements de l’initiation Chrétienne, baptême, première communion, confirmation et proposent aussi des rencontres, pèlerinages et autres célébrations ( sacrement du pardon, profession de Foi…).

               En cette période de rentrée scolaire, nos enfants sont inscrits à diverses activités sportives, culturelles, ludiques et autres, qui les aideront à s’épanouir ; dans la vie d’un chrétien, pour parfaire cette éducation, il faut ajouter la catéchèse. Dans l’emploi du temps d’un jeune, il est essentiel de laisser de la place pour qu’il puisse vivre l’espérance de la découverte du Christ et de l’approfondissement de sa foi en germination ; cette période est déterminante pour que s’ancre sa foi.

               En ce mois d’octobre à Saint-Gratien ; grâce aux appels lancés et à la générosité des personnes venues rejoindre l’équipe des catéchistes, tous les enfants, tous nos enfants pourront recevoir dès maintenant le message de notre Seigneur Jésus, mais les parents qui voudraient encore rejoindre et enrichir l’équipe des catéchistes seront les bienvenus.

Philippe et Jojo, Responsables catéchistes  


Dimanche 27 septembre 2015

Envoyés en mission

envoi en mission-edito-27-09-2015

« Peuple de frères, peuple du partage, porte l’Évangile

et la paix de Dieu ! » (T122).

   Ce chant qui a souvent rythmé nos liturgies nous appelle, en cette année jubilaire, a vivre pleinement à la fois notre vocation et notre mission de chrétiens, disciples du Christ. Le Pape François utilise l’expression « disciples missionnaires » , soulignant 3 la fois la dépendance (le disciple suit son maître) et la responsabilité (le disciple est envoyé au nom de son maître) de tous ceux qui veulent marcher à la suite de Jésus.

   Oui, enfants d’un même Père, nous sommes invités a nous reconnaître comme frères et sœurs dans la foi, formant le Corps du Christ, l’Église. Nous sommes tous aimés de Dieu et partageons la dignité d’avoir été créés à son image : magnifique vocation, qui, malgré notre péché, souligne la miséricorde et la fidélité de Dieu a notre égard.

   Oui, membres du même peuple de Dieu, nous sommes appelés a vivre sur la terre et chaque jour dans la paix, la justice et le partage, en mettant beaucoup d’amour et beaucoup de cœur dans les relations et les petites et grandes choses de la vie ordinaire… Vaste projet qui dépasse infiniment nos seules capacités humaines, mais qui reste un horizon que l’Esprit Saint nous aide a poursuivre.

   Oui, disciples du Christ, nous sommes envoyés pour vivre et porter l’Évangile et la paix de Dieu. A la fin de chaque messe, le prêtre nous invite a sortir de l’église :« Allez dans la paix du Christ ! », ce qui pourrait aussi signifier :« Allez, votre tâche commence !» Dieu nous fait confiance. Comme Jésus a appelé,formé, corrigé puis envoyé ses apôtres, après la Pentecôte, pour annoncer la Bonne Nouvelle, nous sommes tous envoyés aujourd’hui, malgré nos fragilités, pour révé-ler quelque chose du visage de Dieu dans notre vie.

   Cela ne concerne pas seulement les autres, mon voisin ou ma voisine…, mais chacun de nous : même si je ne suis pas bien sûr de ma foi, de mes capacités, de ma disponibilité. Dieu, l’Église, les prêtres, des proches, a travers des rencontres ou des événements, peuvent m’aider a discerner des appels, a découvrir comment je peux personnellement apporter ma pierre pour construire un monde plus fraternel et témoigner de la Bonne Nouvelle de Jésus. A une condition : avoir un cœur large, ouvert et disponible et me laisser guider par l’Esprit Saint. Chaque baptisé est appelé a répondre OUI, et à se mettre en route dans l’humilité et la confiance, pour participer a la mission de l’Église en rendant un service adapté a ce qu’il est.

En ce début d’année scolaire et en cette messe d’envoi en mission,

« Allez dans la paix du Christ, et que votre tâche commence ! »

Père Bertrand Rosier, curé.


Dimanche 20 septembre 2015

32e Journées Européennes du Patrimoine

Alors que le jubilé des 50 ans du diocèse approche (octobre 2016), je me suis souvenu de l’important travail de mémoire qui avait été mené à l’occasion du jubilé 2006. Pour préparer les 40 ans du diocèse, une équipe de paroissiens avait décidé de « se souvenir ensemble » de relire l’histoire paroissiale. D’autres s’étaient ensuite penchés sur les aspects plus ecclésiaux liés à cet évènement.

Le document de synthèse que nous avions réalisé voulait être un trait d’union entre passé et avenir. En le feuilletant récemment à l’occasion de l’approche des Journées Européennes du Patrimoine, j’ai pensé qu’il avait sa place au milieu de bien d’autres documents traitant de la grande et de la petite histoire de Saint-Gratien. Il commençait ainsi :

Saint Gratien, le 20 avril 2006

Cher Théophile,

Nous te remercions de tout l’intérêt que tu portes à la vie de notre paroisse. Tu as quitté Saint Gratien en 1965 alors que se dessinait le département du Val d’Oise. Tu as su que le 9 octobre 1966, le pape Paul VI annonçait la réorganisation de la province ecclésiastique de Paris afin de calquer les diocèses sur le nouveau découpage de l’Île de France. Nous avons alors fait connaissance avec notre nouvel évêque : Mgr André Rousset.

A Saint-Gratien, de nombreuses tours d’immeubles ont alors commencé à pousser dans le village. Je pense qu’aujourd’hui tu ne reconnaîtrais plus grand chose…. […]

L’intégralité du document est aujourd’hui accessible depuis le site Internet de notre association. Il mérite d’être relu et même complété afin que l’on s’intéresse à l’histoire récente de Saint-Gratien et/ou à celle de la paroisse : Que rajouter sur ce qui nous a manqué depuis 10 ans ? Quel regard, quelle espérance pour l’avenir ? Tout document ou contribution récente sera le bienvenu au secrétariat paroissial.

Par ailleurs, sachez que le château Catinat vous accueillera le :

samedi 19 et le dimanche 20, de 10h à 12h et de 14h à 18h autour d’une exposition sur les prémices de la Première Guerre Mondiale, en s’attachant à l’année 1915.

François PagetAssociation Aimons Saint-Gratien en Val d’Oise. Contact sur le site internet www.asgvo.org (par le menu vertical de gauche et l’entrée archives)


« Vivre notre jubilé à la manière d’un pèlerinage » !

Chers amis,

Cette année pastorale 2015-2016 sera marquée par le Jubilé des 50 ans de notre diocèse et par le Jubilé extraordinaire de la Miséricorde initié par le pape François.

Aussi je vous invite à vivre cette année à la manière d’un pèlerinage. Le Seigneur nous précède et nous attend sur la route que nous allons prendre ensemble. Sur cette route, nous allons faire des rencontres.

Le Seigneur est là au cœur de ces rencontres, particulièrement auprès des personnes les plus fragiles et il nous appelle à partager l’essentiel de ce qui nous fait vivre, à nous mettre à l’écoute les uns des autres, à goûter sa présence.

L’Évangile selon saint Luc sera notre nourriture et le sacrement de réconciliation notre réconfort. En octobre, vous recevrez des exemplaires de cet Évangile et une lettre d’accompagnement de ma part.

Au cours de notre marche, comme sur les chemins de Compostelle, nous aurons la surprise de croiser des personnes de toutes convictions philosophiques et religieuses. Aussi bien des personnes qui sont au seuil de l’Église que des personnes qui ont rompu avec elle, ou d’autres encore qui ne la connaissent pas du tout.

N’hésitons pas à aller à leur rencontre, à écouter ce qui les fait marcher sur cette route et à leur livrer ce qui nous est le plus précieux :
la Parole de Dieu et l’assurance que Dieu nous aime et nous pardonne.

Cette démarche jubilaire, qui nous aidera à nous mettre à l’écoute et à la rencontre du Christ, nous guidera pour préparer l’avenir de notre diocèse.

Bon pèlerinage à toutes et à tous !

+ Stanislas LALANNE
Évêque de Pontoise pour le Val-d’Oise


 Dimanche 13 septembre 2015

Quelle chance ! Deux jubilés en un.

– Notre Pape François a proposé pour toute l’Eglise,
à partir de l’avent 2015, une année de Jubilé centrée
sur la miséricorde.

– Notre diocèse de Pontoise fêtera ses 50 ans. En quoi cela nous concerne, dites-moi ?

– Eh bien, avec toute l’Eglise universelle, le pape François tient à nous mettre dans l’esprit de l’Evangile : mettre au cœur de chacun, au cœur des institutions, de nos mouvements, de nos paroisses, l’expression de Jésus : « Heureux les miséricordieux. » Ceux qui sont sensibles à la souffrance des hommes, et qui y mettent toute leur force pour les en sortir. Mais aussi pour que Notre Père du ciel, qui est toute miséricorde, tout pardon, transmette, par son Eglise et par chacun de nous, tout ce qui déborde de son cœur. Le reflet de son pardon inépuisable nous a été transmis par Jésus lui-même. Par sa vie toute entière, depuis son abaissement en notre humanité jusqu’au don total de sa vie, par ses paraboles de l’enfant prodigue, de la brebis perdue, de la pièce de monnaie perdue et retrouvée. Tout l’Evangile sera à parcourir pour en retrouver la sève et nous engager sur cette route.

Mais justement, notre Evêque Stanislas Lalanne, célébrant la fondation de notre Diocèse de Pontoise, nous invitera à vivre cela, à reprendre vigueur, plaçant au cœur de ce nouvel élan, la Parole toujours fraîche de l’Evangile. Dans les temps prochains, des milliers d’exemplaires de livrets sur l’évangile selon St Luc seront distribués pour nous faire goûter, intégrer dans nos vies cette Parole. C’est un trésor. Avez-vous déjà partagé avec d’autres chrétiens la lecture de l’Evangile ? Humblement vous pourrez vivre la joie du témoignage de vos frères, et vous-mêmes apporterez aux autres
ce que le Seigneur vous a donné de vivre.

Entrons avec enthousiasme dans ce renouveau de la vie de nos communautés. Les manières concrètes vous en seront indiquées bien sûr. « Yalla ! » crierait Sœur Emmanuelle.

 Claude Porcheron


Dimanche 6 septembre 2015

« Effata », Ouvre-toi !

effata-ouvre toi

Depuis quelques jours, nous sommes marqués par la photo du petit Aylan, cet enfant syrien mort noyé et échoué sur une plage au milieu de réfugiés arrivant en Europe. En cette rentrée, au-delà d’une terrible émotion, nous sommes bousculés et même presque groggy à cause de ce courant incessant de milliers de personnes qui arrivent chaque jour sur nos côtes pour sauver leur peau, en espérant trouver un accueil et une place pour vivre. C’est un gigantesque défi de plus à relever dans nos pays, dont la France, car ces migrations vont durer et s’accentuer, nous disent tous les experts. Il est ici question de vie et de mort pour l’immense majorité de ces réfugiés, à cause de la misère ou de la guerre, même s’il y a quelques filous qui se rajoutent.

Une question d’humanité fondamentale nous est posée : comme citoyens et comme chrétiens, nous ne pouvons-nous replier sur nous-mêmes et renvoyer cette terrible réalité à d’autres. Oui, ces réfugiés vont nous bousculer et nous allons devoir nous bouger, changer nos habitudes, accueillir, partager, en prenant davantage conscience que nous vivons dans un pays riche et favorisé, même si nous voyons déjà bien des détresses autour de nous.

« Effata » (ouvre-toi), nous dit Jésus aujourd’hui dans l’Evangile : ouvrir ses yeux, ses oreilles, son cœur s’appelle en langage chrétien « se convertir », se tourner dans une autre direction. Dans quelques semaines, nous commencerons la célébration du Jubilée des 50 ans de notre diocèse de Pontoise, ainsi que l’année de la miséricorde voulue par le Pape François : à la lumière de la Parole de Dieu (surtout Saint Luc), aller à la rencontre les uns des autres, sortir vers les « périphéries », faire des pas pour vivre le pardon et la réconciliation, redécouvir le partage des biens et une plus grande justice… , tout cela va entrer au programme de notre année. Et sans savoir comment, je pense que la question des réfugiés y sera bien présente car nous avons tous à prendre notre part pour nous faire proches de ces hommes, ces femmes et ces enfants qui apparaissent comme un fardeau mais qui sont peut-être aussi une chance d’ouverture, de réveil et de fidélité à certaines valeurs parfois mises en veilleuse… Bonne rentrée à tous !

Père Bertrand Rosier, curé


Dimanche 28 juin 2015

Rendons grâce…

C’est l’été et bientôt les vacances ! Quel regard porter sur cette année scolaire qui s’achève ?

Trois prêtres qui ont servi nos communautés nous ont quittés (les pères Charles Mullier, Robert Labizewski et Robert Volland) ainsi que plusieurs fidèles paroissiens ; nous les avons tous accompagnés de notre prière.

Dans nos deux paroisses, des fêtes de la catéchèse ont, plus que les années précédentes, réuni dans la foi, la convivialité et le spectacle, enfants, parents et paroissiens : cette pastorale familiale est une piste à poursuivre pour les prochaines années.

Même si des progrès sont toujours possibles, nos liturgies sont belles et bien préparées, pour les grandes fêtes comme pour les dimanches ordinaires : merci à tous ceux qui s’y impliquent (avec la participation régulière et joyeuse des 3-7 ans qui apportent de la fraicheur à l’offertoire). Nous sommes aussi très heureux de voir quelques nouvelles personnes dans nos divers groupes et services, mais il ne faut pas relâcher l’effort pour renforcer le nombre des actifs : le comité des fêtes, le site internet, le Secours catholique, l’aumônerie des jeunes et bien d’autres ont besoin de consolidation.

Une collaboration régulière et profitable continue à se développer entre Enghien et Saint Gratien, et nous en voyons les fruits de solidarité et d’efficacité. La vie du doyenné tend aussi à prendre davantage d’importance.

Les activités « Apprendre à vivre ensemble » autour de Saint François d’Assise et du Pape François se sont développées avec de nouvelles dimensions : à côté des films et des conférences, plusieurs ateliers ont régulièrement fonctionné, centrés sur la prière, l’écologie (cf l’amour de la nature de St François), et une meilleure connaissance de l’islam : ce sont des chantiers à poursuivre. Le groupe inter-religieux d’Enghien, 4 fois 1 (catholique, protestant, juif et musulman) a proposé plusieurs rencontres très riches.

Un grand merci à tous ceux qui ont essayé d’apporter leur pierre à la construction commune, en particulier au Père Aymar, qui va bientôt retourner au Congo ; et merci à ceux qui voudront à la rentrée proposer leur imagination, leur disponibilité, leur cœur pour que vive et grandisse notre communauté paroissiale, en valorisant le travail ensemble et l’ouverture missionnaire.

Durant l’été, nous avons tous besoin de repos et d’un changement d’air et de rythme… Ce n’est pas tant une question d’argent ou de voyages lointains que de manière de penser, de regarder et d’accueillir les personnes et les choses autour de soi : notre renouvellement intérieur se joue d’abord dans notre tête et notre cœur !

Pour préparer l’année prochaine, je vous suggère comme « devoir de vacances » de lire deux textes du Pape François, l’introduction à l’année de la miséricorde (très courte) et la toute récente encyclique « Laudatio si », qui traite de l’écologie comme un appel à une conversion globale de chacun, et de notre monde dans son ensemble. Ces lectures seront précieuses pour guider l’année du 50ème anniversaire de notre diocèse tout-au-long de 2015-2016.

Très bon été à tous, dans la joie et la foi !

P. Bertrand Rosier, curé


Dimanche 21 juin 2015

Le ton a été donné…

« Et maintenant, voici que je suis contraint par l’Esprit de me rendre à Jérusalem (….). Mais en aucun cas, je n’accorde du prix à ma vie, pourvu que j’achève ma course et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à l’évangile de la grâce de Dieu » Ac 20, 22-24.

Je garde une mémoire vive de l’accueil reçu et de l’ouverture de certains membres de nos communautés, des célébrations liturgiques : Noël et sa joie, Semaine Sainte et son intensité spirituelle, le temps pascal, des moments forts: baptême de petits enfants et des jeunes de l’aumônerie, la profession de foi, la première communion et les célébrations de la confirmation en doyenné. Nous avons vécu aussi des petits événements, tout aussi vivants, mais en intimité. La messe en semaine, l’adoration du Saint-Sacrement et les rencontres de « foi dans la joie » à Saint-Gratien, les confessions, l’écoute, les visites aux malades et personnes âgées, les invitations à des repas. J’ai souvent été touché par la confiance manifestée, le soutien que j’ai reçu, la vie partagée avec ses joies et ses peines…

J’ai appris au milieu de vous comment faire l’église à cent mille visages et comment vivre la foi en plusieurs couleurs.

J’ai beaucoup de monde à remercier. Je ne peux les nommer, tous, mais soyez certains que j’ai beaucoup de gratitude pour tous ceux et celles qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour nos deux paroisses afin qu’elles soient des communautés vivantes au cœur de la laïcité à la française, et je garde chacun dans ma mémoire spirituelle. C’est vrai que chaque personne est différente, avec ses tempéraments bien marqués, mais je crois qu’une énergie positive nous unissait, une énergie de confiance et d’estime. J’ai eu la joie de travailler ensemble avec vous à cette mission d’Église.

Un très grand merci à Monseigneur Jean-Yves Riocreux et à son successeur Monseigneur Stanislas Lalanne qui ont bien voulu m’accepter parmi les ouvriers apostoliques du diocèse de Pontoise pendant ces trois ans, et, à travers eux tous leurs proches collaborateurs.

J’adresse ensuite mes remerciements à tous les prêtres, diacres et religieuses de nos deux paroisses et du doyenné d’Enghien Montmorency pour la collaboration dans l’accomplissement de nos différents ministères.

Une grande reconnaissance à tous les membres du conseil pastoral et de E.A.P. de nos deux paroisses. Votre service nous a rendu la tâche facile dans la pastorale exercée à l’intérieur de nos communautés, et, à travers vous, je pense à tous les autres services de nos deux paroisses; EAFD, Servant d’Autel, les équipes liturgiques, les chorales, l’éveil à la foi, la catéchèse, l’aumônerie, le secours catholique, l’accueil au presbytère, foi dans la joie…

Je témoigne aussi ma profonde gratitude à l’endroit de tous les frères et sœurs, membres des communautés d’Enghien et de Saint-Gratien

Père Aymar Giscard BOUNGOU


Dimanche 14 juin 2015

EN MARCHE VERS LE JUBILÉ DIOCÉSAIN

Tout ce que l’on sait du Jubilé dans la Bible vient du livre du Lévitique, au chapitre 25. Proclamée au Grand Pardon (Kippour), tous les 50 ans, l’année jubilaire célèbre le pardon que Dieu accorde à son peuple, libération totale, l’année de l’affranchissement, car elle commémore la fin de l’Exil à Babylone, en 538.

Les Israélites retournent dans leur pays, chacun dans sa propriété. Le peuple retrouve son territoire et fait retour à Dieu, seul maître de la terre et particulièrement du pays où il conduit son peuple.

Durant cette année, on fait aussi mémoire de la sortie d’Égypte. Dans le passage consacré au frère endetté et insolvable, la référence au Dieu de l’Exode justifie le soutien que l’on doit à ce frère qui traverse une mauvaise passe et que l’on ne doit pas accabler davantage.

Considéré comme utopique, le Jubilé n’est pas sans rapport avec la réalité. Les problèmes sociaux, à l’époque du retour, évoquent une situation telle, qu’une partie de la population doit se résoudre à livrer fils et filles en esclavage aux notables judéens, d’où l’intervention du gouverneur Néhémie
(livre de Néhémie, ch 5).

A la même époque, un texte du prophète Isaïe (ch 61) évoque le retour d’Exil. On y entend la proclamation de la liberté (v 1), et celle de l’année de la faveur du Seigneur (v 2) à rapprocher de l’année jubilaire de Lévitique 25.

Dans l’évangile de Luc (4,16-22), Jésus lit ce texte à la synagogue de Nazareth, un jour de sabbat. Dans la dernière phrase du prophète : annoncer une année favorable accordée par le Seigneur (v 19), nous entendons un écho de l’année jubilaire. Après la lecture, dans une homélie, aussi brève que dense, Jésus proclame : « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie à vos oreilles » (v 21).

Ce commentaire bizarre fait comprendre que la prophétie est accomplie parce que les auditeurs viennent de l’entendre, lue, et donc réalisée, par Celui-là même dont il est question dans le texte.

Père Damien Noël


Dimanche 7 juin 2015

FRAT DE JAMBVILLE

frat jambeville

« Le week-end de la Pentecôte, du 22 au 25 mai, 101 jeunes et animateurs de l’École Notre-Dame d’Enghien, de la Paroisse d’Enghien et de St Gratien ont participé au FRAT de JAMBVILLE proposé aux collégiens de 4ème et de 3ème des aumôneries et établissements catholiques des 8 diocèses d’Ile de France.

Ce fut une grande réussite et un grand bonheur pour tous de voir ces 12 000 jeunes prier, chanter et crier leur joie d’être chrétiens tous ensemble sous un chapiteau de 6000 m² !

Notre satisfaction personnelle :

Ce Frat a permis le rapprochement entre les 4èmes et les 3èmes.

Comment pouvait-il en être autrement, lorsque l’on partage pendant 3 jours et 3 nuits les mêmes passions. Certains parlent déjà du Frat 2016 de Lourdes.

Le sourire sur le visage des jeunes laisse penser que le Frat a été pour eux un grand moment de rencontre, d’abord avec les copains, mais aussi avec le Christ.

A travers les chants, tous ont redécouvert une autre forme de prière, même si le ressenti est particulier à chaque jeune.

La météo a été clémente pendant tout le weekend et les ados ont pu vivre à plein les différentes activités du Frat.

Les ventes de gâteaux, de buis et des bougies aux sorties des messes dans les paroisses ont permis d’aider financièrement les jeunes à participer à ce pèlerinage extraordinaire. Merci à tous.

Nous, les animateurs, nous sommes rentrés conscients de la grâce de Dieu et heureux d’avoir été appelés par le Seigneur, à participer à l’accomplissement de sa mission.

Vous pouvez vivre le déroulement et les chants de ce beau rassemblement sur le site internet de la paroisse : paroisse-enghien-saintgratien.com ou sur
le site du Frat : frat.org/jambville 2015″.

Les animateurs du Frat.


Dimanche 31 mai 2015

LE SERVICE DU CATECHUMENAT

catecumena2

Le 23 mai dernier, à la Pentecôte, Muriel, Maria, Valérie et son époux Nicolas, quatre adultes de Saint Gratien, ont reçu le sacrement de Confirmation lors d’une célébration eucharistique présidée par notre évêque Mgr LALANNE.  Ils étaient plus de 300 dans ce cas : néophytes (les nouveaux baptisés de Pâques) ou baptisés de plus longue date. Tous se sont préparés pendant une ou deux années dans leur équipe de catéchuménat. Dans nos paroisses d’Enghien et Saint Gratien, ce service ne « chôme » pas. Toute l’année, des personnes se présentent à l’accueil paroissial pour savoir «comment ça se passe pour être baptisé » ou bien pour communier. Pour la Confirmation, ce sont souvent des paroissiens qui se laissent interpeller et prennent conscience que pour être un chrétien en plénitude, il faut avoir reçu les trois sacrements de l’initiation chrétienne : baptême, eucharistie et confirmation. C’est le « trépied » indispensable pour que le chrétien soit un être équilibré et stable dans sa foi, pour peu qu’il laisse agir en lui l’Esprit Saint.

Les membres de l’équipe catéchuménale regardent leur mission comme une grande grâce. Ils se font des amis, découvrent avec eux la beauté de la foi et les introduisent dans la communauté d’Église. Quelle joie !

Le service du catéchuménat s’adresse à tous les adultes, quel que soit leur âge. On peut recevoir le baptême, la communion ou la confirmation à tout moment de la vie . Si vous êtes concernés, n’hésitez plus, rejoignez-nous !…et parlez-en autour de vous.

Voici ce que nous disent les nouveaux confirmés :

Trois ans de préparatifs pour ce jour, « la fin d’un chemin » diront certains. Pour moi, c’est le début d’une histoire et de mon chemin auprès de Dieu et auprès de vous. Valérie, néophyte.

J’ai été très heureux d’avoir pu être confirmé et d’avoir pu être accompagné par Dieu et par la paroisse. Quelle joie d’avoir pu vivre ce moment avec ma femme (Valérie). Pour moi, la confirmation représente surtout l’amour que j’ai pour Dieu. Enfant, j’ai été obligé d’aimer DIEU, étant adulte, c’est juste naturel de L’aimer car la foi est là. Nicolas.

Se retrouver avec tous ces confirmands en cette Pentecôte… j’ai ressenti un tel élan d’Amour et de générosité envers notre Christ… mon cœur battait si fort…, mais le moment qui m’a le plus touchée, c’est pendant la chrismation, j’ai été prise d’une telle émotion que j’avais les larmes de bonheur qui me coulaient et j’ai senti un apaisement intérieur qui me comblait. Muriel.

Pendant la cérémonie j’étais remplie de joie car je me sens liée au Seigneur. Je me suis dit : « Pourquoi ma confirmation n’a-t-elle pas eu lieu plus tôt ? » Maria.

Les accompagnateurs


Dimanche 24 mai 2015

La confirmation, c’est un cadeau !

colombe

Un nouveau cycle de préparation à la confirmation va débuter pour les jeunes qui sont actuellement en 4ème et en 3ème.

La préparation dure environ 18 mois.

C’est donc pour nous, une occasion de réfléchir sur ce sacrement !

La confirmation offre à chacun l’occasion de grandir dans une relation avec le Dieu de Jésus-Christ et, par lui, avec toute l’humanité. C’est Dieu qui se donne pour une rencontre intime nous apportant une « vie » de lumière, de joie, de force… qui nous ouvre à la vie fraternelle.

Sacrement de l’initiation chrétienne, elle est étroitement liée au baptême et à l’eucharistie et nous ramène au cœur de la foi : nous sommes sauvés par la mort et la résurrection du Christ et l’envoi de l’Esprit. Elle n’ajoute rien à ce que le baptême et l’eucharistie ont déjà donné ; c’est l’affirmation d’un acte d’amour ! Dieu s’avance pour s’adresser personnellement à chacun, lui disant :

« Tu es mon enfant bien aimé en qui je trouve ma joie … ! » (Mat 17, 5.), cette marque d’affection et de reconnaissance est un cadeau merveilleux pour les adolescents de notre temps qui peinent tant à prendre confiance en eux, qui sont en quête de tendresse et qui cherchent un sens à leur vie.

Comme sacrement, la confirmation concerne toute l’Église. Chaque fois que quelques-uns sont confirmés, l’Église est sanctifiée et participe à l’œuvre de Dieu.

Alors, que chacun ait à cœur de proposer cette force à nos enfants mais aussi à ceux que nous croisons sur notre route. On peut recevoir la confirmation à tout âge.

Pour les inscriptions, se renseigner au presbytère aux heures d’ouverture.

Les animateurs de préparation à la confirmation.


Dimanche 17 mai 2015

Le pèlerinage des servants de messe

 

au mont St Michel

mont st michel

Permettez-moi d’en raconter son histoire. Il y a 15 mois, notre évêque a lancé l’idée d’un pèlerinage au Mont Saint Michel, sur ses anciennes terres. Pour mémoire, nous étions 70 jeunes à Rome en 2012. Nous avons 100 jeunes à Pontoise chaque année à la fête du corps et sang du Seigneur. Fort de ses chiffres, nous nous sommes dit que si nous sommes 100, ce serait bien. 150 au grand maximum. Verdict, nous sommes partis avec 263 jeunes. C’est extraordinaire ! Il faut s’en réjouir. Nous sommes plusieurs à penser qu’il faut être exigeant et les jeunes répondent présents.

Nous avions un double objectif.

1) D’abord baisser le coût du pèlerinage pour permettre un grand nombre venir.

2) Favoriser le brassage entre les paroisses pour rencontrer d’autres jeunes et dépasser les clivages des paroisses.

Ces deux objectifs ont été atteints, mais au prix d’une organisation lourde mobilisant 90 adultes : pour apporter et installer les 107 tentes, les 4 barnums, préparer les repas (si nous avions logé et mangé dans une institution, cela aurait grevé fortement les prix). Pour le second objectif, la constitution d’équipe qui mélangeait les paroisses a nécessité de recomposer les cars, les groupes, changer les animateurs…

Nous avons vécu de beaux moments : la traversée de la baie sous un beau ciel nuageux, un grand jeu de piste dans tout le Mont Saint Michel, de très belles messes à l’abbatiale avec la fraternité de Jérusalem ou à Pontorson, la visite de l’abbaye avec des guides, les veillées, les laudes en cercle à 360…

Qu’est-ce qui m’a particulièrement touché ? D’abord la foi des jeunes ; la beauté avec laquelle ils communient ; le bruit sourd quand ils se mettent tous ensemble à genoux au même moment ; la diversité des jeunes de notre diocèse, le rôle des servantes… et la concorde qui règne ; la richesse de notre diocèse qui est capable de mobiliser 90 adultes et scouts ; la présence de notre évêque pendant ces trois jours.

Je tenais au nom des servants de messe à remercier nos deux paroisses pour l’aide financière apportée et les intentions de prière qui nous ont été confiées. Elles ont été distribuées à des servants du pèlerinage, chacun étant invité à la porter dans sa prière et demander la force de Saint Michel.

Chaque jeune a reçu un porte-clés en souvenir avec cette prière :

« Saint Michel donne-moi ta force

pour défaire mes craintes et pour m’aider dans mes défis ».

Jean-Claude
Diacre permanent


Dimanche 10 mai 2015

Voir Ensemble

« Voir Ensemble dans la nuit de nos yeux voilés

Voir ensemble des chemins de liberté »

Ce refrain a souvent retenti pendant ce 70ème pèlerinage de « Voir Ensemble » à Lourdes. C’est un Mouvement Chrétien de personnes aveugles et malvoyantes (ex croisade des aveugles).

J’ai connu ce mouvement lors de la fête des 30 ans de la Pastorale Santé du Val d’Oise, le 8 février 2014. Depuis, je participe régulièrement à des rencontres avec des personnes aveugles et malvoyantes. Je suis partie comme bénévole à ce pèlerinage du 20 au 25 avril 2015.

Quelques éclats de vie de cette semaine :

  • Etre guide d’aveugle demande de la disponibilité pour prêter ses yeux, ses bras, sa voix à celui qui a besoin d’être guidé en terrain inconnu. Cela demande aussi de l’attention pour éviter les obstacles lors des déplacements.

  • Expliquer ce qui se passe, décrire le lieu où l’on se trouve… L’organe du toucher est particulièrement développé chez ces personnes. Durant le Chemin de Croix dans la prairie, du temps était prévu pour permettre la découverte par les mains des éléments constituant les différentes stations.

  • Lors de la journée passée à la Cité Saint Pierre, nous avons eu le choix entre plusieurs activités. J’ai rendu prioritaire le désir de la personne accompagnée et ainsi, moi avec mes yeux, et elle, avec ses mains, nous avons découvert les 20 mystères du Chemin du Rosaire, commentés par l’aumônier national, le Père Roger Lordong.

  • Les repas étaient également des moments importants de proximité et d’attention à la personne : il fallait veiller à ce que rien ne manque, décrire ce qui se trouve dans l’assiette, couper la viande si nécessaire…

  • Et pendant les Eucharisties, quelle joie de se présenter à deux pour recevoir le Corps du Christ !

  • Pour cette semaine, chaque personne avait un livret, soit en écriture ordinaire, soit en braille. La rapidité de lecture avec les doigts m’a émerveillée.

  • Les temps forts étaient allègrement animés par Laurent et Julien dont la veillée de fin de pèlerinage

  • Le spectacle « Vivons-le » présenté par une équipe de bénévoles de la paroisse Sainte Anne de Goulaine (44) a mis en scène les 9 premiers chapitres des Actes des Apôtres. Un témoignage de foi qui a touché les cœurs et ravivé en nous « La joie de l’Evangile ».

Toutes les activités de cette semaine nous ont permis de mettre en actes le thème du pèlerinage : « La joie de la mission… tous au service du frère ». Oui, tous au service du frère et de la sœur avec Marie et Bernadette.

« Voir Ensemble

Dans la nuit de nos yeux voilés…

Nous entonnons un chant de vie,

Car nos visages sont remplis

D’une clarté venue d’ailleurs.

Le « Voir ensemble » est comme un jour

Qui nous entraîne à son bonheur

L’écho d’un Dieu qui est amour »

Sœur Jacqueline, Pastorale du Handicap


Dimanche 3 mai 2015

1er mai : Fête de Saint Joseph travailleur

Saint Joseph,

Maître de la vie intérieure,

Apprends-nous à vivre au quotidien

Dans l’intimité de Jésus et de Marie

Et dans l’abandon confiant

à l’amour de Dieu le Père.

Saint Joseph,

Protecteur de la famille de Nazareth,

Nous te confions l’avenir de nos familles.

Qu’elles soient des foyers d’accueil et d’amour.

Aide-nous dans l’éducation chrétienne de nos enfants.

Saint Joseph,

Modèle des travailleurs,

Nous te confions notre travail quotidien,

Qu’il contribue au bien-être de tout homme.

Aide-nous à l’accomplir en esprit de service.

Nous te prions

pour toute personne à la recherche de travail.

Saint Joseph,

Gardien fidèle de l’Eglise,

A qui Dieu a confié

la garde des mystères du salut,

Inspire les chrétiens

d’être des témoins fidèles de l’Evangile,

Toujours et partout,

Au cœur du monde si douloureusement

en quête de fraternité et de paix.

Amen.


Dimanche 19 avril 2015

Prions et donnons pour les vocations !
Samedi 25 et dimanche 26 avril : Quête pour les vocations

Vocations 17-04-2015

Le pape François, lors d’une une messe célébrée en présence des membres des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique le 2 février 2015 disait :

« Accueillir l’appel du Seigneur n’est pas une question privée et intimiste qui peut se confondre avec l’émotion du moment ». Dans son message pour la journée mondiale de prière pour les vocations, rendu public mardi 14 avril, le pape François décrit le mouvement de sortie de soi-même qu’entraîne l’appel au sacerdoce ou à la vie religieuse.
Comparant ce mouvement à l’exode de Moïse quittant l’Égypte ou au chemin d’Abraham, le pape voit dans la vocation « cette action de Dieu qui nous fait sortir de notre situation initiale (..) nous arrache à nos habitudes et à l’indifférence ». Ou encore nous fait « sortir de notre fausse stabilité », « du confort et de la rigidité du moi ».

Ni mépris, ni fuite de sa vie
« Cette ‘sortie’ n’est pas à entendre comme un mépris de sa propre vie, de sa propre sensibilité, de sa propre humanité », défend celui qui a entendu un appel décisif au sacerdoce au cours d’une confession à Buenos Aires : « La vocation chrétienne (..) renvoie au-delà de soi-même, décentre la personne ». La vocation, poursuit le pape dans son message de méditation, « n’est jamais une fuite de la vie et du monde ». Au contraire, elle « pousse en même temps à l’engagement solidaire en faveur de la libération des frères, surtout des plus pauvres ».

Ordinations presbytérales à Saint-Pierre de Rome

En date officiellement du dimanche des Rameaux, qui marque chaque année la journée mondiale de la jeunesse, le message s’adresse en particulier aux jeunes alors que l’Église, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, éprouve de grandes difficultés à susciter de nouvelles vocations, notamment religieuses. La journée des vocations est fixée chaque année au 4e dimanche de Pâques, soit cette année le 26 avril. En ce « dimanche du Bon Pasteur », Le pape François présidera une célébration en la basilique Saint-Pierre au cours de laquelle seront ordonnés des prêtres.

Notons que, dans le vocabulaire de l’Église, la vocation a toutefois une acception plus large. Le prochain Synode sur la famille reprend à dessein ce terme dans son intitulé – « La vocation et la mission de la famille dans l’Église et dans le monde contemporain » –, qui attire l’attention sur cette autre dimension de la crise des vocations.

Sébastien Maillard (à Rome)

 


Dimanche 12 avril 2015

Dimanche de la Divine Miséricorde

« Plus le péché est grand et plus grand doit être l’amour que l’Église exprime envers ceux qui se convertissent », nous a confié le pape François lors de son commentaire des textes liturgiques. « Avec combien d’amour Jésus nous regarde ! » « Avec combien d’amour il guérit notre cœur pécheur ! » « Il n’a jamais peur de nos péchés », s’est-il aussi exclamé. Et en évoquant le « Jubilé de la Miséricorde » qu’il va ouvrir le 8 décembre prochain, le pape a ajouté : « Je suis convaincu que toute l’Église (…) pourra trouver dans ce jubilé la joie pour redécouvrir et rendre féconde la miséricorde de Dieu, avec laquelle nous sommes tous appelés à apporter le réconfort à chaque homme et à chaque femme de notre temps. »

Ce dimanche qui suit Pâques, Saint Jean-Paul II l’avait appelé « le dimanche de la miséricorde. » La miséricorde, c’est, me semble-t-il d’abord, la prise de conscience, à la fois de notre éloignement de la tendresse de Notre Père, par oubli, distraction ou à cause de la superficialité de notre existence et en même temps de l’amour immense qu’il nous a manifesté par la venue de Jésus, par toute sa vie et sa passion. « Dieu a tant aimé le monde, qu’il nous a envoyé son Fils. » écrit St Jean. «  Il y a plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’en ont pas besoin.»

Cela, bien sûr, doit être transmis au monde par l’Eglise, dans ses sacrements et dans la vie concrète de chacun des chrétiens. Le jubilé de la miséricorde nous invitera donc à faire passer dans nos vies la miséricorde de Dieu.

A qui pardonner, avec qui me réconcilier, quelles personnes comprendre sans forcément approuver ? Jubilé, joie…, nous trouverons aussi la joie, c’est sûr, en partageant la joie de Dieu.

P. Claude Porcheron

PS : Merci à tous ceux et celles qui m’ont manifesté leur amitié et m’ont accompagné de leur prière lors de mes ennuis de santé qui m’ont tenu à l’écart de nos communautés. J’espère encore y tenir une petite place à leur service.


Dimanche 5 avril 2015     

Pâques,
un « passage » à vivre chaque jour !

 

Pâques veut dire « passage », et chez les chrétiens, passage pour Jésus de la mort à la vie : Jésus, ayant souffert sa passion, meurt sur la croix et Dieu le ressuscite, le glorifie. Cette dimension de passage se décline largement. Toute la liturgie de la veillée pascale en est l’écho : l’assemblée passe de l’obscurité extérieure du parvis de l’église, à la lumière de l’intérieur, chaque participant ayant allumé son petit cierge au cierge pascal ; les lectures méditent le passage du tohu-bohu initial à l’ordre créateur fondé sur la Parole de Dieu, de la sortie d’Egypte à la Terre promise en traversant la mer rouge ; nous sommes ensuite appelés à passer du cœur de pierre au cœur de chair,  de la soif à l’accueil de l’eau vive, de la mort au péché à la vie avec Dieu, et bien sûr, du Christ souffrant au Christ en gloire. S’il y a des baptêmes, les catéchumènes « passent » les eaux du baptême, et nous-mêmes, nous renouvelons notre profession de foi : nous exprimons notre désir de passer à une vie plus engagée à la suite du Christ. Ajoutons le passage d’un carême de pénitence et de conversion vers la joie pascale, de l’ascétisme du jeûne et du partage à la fête de l’eucharistie avec le Ressuscité.

Plus largement encore, notre vie n’est-elle pas un long chemin marqué par des étapes, vécues comme autant de passages à franchir, nous conduisant d’une situation ancienne à une situation nouvelle ? Pas seulement à travers des transformations matérielles préparées (on change de voiture, de logement, de profession ; on a des enfants, des petits enfants…), ou des réalités qui s’imposent (les âges de la vie, la santé, les évènements…). Mais aussi dans notre manière de penser, d’être en relation avec les autres, de regarder la vie et d’entreprendre, …de croire en Dieu : Elargir son regard et sa réflexion, accueillir des nouveautés, grandir dans une écoute ou une disponibilité intérieure, renoncer à des avantages ou à des habitudes, faire le choix de s’engager dans un projet personnel ou collectif, associatif, politique ou religieux, voilà diverses manières de vivre des passages. Pour un chrétien, ce sont autant d’appels à vivre l’Evangile, à passer de l’homme ancien à l’homme nouveau (cf St Paul), de vivre Pâques.

Chers amis, la fête de Pâques est au cœur de notre foi : elle fonde l’élan et le dynamisme de notre foi. Jésus ressuscité vient chaque jour à notre rencontre ; il nous appelle à « passer » de la mort à la vie, à mener à sa suite une vie de ressuscité. Joyeuse fête de Pâques !

Père Bertrand Rosier, curé

 


Dimanche 29 mars 2015

Par sa passion et sa mort, Jésus révèle la grandeur de Dieu

rameaux

         Le dimanche des Rameaux est le dimanche qui précède Pâques dans le calendrier liturgique chrétien. Ce dimanche commémore à la fois deux événements. Il correspond, d’une part, à l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem où il fut acclamé par une foule agitant des palmes, d’autre part, ce dimanche commémore la Passion du Christ et sa mort sur la croix.

        Le dimanche des Rameaux, dont le nom liturgique est «  dimanche des Rameaux et de la Passion », est le début de la semaine sainte. Ce nom liturgique arrive très tardivement dans la forme ordinaire du rite romain ; C’est depuis les réformes qui ont suivi le concile Vatican II. Avant cette réforme et dans la forme extraordinaire de la messe, il s’appelle «  Deuxième dimanche de la Passion ou dimanche des Rameaux », le premier dimanche de la passion étant le dimanche précédent et ces deux dimanches formant le «  Temps de la Passion » inclus dans le Carême.

        Le Christ révèle, par sa passion et sa mort, la grandeur de Dieu. Dans le christianisme, la vie s’engendre dans la souffrance, elle surgit de la mort. Célébrer la passion du Seigneur, chaque année pour les fidèles du Christ, c’est découvrir la proximité invraisemblable de Dieu sur le chemin de notre vie.
Père Aymar BOUNGOU.

 


Dimanche 22 mars 2015

Croissance de l’homme et de tous les hommes

CCFD

           Depuis quelques semaines, nous sommes dans le temps du Carême, temps propice à la réflexion, et au partage. Nous avons en effet le devoir de penser aux pauvretés que nous côtoyons chaque jour mais également à tous les pauvres des pays lointains. « L’Amour du prochain passe par le respect de la Création » « Dieu a voulu cette terre pour nous, mais non pour que nous puissions la transformer en sol désertique » (Pape François La joie de l’Evangile §215).

            Il y a plus de 50 ans, les évêques de France confiaient au CCFD Terre Solidaire le soin de sensibiliser nos communautés chrétiennes au besoin du développement de tous les hommes et de tout l’homme. (Paul IV, Populorum Progressio).

            La solidarité internationale est une dimension constitutive de notre qualité de chrétien. Notre charité ne peut se limiter aux besoins, bien réels des seuls frères à qui nous pouvons apporter directement une aide précieuse et indispensable.

            Faire campagne, se mobiliser pour que le pain de chaque jour soit donné à tous et partout dans le monde n’est pas le monopole du CCFD Terre Solidaire. C’est la tâche de nombreuses organisations qui travaillent en réseau et au sein duquel le CCFD Terre Solidaire tient une belle place. C’est une responsabilité toute particulière aussi pour les 28 Mouvements et Services d’Eglise qui travaillent en lien avec le CCFD Terre Solidaire et qui ont à prendre la place qui leur revient dans cette montée vers Pâques.

            Une fois encore, pour tous les chrétiens ainsi que pour les prêtres, les diacres de notre diocèse, ce Carême représente un grand chantier. Puisse-t-il être aussi un terrain de rencontre, d’échange et de partage entre les hommes et les femmes d’ici et de là-bas.

A toutes et tous, bonne fin de Carême solidaire.

Guy Fèvre, diacre                                            Marie-Dominique Croquette

Aumônier diocésain                             Présidente de la délégation du Val d’Oise


Dimanche 15 mars 2015

Quatrième dimanche de Carême :

Joie

Reprenant à son compte une boutade populaire bien connue, le Pape François risque la formule : « Il y a des chrétiens qui semblent avoir un air de Carême sans Pâques. » Certes, il concède volontiers dans la phrase suivante « que la joie ne se vit pas de la même façon à toutes les étapes et dans toutes les circonstances de la vie, parfois très dures. » (Joie de l’Evangile, 6).

Et si nous essayions de regarder Jésus en nous inspirant de la sentence humoristique de François, cela donnerait quoi ? Comment Jésus, dans la perspective de Pâques, sa Pâque à lui, témoigne-t-il d’une joie authentique qu’il entend partager avec ses disciples ?

Ses paroles les plus fortes et les plus nettes sont sans doute à chercher dans ce que l’on appelle le discours après la Cène, que rapporte l’évangile de Jean. Dans les circonstances tragiques que l’on connaît, Jésus formule et confie à ses disciples un véritable testament. « Encore un peu et vous ne m’aurez plus sous les yeux, et puis encore un peu et vous me verrez. » (Jn 16,16). Comme souvent dans cet évangile, ses auditeurs se demandent ce qu’il veut dire, et puisque Jésus sait tout, il devance leurs questions : « En vérité, en vérité je vous le dis, vous allez gémir et vous lamenter tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés mais votre affliction se tournera en joie. » (16,20) Il compare ensuite le passage pascal aux douleurs de l’enfantement suivies de la joie d’une naissance et conclut : « C’est ainsi que vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous verrai à nouveau, votre cœur se réjouira et cette joie nul ne vous la ravira (…) demandez et vous recevrez, si bien que votre joie sera parfaite. » (16,22.24)

Parmi « toutes les circonstances de la vie, parfois très dures » dont parle François, celles qui sont réservées à nos frères chrétiens en différents endroits de la planète leur imposent un Carême spécialement éprouvant, pour la plus grande joie de leurs persécuteurs. Monde en folie, monde de souffrance,
tel est depuis toujours l’arrière-fond du mystère pascal.

Père Damien Noël


Dimanche 8 mars 2015

En plein Carême

careme

Ce que j’ai retenu du message du pape François pour notre carême, c’est qu’il faut que chacun refuse d’entrer dans la mondialisation de l’indifférence. Les malheurs sont tellement grands et nombreux qu’on se sent écrasé, impuissant, et qu’on baisse les bras écoutant les catastrophes s’égrener chaque jour sous nos yeux ou dans nos oreilles.

 François part de quelques textes de la Bible.

Le 1er est une phrase de St Paul (1Co12, 26) : « Si un membre souffre tous les membres partagent sa souffrance. » Le Christ lave les pieds des disciples, il déverse en eux son amour, les rend purs pour que ceux qui lui appartiennent ne soient pas indifférents à l’autre, remplis de son amour qu’ils mettent toutes leurs forces à se mettre au service.

Le 2ème texte « Ou est ton frère ? » est tiré du livre de la Genèse 4,9. Dans chaque paroisse faisons-nous l’expérience d’appartenir à un seul corps, une famille où on connaît le pauvre, le petit ? Ou passons-nous comme le riche Lazare, indifférents à celui qui est dans le besoin, matériel sans doute, mais aussi besoin d’être écouté, réconforté. Nous avons à vivre la communion des saints, pas seulement ceux du ciel, eux ils ont vaincu avec la force de Jésus mort et ressuscité l’indifférence, la dureté du cœur. Comme eux nous le pourrons. L’autre, mon frère, ma sœur, le Christ est mort et ressuscité pour lui.

Le 3ème texte est de St Jacques (Jc 5,8) : « Restez fermes. » Face à la spirale de peur et d’indifférence, il y a la prière. Bien sûr ce n’est pas une évasion, mais elle doit raviver notre amour auprès du brasier de l’amour du christ. Il nous faut nous doter d’un cœur qui se laisse pénétrer par l’Esprit et porter sur les voies de l’amour pour nos frères et sœurs. « Rends mon cœur semblable au tien ».

Enfin François, en nous demandant de prier pour lui, nous confie à Marie.

Père Claude Porcheron


Dimanche 1er mars 2015

Ecoutez, aujourd’hui,

le Fils bien-aimé !

Ecoute le Fils Bien-aimé ! Non pas comme les pères de jadis au désert, avec leur nuque raide. Mais en fermant ta porte, et ton portable, et ta télé, dans l’humble prière. Là est ton cœur, là est le trésor.

Par deux fois dans la Bonne Nouvelle, la Voix céleste se fait entendre. La première fois, au Baptême du Jourdain, quand Jésus de Nazareth vient se ranger au rang des hommes pécheurs, lui, l’unique homme de sainteté.

La seconde fois, lorsque le Maître Jésus, en train de prévoir et d’annoncer sa Passion, dévoile son être divin dans la splendeur de la Transfiguration.

Ecoutez-le, écoutez-donc la Bonne nouvelle de ce vrai homme qui est vrai Dieu !

Et pourtant, voyez comment les hommes s’ingénient à construire de multiples lieux de cultes, un pour Moïse, un pour le Prophète et un pour Jésus-Christ. Des maisons bien diversifiées, sans trop de communications. « Dressons trois tentes ! » Mais, Pierre ne savait pas ce qu’il disait.

Sa pensée ressemble à celle de notre République : ranger les croyants, bien les orienter sous le drapeau de leurs confessions, et chapotés
d’un nouveau sacré qui s’appelle la laïcité. Simon-Pierre « ne savait pas ce qu’il disait », malgré l’éblouissante manifestation. Peut-être, exprimait-t-il le sentiment de sescompagnons. Or, avec Jacques et Jean, ils n’avaient pas encore été les témoins endormis de l’Agonie du Seigneur, préface de sa Passion. Disciples de Jésus, ils n’avaient pas non plus expérimenté
la présence du Seigneur ressuscité.

Pour l’instant, il leur était demandé de suivre « Jésus seul » et de mûrir en silence dans leur cœur la lumineuse vision dans laquelle Moïse et le prophète Elie s’entretenaient avec le « transfiguré-Jésus ». Dans cette vision, sans perdre leur identité, Moïse et Elie s’étaient tournés vers l’éblouissante lumière du Fils-bien-aimé. Ils reconnaissaient la transcendance de Yahvé qu’ils avaient perçue de leur vivant, et de laquelle ils avaient dû se cacher
par humilité, l’un au sommet du Sinaï, l’autre au mont Oreb, (qui en est le second nom).

En Eglise aujourd’hui, de bien des manières, pendant le carême, il nous est donné la grâce de reconnaître le Christ en sa lumineuse vérité, de mieux l’écouter et de le suivre jusqu’au Mystère Pascal..

P. Jean Poussin


Dimanche 22 février 2015

Petit guide pour entrer en Carême…

  1. Le carême ne prend son sens que s’il est vécu en nous souvenant de la longue histoire du peuple de Dieu, marqué par de dures épreuves
    (40 ans au désert, en route vers la Terre Promise ; 40 jours de tentation de Jésus au désert…) et en relation étroite avec les évènements qui en marquent la fin : la mort et la résurrection de Jésus. Nous nous inscrivons dans une histoire longue. Comment vais-je redécouvrir ces fondements de notre foi ? lectures, rencontres, célébrations…

  1. Le carême, ce temps de préparation à Pâques, est à vivre :

– en Eglise, avec tous les chrétiens du monde : avoir un regard et un cœur large…

– en communauté avec ses proches (famille, paroisse, groupes…)
quand c’est possible : avec des oreilles et des yeux ouverts, un cœur aimant…

– personnellement, au plus profond de soi, en faisant de  la place à un Autre. Comment vais-je essayer d’honorer ces trois dimensions ?

  1. Le « mercredi des cendres » ouvre le carême, nous rappelant que nous sommes fragiles et mortels : notre force vient de Dieu seul. Mais nous sommes appelés à lui répondre : Jésus propose trois pistes pratiques pour exprimer concrètement une conversion, un retournement du cœur : le jeûne (se priver de ce qui nous tient trop à cœur pour être disponible…), la prière et le partage (biens, temps, culture ou compétences, relations…). Tout cela à vivre dans l’humilité et la discrétion. J’ajouterai avec le Pape François : Partage aussi la joie de l’Evangile et ton bonheur d’être chrétien ! Question : Suis-je heureux et joyeux d’être chrétien ?

  1. Le carême est un combat spirituel pour suivre Jésus de plus près, mais c’est d’abord lui qui a combattu en portant sa croix il y a 2000 ans, et qui combat aujourd’hui en chacun de nos cœurs, à condition qu’il ait une place où habiter, où « demeurer » en nous. Comment vais-je dégager mon terrain intérieur, me désencombrer pour lui faire de la place et le laisser agir ?

  1. Le carême dure 40 jours. C’est une démarche qui prend son temps, une longue marche vers Pâques. Comme pour l’apprentissage d’un sport ou d’un instrument de musique, quels moyens vais-je prendre pour mener à bien ce projet spirituel et incarné, pour le vivre en vrai disciple de Jésus, comme un entrainement progressif, régulier et durable ? Quel est mon désir profond ? Quel amour, quelle volonté, quelle fidélité m’animent ?

Chers paroissiens, tous ensemble, mais chacun à son rythme,
en route pour ce carême 2015 !

Père Bertrand Rosier, curé.

 


Carême :

Changeons nos cœurs et laissons agir l’esprit

Le temps du carême, qui débutera mercredi prochain, nous prépare à fêter Pâques. Quarante jours pour être transformé de l’intérieur, 40 jours pour se convertir. Pendant ce temps de carême, chaque chrétien est invité au jeûne, au partage, à la prière afin d’être plus attentif à Dieu et aux autres.

 Des moments de partage nous seront proposés, à Enghien ou St Gratien.

Prenons ce temps qui nous est offert pour engager une démarche de conversion, pour apprendre à mieux nous connaître, à mieux nous aimer…

 

Chers amis, lançons-nous sur le chemin de vie et de joie qui conduit vers Pâques, et soutenons-nous les uns les autres.

Bon carême !

Père Bertrand Rosier, curé


 

 

Dimanche 15 février 2015

Vers le mariage… et après…

mariage

La préparation au mariage est un moment important pour les jeunes fiancés, une période de cheminement et de maturation vers une nouvelle dimension de leur vie. L’équipe de préparation au mariage(CPM)est là pour accueillir et accompagner ces jeunes couples de fiancés qui souhaitent s’unir devant Dieu.

L’équipe CPM commune d’Enghien et de Saint-Gratien est composée de 5 couples d’animateurs sous la responsabilité du Père Bertrand Rosier.
Lors d’un parcours de préparation, ces couples accueillent les futurs mariés au cours de plusieurs soirées, parfois au presbytère d’Enghien, parfois chez eux, en petits groupes.

Lors de ces soirées, les grands thèmes du mariage chrétien sont abordés :
les 4 piliers (liberté, fidélité, indissolubilité, fécondité), le pardon ou encore la foi dans le couple. Nous leur présentons également la vie de notre paroisse dans laquelle ils peuvent servir.

Plusieurs rencontres ont ensuite lieu avec le prêtre ou le diacre qui préside leur mariage religieux.

Après la célébration, il est également proposé aux jeunes mariés de rejoindre un des couples « Tandem », qui permettent d’approfondir des thèmes tels que la belle famille, l’argent au sein du foyer, les enfants. Ces soirées, organisées au long cours sur 2 années, permettent, dans une ambiance chaleureuse
et légère, d’aborder des sujets divers et variés.

L’équipe du CPM

 

Philippe-Carole, Frédéric-Sabrina, Xavier-Fabienne,

Stéphan-Agnès, Francis-Marie-Claude

 


Dimanche 8 février 2015

Départ pour la planète retraite :

Je n’ai qu’une chose à vous dire : Merci !

planete_retraite

+ Pour le discernement du Père Rosier qui m’a fait confiance en me proposant ce poste de secrétaire… mais aussi pour celles qui m’ont précédée et ont pensé que je pourrais le prendre : merci !

+ Pour cette extraordinaire équipe d’accueil qui m’a tout de suite acceptée, beaucoup épaulée au début, qui m’a respectée et soutenue ; Pour la belle collaboration qui s’est opérée entre nous dans une alchimie des compétences, personnalités et richesses : un don de Dieu : merci !

+ Pour celles qui avec un soin maternel ont veillé à ce que je sois nourrie, lorsque je prolongeais mon temps de travail le midi : merci !

+ Pour les conducteurs ou conductrices qui providentiellement, les jours de fatigue, m’ont proposé de me ramener : merci !

+ Pour les gentilles attentions et marques d’affection nombreuses : merci !

+ Pour tous vos témoignages aussi :
Pour la miséricorde et le soutien fraternel : merci !

+  Pour le sens et le service de la communauté dans le don de soi : merci !
Pour l’attention aux autres et la soif d’être des précurseurs, des relais, des passeurs de l’Évangile : merci ! Pour la capacité de cette paroisse à faire communauté : merci !
Puisse-t-elle être attentive à conserver cette grâce.

+ Pour cette nouvelle expérience d’Église pour moi : merci !

Ce travail de secrétariat m’a permis d’embrasser l’ensemble de la vie d’une paroisse à travers le service de tous ceux qui l’animent, de mieux appréhender la charge de son pasteur (le souci d’avoir à accueillir et d’avoir à reprendre, de mettre en valeur les capacités de chacun et de guider l’ensemble du troupeau, de préserver la diversité et d’œuvrer à l’unité…).

Merci pour cette heureuse expérience au milieu de vous !

Martine Leneveu

PS : Henri et moi avons projeté de déménager pour une petite ville de province, en milieu plus rural, dans l’Orne, mais nous restons attentifs aux imprévus de Dieu…


Dimanche 1er février 2015

A la suite du Christ pour la mission

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Fête de la Vie Consacrée aux multiples visages ! Un temps de grâce pour les Religieuses et Religieux de Vie apostolique et Monastique, pour les Membres des Instituts Séculiers, les Vierges, les Veuves et Veufs Consacrés, les Ermites. Tous ceux, et ils sont nombreux à travers le monde, qui, un jour, se sont engagés pour toujours, à la suite du Christ pour répondre à la mission en Eglise.

Offrande de leur vie avec celle du Christ célébrée en la Fête de la Présentation, le 2 février. Aventure humaine et spirituelle que tout chrétien est appelé à vivre en réponse à son baptême. Saisis au plus profond de leur être par l’amour du Christ, les Consacrés s’engagent à vivre la chasteté dans le célibat, le partage des biens, le discernement et le dialogue pour la mission. Consacrer sa vie au Christ, à l’Église et aux autres ne se fait jamais seul. Avec des frères ou sœurs, qu’ils n’ont pas choisis, les Consacrés vivent à la manière d’un fondateur, généralement dans une communauté fraternelle.

Ils mettent au cœur de leur vie, la prière personnelle et communautaire, l’écoute de la Parole de Dieu, l’Eucharistie. Brûlés par l’amour de Dieu pour chacun et touchés par les cris de ceux qui souffrent, ils cherchent à traduire en actes concrets les différentes attitudes du Christ : prier, écouter, enseigner, réconforter, éclairer, rassembler… à travers des engagements variés : présence auprès des plus pauvres, éducation, solidarité, santé, économie, communication…

En cette année dédiée, par notre Pape François, à la Vie Consacrée, nous sommes tous invités, quelle que soit notre vocation, à « faire mémoire avec gratitude de notre passé, à embrasser l’avenir avec espérance et à vivre le présent avec passion ». Demandons à Dieu la grâce que des hommes et des femmes osent l’aventure de la Vie Consacrée. Notre monde a tellement besoin de « disciples missionnaires rayonnants de la joie de l’évangile » qui, avec d’autres, s’engagent à construire des relations de justice et de paix. 

Renia, Pascale, Jacqueline et Bénédicte

Sœurs de la Divine Providence à Enghien-Les-Bains

 


 


Dimanche 25 janvier 2015

Communier… pour la première fois

communion

Ce dimanche, Alexa, Ambroise, Athène, Brenda, Camille, Cléa, Jeanne B, Jeanne D, Jordan, Kévin, Longhane, Marie, Océane, Sérana, Steven et Tristan vivront un moment fort,

un jour de joie inoubliable pour eux.

En effet, en présence de leurs parents et amis, de la communauté paroissiale, ils recevront pour la première fois le sacrement de l’Eucharistie.

Ils n’en ont peut-être pas le souvenir : mais tout a commencé pour chacun le jour de leur baptême par lequel ils sont devenus enfants de Dieu, suite à la démarche de leurs parents. Quelques années plus tard, ceux-ci les ont confiés à la catéchèse qui les a préparés à la première communion, l’eucharistie, deuxième sacrement d’initiation Chrétienne.

L’Eucharistie a reçu différents noms qui expriment toute sa richesse : repas du Seigneur, fraction du pain, assemblée eucharistique, Mémorial, Saint Sacrifice, communion, sainte messe…

Pendant des mois de rencontres, ces enfants ont été entourés de leurs catéchistes, du père Bertrand, de leur famille, sans oublier les accompagnateurs qui les ont soutenus par la prière. A travers leur carnet de route, ils ont pris conscience du sens de leur baptême et de la grâce de l’Eucharistie, source pour notre vie.

Le jour de la retraite, quatre ateliers sur le déroulement de la messe leur ont été présentés : le signe de croix, l’offrande, la consécration, la cène et la communion. Ils ont été très sensibles au témoignage sur la Conférence Saint-Vincent-de-Paul : Dominique, ce témoin de la charité en actes, leur a expliqué son travail auprès des personnes dans le besoin.

Le matin, bien recueillis, chacun avait reçu le sacrement de réconciliation, signe de l’amour et du pardon de Dieu.

Cette première communion n’est qu’une étape importante pour ces enfants de Dieu, qui, tout au long de leur vie, et autant de fois qu’ils le souhaiteront, pourront recevoir le Corps du Christ comme nourriture et force pour marcher et avancer sur la route qui mène vers le Père et invite à l’amour des autres.

Jojo LOUIS et Philippe ANNEDOUCHE

Responsables en catéchèse


Dimanche 18 janvier 2015

Œcuménisme : Trois confessions, une religion

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Il y a trois façons de vivre ensemble : on s’affronte, on s’ignore ou on fait l’effort de se connaître. Et bien sûr, la meilleure c’est la dernière.

Entre chrétiens aussi, nous nous sommes affrontés violemment, puis nous nous sommes tolérés et maintenant est venu le temps de découvrir les richesses de chacun et de se réjouir de nos différences.

Sur la chaine télé catholique KTO, vous avez peut-être regardé Kaïros, le 4 janvier, et découvert l’Institut Supérieur d’Etudes Œcuméniques (ISEO), avec le Père Aymar qui y est étudiant. A l’ISEO qui fait partie de l’Institut catholique de Paris (ICP), 40 étudiants et des professeurs des 3 confessions Catholique, Orthodoxe, Protestante, se retrouvent 2 jours par mois pendant 2 ans. Les étudiants y nouent des relations amicales, étudient les théologies et les rites de chacune des confessions et parfois même comprennent mieux ce qu’ils vivent dans leur propre tradition.

Voici quelques extraits de ce que le Père Aymar a dit dans cette émission qui réunissait étudiants et professeurs :

« Au Congo-Brazzaville, les différentes confessions vivent de façon très cloisonnée. En particulier pour ce qui concerne la question du mal, qui est un enjeu important dans un pays divisé par plusieurs guerres civiles, nous connaissons bien notre théologie mais pas celle des autres confessions.

C’est important de ne pas voir ce problème seulement avec notre vision en tant que catholique.

Nous ne connaissons pas ce que les autres pensent sur la question. C’est important de trouver des similitudes, parce que le danger, pour nous pasteurs, c’est de voir l’autre comme un adversaire.

C’est par la théologie que nous trouverons des solutions parce que c’est de là que viennent nos divisions. Mais il faut aussi faire des choses ensemble, il y a danger quand on ne se connait pas et qu’on ne peut pas discuter. Je souhaiterais travailler avec les catholiques, les orthodoxes, les évangélistes et les salutistes, qu’on essaye de vivre plusieurs fêtes ensemble comme une célébration à Noël, Pâques ou à la Pentecôte avant de célébrer chacun dans sa communauté.

C’est une mission importante parce que c’était la mission première de Jésus Christ : rassembler tous les enfants de Dieu disséminés à travers le monde. Ce qui nous différencie, ce ne sont que des lieux où chacun essaie de vivre de son mieux sa foi, ça n’a rien à voir avec ce que nous sommes parce que nous sommes tous chrétiens et on n’a que Jésus-Christ comme modèle à suivre. Il faut d’abord vivre ensemble sans chercher ce qui nous sépare.

Si chacun d’entre nous était comme Dieu le veut, on serait unis automatiquement. Bien sûr pas forcément à la façon qu’on imagine mais on serait réunis. »

Merci Père Aymar, grâce à cette émission, on a en plus l’impression de mieux vous connaître …

Les guerres de religion sont loin mais ce serait dommage de s’ignorer, de ne pas rencontrer des chrétiens des autres confessions pour prier ensemble… On se découvre sûrement différents mais c’est un bonheur quand on est de la même famille. Ne ratons pas les occasions qui nous sont proposées pendant cette semaine de prière pour l’unité des chrétiens.

Une téléspectatrice


Dimanche 11 janvier 2015

PELERINAGE EN TERRE SAINTE DES CATECHETES DU DIOCESE du 20 au 29 octobre 2014, sous la houlette de Mgr Lalanne

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Départ : lundi 20 octobre. Nous sommes 81. Décollage avec 1h30 de retard. Un autre groupe de 80 pèlerins, de l’association « Voir ensemble » prend le même avion… mais la moitié d’entre eux sont des non-voyants et il leur faut beaucoup plus de temps qu’à nous pour se plier aux formalités draconiennes imposées par la compagnie aérienne israélienne. En ce début de pèlerinage, belle leçon d’humilité pour nous et beaucoup d’admiration pour ces personnes.

Atterrissage à Tel Aviv : d’emblée nous gagnons le Néguev, sur la trace des Patriarches et du peuple hébreu de l’Ancien Testament ; ce n’est que le lendemain matin que nous découvrons le paysage aride et rocailleux du désert. Durant deux jours, prière des psaumes, temps de méditation biblique, évocation d’Abraham, Moïse, messe en plein désert : tout revêt une dimension symbolique incomparable, c’est grandiose !

Puis, en route vers le nord, en longeant la mer Morte et le Jourdain jusqu’au lieu du baptême de Jésus : nous renouvelons notre profession de foi baptismale, et nous passons de l’ancienne à la nouvelle Alliance.

Bethleem, Nazareth sont devenues des villes ; difficile d’imaginer la vie de Jésus dans ces lieux… mais l’émotion naît aux abords du lac de Tibériade : sur les pentes du Mont des Béatitudes résonne le Sermon de Jésus sur la montagne…

Moment de grâce particulier lorsque le bateau s’immobilise au milieu du lac pour un long temps de prière et de contemplation : les récits de la pêche miraculeuse, de la tempête apaisée, de Pierre s’enfonçant dans l’eau à cause de son manque de foi… tout devient soudainement concret. Le lac est calme et le ciel sans nuages… mais le questionnement obsédant : et toi, qu’en est-il de ta foi ?

Dernière étape, l’arrivée à Jérusalem : « notre marche prend fin devant tes portes Jerusalem » (Ps 121). Du Mont des Oliviers au Saint Sépulcre au sein duquel se situent le Golgotha et la basilique de la Résurrection, nous sommes transportés à la source du mystère de la mort et de la résurrection du Christ. Le chemin de croix dans l’enceinte de la vieille ville au milieu de la vie quotidienne des habitants fait écho à celui qu’a dû subir Jésus dans une certaine indifférence. Jérusalem : ville fascinante, mais encore loin d’être la ville de la Paix : la tension entre israéliens et palestiniens est palpable. Notre présence au mur des Lamentations et sur l’esplanade des mosquées nous incite à prier encore plus intensément pour la Paix.

Dominus flevit * : Jésus doit encore beaucoup pleurer sur Jérusalem
( Lc 19,41)

*nom d’une église située sur le mont des Oliviers où nous avons prié.

Jocelyne Roscouët et Claude Abramowitz


Dimanche 4 janvier 2015

Un mystère pour tous

 

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En général, un mystère, c’est quelque chose d’impénétrable que seuls les génies ou les chanceux parviennent à atteindre, et parfois sans le faire      exprès. Reste alors à celui qui a trouvé de faire connaître la solution à qui pourra la recevoir et en comprendre l’intérêt au cas où il y en aurait un.

Dans la deuxième lecture de la fête de l’Epiphanie, c’est précisément ce qui arrive à Paul. Sauf que, tout génial soit-il – en l’occurrence d’ailleurs, il l’est vraiment – son génie n’est pour rien dans la connaissance du mystère auquel il a voué son existence. Il en convient d’ailleurs, et pour cause, puisque cette connaissance lui a été donnée, et pas que pour lui, « par révélation ».

C’est bien d’un mystère qu’il s’agit, au sens populaire du mot, puisque Dieu « ne l’avait pas fait connaître aux hommes des générations passées, comme il l’a révélé maintenant par l’Esprit à ses saints Apôtres et à ses prophètes ».

L’originalité, dans cette affaire, c’est que tout révélé soit-il, et par qui de droit s’il vous plaît, ce mystère reste toujours un mystère, et il a toutes les chances de le rester longtemps. D’après Paul, en effet : « Ce mystère, c’est que les païens sont associés au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l’annonce de l’Evangile. »

 « Associés » ! C’est précisément le hic… Dans ce domaine, le régime universel des hommes, des générations, des cultures, ne serait-il pas plutôt la dissociation ? Ou l’association par la force ? Chacun dans sa religion, dans sa paroisse, des croyances qui ne passent plus systématiquement de génération en génération sinon par contrainte, des chrétiens normalement incorporés à Jésus-Christ, séparés depuis des siècles etc…, etc…

 S’il est vrai que toutes ces causes ne sont pas pour autant perdues d’avance, il n’en reste pas moins que d’une certaine manière, en se révélant à l’apôtre, le mystère semble s’être plutôt épaissi que dissipé…

 Rien d’étonnant à cela. Ne s’agit-il pas en effet du mystère de Dieu ?

Père Damien Noël


 

Mercredi 24 décembre 2014

Voeux de l’équipe paroissiale

Au nom de l’équipe des prêtres, du diacre et de tous les responsables laïcs de nos paroisses d’Enghien et de Saint Gratien, je souhaite que la joie et la paix intérieure de Noël remplissent nos cœurs et repoussent les germes de tristesse ou d’aigreur qui nous habitent parfois.

 Au-delà des difficultés à affronter, et de la conjoncture morose dans notre pays, ayons à cœur d’accueillir Jésus comme celui qui vient éclairer et guider notre vie, pour nous aider à avoir une boussole personnelle et pour mieux « vivre ensemble ».

 Hier comme aujourd’hui, Jésus nous aime et nous invite à nous aimer les uns les autres ; ce message reste d’actualité ! Voici un proverbe chinois qui m’a fait réfléchir : « Aime-moi lorsque je le mérite le moins, car c’est alors que j’en ai le plus besoin ! » N’est-ce pas notre cri vers Jésus, et le cri souvent muet que nous adressent bien des personnes autour de nous ? Faire le premier pas vers celui qui est plus loin, n’est-ce pas le message fondamental de Noël ?

 Joyeux Noël et Bonne nouvelle année !

P. Bertrand Rosier, curé


Dimanche 21 décembre 2014

Anniversaire des soixante ans d’ordination du père Charles Mullier

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Jeune, j’avais entendu un appel à la prêtrise et je voulais y répondre chez les salésiens de Saint Jean Bosco. Mais était-ce la volonté de Dieu pour moi ? Au milieu des bouleversements de la vie de l’Eglise, il m’est apparu que je n’étais pas fait pour la vie religieuse mais pour servir comme prêtre diocésain.

Après mon ordination à la prêtrise, le 14 décembre 1954, le cardinal Renard, évêque de Versailles, m’a nommé aumônier du lycée de Montmorency pendant 5 ans, puis 5 ans à Montgeron, maintenant dans le diocèse d’Evry. Et me voilà au cœur de mon désir premier : être prêtre auprès des jeunes. J’ai vécu pendant 10 ans ce ministère, et ces années-là font partie des plus belles pages de ma vie.

Et puis, tout en étant curé de paroisse, j’ai continué un apostolat vers les jeunes et particulièrement avec les lycées et collèges de Taverny. C’est là qu’avec quelques membres du conseil paroissial et le tout jeune vicaire, le père François Bousquet, nous avons développé l’aumônerie des jeunes et travaillé les questions de la préparation au mariage et des relais de quartier. Il nous est venu l’idée de créer une maison paroissiale pour accueillir ces jeunes, avoir des rencontres avec les futurs couples, être présence d’Eglise dans un quartier en développement. Nous avons confié cette maison Notre Dame des Champs à un foyer d’accueil, une première dans l’Eglise de France. Puis mes années à Montmorency et enfin à Enghien avec des responsabilités diocésaines m’ont fait découvrir et aimer notre Eglise diocésaine, une Eglise vivante.

L’essence même de mon bonheur aujourd’hui encore, est de voir s’épanouir une vie de notre Eglise riche de tant d’idées nouvelles et en développement constant. Je rends grâce à Dieu pour tant de rencontres, d’amitiés partagées et en toute humilité, au service de notre Seigneur. Résonnent en moi très fort ces paroles de l’Evangile de ce dimanche : « Je suis la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon sa volonté ». Faire la volonté du Seigneur comme Samuel, c’est d’abord entendre quand il nous parle, se disposer à son écoute, à sa Parole. Puis c’est discerner, jamais seul, toujours en Eglise et dans la prière confiante. Enfin c’est décider, s’engager. J’ai découvert cela dans l’action catholique où mon père était très engagé avant guerre.

Puis-je dire aujourd’hui que c’était ma vocation d’être prêtre ou n’est-ce pas plutôt la vocation, la volonté de Dieu sur moi librement consentie ? C’est mon engagement dans la plus belle œuvre du Christ, son Eglise au service de l’Homme auprès de qui elle témoigne de la sollicitude du Père. Ce n’est pas moi qui ai eu la capacité de répondre, de m’engager, mais bien l’Esprit Saint qui m’a donné de pouvoir y arriver. Tout comme Marie s’inquiétait : « Mais comment cela va-t-il se faire ? » et que l’ange lui répond : « L’Esprit Saint viendra sur toi », Marie a pu répondre et se donner au Seigneur : « Voici la servante du Seigneur, que tout m’advienne selon ta parole ».

A la veille de Noël restons des veilleurs en tenue de service à l’écoute de l’appel de Dieu. Comme ce nouveau né qui s’éveille à la vie, soyons des éveilleurs de l’amour de Dieu.

Père Charles MULLIER*

* D’après des propos recueillis par Denis Faupin auprès du père Charles Mullier cette semaine

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Dimanche 14 décembre 2014

Toujours en Avent, prêt pour son avènement

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L’Avent ne se limite pas à évoquer le passé, la venue de Jésus en ce monde (il est venu) ; ni l’avenir, son avènement final en gloire (il viendra à la fin des temps).

Le Christ vient toujours, il vient aujourd’hui même.

Il vient dans les personnes : mon conjoint, mes enfants, les pauvres, celui qui a besoin de moi (« ce que vous avez fait au plus petit, c’est à moi… »).

Il vient dans les évènements : une grande joie, une épreuve, un imprévu qui change mes plans.

Il vient quand nous sommes rassemblés dans la foi, dans une liturgie vraie (« là où plusieurs sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux »).

Il vient dans sa sainte Parole : quand je l’écoute avec foi, c’est lui qui me parle.

Il vient dans les sacrements et surtout l’eucharistie, sommet de sa présence.

Parce que le Christ vient toujours, je dois toujours être en « Avent », c’est-à-dire attentif, accueillant, disponible pour son avènement.

René LUDMANN


Dimanche 7 décembre 2014

L’espérance, cadeau de Dieu aux hommes

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« La porte obscure du temps et de l’avenir a été 

ouverte toute grande par Jésus Christ ».

Le Ciel n’est pas du vide, il attire le futur dans le présent, car
le Royaume du Ressuscité touche déjà l’aujourd’hui de notre vie.

Par grâce, nous pouvons pressentir la « vraie Vie » qui ne sera pas saisie par la mort. C’est ce que dit saint Paul, dans sa lettre aux Romains :

« La foi est la certitude de ce que l’homme espère ». (Rom 8/23 à 26)

Goûtons à la sagesse qui nous est donnée dans l’usage du Calendrier de l’Avent. Ce petit jeu spirituel, confié aux enfants, non seulement leur apprend à patienter dans les désirs de biens véritables, (Oh, la sagesse !), mais surtout il met en scène une habitation qui s’ouvre. Chaque jour, une nouvelle fenêtre s’ouvre à la Lumière qui approche, au Souffle qui aère, même si tout cela entre avec les bruits du monde.

La prière du matin est un acte que féconde la vertu d’Espérance. L’Office du Matin fonde notre vie sur la découverte d’un jour nouveau où ne manqueront pas les bontés de Dieu. Les Laudes sont caractérisées par le sentiment joyeux de l’admiration pour Dieu. C’est le moment où tout s’éveille. L’humanité peut goûter la présence de Dieu qui soutient les êtres. Un Magnificat (Luc 1/49) : Hier, « Il fit des merveilles », et là, il va tout refaire à sa lumière, après le sommeil évocateur de la mort. Pour les chrétiens, le jour naissant est comme un temps de l’Avent, il révèle l’avènement de la Vie nouvelle illuminée par « Christ-Soleil levant».

« Console toi mon peuple », dit le Seigneur, par la voix du prophète. (Isaïe 40) 

L’Espérance est capable de te pousser à redonner confiance à ceux qui désespèrent. L’Espérance est capable de te pousser à transformer le monde, à chercher autre chose que les paradis décevants, ceux de la liberté sans Dieu, ceux de l’ambigüité du progrès. Ce ne sont ni les sciences, ni les rêves qui sauvent l’homme !

« Console-toi mon peuple ! » L’Amour inconditionnel, c’est Moi, dit

le Seigneur, Dieu qui continue à t’aimer « jusqu’au bout », jusque dans l’accomplissement intégral. « Alors ! Pourquoi te laisses-tu consommer par la tristesse ? » Je te sauverai, ne crains pas ! C’est moi, Dieu : Il n’y en a point d’autre ! »

Père Jean POUSSIN


Dimanche 30 novembre 2014

A v e n t  :    Temps de l’Attente,

                                   Temps de Préparation,

                                      Temps d’Espérance

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L’Avent (du latin adventus : avènement, arrivée du Messie) est la période qui couvre quelques semaines précédant Noël. Depuis l’instauration de ce temps, par analogie au Quadragésime du carême, par le Pape Grégoire le Grand, l’Avent représente la période où l’on se prépare à la venue du Christ, à sa naissance.

Dans les Églises utilisant le calendrier grégorien, l’Avent débute le quatrième dimanche avant Noël et marque le début de l’année liturgique. Chez les orientaux et les Mozarabes, le temps de l’Avent dure six semaines.

La période de l’Avent célèbre le triple avènement du Christ : sa naissance à Bethléem il y a deux mille ans, sa venue dans le cœur des hommes de tous les temps, et son retour glorieux à la fin des temps.

En effet, à Noël, les fidèles contemplent le Christ né à Bethléem comme l’avaient annoncé les prophètes de l’Ancien Testament, et attendent l’accomplissement de la promesse divine. Il s’agit d’accueillir la présence du Christ, de se nourrir de sa parole, dans l’attente et dans l’espérance de son retour dans la Gloire. Pour les chrétiens, le temps de l’Avent est un temps de conversion, d’attente et d’espérance.

La liturgie du temps de l’Avent s’articule autour de la date du
17 décembre. Les premières semaines invitent à la vigilance ; les chrétiens doivent se tenir prêts à la venue du Christ dont on ignore quand il reviendra. A partir du 17 décembre, les lectures font état de la généalogie, de l’annonciation et de la naissance du Christ.

Père Aymar BOUNGOU


Dimanche 23 novembre 2014

Christ Roi de l’Univers

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Au terme de l’année liturgique, l’évangile de la fête du Christ-Roi nous fait entendre la parabole du Jugement Dernier, que seul l’évangéliste
Matthieu rapporte dans son livre. « J’avais faim et vous m’avez donné à manger (…)
Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. (…) chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait. »

Cette identification du Christ au moindre des frères, privé du minimum vital, s’inscrit dans la ligne des deux commandements fondamentaux : “Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, et ton prochain comme toi-même”. Elle a pourtant surpris et continue de surprendre beaucoup d’auditeurs de l’évangile. On doit à St Jean Chrysostome (340-407), patriarche de Constantinople, l’un des textes les plus percutants de la Tradition chrétienne sur ce point. Dans son homélie, ce Père de l’Eglise considère les gens de la rue, les pauvres, comme le Corps du Christ et l’autel du Christ :

– « L’autel dont je vous parle est constitué des membres mêmes du Christ, et le Corps du Christ devient pour toi l’autel. Vénère-le, car dans leur chair, tu y fais le sacrifice au Seigneur. Cet autel est plus sacré que celui qui se trouve en cette église, et, à plus forte raison, que l’autel de la loi ancienne. Ne soyez pas offusqués. Certes l’autel qui est ici est noble, à cause de la victime qui y vient ; celui de l’aumône l’est davantage, parce qu’il est fait de cette victime même. Celui-ci est noble, parce que fait de pierres, il est sanctifié par le contact du corps du Christ ; l’autre, parce qu’il est le Corps même du Christ. (…) Et toi, tu vénères cet autel-ci lorsque le corps du Christ y descend. Mais l’autel qui est le corps du Christ, tu le négliges et tu restes indifférent quand il périt. Cet autel, tu peux le voir dressé partout, dans les ruelles et sur les places, et, à chaque heure, tu peux y faire le sacrifice ; car c’est là aussi le lieu des sacrifices. »

Jésus est le Roi qui sert les siens et que chacun peut servir en servant « ces petits qui sont ses frères ».

Père Damien NOËL


Dimanche 16 novembre 2014

DONNER, C’EST DÉJA AGIR !

secours catholique

Il y a un mois, c’était la collecte alimentaire annuelle à St Gratien.

Depuis la mi-septembre, nous rencontrons au minimum vingt personnes à l’accueil du vendredi. Elles repartent avec un colis dont la constitution tient compte de la composition de la famille.

Jeudi 23 octobre, nous avions quinze vestiaires à préparer…

Nous distribuons ce que vous nous donnez aussi bien en denrées alimentaires qu’en vêtements…

Sommes-nous bien conscients de la situation de certains habitants de notre ville ?

Notre équipe de bénévoles – pour volontaire et dynamique qu’elle soit – a besoin de sang neuf : elle vieillit et les problèmes de santé des uns et des autres nous rendent moins disponibles.

Certains prennent les membres des «associations caritatives » (comme on dit) pour des spécialistes et se donnent ainsi bonne conscience.

Spécialistes ? C’est un peu vrai car nous avons reçu une formation, mais c’est aussi assez faux car quand on désire aider les autres et qu’on revendique d’être Chrétien, cela devient presque un devoir pour tout un chacun.

Parmi nos accueillis,

il y a des célibataires, hommes ou femmes, qui cherchent du travail mais sont trop âgés ou fragiles pour en trouver : les indemnités de chômage ou la retraite sont insuffisantes, une fois le loyer payé…

Il y a des malades qui retardent une opération, l’achat d’une paire de lunettes ou d’une prothèse dentaire…

Il y a des familles dont les conditions de vie précaires ne permettent pas aux enfants d’étudier avec le calme et la sérénité qu’il leur faudrait…

Il y a les étrangers (Africains, Haïtiens, Egyptiens ou Syriens Coptes) qui continuent d’arriver parce qu’ils prennent notre pays pour la terre des droits de l’homme : ils dépensent rapidement la petite cagnotte qu’ils avaient en arrivant et ne trouvent ni à se loger, ni à se nourrir, ni à travailler puisqu’ils n’y sont pas autorisés…

Le pauvre dérange, et l’étranger est mal accueilli.

A quoi cela sert-il d’admirer le pape François, de relire l’Evangile ou les écrits de notre évêque, si nous fuyons devant les problèmes du quotidien ?

Au Secours Catholique, nous voulons construire l’avenir de notre société avec tous, non pas dans la crainte de celui qui est différent, de l’étranger, du plus pauvre, mais dans l’accueil, la rencontre, la confiance et l’Espérance d’une société juste et fraternelle au service de l’homme.

Comment ne pas rappeler, une fois encore, ce qu’écrit le pape François : « Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres…ceci suppose que nous soyons dociles et attentifs à écouter le cri du pauvre et à le secourir. »

Marie-Hélène ROMATET

 


Dimanche 9 novembre 2014

L’Onction des Malades,
mystère de la compassion de Dieu pour l’homme

Onction des malades

En ce dimanche 9 novembre, 15 personnes de nos paroisses d’Enghien et Saint Gratien reçoivent le Sacrement des Malades (ou Onction des Malades)

au cours de la messe en l’église Saint Joseph d’Enghien.

De quoi s’agit-il ? Aujourd’hui, l’Eglise nous rappelle

que le Sacrement des Malades (l’un des sept sacrements), autrefois appelé « Extrême Onction » (parce qu’il était entendu comme réconfort spirituel à l’approche imminente de la mort), n’est pas réservé aux personnes qui vivent les derniers instants de leur vie. Le pape François, lors d’une audience générale, le 26 février 2014 nous l’a rappelé : « L’onction des malades nous permet de toucher du doigt la compassion de Dieu pour l’homme. C’est le sacrement de la proximité de Jésus et de la communauté chrétienne avec celui qui souffre. . . Chaque fois que nous célébrons ce sacrement, le Seigneur Jésus, dans la personne du prêtre, se fait proche de celui qui souffre et qui est gravement malade ou âgé. . . C’est l’Eglise, la communauté chrétienne, c’est nous, à qui le Seigneur Jésus confie chaque jour ceux qui sont atteints dans le corps et dans l’esprit, afin que nous puissions continuer à déverser sur eux, sans mesure, toute sa miséricorde et le salut . . . Ce mandat est répété de façon explicite et précise dans la lettre de Jacques, où l’on recommande : “ L’un de vous est malade ? Qu’il appelle les anciens en fonctions dans l’Eglise : ils prieront sur lui après lui avoir fait une onction d’huile au nom du Seigneur” . . .  Il s’agit donc d’une pratique qui était en cours au temps des apôtres. En effet, Jésus a enseigné à ses disciples à avoir la même prédilection pour les malades et pour les personnes qui souffrent et leur a transmis la capacité et le devoir de continuer à dispenser en son nom et selon son cœur soulagement et paix, à travers la grâce spéciale de ce sacrement. . .  »

Au cours de la célébration, nous prions, tout particulièrement, pour les personnes souffrantes, malades, âgées, leurs proches et pour les professionnels de la santé.

Et souvenons-nous qu’un Service Evangélique des Malades existe sur nos deux paroisses pour visiter les personnes qui ne peuvent se déplacer, qui sont bien souvent seules, et leur apporter, si c’est leur souhait, la communion (demande de visite à faire à l’accueil des paroisses).

Sœur Jacqueline LUSSON et Bernard MICHAUD


Dimanche 2 novembre 2014

Tous Saints ?

toussaint

Non ! Dieu seul est Saint, trois fois Saint.

Mais il nous veut comme Lui, des sanctifiés,

c’est-à-dire heureux.

Les Saints et les Saintes : les uns sont célèbres, d’autres sont parfaitement obscurs et notre monde les compte comme insignifiants. Rappelez-vous, parmi les élus, la petite sainte Thérèse : en elle, rien de spectaculaire selon les médias de notre société. Les sanctifiés, dans la foi, ont mené l’essentiel de leur vie avec générosité, infatigables dans l’entraide, admirables dans le bénévolat. Ils avaient beaucoup d’imperfections, mais étaient courageux dans les épreuves et dignes dans les échecs, discrets dans l’amour, ils ont gardé une confiance invincible en Dieu. Les saints et saintes traduisent dans leur vécu les paroles bienheureuses du Sermon sur la montagne. (St Matthieu 5/1)

Le livre de l’Apocalypse révèle que « les élus » sont une foule innombrable. Grand triomphe et grande fierté, OUI ! Mais ce n’est pas une réussite qui sortirait de nous, comme venant de gens meilleurs que les autres, parce que éduqués catholiques. Il s’agit de la victoire du Christ Seigneur en nous.

Jésus s’adresse à ses disciples, de tous horizons : « Bienheureux êtes-vous si… » Il y a là un chemin à parcourir pour suivre le Saint de Dieu.

Saint Augustin proposait de lire ces phrases « de bonheur » comme reflétant la personne sainte de Jésus, le Fils de Dieu, au concret de sa vie terrestre (Commentaire de l’Evangile de Jean). Jésus, le Bien-aimé du Père, s’est fait pauvre, doux et humble de cœur. Il pleure avec ceux qui pleurent, tournant son cœur vers les gens de la misère. Et surtout, Jésus persécuté apporte la paix et le pardon ; Il montre la puissance de l’amour divin, dans la persécution jusqu’au don de sa vie.

« Suivez donc ce chemin ouvert et vous rejoindrez le Seigneur dans sa gloire, avec les Bienheureux », disait saint Augustin.

Amis ! Célébrons dans la joie cette Eglise des premiers-nés qui nous attend. Certains élus nous connaissent et nous aiment. Avec la Vierge Marie, les saints nous désirent, les justes nous espèrent.

C’est ainsi que nous pouvons lire la lettre de notre évêque Stanislas : « Ecoutons l’appel de Dieu à la sainteté et au bonheur ».

Père Jean Poussin


Dimanche 19 octobre 2014

Confirmation : Sacrement de croissance et de force

En ce dimanche 19 Octobre, 11 jeunes de nos paroisses d’Enghien et Saint-Gratien reçoivent le Sacrement de confirmation. C’est peu,  alors qu’il s’agit de l’un des trois sacrements de l’Initiation Chrétienne (avec le baptême et l’Eucharistie) qui, ensemble, permettent de devenir un chrétien à part entière !

Son nom vient du latin « confirmare » qui veut dire encourager, consolider, affermir. Elle est le sacrement de croissance et de force qui ouvre sur l’avenir, un avenir enraciné dans le Christ.

Le 29 janvier dernier, le Pape François, dans sa catéchèse sur les sacrements, a insisté sur sa nécessité.
Je le cite « Il est important que nos adolescents reçoivent ce sacrement. Nous nous préoccupons tous de les faire baptiser, et c’est bien, mais peut-être que nous ne nous préoccupons pas assez de les préparer à la confirmation… De cette façon, ils vont rester à mi-chemin et ils ne recevront pas l’Esprit Saint… Lorsque nous accueillons l’Esprit Saint dans notre cœur et que nous le laissons agir, le Christ lui-même se rend présent en nous et prend forme dans notre vie ; à travers nous, c’est lui, c’est le Christ lui-même qui va prier, pardonner, donner l’espérance et la consolation, servir nos frères …

Vous voyez comme c’est important : par l’Esprit Saint, le Christ lui-même vient réaliser cela au milieu de nous et pour nous. C’est pour cela qu’il est important de recevoir le Sacrement de Confirmation ».

Prions donc pour ces nouveaux confirmés et pensons à proposer ce sacrement aux jeunes qui ne l’ont pas encore reçu et qui sont actuellement en 3ème ou au lycée. Une prochaine préparation commencera dans quelques mois. Pour tous renseignements s’adresser au presbytère.

Georgette Gaudin et les animateurs de préparation à la confirmation


Dimanche 12 octobre 2014

La semaine missionnaire

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Avez-vous lu ce beau livre du Pape François : 

« La joie de l’Evangile » ?

C’est le titre. Ça commence bien. Il a recueilli là

le fruit du Synode des évêques sur l’Evangélisation.

Je veux partager avec vous mes trouvailles au seuil

de la Semaine Missionnaire Mondiale.

– L’Eglise, si elle existe, est faite pour évangéliser, pas pour administrer (faire tourner la boutique) mais partager « avec douceur et respect » (1 Pierre) ce trop-plein du cœur, ce cœur de l’Evangile : Un Dieu qui est venu nous dire qu’Il est un Dieu d’amour. Et cela est pour tous : tous ont le droit de partager ce trésor, pas seulement une élite. C’est pour cela qu’il nous faut sortir, aller aux périphéries, être présents à toutes les cultures : « Allez, de toutes les nations faites des disciples. »

Le baptême fait de nous des disciples, mais « des disciples missionnaires ».

C’est donc toute l’Eglise, avec ses multiples visages, qui est appelée à refléter l’amour de Dieu, dans la proximité de personne à personne, comme une mère parle à son enfant et sait partager ses joies et ses peines.

– Mais il y a aussi une dimension sociale à ce témoignage : « Je désire une Eglise pauvre pour les pauvres. »

– C’est encore avec joie qu’il nous faut porter la Bonne Nouvelle : Un évangélisateur ne devrait pas avoir constamment « une tête d’enterrement », « un air de carême sans Pâques »…

Oui, ce texte est revigorant. Et notre pape François de reprendre une expression de Benoît XVI : « L’Eglise ne s’accroît pas par prosélytisme, mais par attraction. »

Vous voulez attirer ? J’en suis sûr ; alors vivez profondément votre foi en Jésus Christ au creux de votre quotidien.

Bonne semaine missionnaire

Père Claude PORCHERON


Dimanche 5 octobre 2014

Appelés à l’unité, et pas à notre compte !

Chers amis paroissiens,

Après la journée de récollection des responsables samedi 4 octobre, nous vivons une messe de rentrée et d’envoi en mission dimanche 5 octobre à Saint Gratien et dimanche 12 octobre à Enghien. Pourquoi ce double accent ?

Une paroisse ne prend tout son sens que par l’accueil mutuel, la solidarité et la volonté de former ensemble une communauté des personnes qui la constituent : des plus jeunes aux plus âgés, originaires de communes, de régions et de pays divers, de cultures, de couleurs de peau et de milieux sociaux différents, de formations et de tempéraments très variés… C’est notre foi en Jésus et notre désir de traduire l’Evangile en actes dans notre vie qui permettent de relever ce défi permanent : cohabiter ensemble alors que tant de choses tendraient à nous disperser. Depuis les premières communautés chrétiennes, l’appel à l’unité et au « vivre ensemble » a toujours été au cœur de la vie de l’Eglise.

Beaucoup d’entre nous participent activement et avec zèle à l’animation et à la bonne marche de la paroisse : chacun est invité à apporter sa pierre à la construction commune. Mais quels que soient noeditos dons et nos capacités, aucun d’entre nous n’est supérieur aux autres, ni à son compte, en profession indépendante. Notre service ne vise ni une satisfaction personnelle, ni une valorisation aux yeux des prêtres ou d’autres responsables, ni un ascétisme spirituel. L’envoi en mission des personnes actives souligne que chacune est appelée à vivre son engagement chrétien comme un humble service pour que rayonne

L’Evangile et que la lumière du Christ éclaire davantage les hommes.

Le Pape François nous appelle à construire une Eglise aux portes ouvertes, attentive aux périphéries géographiques et spirituelles de notre monde. Ce chantier est aussi présent à Enghien et à Saint Gratien, dans la société civile et dans nos cœurs… La responsabilité de chacun d’entre nous est engagée : Notre évêque, Mgr Lalanne, nous invite cette année* à écouter chacun l’appel de Dieu pour mieux répondre à notre vocation. Alors nous pourrons vivre et témoigner pleinement de la « Joie de l’Evangile ». Bonne rentrée « officielle » à tous !

P. Bertrand Rosier, curé.


Dimanche 28 septembre 2014

De Saint François d’Assise au Pape François

Au cours de l’année pastorale 2013-2014, nos deux paroisses d’Enghien et de Saint-Gratien ont poursuivi leurs parcours sur les chemins du « Vivre ensemble » en choisissant Saint François d’Assise comme grande figure spirituelle de référence.

Nous avons découvert que cette figure reste exemplaire aujourd’hui pour répondre aux grandes questions de notre temps : spiritualité, fraternité, pauvreté, prière, rénovation de l’Eglise, protection de la nature, dialogue avec le monde, paix.

Nos paroisses ont accueilli des frères franciscains pour de grandes conférences thématiques, elles ont organisé des « Dimanches pas comme les autres », présenté des films et un spectacle « Pèlerinage à Assise » et mis en place cinq ateliers qui ont fonctionné de mars à juin et qui ont regroupé jusqu’à 40 personnes par séance de travail.

Les participants à ces démarches ont unanimement souhaité qu’elles se poursuivent au cours de l’année pastorale 2014-2015, tout en centrant les réflexions et les actions sur la figure et l’enseignement du Pape François, qui a choisi le nom du « poverello » pour marquer son pontificat.

Nos paroisses pourront s’inspirer en particulier du premier grand texte de notre nouveau Pape « La Joie de l’Evangile » pour enrichir leurs réflexions, leurs échanges et leurs réalisations.

Le temps fort de notre démarche se situera entre le 9 et le 17 mars 2015. Il concentrera les manifestions les plus importantes : conférences, spectacles, films, etc…  En revanche, les ateliers reprendront leurs travaux dans les prochaines semaines en particulier pour les ateliers « Prière », « Pauvreté et fraternité » et « Dialogue avec les non chrétiens ».

En cours d’année, différents évènements (“dimanches pas comme les autres”, conférences, films, etc…) pourront être proposés par les ateliers ou par le comité de pilotage.

Tous les paroissiens sont invités à participer à cette démarche particulièrement enrichissante pour nos paroisses et pour chacun de nous. Elle doit nous permettre d’apprendre à mieux vivre ensemble dans la joie et la fraternité.

« Les chrétiens ont le devoir d’annoncer l’Evangile sans exclure personne, comme quelqu’un qui partage une joie, qui indique un bel horizon, qui offre un banquet désirable ; l’Eglise ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction ».

Que cette belle parole du pape François inspire nos paroisses tout au long de cette année !

Alain Tuloup


Dimanche 21 septembre 2014
Trentièmes Journées Européennes du Patrimoine

A chaque rentrée, les Journées Européennes du Patrimoine donnent au public l’occasion de découvrir ou redécouvrir la diversité historique, architecturale, environnementale et picturale de nos régions.

Ce patrimoine civil et religieux constitue nos racines et notre identité. Tout comme le patrimoine immatériel, il est un bien précieux. Il n’est pas éternel. Les menaces ne manquent pas. Ici, elles s’appellent pollution, urbanisation non contrôlée, irresponsabilité. Ailleurs elles sont synonymes d’ignorance, de pauvreté, de guerre et de tourisme intensif.

Découvrir et protéger notre patrimoine local sont un devoir. Cette tâche ne doit cependant pas nous empêcher de nous ouvrir à celui des autres civilisations. Connaître l’un et l’autre prouve notre acceptation de la diversité. Au-delà des commémorations, s’intéresser au patrimoine local et mondial, c’est construire notre avenir.

La richesse de Saint-Gratien et de la vallée de Montmorency en ces domaines permet une multitude de sorties. Vous en trouverez une liste sur le journal d’un autre François : Le journal de François – http://www.journaldefrancois.fr/.

Depuis quelques années, ces journées sont aussi l’occasion d’aborder cette thématique dans le Flash paroissial. Vous qui fréquentez régulièrement cette église, en connaissez-vous l’histoire ? Le bâtiment a moins de 200 ans, mais en avez-vous fait le tour ? Le Maréchal Catinat et la princesse Mathilde ont laissé leur empreinte, mais faut-il s’arrêter là ? Connaissez-vous l’origine des tableaux du chemin de croix, l’histoire de l’orgue actuel et du précédent, la montée vers le clocher, la description de chacun des vitraux, la signification des inscriptions visibles au sommet des voutes ou au-dessus des portes débouchant dans le chœur ?

Pour découvrir toutes ces richesses locales, nous vous invitons à visiter le nouveau site Internet de l’association « Aimons Saint-Gratien en Val d’Oise » : http://asgvo.org/asgvo_stgratien/index.php.

Pour sa 31ème édition la Municipalité a choisi le sujet du Centenaire de la Première Guerre Mondiale. Ne manquez pas, au château Catinat, une exposition sur le thème « 1914 : la guerre est déclarée ». Elle vous attend les 20 et 21 septembre de 10h à 12h et de 14h à 18h.

François Paget (asgvo@wanadoo.fr)


Prière au pape François, au soir de son élection 
(13 mars 2013)

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J’entends que tu te fais appeler « François »
François d’Assise et de Buenos Aires…
comme évêque de Rome.

Mais pourquoi prendre ce nom
toi le premier pape à porter un nom
Si universel et si fascinant ?

Pourquoi le peuple immense qui te découvre
Sur la loggia des bénédictions
reconnaît en toi le successeur de Pierre
Et t’aime déjà comme un père ?
À côté de moi, je surprends un cri :
« Il est si simple que j’ai envie de l’embrasser. »

Je te vois silencieux, les bras ballants
Je pense à l’« Ecce Homo », l’homme de la Passion,
Et j’aurais envie d’essuyer tes larmes
car certains jours tu ne pourras nous les cacher.

Mais j’ai moi-même ce soir pleuré de joie
quand tu nous as invités tous à prier
dans la diversité de nos conditions et de nos croyances.

Conduis-nous souvent sur tes traces,
Jusqu’à saint François et sainte Claire,
Pour accueillir à coups de conversions
la première des Béatitudes « Heureux les Pauvres ».
Il ne faut pas trop se préoccuper de nuances
avant d’avoir saisi la pensée du Christ
dans sa tranquille plénitude et sa terrible nudité.

Toi, notre guide,
Et encore plus notre compagnon de route,
Conduis-nous toujours plus fidèles à l’Église du Christ.
Face aux défis gigantesques de ce monde,
L’Église, de l’Orient à l’Occident, peut paraître dérisoire,
Comme le petit David, avec une besace
contenant, en plein âge nucléaire,
des cailloux polis par le torrent de l’Esprit.

L’Église seule, pourtant, comme l’Apôtre Pierre
à l’infirme de la Belle Porte
ose nous dire : « De l’or ou de l’argent je n’en ai pas
mais ce que j’ai je te le donne
au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, marche! » (Act. 3, 6)

Pape François, aide-nous à croire
que sur tous les chemins de la Résurrection
le Christ nous précède toujours.

Cardinal Roger Etchegaray, archevêque émérite de Marseille (1970-1985), président émérite du Conseil Justice et Paix.


 Dimanche 7 septembre

Ensemble dans la joie et l’éspérance

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« Fais confiance au Seigneur, agis bien,

Habite la terre et reste fidèle ;

Mets ta joie dans le Seigneur,

Il comblera les désirs de ton cœur. »

Des plus jeunes aux plus âgés, cette strophe du psaume 36 donne bien l’esprit dans lequel nous sommes invités à vivre cette période de rentrée. Elle rejoint aussi les multiples encouragements du Pape François pour réveiller en nous la fraicheur et la joie de l’Evangile. Grandir dans la foi et habiter la terre (« Choisir ses engagements de rentrée », titre le journal La Croix de ce dimanche) constituent les deux dimensions fondamentales de notre vie chrétienne.

Pour nous, à Enghien et à Saint Gratien, je souligne trois axes à privilégier, qui ressortent des rencontres des différents groupes paroissiaux :

  • L’accueil mutuel dans nos deux paroisses, en particulier l’accueil des nouveaux, qu’ils habitent sur nos communes ou qu’ils viennent de plus loin, attirés par notre communauté ou par la beauté de l’église. Ayons une attention particulière à l’égard des jeunes couples ou parents avec des petits enfants, à travers le dialogue, la liturgie de la Parole du dimanche (pour les 3-7 ans), l’éveil à la foi ou la catéchèse. Si les jeunes adultes sont l’avenir de notre communauté, nous avons aussi à exprimer notre reconnaissance aux paroissiens fidèles qui assument les multiples services de la vie quotidienne et qui ont grand besoin d’être soutenus, aidés, et parfois remplacés. Veillons également à la participation active des plus anciens, qui, depuis des années, ont apporté leur générosité et leur dynamisme : leur expérience et leur sagesse sont souvent bien utiles. Le chantier du « Vivre ensemble », si cher à Saint Paul dans ses épîtres, est toujours d’actualité.

  • L’ouverture et la collaboration à tous les niveaux : d’abord en Eglise, entre Enghien et Saint Gratien, dans les deux sens, mais aussi plus largement sur notre doyenné, et en diocèse : n’hésitons pas à nous entraider, à élargir notre regard, à nous déplacer (de temps en temps…) pour « faire Eglise » ensemble. Ensuite, dans nos villes et à l’égard de la société civile puisque la mission est au cœur de notre foi. Nos paroisses et groupes ecclésiaux sont des pôles stables de rencontre, de soutien mutuel et de ressourcement, non pour nous y replier, mais pour mieux partir vivre et annoncer la Bonne Nouvelle. C’est cela, la joie de l’Evangile dont parle François.

  • L’écoute des interpellations du Pape : A la suite des groupes de réflexion et de prière sur Saint François d’Assise mis en place en 2013-2014, nous allons proposer cette année une suite qui mettra en relation la grande figure d’Assise au XIIème siècle et notre pape qui a choisi de s’en faire un peu le héraut, au XXIème siècle : ses gestes, ses paroles, sa manière d’être voudraient nous faire bouger, tous, prêtres et laïcs, pour mieux annoncer l’Evangile. A suivre…

Bonne rentrée à tous, dans la joie et dans la foi.

Père Bertrand Rosier, curé.

 


Dimanche 31 août

Lecture de vacances…

Tiré du livre « Sur les pas du Christ » Albert-Marie de Monléon o.p.

Ces quelques lignes m’ont fait penser à cette paroisse de Saint-Gratien qui est mon lieu de travail comme mon lieu principal de vie de foi :

… « La paroisse ou le secteur paroissial restent la forme fondamentale de l’Église catholique, et c’est essentiellement à partir d’elle que s’inscrit la visibilité de l’Église. La communion qui rassemble des baptisés, dans leur riche diversité et leurs engagements multiples, a son centre et sa raison d’être dans le Seigneur Jésus, en personne… La vitalité et le rayonnement missionnaire de ces cellules d’Église que sont les paroisses dépendent de cette communion… Comme nous le recommandait Jean-Paul II : « Faire de l’Église la maison et l’école de la communion, tel est le grand défi qui se présente à nous dans le millénaire qui commence, si nous voulons être fidèles au dessein de Dieu et répondre aussi aux attentes profondes du monde ». » (Cf. ci-dessus)

Tel du levain dans les mesures de farine (Luc 13, 20-21), de nombreux ferments de communion existent déjà dans notre communauté. La pâte qui la constitue est riche de ses composants par l’engagement et la diversité sociale, ethnique, spirituelle et générationnelle de ses membres.
C’est une pâte vivante qui est comme en travail grâce au levain de l’Évangile vécu. Les pardons demandés ou donnés, la vigilance dans l’écoute et le service des autres, les paroles en vérité pour l’édification, le sens de la communauté… sont levain.

Souhaitons-nous pour cette année d’œuvrer afin que toute la pâte paroissiale lève sans entrave et que la communion progresse et se propage au-delà…

Martine Leneveu

 

 


Dimanche 22 juin 2014

La Solennité du Corps et du Sang du Christ :
Sacrement d’unité et de communion

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La Fête-Dieu, appelée aussi fête du Saint Sacrement, Corpus Domini, Corpus Christi, est une fête religieuse catholique et anglicane, célébrée le jeudi qui suit celle de la Sainte Trinité, c’est-à-dire soixante jours après Pâques.
Actuellement, le nom officiel de la fête, dans l’église catholique, est « Solennité du Corps et du Sang du Christ ». Cette fête commémore la présence réelle de Jésus-Christ dans le sacrement de l’Eucharistie, sous les espèces (apparences sensibles) du pain et du vin consacrés au cours du sacrifice eucharistique (Messe).

 L’origine de la fête du Corps et du Sang du Christ remonte au XIIIe siècle. L’élévation de l’hostie, lors de la messe, manifestait déjà le désir de contempler le Saint-Sacrement. Mais l’impulsion décisive en vue d’une fête spécialement consacrée au Corps et au Sang du Christ fut donnée par Sainte Julienne de Cornillon et la bienheureuse Ève de Liège. Cette fête fut instituée officiellement le 8 septembre 1264 par le pape Urbain IV.

 La Fête-Dieu est un jour férié dans certains pays catholiques. En vertu d’une dérogation prévue par les livres liturgiques, dont l’application relève de l’autorité des évêques et des Conférences épiscopales des pays concernés, elle est reportée au dimanche qui suit la Sainte Trinité dans les pays où elle n’est pas inscrite au nombre des jours chômés.

 Jésus est le pain vivant. Par la communion à son Corps et à son Sang, nous devenons le Christ ressuscité, son corps, une seule communauté, une seule Église. « C’est en écoutant sa parole, en nous nourrissant de son Corps et de son Sang, que le Christ nous fait passer de l’état de multitude à l’état de communion » disait le Pape François dans son homélie pour la Fête-Dieu en 2013.

 Puisse le Seigneur Jésus, par la célébration de cette Solennité, nous aider à redécouvrir le vrai sens de l’Eucharistie, à reconnaître sa présence réelle dans le pain et le vin consacrés et à toujours saisir l’occasion de revivifier notre approche du sacrement de l’Eucharistie, qui nous fait communier à Dieu et nous ouvre à l’universalité de son amour.

 Père Aymar Boungou


Dimanche 15 juin 2014

Parcours Galilée et autres formations

parcours galile

 

L’objectif d’une formation, c’est la mission présente ou à venir.
Y participer, c’est accepter de prendre du temps pour se laisser transformer. Elle ne nourrit pas seulement l’intelligence, elle parle au cœur. Elle touche notre affectivité, nous procure de la joie.

Le parcours Galilée dure deux années. La première est centrée sur le mouvement « descendant » : le don de Dieu, la Révélation, les actions de Dieu pour nous. La seconde l’est sur le mouvement « ascendant » : notre réponse au don de Dieu, notre vie en Eglise.

Certes cela demande du temps (19 demi-journées en diocèse – 12 rencontres de terrain – des comptes rendus, des travaux écrits et 1 week-end de récollection).

Mais quel bonheur !
Nous étions 5 (1 Enghien – 4 St Gratien) à partir à la découverte de Galilée. La Galilée, cette terre de rencontre où l’essentiel de la vie de Jésus s’est déroulé. Et c’est bien avec lui que nous avons cheminé pendant 2 ans. Nous y avons découvert une Eglise en mouvement dans la lancée de Vatican II, vivante, humble, souriante et servante.

Cette Eglise, projet de Dieu depuis le commencement, nous avons appris à l’aimer !

Vous qui avez une responsabilité, vous qui désirez approfondir votre foi, n’hésitez pas ! Le diocèse propose des formations de toutes durées (de deux ans à une journée) et il y en a pour tous les goûts : parcours pour la catéchèse, biblique …formations diverses (accueil, écoute…)

Alors, lancez-vous, renseignez-vous au presbytère ou allez sur le site diocésain. Vous trouverez ce qu’il vous faut pour vous ressourcer, pour oser vous engager. Vous ne le regretterez pas !

 

Les participants au parcours Galilée :

Anne, Chantal, Georgette, Michel et Marie-Agnès

Contact : Accueil paroissial au 01 39 89 20 11


Dimanche 8 juin

C’est pas du vent et on n’y voit que du feu !

colombeTout à coup survint du ciel un bruit comme celui d’un violent coup de vent : la maison où ils se tenaient en fut toute remplie ; alors apparurent comme des langues de feu qui se partageaient et il s’en posa sur chacun d’eux.

Une véritable explosion plutôt qu’une simple tempête avec rafales et foudre.

Du temps des bombardements, en 1944, aucune porte ou fenêtre maintenue fermée, lorsque nous fuyions la maison après l’alerte, ne résistait à l’effet de souffle. Nous avons fini par comprendre qu’il fallait tout laisser ouvert en partant. Trop tard : la guerre était finie…

Quelque chose d’analogue se produit à Jérusalem lors de la fête des Semaines. Mais là, les locataires sont encore dans la maison et ils refusent même d’en sortir. Ils n’en sont expulsés que par un souffle venu d’en haut. L’embryon d’Eglise manque d’air, l’heure de la naissance est pourtant venue, il faut sortir.

Une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d’eux. Un morceau de langue pour tous. Une langue pour chacun.

Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule. Ils étaient tous dans la stupéfaction parce que chacun d’eux les entendait parler en d’autres langues. Avec toutes ces foules à la porte, ça urge, il va vraiment falloir sortir.

Pentecôte : une affaire qui fait grand bruit, une rumeur lumineuse qui se répand et défie toute frontière linguistique.

L’Eglise « en sortie » est la communauté des disciples missionnaires qui prennent l’initiative, qui s’impliquent, qui accompagnent, qui fructifient et qui fêtent,  aime à dire notre pape François (Joie de l’Evangile 24).

Une Eglise qui s’éclate, donc !

Père Damien Noël


18 mai 2014

« J’étais malade et vous m’avez visité »

(St Matthieu chap.25, verset 36)

maladesDans sa lettre pastorale : « Vous êtes tous Visages d’Espérance »,

notre évêque, Mgr Stanislas Lalanne, nous rappelle le message que porte la Bible. «  Toute la Bible nous dit que Dieu porte un amour privilégié aux plus petits et aux plus pauvres. Et elle nous dit que ce n’est pas d’abord une question de morale mais avant tout une question de vérité dans la relation à Dieu : impossible de dire en vérité que l’on croit en Dieu si l’on n’aime pas concrètement son frère » lettre page 12.

Comment les membres duService Evangélique des Malades (SEM) qui visitent des personnes malades, âgées, peuvent-ils répondre concrètement à cette interpellation ?

Voici quelques cas vécus dans des visites à domicile ou en maison de retraite :

> « Cette personne est malentendante et malvoyante. En dehors des aides et de quelques visites, elle vit seule chez elle. Ces deux handicaps la privent de la nécessaire communication pour tout être humain. Après m’être assurée qu’elle a mis sa prothèse auditive, je lui lis le feuillet paroissial « Ensemble ». Elle se réjouit toujours d’avoir des nouvelles de sa paroisse. Que de fois ai-je entendu : « Que d’activités, la paroisse est vivante ! » Bien sûr, il s’agit de lire de façon à être comprise, en parlant calmement et distinctement. Ce double handicap, ajouté à l’âge, la prive de la participation aux offices paroissiaux.

D’ailleurs, nous avons beaucoup à faire en Eglise pour apprendre à communiquer de façon à être compris des personnes malentendantes. »

> « J’arrive chez une maman qui m’annonce le décès de son fils d’une quarantaine d’années. Compassion, silence, puis prière avec cette maman croyante. Seule consolation possible dans l’instant. »

> « Quelle joie d’entendre la dizaine de personnes âgées parler de la canonisation des Papes Jean XXIII et Jean Paul II par le Pape François en présence de Benoît XVI. Moment merveilleux, moment de grâce par la télévision. Quel bel événement d’Eglise ! La télévision, moyen technique, qui permet de rester reliées à l’Eglise pour ces personnes fragilisées par l’âge. »

> Dans ces rencontres de foi, il est possible de reprendre ces mots de notre évêque : « L’Espérance se nourrit ainsi d’une foi partagée et vivant au service des autres. » lettre page 5.

Si quelqu’un de notre entourage, ne pouvant plus se rendre à l’église, est obligé de rester à son domicile ou en maison de retraite et souhaite bénéficier de visite (de temps en temps), n’hésitons pas à en faire la demande à l’accueil de notre paroisse. Il est certain qu’un membre du SEM fera son possible pour répondre au mieux à la demande. Visiter est la principale mission de tout membre du SEM, c’est rencontrer la personne dans l’amitié et la fraternité, l’écouter dans le respect de sa culture et de ses croyances, c’est être attentif à son cheminement et répondre à ses demandes d’ordre spirituel et religieux (par exemple, en lui apportant la communion . . .)

Nota (ne pas oublier) : si la personne doit être hospitalisée, elle peut aussi bénéficier de visites par l’aumônerie de l’hôpital (il suffit de se signaler).

Sœur Jacqueline et Bernard Michaud

Équipe SEM, Enghien – Saint Gratien


11 mai 2014

Vocations : Soyons dans l’espérance !

vocationIl nous arrive en chinant dans les brocantes ou les musées de trouver des jouets destinés aux enfants du XIXe siècle pour célébrer la messe (petits calices, petits chandeliers, petites étoles, petites chasubles). Nous songeons qu’avec ces jouets, de jeunes garçons pouvaient se projeter en tant que prêtres. N’était-ce pas un moyen pour eux de se poser la question : « Et si je devenais prêtre ? » Question délicate et la réponse est difficile quand on ne peut pas se projeter dans l’avenir.

 Dans le même ordre d’idée, nous militons pour que les prêtres (mais aussi les religieuses ou religieux) soient des personnes proches des jeunes. Combien d’anciens se souviennent de ces prêtres qui remontaient légèrement leur soutane pour jouer habilement au football. Ce devrait être une priorité pour les prêtres d’aujourd’hui. Les jeunes découvriraient que les religieux ne sont pas des personnes qui marchent en permanence au-dessus des eaux mais qui partagent comme nous la vie humaine, avec ses joies et ses peines. C’est le propre des évangiles de montrer que le Christ est un être incarné.

 Le service de l’autel, le scoutisme, le FRAT, les JMJ sont des moyens pour les jeunes d’approcher ces hommes et ces femmes. Nous pensons que d’autres domaines devraient être investis de manière prioritaire : Éveil à la foi, catéchèse, aumônerie, groupes d’étudiants et de jeunes professionnels. La présence d’un (e) religieux (se) ou d’un prêtre ne devrait pas être facultative… Bien entendu, cela dépasse le cadre de nos paroisses d’Enghien et de St Gratien, mais touche notre Église de France, voire de tous les pays d’Europe.

 Nous nous réjouissons d’apprendre qu’à Montmorency une aumônerie étudiante va être mise en place ainsi qu’une messe qui leur sera destinée le dimanche soir.

Les miracles arrivent si les hommes collaborent. Il faut remplir les jarres si on veut du bon vin !

Le prophète Samuel a répondu « me voici », car le prêtre Eli était à ses côtés.

 Seuls des témoins enthousiastes et audacieux peuvent toucher le cœur des jeunes.

 Les enfants de la génération Jean-Paul II, âgés aujourd’hui de 16 à 30 ans, d’après un sondage, citent à 62 % que la personne de référence pour eux est un prêtre dont ils donnent le nom, puis leurs parents arrivent en second.

 Les prêtres d’aujourd’hui sont moins nombreux que leurs prédécesseurs, mais ils déplacent des montagnes. Faisons leur confiance !

Véronique et Jean-Claude FERIEN


04 mai 2014

Notre Paroisse en fête

paroisseAttendue par tous, la 87ème fête familiale d’été est annoncée pour le week-end des 17 et 18 mai. «  Sympa, joyeuse, conviviale »  sont les adjectifs qui reviennent très souvent pour en parler.

Ce week-end festif se prépare tout au long de l’année, et c’est l’occasion pour ceux qui y travaillent de se rencontrer dans l’amitié.

Le jeudi qui précède la fête, à 8 h 30, commence le grand chambardement entre la salle Jeanne d’Arc, le presbytère et la MJC du Parc. Grâce à l’efficacité redoutable de bénévoles de la paroisse ainsi qu’à l’aide très précieuse apportée par les services techniques de la ville, l’opération est rondement menée.

L’installation des stands le vendredi et le samedi matin se déroule dans la bonne humeur et l’entraide afin que tout soit fin prêt pour l’ouverture.Le samedi, à 15h00, la fête peut commencer : En plus de la visite des stands agréablement préparés, nous aurons vers 17h30 un concert par le groupe local les Freddy’s qui nous avaient déjà régalés l’année dernière.

Le dimanche, l’ambiance sera assurée par l’apéro et le traditionnel repas puis, en fin d’après-midi, par les duels des membres de l’escrime artistique, dans leurs beaux costumes.

La fête se terminera vers 18h par le tirage de la Tombola avec de nombreux lots offerts par les commerçants de St Gratien.

Un grand merci à tous et en particulier aux nouvelles recrues et aux jeunes qui s’investissent dans la tenue des stands de jeux et le service du repas du dimanche midi.

Cette fête est ouverte à tous : ceux qui souhaitent partager des moments conviviaux et gourmands, faire de bonnes affaires dans les stands et aider la paroisse. Elle fait partie depuis 87 ans des traditions de notre ville et contribue au « vivre ensemble » désiré par tous.

Pour que cette fête puisse se poursuivre, nous avons un besoin constant de renouvellement des équipes ; alors n’hésitez pas à vous faire connaître à l’accueil de la paroisse pour la mise en place ou la tenue des stands (même pour 1 h ou 2, votre aide sera précieuse).

Cette année, nous vous sollicitons tout particulièrement pour le prêt de tentes de jardins, de tables pliantes ou de tréteaux.

MERCI À TOUS

L’équipe d’organisation
Contact : Maurice Gosse, Michel Berthelot


27 avril 2014

bateau

« Tous unis dans l’Esprit, tous unis en Jésus »

Le jour de Pâques, de grand matin, 2 000 à 3 000 chrétiens d’Île-de-France se sont retrouvés sur le parvis de la Défense pour célébrer la résurrection du Christ. La concordance du calendrier julien et du calendrier grégorien a rendu possible ce rendez-vous. Les chrétiens d’Orient et d’Occident (catholiques, protestants, orthodoxes, anglicans …) ont annoncé ensemble la Bonne Nouvelle qui les fait vivre : « Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité ! ».

En se rassemblant le jour de Pâques, les chrétiens aspirent à l’unité de leur histoire personnelle et commune, telle une libération. Sans ignorer pour autant les différences qui les séparent depuis vingt siècles, ils se rapprochent du Christ et de son œuvre qui occupent une place centrale et unique dans leurs vies. Ainsi doucement, ils entrent dans le temps de l’espérance qui est avant tout l’attente sereine et sûre du Royaume initié par le Christ mort et ressuscité.

Le temps fort qui a caractérisé cette célébration, a été le moment où l’assemblée des fidèles, après avoir professé sa foi en son Dieu trinitaire, s’est tournée vers les quatre points cardinaux pour invoquer le Père. C’est une manière de signifier que la résurrection du Christ est un événement qui se proclame au monde entier ; que le passage de la mort à la vie avec Lui est un rendez-vous pour nous chrétiens afin que nous osions franchir des frontières et faire en sorte que l’humanité rejoigne le Père dans l’amour éternel.

Le fait d’être réunis tous ensemble par-delà les confessions diverses, de faire

monter vers le Père notre louange et notre joie, donne une force supplémentaire à notre message d’espérance et témoigne d’une unique famille fraternelle.

« Nous prions que bientôt ce qui divise ne soit plus »

Jany SERRE


13 avril 2014

J’AIME LA FÊTE DES RAMEAUX.

J’aime voir cette foule nombreuse venir, où beaucoup

de visages sont connus, mais d’autres sont moins connus.

J’aime voir les personnes attendre devant le parvis de 

notre église avant le début de l’office dans la belle ville de Saint-Gratien. Nous sommes au cœur de la cité. Nous sommes du monde dans le monde. Ils achètent leurs rameaux faisant une bonne œuvre pour l’occasion en facilitant le pèlerinage des jeunes par exemple.

J’aime les voir rentrer dans notre belle église remplissant la nef et toutes les places assises de l’église. C’est jour de fête. La liturgie erameauxst soignée avec une belle lecture de l’évangile à plusieurs voix.

J’aime bien penser que ce buis vert va remplacer celui qui s’est fané au bout d’une année, signe d’une nouvelle vie. Le buis a cette propriété de rester longtemps vert après avoir été coupé, signifiant par là même la vie après la mort.

J’aime bien imaginer que l’on va partager le buis béni pour l’offrir à un membre de sa famille, à ses parents âgés, à un voisin, à un ami…, signifiant notre foi et la transmettant dans un beau geste de partage.

J’aime bien penser qu’en glissant le rameau neuf dans le crucifix, qu’en le regardant, on médite sur le sens de la vie et de la mort, de la vie plus forte que la mort. Dans notre vie quotidienne, nous vivons aussi des morts, et nous espérons que la vie va transcender la mort. Cette Espérance nous permet de supporter nos misères.

J’aime imaginer qu’en contemplant le corps du Christ nu et souffrant sur le bois de la croix, on peut réfléchir… que Dieu s’est fait homme parmi les hommes, qu’il a connu notre condition humaine. Qui mieux que Lui peut comprendre nos souffrances et nos difficultés ? Le Christ nous invite à nous dépasser, à nous surpasser avec Lui ; Il est présent avec nous et en nous, et avec lui on vaincra. Dieu fait de l’extraordinaire dans nos vies ordinaires.

Belle fête des Rameaux à tous et à toutes !

Jean-Claude Férien, diacre permanent

 

 


 

06/04/2014

JE DESIRE UNE EGLISE PAUVRE POUR LES PAUVRES*

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Mon âme exalte le Seigneur, Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur, Il s’est penché sur son humble servante. Désormais tous les âges me diront bienheureuse, Le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint est son Nom !Son Amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui Le craignent. Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles. Il comble de biens les affamés et renvoie les riches les mains vides …

Lorsqu’elle apprend qu’elle va enfanter Jésus, puisant dans les Écritures, Marie nous dit, avant son fils, qu’aux yeux de Dieu, richesse et puissance ne signifient rien et que faiblesse et pauvreté ne sont pas des malédictions. Toute la vie de Jésus est marquée par l’abaissement, l’humilité, le dénuement, depuis sa naissance dans une étable, jusqu’à sa mort, nu sur une croix. Juste avant de mourir, lors du dernier repas qu’il prend avec ses disciples, il leur montre l’exemple en leur lavant les pieds. Sitôt élu, le pape François s’est rendu, pour son premier Jeudi Saint, dans une prison pour mineurs afin d’y laver les pieds de douze détenus, hommes et femmes.

Par ce geste, le pape François rappelle que l’Église doit s’adresser en priorité aux pauvres, au sens concret et profond où Jésus l’entend : « De notre foi au Christ qui s’est fait pauvre, et toujours proche des pauvres et des exclus, découle la préoccupation pour le développement intégral des plus abandonnés de la société* ». Et François d’expliquer que si cette « option en faveur des pauvres » doit se traduire par une assistance matérielle et un soutien moral et spirituel, elle signifie aussi que les pauvres ont quelque chose à transmettre : « Je désire une Église pauvre pour les pauvres. Ils ont beaucoup à nous enseigner… Par leurs propres souffrances ils connaissent le Christ souffrant. Il est nécessaire que tous, nous nous laissions évangéliser par eux* ».

 

Avec sa prédication et tous ses gestes Jésus annonce cette « Bonne Nouvelle » que Dieu est amour et qu’il aime de manière inconditionnelle tous les êtres humains, sans distinction de sexe, de peuple ou de religion. Que Dieu est proche des faibles, des humbles, des pauvres, des marginaux. La pauvreté dont parle Jésus n’est pas seulement matérielle. Est « pauvre » pour Jésus celui qui est malheureux, en souffrance physique, psychique, sociale ou spirituelle.

 

A la suite de Jésus, de Saint François d’Assise et de bien d’autres saints, le pape François nous dit : « Chaque chrétien et chaque communauté sont appelés à être instruments de Dieu pour la libération et la promotion des pauvres, de manière à ce qu’ils puissent s’intégrer pleinement dans la société ; ceci suppose que nous soyons dociles et attentifs à écouter le cri du pauvre et à le secourir* ».

 

 

*Pape François « Evangelii Gaudium » – La joie de l’Evangile

 

Dominique GRANDPIERRE

Responsable diocésain de la Société Saint-Vincent-de-Paul

 

 


30 mars 2014

C’est qui l’aveugle ?

 

Quelle histoire, dites-moi, que ce récit de l’Évangile ! Un aveugle de naissance que Jésus rencontre par hasard, à qui on fait croire qu’après avoir été badigeonné de boue, il n’a qu’à aller se laver …

et il y va. Quelle confiance !

Et cet aveugle va peu à peu y voir clair… y voir clair sur la personne qui lui a mis de la boue sur les yeux. : « Ce n’est sûrement pas un méchant homme, un pécheur. » « Il vient de Dieu. » et Jésus pose la question : « Crois-tu au Fils de l’homme ? » « Je crois, Seigneur. »

Mais ce n’est pas du goût de tout le monde. « Je ne crois que ce que je vois » entend-t-on souvent. Et ce n’est pas réservé à St Thomas ! Les adversaires de Jésus, pharisiens, pourtant croyants, mais attachés à des observances matérielles, à des prescriptions, ne peuvent pas croire que c’est vrai. « On nous monte le bonnet, c’est un coup de ses parents, on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes, c’est impossible, on n’a jamais vu cela etc.… etc… »

L’aveugle a vu, lui, avec ses yeux de chair bien sûr, mais surtout avec son cœur, disposé, ouvert, accueillant à une présence qui dépasse notre expérience sensible. (Cela aide d’être envahi tout à coup de la lumière du soleil.)

Les pharisiens soi-disant branchés sur la Parole de Dieu, sont bloqués, enfermés dans leur obscurité matérialiste. Les voilà les vrais aveugles, ne le voyez-vous pas ?

Nos frères d’aujourd’hui qui bénéficient pourtant de siècles de christianisme, de saints superbes, du témoignage d’une Eglise qui tient le choc malgré toutes les turpitudes de ses membres à travers l’histoire, nos frères d’aujourd’hui ont la tentation de se renfermer, eux-aussi, sur le refus d’une dimension spirituelle de l’homme. Ne seraient-ils pas les vrais aveugles ?

Il nous reste à témoigner dans notre quotidien qu’un lumignon est allumé, qu’il brille par notre foi et que nous savons l’entretenir, le faire grandir. Notre confiance en Jésus est totale. Il est bien le centre de notre vie. C’est lui qui éclaire notre existence.

Père Claude PORCHERON


 

23  mars 2014

Dans le Chemin de la Croix

En marge du récit de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ, une tradition pieuse fut insérée dans la célébration du Chemin de la Croix : c’est la 6e station « Véronique essuie le visage de Jésus ». Elle évoque un fait ignoré des documents qui formèrent nos évangiles.

Cette tradition ne nous dit pas que Véronique ait connu Jésus ou qu’elle l’ait suivi avec le premier cercle des saintes femmes de l’évangile.

C’est le jour où les ténèbres vont bientôt s’épaissir. Véronique voit la cohue qui s’avance et monte au Calvaire. Elle le voit passer, souillé, défiguré. Elle regarde cette face humaine.

Cela lui est intolérable. « Est-il douleur plus grande que la sienne ? » Peut-on soulager cette douleur ?

Il arrivera ce qui arrivera. Il faut qu’elle s’approche ; il faut qu’elle lave cette face souillée, autrement, il y aurait un immense manque dans son cœur. Tout en hardiesse, elle franchit la zone de violence et de vocifération des hommes armés. Amour-courage, sa silhouette de femme paraît bien plus haute que celle des filles de Jérusalem, agglutinées dans leurs pleurs, au bas du chemin. Véronique entre dans le drame par son cœur et rien n’existe plus que ce visage d’homme, et c’est un jeune. Comme si elle se voyait pauvre devant une richesse si certaine mais cachée.

Et tandis qu’elle essuie les crachats, elle découvre une réalité qu’elle n’osera pas nommer : la face divine de Jésus Christ. La voilà entrée dans la Passion par son bon cœur. Elle est venue se pencher sur une misère humaine. On dit que le saint visage essuyé s’imprima sur le linge, on ne dit pas qu’il s’imprima surtout en son être.

 Pourquoi la piété chrétienne a-t-elle retenu cette tradition ?

Parce que les cœurs endurcis ne comprendront jamais rien à la Passion.

Par contre, ceux qui souffrent de la souffrance des autres, ceux et celles qui ne peuvent passer à côté d’une souffrance sans essayer de la soulager, ceux-là, parfois sans le savoir, ont embrassé Jésus Christ.

Beaucoup pensent que ce récit est historique. D’autres font valoir qu’il est étonnant que cela n’ait pas été retenu par saint Luc, si prompt à souligner les faits et gestes de femmes dans l’entourage de Jésus.

D’autres encore trouvent ici une poésie pieuse dressant, au milieu de la Passion, une scène mettant en pratique à la fois la parabole du Bon Samaritain et à la fois la parabole eschatologique du Jugement dernier : « C’est à moi que vous l’avez fait ».

Père Jean POUSSIN


16 mars 2014

AIRE PERSONNEL

Le deuxième dimanche de carême, l’Eglise nous invite à renforcer notre engagement à suivre le Christ,malgré les embûches, les tentations et les attaques de toutes sortes. Elle fait mémoire en ce jour de la transfiguration de notre Seigneur Jésus Christ ; miracle de sa rencontre avec le Créateur au Mont Thabor et de sa « métamorphose », révélation de sa nature divine. L’Eglise proclame en la Transfiguration la préfiguration de l’état corporel annoncé aux chrétiens pour leur propre résurrection.

 Selon la Bible, cet épisode se situe après la multiplication des pains, au moment où les disciples reconnaissent en lui le messie. Au cours de la fête des tentes, il se serait rendu sur le Mont Thabor avec ses disciples Pierre, Jacques et Jean et aurait été alors transfiguré. Son visage changea et ses vêtements devinrent d’un blanc éclatant en présence de Moïse, qui représente la Loi, et Elie, les prophètes.

 Les trois lectures de ce jour proposent d’emprunter un itinéraire personnel afin d’aller au-devant des fêtes qui approchent. Abraham quitte son pays et sa famille pour rejoindre une terre dont il ignore tout. Cette expérience unique lui permet de répondre à sa vocation de patriarche sur laquelle Dieu va s’appuyer pour se révéler au peuple qu’il s’est choisi. Pour Saint Paul, c’est l’acceptation de la grâce que Dieu communique qui permet d’être pleinement chrétien. Jésus appelle trois disciples pour les conduire à l’écart sur la montagne, pour leur révéler sa nature de Fils de Dieu.

Chacun de nous, pendant ce carême, peut chercher s’il est fidèle au projet que Dieu a mis dans son cœur, trouver dans le silence et la prière, comme Saint François, ce que le Seigneur désire pour lui à l’avenir.

Père Aymar BOUNGOU


  9 mars 2014 Le diable sort de sa boîte.   Personne n’assiste aux tentations de Jésus dans le désert. Pourtant on les raconte dans les évangiles. Parce qu’on n’a pas besoin d’y assister pour les connaître et en parler, vu que Jésus est tenté tout au long de sa vie, comme tout le monde, devant tout le monde, et pas qu’au désert. De plus, cette scène-là, on en connaît le modèle, il est dessiné depuis longtemps dans les Ecritures. Tout le peuple d’Israël a passé la mer – c’est son baptême – et est entré au désert pour y être mis à l’épreuve et succomber aux charmes de l’adoration du veau d’or. Jésus prend le même circuit, comme ses ancêtres. Pour les mêmes raisons. Car parler de tentations, oui, peut-être, mais c’est surtout de mise à l’épreuve qu’il s’agit. Et pas de n’importe laquelle : tu restes avec ton Dieu, ou tu t’en donnes un autre ? La question est posée depuis longtemps, dès le départ, voir la première lecture de ce jour. La seule différence, c’est que contrairement à Adam et Eve qui se sont cassé les dents sur la pomme, c’est le diable qui va se casser les siennes sur Jésus. Car avec Jésus, on ne fait pas dans les détails. C’est le tentateur en personne, et pas un serpent, qui se dérange pour tenter le coup. Un gros coup : rompre la bonne relation du Fils avec Dieu son Père, ni plus, ni moins. L’attaque porte sur trois fronts, en crescendo : après quarante jours de jeûne, la faim ; après un vol plané amorti par les anges depuis le sommet du Temple, le succès, et enfin, du haut de la montagne avec vue imprenable sur tous les royaumes de la terre, la domination mondiale. Le prix à payer pour tout ça : « Si tu m’adores ». Pour toute réponse, il s’entend dire : « Passe la marche arrière ». On dit volontiers du diable qu’il est la créature la plus intelligente de l’univers. C’est possible. Mais alors, il est aussi pressé qu’il est intelligent, sinon plus. Très intelligent, mais trop pressé. Il va lui falloir prendre patience. Car en s’attaquant à Jésus, diable, il ne sait pas à quoi il s’attend. Père Damien Noël


15 février 2014

Journée Mondiale de Prière L’Église Copte Orthodoxe nous accueille…

Cette année encore, le premier vendredi de mars, des chrétiens se réuniront pour prier ensemble, guidés cette fois par les femmes d’Egypte. Nous savons les difficultés de la vie des chrétiens dans ce pays et c’est pleines de courage et d’Espérance que des femmes, coptes, catholiques et évangéliques, ont préparé cette célébration.  Le thème choisi correspond bien à leur expérience mais il parle aussi à chacun d’entre nous.

« Des eaux jailliront dans le désert »

Nous avons la chance d’avoir près de chez nous, à Deuil-la-Barre une communauté Copte Orthodoxe en lien avec l’Egypte. Elle accueillera notre célébration. Soyons nombreux à venir lui dire notre amitié.


Vendredi 7 mars à 20h30

Eglise Copte Orthodoxe

Saint Moïse Le Noir et Saint Samuel Le Confesseur 17 rue Cauchoix Deuil-la-Barre

Notre amitié peut être agissante ! Aussi, fidèles à notre devise « S’informer pour prier, prier pour agir », nous vous présenterons l’Egypte et pendant la célébration une corbeille circulera. Elle recevra vos offrandes au profit d’un foyer de jeunes filles, d’un centre pour enfants handicapés, d’un programme d’alphabétisation et de formation pour les femmes de la région d’Alexandrie… Nous terminerons par un partage amical de spécialités du pays.  PS 1 : Dans le journal « La Vie » il y a un article sur cette soirée à Deuil. PS2 : Un co-voiturage est comme toujours prévu ! (S’adresser à l’accueil paroissial pour les offres ou demandes.)

Anne GOSSE


15 février 2014

La Pastorale de la Santé fête ses 30 ans.

Samedi dernier, 8 février, nous étions plus de 350 personnes à participer au grand rassemblement organisé à Osny chez les Pères Pallotins pour fêter les 30 ans de la Pastorale de la santé de notre diocèse et rendre témoignage que Dieu est à l’œuvre dans notre service et notre vie de baptisé.

« Aujourd’hui, plus que jamais, la santé de l’homme est au cœur des débats de notre société. Nous chrétiens, nous affirmons que la vie est un don de Dieu et que l’homme est créé à son image. Il nous a envoyé son Fils pour nous donner la vie en abondance. Ainsi, nous croyons que toute vie est digne d’être vécue et que, quel que soit notre état de santé ou notre handicap, Dieu nous aime d’un même amour. Nous sommes appelés à manifester cette dignité dans l’amour mutuel et universel. »

Notre matinée commença par un temps de découverte, de rencontre, de partage de nos préoccupations, d’échanges avec des acteurs des nombreux services, mouvements, associations partenaires au service des personnes seules, âgées, malades, souffrantes, handicapées. Citons-en quelques-uns : les aumôneries des hôpitaux, le Service Evangélique des Malades (service paroissial de visiteurs de personnes malades, âgées ou handicapées à domicile ou en maison de retraite), l’Hospitalité Notre-Dame de Lourdes (accompagnement de personnes malades au pèlerinage diocésain à Lourdes), Lourdes Cancer Espérance (accompagnement de personnes malades du cancer et leurs proches), Amitié Espérance (accompagnement de personnes en souffrance psychique), Foi et Lumière (communauté pour les personnes handicapées, leurs familles et leurs amis), etc…

Puis le Père Roger Thomas (prêtre fondateur de la Pastorale Santé) et Michèle Langlais (une des premières responsables) ont fait mémoire des acteurs, des principaux événements, des faits marquants de l’histoire de la Pastorale Santé de notre diocèse, mettant en évidence ce que nous rappelle notre Pape François : « Dieu marche à vos côtés, Il ne nous abandonne à aucun moment ! Ne perdez jamais l’Espérance ! Ne l’éteignez jamais dans votre cœur ».

En écoutant les récits des uns et des autres, nous comprenons que « Dieu est à l’œuvre » aujourd’hui. Nous, membres du Service Evangélique des malades, nous en sommes témoins au cours de nos visites, de nos rencontres, auprès des personnes seules, âgées, malades, souffrantes, handicapées, « Dieu est à l’œuvre… c’est là que le Christ nous précède, lui qui continue de vivre sa Pâque en tout homme…  » Et nous comprenons que « C’est la foi qui nous pousse à aller à la rencontre de l’autre ».

Vers midi, ce fut le temps d’un apéritif convivial, puis du repas partagé, avec un magnifique gâteau d’anniversaire, sans oublier les 30 bougies. Suivit un moment récréatif et culturel : le groupe « Danse qui veut », de Lille, rassemblant des personnes en fauteuil et des personnes valides, nous fit une démonstration magistrale de plusieurs danses (tango, valse, rap…).

Dans l’après-midi, Dominique Hérissay (responsable actuelle de la Pastorale Santé de notre diocèse) nous a rappelé l’essentiel de notre mission de service. Toute visite, rencontre, commence par l’écoute, l’échange, le partage ; nous savons que nous avons besoin de compétence, donc, de formation pour remplir convenablement notre mission, et pour faire communauté, pour faire Eglise, nous avons besoin de nous rencontrer, de nous accueillir les uns les autres, de prier ensemble ; c’est la fonction de l’équipe SEM en paroisse.

Pour conclure, la célébration eucharistique fêtant Notre-Dame de Lourdes fut présidée par Mgr Stanislas Lalanne et animée par Patrick Richard, le groupe Apotréoz et des choristes.

Nous sommes repartis heureux d’avoir vécu cette fête, ces rencontres, ces prières.

Nota : Pour toute question ou mise en relation avec l’un des services ou mouvements de la Pastorale Santé du diocèse, s’adresser à Dominique Hérissay (Tel : 0130383540 – Mail : pastorale.sante@catholique95.fr), ou à l’accueil de la paroisse.

L’Équipe S.E.M. d’Enghien / Saint-Gratien


9 février 2014 D’un chantier à l’autre…

Ce dimanche 9 février, nous rendons grâce à Dieu autour de notre évêque Stanislas, pour fêter le renouveau de notre église Saint Joseph d’Enghien. Merci à la Municipalité et à l’Association St Joseph qui ont largement contribué au financement des travaux, merci aux corps de métier qui ont œuvré sur le chantier, merci aux paroissiens qui ont aidé de différentes manières, surtout pour maintenir les liturgies paroissiales durant les mois de fermeture de l’église. Tous sont là avec des représentants d’autres confessions religieuses, avec les couples qui se préparent au mariage, et des amis, de Saint-Gratien ou d’ailleurs, que nous accueillons avec joie. Mais qu’allons-nous faire de cette belle réalisation qui frappe d’abord par la nouvelle luminosité de cette « Maison de Dieu » ?

 Une phrase d’un théologien jésuite* peut nous guider : « La connaissance de Dieu n’est pas d’abord de l’ordre d’une doctrine ; elle est rencontre, accueil, chemin fait ensemble dans lequel la relation aux autres et le rapport à Dieu sont intimement mêlés ». Cette église peut nous aider à mieux connaître Dieu par la rencontre, l’accueil et le « vivre ensemble », par l’ouverture que nous aurons les uns à l’égard des autres. Oui, entre les murs de cette église, nous entendrons la Parole de Dieu proclamée, oui, nous vivrons les sacrements ; mais ces cadeaux et cette lumière venant de Dieu ne prendront corps et ne porteront tout leur fruit que si nous sommes, personnellement et ensemble, animés de l’intérieur et concrètement engagés pour aller à la rencontre des autres, à l’égard des autres paroissiens ou des personnes de passage, mais aussi dans nos lieux d’habitation, de travail, de loisirs, dans tous nos lieux de vie.

 Les textes d’Ecriture que nous lisons ce jour sont clairs : Vous êtes la lumière

du monde, vous êtes le sel de la terre, vous êtes la maison que Dieu construit… mais cette lumière ne peut jaillir que si nous vivons le partage du pain avec celui qui a faim et l’engagement solidaire à l’égard de celui qui est en difficulté. « Si tu donnes de bon cœur…, si tu combles les désirs du malheureux, ta lumière se lèvera dans les ténèbres et ton obscurité sera comme la lumière de midi. » (Isaïe 58,10). Dans nos relations quotidiennes avec ceux que nous rencontrons, l’Esprit de Dieu nous appelle à devenir des « pierres vivantes » de l’Eglise du Christ, pour rayonner la lumière qui vient de Lui. Alors notre église Saint Joseph, chaque week-end, remplie de la prière et du chant communautaire, brillera et rayonnera de la gloire du Seigneur. Notre Dieu est au départ pour nous inspirer, il est avec nous tout-au-long de notre marche, il est encore à l’arrivée pour que nous lui rendions grâce. C’est lui la vraie lumière, et nous, nous sommes sa vraie maison. Notre église est comme un bel écrin qui lui permet de rayonner… à travers nous, si la foi et l’amour irriguent nos cœurs.

Chers amis, le chantier de l’église est presque terminé, le vrai chantier commence : construire une communauté mettant concrètement en œuvre l’ouverture, la rencontre, l’accueil et le « vivre ensemble », à la suite du Christ. Cela dépend de vous, de moi, de chacun de nous, des plus jeunes aux plus anciens, quelle que soit notre histoire ou notre couleur de peau. Que l’Esprit nous inspire et nous donne du cœur à l’ouvrage pour construire ensemble cette « Maison de Dieu ». Je nous souhaite une bonne route !

P. Bertrand Rosier, curé.

 


2 février 2014

Présentation du Seigneur au Temple et fête de la Vie Consacrée

 

« Les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. » (Lc 2, 22-23). Observant la Loi, Marie et Joseph consacrent Jésus au Seigneur. C’est cet évènement de la vie du Christ que l’Eglise célèbre en ce dimanche. Tout naturellement, depuis quelques années, elle y associe la fête de la Vie Consacrée.

 La vie religieuse apostolique est une des manières de vivre cette Vie Consacrée. Pour en saisir le sens profond, réécoutons quelques versets de l’Evangile de Marc que la liturgie nous invitait à méditer ces jours-ci : « Jésus gravit la montagne, et il appela ceux qu’il voulait. Ils vinrent à lui et il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher » (Mc 3, 13-14)

 Comme pour toute vocation, c’est le Seigneur qui a l’initiative. Il appelle celles et ceux qu’Il veut, à venir à sa suite : « Toi, suis-moi » (Jn 21, 22). Son appel n’a d’autre raison que la gratuité de son amour, qui espère et attend une réponse libre. Réponse qui engage tout l’être et toute la vie : « Laissant tout, ils le suivirent » (Lc 5, 11). La vie religieuse est fondée sur une telle rencontre entre le Seigneur et une personne unique et singulière. Cet appel du Seigneur, éminemment personnel, fonde en même temps la communauté : « Il en établit douze ». Aimés par le même Père, habités par le même charisme, voués à la même mission, religieuses et religieux sont établis frères et sœurs par appel du Seigneur.

 Cette communauté est ordonnée à un double but.

D’une part, être avec Lui, le Seigneur. Dans la communauté, chaque membre et tous ensemble sont appelés à demeurer en Jésus-Christ et en Lui, à tout vivre pour Dieu, par le mouvement du Saint-Esprit. La prière personnelle et communautaire, nourrie de la Parole de Dieu, l’Eucharistie célébrée en communauté ecclésiale sont des moyens privilégiés pour, peu à peu, demeurer avec et dans le Seigneur à travers tout ce qui fait le concret d’une existence.

D’autre part, la communauté de vie religieuse apostolique est ordonnée à la mission : « Il en établit douze pour être avec lui et pour les envoyer prêcher ». La forme concrète de cet envoi peut être multiple. Mais toujours, à travers la parole ou les actes, en enseignant, en soignant, en étant présence attentive, écoute, compassion…, il s’agit d’annoncer le Royaume et d’en être signe.

 L’engagement de pauvreté, de chasteté et d’obéissance vise à ce que toute la vie des religieux devienne signe du Royaume à annoncer. En mettant tout en commun – foi, biens, talents – en partageant ce qu’ils ont et ce qu’ils sont, en portant un amour de prédilection aux plus « petits », les religieux sont invités à manifester que Dieu est leur seul trésor. Par leur engagement de chasteté, ils expriment leur attachement inconditionnel à Jésus-Christ et sont appelés à aimer d’un amour personnel, simple, gratuit, toutes celles et ceux qui croisent leur route. Par l’obéissance évangélique, ils s’engagent à chercher en tout la volonté du Père qui est de nous rassembler tous dans le Christ.

 Aujourd’hui, comme hier, le Seigneur continue d’appeler ceux qu’il veut, à venir à sa suite. Il a soif d’offrir son Amour. Qui l’accueillera ? Qui le partagera ? Toi qui entends sa voix, ne crains pas ! La réponse à son appel ouvre un chemin de vie.

Sr Anny – Communauté des Sœurs de la Divine Providence
de Saint Jean de Bassel
25, rue Malleville à Enghien-les-Bains


 

26 janvier 2014

L’œcuménisme, un chemin vers l’unité  

Depuis le début du XXe siècle la semaine de prière pour l’unité des chrétiens (18-25 janvier) est une période de l’année durant laquelle les Églises et les communautés chrétiennes de sensibilités différentes se rassemblent pour prier, méditer la Parole et partager ensemble le message évangélique. Cependant le mouvement œcuménique ne se réduit pas à ce seul  temps fort.

Vouloir restaurer l’unité est un travail complexe, délicat et de longue haleine ; il est basé sur  un dialogue permanent entre les Églises, dialogue qui évidement débute par des relations interpersonnelles mais pas seulement car il faut aussi que les représentants délégués par les différentes confessions réfléchissent ensemble sur les points fondamentaux qui nous différencient.

Ce travail difficile et long se fait progressivement, il n’est pas toujours visible et pourtant des structures sont en place tels le  Conseil œcuménique des Églises avec la Commission Foi et Constitution, et pour nous catholiques le Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. Ces organisations ecclésiales produisent des textes de convergences essentiels traitant des points qui nous divisent et elles essaient de tendre vers des consensus. C’est le cas par exemple du document portant sur le Baptême, l’Eucharistie et le Ministère (BEM), publié en 1982 qui après un processus de cinquante années de recherche  est devenu un texte de référence pour nos relations œcuméniques au quotidien. De même, après une maturation de 20 ans, en 2013 un second document vient de paraître intitulé l’Église : vers une vision commune, n’est-ce pas un  vaste programme pour une vision biblique de l’humanité « le corps est un,
et pourtant il a plusieurs membres » 1Co12, 12-13 ?

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil Pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens nous a donné le cap en 2012 lorsqu’il déclara « l’unité visible de l’Église est la grande promesse que nous fait Jésus et ne peut donc être considérée comme une simple illusion ». Aujourd’hui le pape François dans son exhortation apostolique Evangelii Gaudium nous remémore, avec habileté, le principe  de la hiérarchie des vérités – expression du Concile Vatican II – cela signifie que les vérités de la foi sont ordonnées autour d’un centre auquel toutes se  réfèrent, ainsi donc « nous pourrons marcher résolument  vers des expressions communes de l’annonce, du service et du témoignage». À nous maintenant de savoir explorer les pistes qui nous sont offertes  pour tendre vers l’unité.

En 2013 le rapprochement historique entre Luthériens et Réformés a donné naissance à l’Église protestante unie de France malgré des différences théologiques notables, n’est-ce pas un signe  encourageant pour rétablir la seule et unique Église du Christ ?

Jany Serre


 

26 janvier 2014

Première Communion à Saint Gratien

Ce week-end, nous aurons la joie de voir 23 enfants recevoir l’eucharistie pour la première fois : moment important de leur vie de chrétien et qui a une résonance forte pour leurs proches.

Après plusieurs mois de préparation, ensemble, avec l’accompagnement de leurs catéchistes, du père Bertrand Rosier, de leur famille, ils ont découvert qu’ils étaient « le Corps du Christ ».
Les enfants sont prêts maintenant à recevoir ce sacrement qui les fait entrer pleinement dans la vie chrétienne.

L’Eucharistie, un des sept Sacrements, pourrait aussi s’appeler le Sacrement de l’Amour de Dieu.

Avant son arrestation, Jésus a réuni ses amis pour fêter la Pâque avec eux. Les juifs célébraient, par un repas partagé, le jour où Dieu les a sortis de l’esclavage en Egypte pour les conduire en Terre promise. Pendant ce repas, Jésus a distribué le pain et le vin à ses disciples en leur disant :
« Ceci est mon corps, donné pour vous… Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang, versé pour vous. » Luc 22,19. Puis il a ajouté : « Faites cela en mémoire de moi. »

Cet événement a donné naissance à l’Eucharistie, traduction d’un verbe grec qui signifie « dire merci » ou encore « rendre grâce ». Le prêtre pendant la messe, reprend les paroles de Jésus et les croyants se nourrissent du pain et du vin transformés en corps et sang de Jésus au moment de la consécration. Lorsqu’ils participent à ce sacrement, ils reçoivent une force pour aimer à la manière de Jésus et suivre le chemin qu’il propose.

L’Eucharistie est une nourriture pour la route, pour notre vie de tous les jours à la suite de Jésus qui vient demeurer en nous, dans notre cœur. Nous recevons le Corps du Christ pour être en communion avec Lui et avec nos frères humains.

Pour achever leur préparation, les enfants ont eu une journée de retraite. Ce fut l’occasion de leur rappeler leur baptême dont la plupart n’ont pas souvenir, ayant été baptisé tout petits. Ils ont participé à des ateliers leur présentant le déroulement de la messe. Ils ont reçu le sacrement du pardon : Dieu invite chacun de nous à préparer son cœur à le recevoir.
Ils ont écouté le témoignage de personnes du Service Évangélique des Malades qui sont venues leur expliquer leur engagement auprès des malades, âgés ou seuls. Un dialogue s’est instauré autour de l’aide à apporter à son prochain.

Les enfants ont pris conscience que Dieu prend soin de nous, nous pardonne et nous parle par son Évangile.

En ce jour de fête, ils auront la joie d’entrer plus avant dans leur vie de chrétien, entourés de leurs familles, de leurs amis, et de toute la communauté paroissiale. Ce chemin se fait ensemble.
Que cette première communion soit pour chacun d’eux le début d’une amitié fidèle, pour toute une vie, avec Jésus.

Jojo Louis et Philippe Annedouche, Responsables en catéchèse


19 janvier 2014

Joie et Espérance autour de l’église Saint Joseph d’Enghien

En ce début d’année 2014, paroissiens de Saint Joseph d’Enghien, nous avons des raisons d’être dans la joie comme nous y invite notre pape François ou d’être des « visages d’espérance », comme nous le propose notre évêque ! Nous sommes en train de vivre une grande étape de notre vie paroissiale en bénéficiant de travaux de rénovation et d’amélioration de notre église comme il n’y en a pas eu depuis plusieurs dizaines d’années ; mais cette transformation « physique » de notre église ne prend tout son sens que si  elle provoque et signifie une pareille transformation intérieure, « spirituelle » pour nous tous, jeunes ou moins jeunes, de toutes couleurs et de toutes cultures, qui venons nous ressourcer, nous rassembler et prier le samedi, le dimanche ou en semaine à Saint Joseph. C’est un appel vigoureux à un regain de foi, de zèle apostolique et de vie communautaire que je vous adresse à tous, comme curé  de cette paroisse, en union étroite avec les autres prêtres et les équipes d’animation de la paroisse.

Le dimanche 9 février, même si tous les travaux ne sont  pas encore terminés, nous marquerons notre reconnaissance à tous ceux qui, d’une manière ou d’une autre, ont participé à cette rénovation : Municipalité, Association Saint Joseph, Corps de métiers investis sur le chantier, paroissiens fidèles qui ont veillé depuis juin 2013 au suivi des travaux comme à la continuité de la liturgie et des services dans des conditions souvent difficiles. Autour de notre évêque, Mgr Stanislas Lalanne, nous rendrons grâce à Dieu et nous exprimerons notre joie, conscients du défi qui nous est lancé pour prendre un nouveau départ, pour nous renouveler ensemble, pour aller davantage à la rencontre des autres, pour nous ouvrir à ceux qui sont différents, pour appeler chacun à prendre une place active dans la vie communautaire. Enfants, jeunes, parents, adultes plus mûrs et anciens, vous avez tous votre place pour que grandisse un nouveau souffle dans la paroisse Saint Joseph d’Enghien :

Soyons tous visages d’Espérance !

En  pratique, nous vous invitons à vous mobiliser pour la fête du dimanche 9 février en participant activement à la prière et au service de l’accueil et des tables :

10h 30 : Messe présidée par Mgr Lalanne, évêque de Pontoise, avec de nombreux invités à accueillir et à placer.

11h45 :   Remise des nouvelles clés au Père Bertrand Rosier, curé de la paroisse, par Monsieur Philippe Sueur, maire de la ville.

12h00 : Rencontre conviviale et apéritif ouvert à tous sur le parvis. Nous comptons sur vous pour garnir les tables et apporter au presbytère samedi 8 février entre 10h et 12h30 ou entre 14h30 et 17h des quiches ou cakes (prédécoupés), des produits de vos régions, des  apéritifs originaux…

16h00 :   Concert à l’église d’œuvres sacrées par le chœur et les cuivres des Voix d’Ile de France. Participation libre

 

La réussite de cette fête paroissiale dépend de chacun de nous et nous souhaiterions que des volontaires s’inscrivent dès maintenant au presbytère pour aider aux préparatifs et à l’animation ce jour-là.

Chers paroissiens, que la joie et l’espérance remplissent nos cœurs et que l’Esprit nous anime pour « faire Eglise ensemble » dans la prière et le service. Nous partons pour une nouvelle étape, que Dieu nous bénisse et nous guide !

Père Bertrand Rosier, curé-doyen


19 janvier 2014  (Editorial pour Saint Gratien seul)

Ils sont visages d’Espérance…

Mardi 24 Décembre : ils sont là ! Ils accueillent les fidèles et distribuent les feuilles de chant, d’autres participent à l’animation du conte de Noël, d’autres encore offrent des bonbons et des cartes à la sortie. Ils étaient là également à la fête paroissiale d’hiver, tenant le stand des jeux et assurant le service du repas avec amabilité et efficacité. Ils ont aussi répondu « présent » à la collecte alimentaire du Secours Catholique.

Ces jeunes ont fait leur confirmation en 2011 et en 2013. Ils ont continué à participer à l’aumônerie. Après l’obtention de leur bac, ils ont intégré l’université ou une classe préparatoire (les terminales, eux, s’y préparent). Ils découvrent un monde auquel ils étaient peu préparés…
A la suite d’une proposition d’activité non retenue par les jeunes, nous avons reçu d’eux un texto qui se terminait ainsi : « quoiqu’ il arrive, nous restons motivés et nous espérons que ça ne changera pas toute l’énergie que vous mettez pour que ce groupe reste soudé autour de la religion ».

Comment ne pas répondre par l’affirmative à cette demande ! Oui, nous continuerons à les aider à progresser, à faire le lien entre leur vie quotidienne et leur foi pour qu’ils puissent en témoigner avec justesse et vérité. Nous le ferons avec pour guide la lettre pastorale de Monseigneur Lalanne. Nous les inciterons à l’accueil des plus jeunes et des confirmands, à l’ouverture du groupe vers les autres… Et pourquoi ne pas avoir pour projet de participer en 2016 aux J.M.J. qui se tiendront à Varsovie. Il est si important de rester en lien avec l’Eglise, la richesse spirituelle passant par le contact fraternel. Le partage de l’Écriture, le témoignage, l’échange et la prière commune sont autant d’actes qui ne peuvent se faire qu’au sein de celle-ci. N’est-il pas écrit dans la Bible : « Ne désertons pas nos assemblées, comme certains en ont pris l’habitude mais encourageons-nous … » (Hébreux 10, 25).

 Georgette, Pierre et Reine-Clémence, Ghislain


12 janvier 2014

L’Unité des Chrétiens

A propos de l’unité des chrétiens, le pape François nous dit :

« Nous devons cheminer unis dans les différences : il n’y a pas d’autre chemin pour nous unir. C’est le chemin de Jésus. »

Pour cheminer unis, il faut d’abord avoir des occasions de se connaître, des choses à faire ensemble, des discussions amicales avec une tasse de thé et des petits gâteaux. Le partage de la Parole et la prière sont alors fraternels et  nos différences deviennent des richesses.

Nous  faisons partie d’une équipe qui vient de différentes paroisses catholiques, de la communauté Protestante Unie d’Enghien ou de l’Eglise Evangélique de Deuil et c’est ce chemin que nous partageons  depuis presque 10 ans maintenant. Nous  préparons ensemble, la JMP (Journée Mondiale de Prière) du premier vendredi de mars et  nous avons beaucoup appris de cette amitié ! Cette année nous avons en plus la joie de faire connaissance de membres de l’Église Copte Orthodoxe de Deuil-la-Barre chez qui nous la célébrerons.   Comptez sur nous, on vous en reparlera !

L’équipe Œcuménique de la Vallée de Montmorency cherche et propose chaque année des occasions de créer des liens et de prier ensemble. L’année dernière c’était à Deuil-la-Barre pour un repas et une veillée chaleureuse, cette année, pendant la semaine de prière pour l’unité des chrétiens du 18 au 25 janvier, c’est la communauté Protestante Unie d’Enghien qui nous reçoit le jeudi 23 janvier pour un dîner  tiré du sac et partagé à 19h à la Maison Haute (171, av. de la Division Leclerc à Enghien) et une veillée de prière et de chants sur le thème « Le Christ est-il divisé ? », au temple (155, av. de la Division Leclerc).

Notez tout de suite une innovation en 2014 : une «grillade œcuménique » dimanche 4 mai chez les Pères Pallotins à Montmorency.   Avec un thème à définir…. on en reparlera aussi !

Nous espérons partager avec vous ces moments où nous écoutons la prière de Jésus :

« Qu’ils soient un pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »

Anne, Christiane, Marie-Noëlle


5 janvier 2014

LA ROUTE DE LA FRATERNITÉ

Message du Pape François pour la journée mondiale de la paix célébrée chaque 1er janvier*

« La fraternité est une dimension essentielle de l’homme qui est un être relationnel ; la vive conscience d’être en relation nous amène à voir et à traiter chaque personne comme une vraie sœur et un vrai frère ; sans cela la construction d’une société juste, d’une paix solide et durable devient impossible ; la fraternité commence à s’apprendre au sein de la famille ; la famille est source de toute fraternité et par conséquent elle est aussi le fondement et la première route de la paix …»

Le monde est « caractérisé par la mondialisation de l’indifférence qui nous fait lentement nous habituer à la souffrance de l’autre, en nous fermant sur nous-mêmes »

Le pape défend une conception large de la paix qui n’est pas seulement absence de guerre ; nous en éloignent non seulement les combats armés, mais aussi «  les atteintes aux droits fondamentaux, surtout au droit à la vie et à la liberté religieuse », « le trafic des êtres humains… par des personnes sans scrupule qui spéculent sur la vie et le désespoir, les guerres moins visibles mais non moins cruelles qui se livrent dans le domaine économique et financier ; le drame déchirant de la drogue sur laquelle on s’enrichit dans le mépris des lois morales et civiles » ;

Pour relever ce défi de la paix qui embrasse large, le pape François propose un chemin, celui de la fraternité : une fraternité qui fait trop souvent défaut dans des sociétés consuméristes fondées sur le donnant-donnant qui font peu de place à la gratuité, rejettent les plus faibles et ceux qu’elles tiennent pour des « inutiles », oublient de prendre soin de ceux qui sont dans le besoin.

Les personnes mais aussi les nations, constate-t-il encore, se comportent entre elles davantage en ennemies ou en concurrentes que comme membres d’une même communauté humaine ; et même si le désir de rapprochement des gens et des peuples n’est pas absent, il ne trouve guère de soutien dans des éthiques sans transcendance : « sans Père commun » qui sont dans l’incapacité de «  nourrir durablement le sentiment de fraternité » ;

Le manque de fraternité entre les peuples et les hommes est une cause importante de pauvreté ; il y a une manière de promouvoir la fraternité et ainsi de vaincre la pauvreté, qui doit être à la base de toutes les autres : c’est le détachement de celui qui choisit d’adopter des styles de vie sobres et basés sur l’essentiel, de celui qui, partageant ses propres richesses, réussit à faire l’expérience de la communion fraternelle avec les autres ;

La fraternité doit aussi être redécouverte dans l’économie : les graves crises économiques contemporaines trouvent leur origine d’un côté dans l’éloignement progressif de l’homme vis-à-vis de Dieu et du prochain ainsi que dans la recherche avide de biens matériels, et de l’autre dans l’appauvrissement des relations interpersonnelles et communautaires ;

Cela doit conduire à un changement dans les modes de vie ; la crise d’aujourd’hui peut être une occasion propice pour retrouver les vertus de prudence, de tempérance, de justice et de force ; elle peut aider à redécouvrir les liens fraternels qui nous lient les uns aux autres ;

La fraternité aide à garder et à cultiver la nature : nous ne gardons pas la nature, nous ne la respectons pas, nous ne la considérons pas comme un don gratuit dont nous devons prendre soin pour le service des frères, y compris pour les générations futures ;

La fraternité passe par le choix d’une vie plus sobre, centrée sur l’essentiel, faisant place au partage fraternel ; Sœur Nature s’en trouvera elle-même mieux traitée et mieux protégée.

« La fraternité a besoin d’être découverte, aimée, expérimentée, annoncée et témoignée ».


Texte présenté par
Alain Tuloup

*Source LA CROIX du 13 décembre 2013. Le texte intégral de la déclaration du pape se trouve sur le site www.vatican.va/holy_father/francesco


22 décembre 2013

Cadeau du Père Noël  aux auditeurs patients de ses sermons …

 

Dans l’évangile, le récit de Noël commence par la décision d’un empereur romain de recenser toute la terre. Chacun doit rejoindre son lieu d’origine pour s’y faire inscrire. A l’église on n’entend guère de commentaires sur ce point dans les homélies qui suivent la lecture de l’épisode. Le prédicateur de service rappelle les impératifs traditionnellement attachés à la fête : ne pas oublier les pauvres, les vrais, ceux qui n’ont rien de ce qu’ils devraient avoir, à commencer par la paix, le droit de vivre et de penser librement. Puis, le 26 décembre, tout reprend là où on en était le 24, comme s’il n’y avait pas eu le 25.

Contrairement au branle-bas impérial, le récit de la naissance de Jésus enclenche un long et patient processus.

« En ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. » Il ne s’agit pas seulement de dater la naissance de Jésus. On ne peut réduire l’événement à un fait divers tel qu’une mesure administrative nécessaire pour le fisc ou le maintien de l’ordre public.

Mais en dehors de déranger tout le monde, de casser le cours de la vie de milliers de gens qui devront partir, toutes affaires cessantes, se faire enregistrer ailleurs afin d’obtenir les papiers qui permettront de vivre, à quoi servira cette initiative impériale, sinon, pour le pouvoir, à renforcer son illusion congénitale de gouverner pour le bien des peuples ?

A l’opposé de ces grandes manœuvres, Dieu procède dans la discrétion et avec de petits moyens. Un couple déplacé, comme les autres. Une femme enceinte dont l’heure arrive. Naissance d’un enfant anonyme. Oui, lisez bien le texte, le nom ne sera donné que huit jours plus tard. Ce qui vient de se passer à la crèche ne dit même pas ce dont il s’agit. Ce sont des bergers, dans les champs, qui voient le ciel s’ouvrir et entendent une voix qui, elle, parle de paix sur terre et d’hommes que Dieu aime. Lui, il n’a pas besoin de les compter parce qu’il les connaît un par un. Des bergers qui reçoivent un signe, pas plus, et qui doivent, eux aussi, quitter leurs champs et leurs bêtes pour se rendre ailleurs, voir l’enfant qui vient de naître et annoncer à tout le monde de qui et de quoi il s’agit. Alors commence la véritable transformation de la terre pour tous ceux qui l’habitent. Sans esbroufe.

Père Damien Noël


15 décembre 2013

L’Espérance, cadeau de Dieu aux hommes
                          (À propos de la Lettre de notre Evêque)

                        « La porte obscure du temps et de l’avenir
                                   a été ouverte toute grande par Jésus Christ ».

 

Le Ciel n’est pas du vide, il attire l’avenir dans le présent, car le Royaume du Ressuscité touche déjà à notre vie. Alors, par grâce, nous pouvons entre-apercevoir la « vraie Vie » qui ne sera pas saisie par la mort. C’est ce que dit saint Paul dans sa lettre aux Romains : « La foi est la certitude de ce que l’homme espère ». (Rm 8,23 à 26)

Goûtons à la sagesse qui nous est donnée dans l’usage du Calendrier de l’Avent. Ce petit jeu spirituel, confié aux enfants, non seulement leur apprend à patienter dans le désir des biens véritables, (Oh, la sagesse !), mais surtout il met en scène une habitation où s’ouvre, chaque jour, une nouvelle fenêtre à la Lumière qui approche, au Souffle qui aère, même si tout cela entre avec les bruits du monde.

L’Espérance, « vertu théologale », est un cadeau de Dieu aux hommes. Par elle, liée à la foi et à l’amour, nous sommes poussés à la contemplation et à la mission.

1) La Contemplation dans le chant des Laudes.

La prière du matin est un acte de la vertu d’Espérance, Elle fonde notre vie sur la découverte d’un jour nouveau où ne manquera pas la bonté de Dieu. LAUDES ou louanges, l’Office du Matin est caractérisé par le sentiment joyeux de l’admiration pour Dieu. C’est le moment où tout s’éveille. L’humanité peut goûter la présence de Dieu qui soutient les êtres et refait tout à sa lumière, après le sommeil évocateur de la mort. Pour les croyants, le jour naissant est comme l’Avent, il révèle l’avènement de la Vie nouvelle illuminée par « Christ, soleil levant.».

2) Une mission dans le monde confiée à l’Église. Le Pape Benoît XVI écrivait :

« La foi-espérance est capable, dès aujourd’hui, de nous pousser à transformer le monde, à chercher autre chose que les paradis décevants, ceux de la liberté sans Dieu, ceux de l’ambiguïté du progrès. Ce ne sont ni les sciences ni les onirismes politiques qui sauvent l’homme, c’est l’amour inconditionnel. L’Amour inconditionnel s’appelle Dieu qui nous a aimés et qui continue à nous aimer « jusqu’au bout », « jusqu’à ce que tout soit accompli ». Cette phrase est tirée de l’Encyclique Spe Salvi du Pape Benoît XVI.

 Père Jean POUSSIN


8 décembre 2013

On cherche des « Jean-Baptiste »

Pour la nouvelle évangélisation, on cherche des « Jean Baptiste » !

Est-ce que vous avez déjà rencontré des « Jean Baptiste » sur votre route ? Oui, comme celui dont parle l‘évangile , pas habillé chez Dior, ne dînant pas dans des endroits de luxe, mais faisant dans la simplicité et venant vous interpeller par ses propos vigoureux :

« Engeance de vipères ! ( Quel mal on fait avec la langue !) criait le précurseur de Jésus.

« L’arbre qui ne porte pas de bons fruits est bon pour le feu. »

« Quelqu’un vient derrière moi, et je ne suis pas digne de lui retirer ses sandales . »

Le pape François, cette année, vient aussi nous interpeller :

« Un chrétien n’est pas fait pour les mondanités » (pour vivre avec les manières du monde).

« C’est un scandale que l’indifférence générale devant ces gens qu’on exploite, à qui on fait miroiter le paradis et qui se noient à Lampedusa ! »

« L ‘Église elle-même doit vivre à la manière de  son maître : j’ai choisi une voiture plus basique, car c’est suffisant. » 

Vous avez compris : pendant ce temps de l’avent, le modèle qui nous est proposé pour annoncer Jésus, c’est Jean Baptiste, vêtu dans la rigueur, se nourrissant sobrement.

Vous avez compris : notre pape François nous trace par son style et ses propos un chemin pour aujourd’hui.

Vous avez compris : les chrétiens d’aujourd’hui ont à emprunter la même voie pour faire entendre leur voix, pour que soit proclamé à nos frères le témoignage de Celui qui nous tient le plus à cœur, Jésus.

Les voilà les vrais « Jean Baptiste » pour le monde d’aujourd’hui : des gens épris de Dieu, épris de vérité, épris d’amour de leurs frères, épris de justice, épris de respect pour tous, à commencer par les plus faibles, qui le vivent et n’ont pas peur de le montrer. Ces personnes sont pour notre temps les « visages d’espérance » évoqués par notre évêque, Mgr Lalanne, dans sa récente lettre pastorale : « Vous êtes tous visages d’espérance. »

                       Est-ce que vous êtes de ces gens-là ?… En suis-je ?…

Père Claude Porcheron


1  décembre 2013

« Tous visages d’espérance… »

 

Voici le titre que les membres du Conseil pastoral ont choisi pour nous guider et nous appeler à la conversion durant les 4 semaines de l’Avent, à la suite de la récente lettre pastorale de Mgr Lalanne.

« Tenez-vous prêts…, le jour est tout proche… », lisons-nous dans les textes de ce jour. Nous ne savons quand le Seigneur reviendra à la fin des temps, mais Il nous invite à être prêts dès maintenant, à vivre chaque jour comme « l’aujourd’hui de Dieu », c’est–à-dire le jour où Dieu vient nous rencontrer, à travers les évènements, l’Écriture, la vie avec les autres… Nous sommes tous concernés, avec nos personnalités et nos visages différents ; tous aimés de Dieu, nous sommes appelés à refléter sur nos visages quelque chose de cette vie avec Dieu, la foi, l’espérance et l’amour, qui sont inséparables, et qui animaient le visage terrestre de Jésus.

L’espérance n’est pas une idée abstraite et lointaine, qui concerne l’au-delà de la vie terrestre, après la mort ; de même que le sang irrigue et colore notre visage, l’espérance chrétienne est comme une source de renouvellement pour chacun de nos visages, le rendant serein, accueillant et joyeux. Cela semble facile quand tout va bien pour nous et autour de nous, impossible en cas de sérieuse difficulté… C’est pourtant dans l’espérance que Jésus a vécu jusque dans sa passion et dans sa mort.

Notre espérance est « chrétienne » c’est-à-dire reliée au Christ, si et seulement si elle ne repose pas sur nos propres forces, mais sur celles de l’Esprit-Saint qui vit en nous. C’est par notre lien personnel et intime avec Jésus que l’Esprit de force, de lumière et de fidélité, peut éclairer notre vie et notre visage, y compris dans les moments les plus sombres.

Pour avancer sur ce chemin de renouveau et de conversion, un gros travail est à effectuer en nous-mêmes et dans nos relations avec les autres, un travail que l’Esprit accomplit en nous, …si  nous lui ouvrons notre porte pour qu’il irrigue tout notre être, en particulier notre visage.  Alors, à l’appel de notre évêque et avec Saint Paul, « revêtons-nous pour le combat de la lumière » (Rom 13,12), que notre visage rayonne d’espérance, et Bonne route vers Noël !

 Père Bertrand Rosier, curé


24 novembre 2013

Solennité du Christ-Roi de l’Univers

 

La fête du Christ-Roi de l’Univers, est une solennité du Seigneur qui clôt la série des dimanches ordinaires : elle tombe donc le trente-quatrième et dernier dimanche du temps ordinaire. C’est la fin de l’année liturgique, l’évocation du règne éternel de l’Agneau immolé :
« Lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous. » (1 cor 15,28)

Créée en 1925, par le pape Pie XI, dans le but d’affirmer la royauté du Christ, la solennité du Christ-Roi a pris un sens différent avec le renouveau conciliaire : désormais située le dernier dimanche de l’année liturgique, elle en est comme le couronnement. Elle se trouve enrichie de lectures qui explicitent le sens et l’objet de la célébration et nous font, chaque année, célébrer une facette de ce mystère.

 En cette fête, nous contemplons Jésus en croix exerçant sa royauté au profit du bon larron qui l’implore. Jésus est venu apporter la paix :
« Il a voulu tout réconcilier avec lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux en faisant la paix par le sang de sa croix ». (Col 1,20)

Puisse toute la création, libérée de la servitude, reconnaître sa puissance et le glorifier sans fin.

Que cette fête renforce en nous ce visage d’espérance que nous sommes et nous plonge dans les préparatifs du jubilé des 50 ans du diocèse de Pontoise en 2016.

Qu’elle fasse grandir en nous, pour la nouvelle année liturgique qui va bientôt commencer, une authentique espérance chrétienne dans la complexité de notre vie en société et en Église.

Père Aymar BOUNGOU


17 novembre 2013

AIDONS-NOUS  LES UNS LES AUTRES

 

« Tout ce que l’on peut faire, c’est faire de son mieux à l’endroit où l’on est »

 

Cette citation de Mgr Rodhain, fondateur du Secours Catholique continue de motiver tous les bénévoles, et notamment ceux de l’équipe Saint-Gratien-Enghien.

La collecte alimentaire récente a bien fonctionné sur Saint-Gratien, le panier mensuel d’Enghien a repris, les dépôts discrets au presbytère aussi….. et nous remercions tous les donateurs.

« Plus les années passent, plus les dossiers se répètent » disait encore notre fondateur en 1975.

Entre 15 et 20 familles fréquentent nos permanences chaque vendredi et, depuis cette rentrée de septembre, nous en accueillons beaucoup de nouvelles :
– des personnes âgées plus ou moins abandonnées par leurs enfants, dont la petite retraite paie tout juste le loyer ;
– des personnes seules ou handicapées dont plusieurs vivent au foyer d’hébergement ADEF de Saint-Gratien ;

– des personnes malades dont les ressources dépassent de peu le critère d’attribution de la CMU et qui -sans Mutuelle- ne se soignent pas comme il le faudrait ;

– des mères de famille, avec de jeunes enfants, dont le conjoint est parti et qui ne s’en sortent pas entre leur travail – quand elles en ont un – et l’éducation des petits qui n’obéissent pas ;

– des étrangers, la plupart demandeurs d’asile, hébergés par le SAMU Social ou un ami, qui n’ont pas le droit de travailler, et donc de subvenir à leurs besoins ;

– des familles dont l’un des parents vient de perdre son travail ou n’a plus le droit aux allocations « chômage »… ;

Le rapport statistique annuel du Secours Catholique – auquel notre équipe participe – paru le 7 novembre dernier, met l’accent sur les difficultés d’accès à l’emploi auxquelles s’ajoutent les problèmes de santé, de logement, de mobilité, de gardes d’enfants, de qualification, etc…
Ce sont bien tous ces éléments qui font la précarité de la vie de nos accueillis.

Notre pape François souhaite « une Église pauvre pour les pauvres ». Son attitude, ses premières décisions, son regard bienveillant sur les petits, les émigrés, les personnes mises à l’écart pour raisons diverses, nous encouragent à continuer notre action, si humble soit-elle.

Faisons de notre mieux à l’endroit où nous sommes

Relisons ces quelques lignes de notre évêque, dans l’introduction de sa lettre pastorale :

« À vous qui êtes touchés par la crise économique et sociale, êtes marqués par la pauvreté, l’exclusion ou la solitude…. À vous qui vous investissez de belle manière au service du bien commun et d’un meilleur vivre ensemble, à la suite du pape François, je voudrais dire avec force « Ayez toujours dans vos cœurs cette certitude : Dieu marche à vos côtés, Il ne vous abandonne en aucun moment ! Ne perdez jamais l’espérance ! Ne l’éteignez jamais dans vos cœurs. »

 Pour l’Équipe, Marie-Hélène Romatet


10 novembre 2013

GUERRE ET PAIX EN EUROPE

 

L’armistice du 11 novembre 1918 marque la fin de la première guerre mondiale, une guerre fratricide en Europe qui aura causé des millions de morts et handicapés, des destructions incommensurables, des dégâts financiers colossaux ; beaucoup diront : « plus jamais la guerre ! » 

Et pourtant, vingt ans plus tard, l’Europe s’engouffrera dans une seconde guerre mondiale encore plus cruelle, encore plus sanglante, encore plus dévastatrice ; les pays d’Europe en sortiront ruinés, démoralisés, discrédités.
Comment expliquer ce déchainement de violences entre les pays les plus civilisés de la terre ?
Lorrain, né allemand, devenu français en 1918, homme d’une double culture franco-allemande, Robert Schuman était bien placé pour en comprendre les raisons, il déclarera : « La politique de contrainte , appliquée par les vainqueurs n’apporte que des solutions fragiles et trompeuses, elle est génératrice de conflits nouveaux ; tant qu’il y aura place pour une revanche, les risques de guerre surgiront à nouveau ».

Il ajoutera : « On est allé de déboires en déboires parce qu’on a omis de prévoir , dans ces accords de paix, une tâche commune et une espérance nouvelle, capable de faire oublier les querelles passées ; cette constatation nous a conduit, après 1945, à rechercher une paix qui ne soit pas seulement une liquidation de la guerre mais une construction de l’avenir ; il fallait changer l’orientation de notre politique et substituer aux antagonismes anciens  une coopération loyale à égalité de droits et d’obligations » ; c’est ainsi que fut engagée la réalisation de la première étape de la construction européenne avec le Traité de la CECA, signé le 18 avril 1951 à Paris.

Voilà 60 ans que règnent la paix et la réconciliation en Europe ; la construction européenne y a largement contribué ; elle a aussi permis à 500 millions d’européens de vivre en démocratie et de bénéficier globalement du niveau de vie le plus élevé  de la planète  mais aussi du système le plus favorable pour la protection des droits de l’homme et la protection sociale !

N’oublions pas cet héritage en un temps où l’Europe connaît la plus grave crise de son histoire ! L’Europe est au milieu du gué, nous sommes tous dans le même bateau mais certains voudraient quitter le navire et d’autres le couler ! Nul doute que l’aggravation de la crise risquerait de provoquer des tensions entre les peuples européens et de remettre en question cette longue période de paix : il faut donc réagir, proposer le bon cap pour l’Europe et désigner un nouvel équipage

Nul ne peut se désintéresser de l’avenir de l’Europe ! chaque citoyen aura prochainement l’occasion d’influencer cet avenir par son vote ; pour ce faire, vous êtes invités à écouter la parole de votre Eglise,  à bien réfléchir aux enjeux, à participer aux débats, et à convaincre vos proches que si les citoyens européens le veulent et s’en donnent les moyens, un avenir heureux, prospère et pacifique  est toujours possible pour l’Europe et pour l’ensemble des européens, malgré les prophètes de malheur ; c’est une bonne nouvelle pour la France, pour l’Europe et pour le monde !                                                         

Alain Tuloup


1 novembre 2013

Tous Saints

Les saints : certains, parmi les élus, sont célèbres. D’autres sont parfaitement obscurs et notre monde les compte comme insignifiants. C’était le cas de sainte Thérèse de Lisieux : en elle, rien de spectaculaire selon les médias de notre société. Les sanctifiés, dans la foi, ont mené l’essentiel de leur vie avec générosité, infatigables dans l’entraide. Ils avaient plein d’imperfections, mais se sont montrés courageux dans les épreuves et dignes dans les échecs. Discrets dans l’amour, ils ont gardé confiance en Dieu. Les saints et saintes traduisent dans leur vécu les paroles de Jésus (les Béatitudes, en Matthieu 5).

Le livre de l’Apocalypse révèle que « les élus » sont une foule innombrable. Grand triomphe et grande fierté, OUI ! Mais ce n’est pas une réussite qui sortirait de nous, comme venant de gens meilleurs, parce que éduqués catholiques. Il s’agit de la victoire du Christ Seigneur, chèrement acquise par sa mort et semée en ses amis au cours des siècles passés, présent et à venir.

 

L’Église nous donne en cette fête, les paroles du Sermon sur la montagne, en Saint Matthieu 5. Jésus s’adresse à tous ses disciples : « Bienheureux êtes-vous si… » Il y a là un chemin à parcourir pour le suivre, lui le Saint de Dieu.

Saint Augustin proposait de lire ces phrases « de bonheur » comme reflétant la sainteté de Jésus, au concret de sa vie terrestre. (Commentaire de l’Évangile de Jean)

Jésus, Fils de Dieu s’est fait pauvre, doux et humble de cœur. Il pleure avec ceux qui pleurent, tournant son cœur vers les gens dans la misère. Et surtout, Jésus  apporte la paix et le pardon ; Il montre la puissance de l’amour divin, dans la persécution, jusqu’au don de sa vie.

« Suivez donc ce chemin ouvert, disait saint Augustin, et vous rejoindrez le Seigneur dans sa gloire, avec les Bienheureux ».

 « Dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, grâce au grand amour dont le Père nous a comblés » (1Jn3).  Ce que nous serons, on ne le voit pas clairement encore. Quand nous verrons le Fils de Dieu, sa gloire rejaillira sur nous. Voilà notre espérance. Saint Bernard prêchait ainsi : « Pour entrer dans cette gloire, pour qu’il nous soit permis de l’espérer, et d’aspirer à un tel bonheur pour nous et tous les nôtres vivants ou défunts, il nous faut aussi la prière des saints en notre faveur, car ils nous aident à recevoir le trésor de Vie qui demeure hors de nos possibilités ».

Père Jean Poussin 


13 octobre 2013

MISSION

 

 Chaque année, vers la fin octobre, l’Eglise consacre un dimanche aux missions. Dans la tradition de l’Église, avec un « t » minuscule, il s’agit de destiner une quête spéciale aux missions, c’est-à-dire soutenir financièrement les communautés qui s’implantent à travers le monde.
La Tradition missionnaire, avec un « T » majuscule, voit plus loin et plus large que la simple quête pour une bonne œuvre.
Plus précisément, en effet, la contribution financière ne se comprend bien et ne trouve sa légitimité que dans une perspective plus profonde.
« Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie » déclare Jésus     (Jn 20,21).
On entend par-là que la mission prend racine en Dieu, créateur et sauveur, Dieu qui est « initiative » au sens fort, et qui associe à son initiative. C’est pourquoi, dans le Credo, nous professons notre foi en « l’Eglise apostolique ». Ce n’est pas d’une propriété abstraite qu’il s’agit, mais de notre Eglise historique et concrète fondée sur les Apôtres, c’est-à-dire les envoyés de Jésus, au nom du Père. Pas d’Eglise authentique sans envoi.

Ainsi, être missionnaire, c’est prendre part, d’une manière ou d’une autre, à cet envoi de l’Eglise dans le monde. « Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » dit Jésus aux Douze qu’il envoie (Mt 10,8).

Au temps des premières Eglises, implantées en Palestine, puis dans les métropoles voisines, Antioche, Damas et de plus en plus loin, on voit les autorités apostoliques aux prises avec un foisonnement de communautés plus ou moins fragiles à tous niveaux, religieux, financier, culturel ou autres. Une des mesures fortes, dont mémoire est gardée dans le Nouveau Testament, fut de concrétiser la communion par un soutien financier conséquent. Paul en est le principal témoin. Sans cet effort concerté des Eglises, comment aurait-on pu prétendre parler de communion ? Comment aurait-on pu parler même d’Eglise de Jésus Christ « qui, pour vous, de riche qu’il était, s’est fait pauvre, pour vous enrichir de sa pauvreté. » (2 Co 8,9) ?

P. Damien Noël


29 septembre 2013

François d’Assise

 

Le 4 octobre, l’Église fête Saint François d’Assise

« Il Poverello » d’Assise est, parmi les saints, le mieux accueilli parmi les non-chrétiens. Ceci en raison de l’universalité de son message de respect de la Création,
de réconciliation et de paix.

François naît dans une famille bourgeoise d’Assise en 1181. Sa jeunesse sera dorée mais aussi guerrière. À 16 ans, il part à la guerre contre la cité voisine de Pérouse. Fait prisonnier, il y passera deux ans en captivité. Libéré parce que malade, il mène ensuite la vie d’un jeune et riche bourgeois. Un jour, un songe l’invite à renoncer à la gloire des armes pour servir le Christ. De retour à Assise, commence alors un long chemin de conversion. Il se met à fréquenter les mendiants, les lépreux et se retire dans la vieille chapelle de Saint-Damien, aux environs d’Assise.
Là, le Christ, peint sur une croix au-dessus de l’autel, s’anime et lui parle : « François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines ». François croit d’abord qu’il doit reconstruire la chapelle et se fait maçon. Mais parce que son père lui réclame l’argent qu’il lui a pris pour cet ouvrage, il se dépouille de tout.
François part dans la campagne pour y mener une vie d’ermite et de pénitent. Il prêche aussi l’Évangile avec des mots simples. Quelques compagnons le rejoignent pour partager cette vie de prédicateurs itinérants et de pauvreté radicale.

Ses premiers compagnons réunis, François a le souci de faire approuver son mouvement par le Pape. Le succès est foudroyant.

François et les siens apportent un vent de liberté et de générosité, de fraternité et de spontanéité dans une Église vieillie et un monde austère dominés par les « puissants ». Ils prêchent un évangile de paix. François veut vivre une pauvreté joyeuse, volontaire et ouverte au partage.

François a aussi un amour extraordinaire pour la création. Innombrables sont les récits de ses rencontres avec des oiseaux, poissons, lièvres, moutons, faucons, et même un loup…. Il sera le premier défenseur de la nature.

Homme de dialogue et de paix, il part en Egypte rencontrer le Sultan pendant la croisade pour faire cesser les armes et ouvrir le dialogue.

Sa prière est à la fois familière, simple, émerveillée à l’égard de Dieu. Elle contemple l’amour de Dieu manifesté dans la création et le mystère de Jésus sauveur par sa Passion. Elle le marquera tant que son corps recevra les plaies du Christ.
Dépouillé de tout, presque aveugle mais entouré de ses frères, il sera déjà considéré avant sa mort comme un saint.

François d’Assise est encore bien vivant dans notre Eglise aujourd’hui, comme en témoigne notre pape François. Et la ville d’Assise n’a-t-elle pas été choisie par les Papes Jean-Paul II, Benoît XVI et par le Pape François comme lieu de prière avec toutes les religions ? Saint François a été un homme nouveau pour l’Eglise de son temps ; demandons-lui d’accompagner nos paroisses d’Enghien et de Saint Gratien, lui qui a vécu à la perfection la mission de l’Eglise.

Alain TULOUP (Équipe d’Animation Pastorale)


8 septembre 2013

UNE RENTRÉE A SAVEUR D’ÉVANGILE…  

                                                                                                                              

Nous avons chacun nos soucis personnels, médicaux, familiaux, professionnels… ; nous nous demandons comment demain sera fait, comment la conjoncture ou les impôts vont nous toucher en 2014 ; oui, nous sommes tous marqués par les tensions qui règnent à cause de la guerre en Syrie, les incertitudes économiques et monétaires, la météo ou l´insécurité… On pourrait continuer la liste…

C´est vrai et cela compte, mais attention : plus nous allons nous contempler et nous inquiéter, centrés sur nous-mêmes, plus nous risquons de voir le monde en noir, l´avenir bouché et la déprime envahir notre horizon… Si nous élargissions notre regard en privilégiant les évènements, les relations et les services qui peuvent contribuer à améliorer l´ordinaire de nos proches (famille, collègues, voisins…), à rendre le monde un peu meilleur, autour de nous et donc aussi en nous… Si nous nous tournions vers Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie… ». Au-delà de nos propres forces, nous sommes appelés, en cette période de rentrée à re-naître d´un Autre, de « Quelqu´un » qui nous aime : Jésus nous appelle à le « préférer », à le mettre en premier pour guider notre existence, nos relations, nos engagements.

Ce n´est pas la méthode Coué mais la conscience que nous avons chacun une place, une responsabilité, une dignité et des capacités qui viennent de plus loin que nous, qui nous sont données, et qui nous rendent capables d´être des appuis, des repères les uns pour les autres, pour nous aider à avancer, pour construire un « vivre ensemble » plus humain , plus généreux, plus solidaire, dans notre quartier, dans notre paroisse, dans tous nos lieux de vie, dans notre monde. Jeunes ou âgés, par l´action, la réflexion, la prière, sans être ni des champions, ni des héros, nous pouvons ouvrir ensemble des chemins non pas d´optimisme, mais d´espérance, sur la route (laborieuse) qui conduit au bonheur.

Chers amis paroissiens, ne rétrécissons pas notre coeur, regardons au-delà de notre propre situation, au-delà de nos pauvretés. Relevons la tête afin de regarder plus haut, plus loin. Accueillons le souffle du large, celui de l´Évangile… Nous verrons alors d´une part, le Christ, tout proche devant nous et d´autre part, le monde des hommes. Ils nous tendent la main, ils nous appellent… pour que nous fassions route ensemble.

Père Bertrand Rosier, curé

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